Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenu pour l'ouverture de cette vingt et unième case de ce calendrier de l'avent !

J-4 avant noël les filles ! pressées de voir ce que le père noël vous à apporter cette année ? 😉 Ça y est! c'est officiel, nous venons de passer la barre des 100 000 mots sur cette fiction ! j'espère que vous aimez toujours autant cette histoire ! je poste ce soir un peu en avance, mais j'espère que vous ne m'en voudrez pas!

Je vais relancer mon annonce d'hier : à partir du 25 décembre, je vais corriger cette histoire (erreur de grammaire, ponctuations, virgules beaucoup trop présentes), aux vues des nombreux retours de certains lecteurs ! donc pas de panique si, un beau matin, vous voyez que j'ai de nouveau poster sur cette fiction, ce ne sera pas une suite !

Au programme de ce soir : un jasper suffisant, un Emmett épuisé, une rose éclatante, une Alice narquoise, et un Edward mal en point ! alors, je vous ai donner envie ?

Réponses aux reviews : (merci à vous d'avoir mis des pseudos, vous êtes adorables, et j'aime mieux pouvoir vous donner un nom ou un prénom, c'est plus agréable pour moi !)

aurelie355: hey Aurélie ! comment vas-tu ?
ah je comprends le fou rire, je pense que dans une situation comme ça j'aurais fait très exactement pareil mdr
ah ! génial ! n'hésite pas à m'envoyer un message si tu as des questions ou même simplement des commentaires à faire, je suis toujours partante pour y répondre ! et surtout « une question de temps » est une fic beaucoup plus sombre et longue lol, elle doit faire près de 300 000 mots à la fin je pense ahah
je ne suis pas forcement doué, après tout, si nous écrivons sur FF, c'est surtout pour nous détendre et partager, alors il n'y a pas forcément besoin d'être doué, juste d'avoir de bonnes idées, et savoir bien s'entourer !
tu voulais la suite ? la voilà !
je te souhaite une très bonne lecture aurélie,
Bisou
Mya

Laurie : hey Laurie ! (je n'en reviens toujours pas d'avoir trouvé mdr)
ahah ! je savais bien que tu l'attendais avec beaucoup d'impatience celui la mdr, il t'a plu du coup ?
tu ne l'aime vraiment pas le Edward de cette fic dis donc Mdr
je te souhaite une très bonne lecture,
bisou
Mya

Delphine : bonsoir Delphine ! ouiiiiii ! tu as vu ? Je suis vraiment contente que ce chapitre t'a plu, parce que je me suis bien amusée à l'écrire ahah !
je te laisse avec le chapitre 21,
bisou et bonne lecture
Mya


*** bonne lecture ! ***


Chapitre 21

Vendredi 24 décembre

POV Bella

Totalement épuisée, réellement satisfaite, physiquement, émotionnellement, et psychologiquement parlant ; il va, tout de même, falloir que nous nous décidions à nous lever de ce lit, et à affronter la famille de Jasper.

Jamais, de ma courte vie, je ne m'étais sentie, à ce point, repue, sexuellement comblée, et, surtout, sur les rotules. Comment un Homme peut-il avoir tant d'endurance, à seulement huit heures du matin, me dépasse totalement.

Et, pourtant, tout au long de la nuit, comme il me l'a promis, j'ai pu profiter du bienfait de ses mains sur mon corps, de ses baisers, de ses caresses à chaque endroit de ma peau ; et la simple idée de retourner dans la douche termine de me donner, une nouvelle fois, envie de lui.

— Je n'ai pas envie de sortir ; gémis-je, la voix cassée.

— Il va bien falloir, pourtant ; rit-il.

Rien qu'au son de sa voix, je peux savoir qu'il est aussi épuisé que moi ; et pourtant, allongé, là, avec moi, sur le tapis de la chambre, pelotonnée sous le dessus de lit ; je peux sentir qu'il est tout aussi prêt que moi à recommencer.

A quel moment, ce qui devait être considéré comme une simple « mise en bouche », s'est-elle transformée en cette nuit de plaisir ? Je ne saurais le dire ; mais, au petit matin, dans la chambre, vu le désordre qui s'y trouve, je peux affirmer, sans me tromper, que les dégâts vont être colossaux à réparer.

— On ne peut pas rester encore un peu ? plaidé-je, m'asseyant sur son corps. J'aimerais bien pouvoir profiter de toi un peu plus longtemps.

— C'est très mal, ce que tu fais, darling ; soupire-t-il, retenant un gémissement d'envie. Tu sais très bien que je préférerais rester dans cette chambre, avec toi, plutôt que d'aller répéter cette maudite crèche vivante.

— Dis plutôt que tu as peur de te retrouver face à Emmett ; ris-je.

D'un mouvement encore souple, après notre nuit, ce qui me parait totalement fou ; il inverse nos positions, se calant confortablement entre mes jambes, ses doigts se fichant sur ma joue, tandis que son regard se fait sérieux un bref instant.

— Aussi bien toi, que moi, pouvons gérer Emmett. Je n'ai, simplement, pas envie d'avoir droit aux remarques d'Alice.

Ce simple nom me douche aussi bien que s'il m'avait aspergée avec un tuyau d'arrosage. Malgré toute la détermination qu'il a mise, cette nuit, à me prouver je ne sais quoi, et tout ce bien être, cette connexion, que j'ai ressentie ; je ne parviens pas à oublier qu'il a passé dix ans de sa vie avec elle, qu'il lui a été marié et qu'il lui a promis l'amour, dans la vie et dans la mort.

— Tu as raison, il va bien falloir que nous sortions les affronter ; grimacé-je. Autant le faire tant que j'ai encore le courage de le faire.

Mais ledit courage fond comme neige au soleil, lorsque, enfin douchée, coiffée, maquillée et chaussée ; je me retrouve dans le couloir, son bras enserrant ma taille, alors que les escaliers se profilent à l'horizon.

— Je crois que je vais retourner dans la chambre ; soufflé-je. Emmett va me détruire.

Il me serre plus fortement contre lui, nous faisant nous arrêter avant d'atteindre la première marche, son bras me faisant faire un quart de tour, pour être bien face à lui ; lorsque son regard encourageant rencontre le mien, mort de trouille.

— Le secret, dans une situation comme celle-ci ; déclare-t-il, soucieux ; c'est de surtout respirer avant d'entrer dans l'arène, trouver le plus fort de la meute, et le mater depuis le début, pour dissuader les autres d'en faire de même.

— Emmett, donc ; hoché-je la tête, la voix tremblante.

— Ou bien Alice ; acquiesce-t-il ; mais je m'occupe d'elle. Tout ce que tu as à faire, c'est te glisser, encore une fois, dans le rôle que tu as endossé, le jour de leur arrivée. Tu n'avais peur de rien, et tu as tenu tête à tout le monde. Recommence, d'accord ?

Ses encouragements m'insufflent cette dose de courage qu'il me manquait ; et lorsque nous parvenons enfin à la salle à manger, ou chacun est réuni devant son petit déjeuner, la tête dans sa tasse ; la Bella d'il y a cinq minutes s'est totalement évaporée.

— Bella ; sourit, malicieuse, Alice, alors qu'Emmett lève la tête dans notre direction. Tu as passé une bonne nuit ?

— Un seul mot, de quiconque ; déclaré-je, la voix tranchante ; et je vous fais la peau. Peu importe qui est responsable du commentaire.

— Excuse nous d'être moins diplomates qu'en temps normal ; grimace Edward. Notre sommeil a été, très légèrement, perturbé, cette nuit.

— Et tu m'en vois ravi ! s'exclame Jasper, m'aidant à m'asseoir sur ma chaise, avant d'embrasser chacune des femmes de la famille.

Il reste plus longtemps dans les bras d'Alice, celle-ci semblant lui dire quelque chose de particulièrement intéressant, vu à quel point il parait heureux, lorsqu'il s'en détache, pour terminer son tour de table par sa mère, et venir s'asseoir face à moi.

— Sans deconner, Jasper ; soupire Emmett ; toute la nuit ? Tu ne pouvais pas avoir moins d'endurance ?

— Comme cela, tu comprends ce que je vis en permanence, sous ce toit, en vacances avec vous ; sourit-il en coin.

— Crois-moi ; grimace mon frère ; je ne compte pas recommencer quoi que ce soit, avant un long moment, après cette nuit.

— C'est bien dommage, mon cher mari, parce que, ce matin, je vais faire les magasins avec Alice, Esmé et maman et Bella ; sourit perfidement Rose.

Et moi qui croyais que cette histoire de magasin était de l'histoire ancienne, je suis désormais sûre qu'il n'y aura aucun père Noël pour descendre par la cheminée, ce soir…

— S'il te plait, Rose, sois gentille, et garde tes propositions pour plus tard ; gémit-il.

— Je vois que les gémissements sont une affaire de famille ; ricane-t-elle.

Qu'elle essaye de se faire prendre dans les quatre cois de notre chambre par Jasper ; maugrée-je, dans ma barbe inexistante ; elle comprendra pourquoi j'ai passé ma nuit à gémir.

Visiblement, je n'ai pas du parler assez doucement ; puisque, instantanément, toutes les conversations, les rires d'Aro, Carlisle et Esmé, ainsi que les plaintes d'Emmett se taisent ; au profit d'un très douloureux silence, pour moi.

Pourvu que je sois nue, et sur une scène ; cela me prouverait que je suis en train de faire un cauchemar, et que toutes les personnes qui forment ma famille ; certes, une famille très bizarre, mais la mienne quand même ; ne m'ont pas entendu vanter les compétences sexuelles de Jasper…

Mais le rire montant crescendo, d'Alice et Rosalie, me coupent dans ma réflexion, et, bientôt, le mien les rejoint, celui-ci ayant plus trait à la fatigue qu'à l'amusement, malheureusement…

— Je te l'avais bien dit, Rose, qu'il était presque impossible de résister à Jasper, quand il est déterminé à avoir ce qu'il veut ; s'amuse Alice, sous le grondement sourd d'Edward.

— Je te rappelle que je suis encore là ; grimace-t-il ; et que moi aussi, je sais me défendre, dans ce domaine ci.

— Pas tant que cela ; haussé-je les yeux au ciel.

— Pardon ? susurre-t-il, les yeux plissés de colère. Tu ne t'en es jamais plainte, à ce que je sache.

Bien, il semblerait qu'il soit le temps des règlements de comptes, dans notre « couple », à nous aussi, alors autant se jeter à l'eau, et dire ce que j'ai sur le cœur, je suppose.

— Tu es peut-être doué au lit avec une, deux, trois, six ou même dix filles, je n'en ai rien à faire ; haussé-je les épaules. Avec moi, tu as toujours été un manche.

— Ce n'était pas ma faute, si tu es frigide Isabella ; soupire-t-il, d'un ton condescendant.

— Je crois avoir prouver, tout la nuit, que Bella n'était absolument pas frigide, non ? sourit grandement Jasper.

— Simuler est simple mon pauvre Edward surtout quand l'on a eu Rose comme belle-sœur durant des années ; ricané-je, dans la direction de mon amie, avant de grimacer. Elle est très douée, pour imager ses réactions, même si, nous, nous ne le voulons pas.

— Je crois que je n'ai pas envie d'entendre cela ; soupire Chelsea. Je vais aller faire un tour.

— Non Chelsea ! S'il te plait, restes ; s'écrie Emmett, la retenant par le poignet. S'il te plait, ne m'abandonne pas avec eux. Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit, je suis épuisé, et je les connais assez pour savoir qu'ils vont recommencer.

— Il y a de très grandes chances, en effet ; ricane Jasper.

Pres d'une semaine s'est écoulée, depuis que j'ai mis les pieds dans cette maison, et j'ai bien l'impression que chacun de nous est en train de devenir fou. Mais comment leur en vouloir, quand l'on sait que, chacun, autour de cette table, à au moins une chose à cacher aux autres.

Je laisse la pseudo bagarre entre Jasper et Edward continuer, alors qu'à mes côtés, mon frère essaye de convaincre, par tous les moyens, Chelsea de ne pas l'abandonner. Qui a dit que ce gros ours de deux mètres était un homme courageux ? Plus moi, en tout cas.

La dispute semble s'éterniser, jusqu'à ce qu'Alice prenne Jasper par la main, pour le tirer dans le bureau, afin qu'il évite de trop s'attaquer au père de son bébé. Et la pointe de jalousie ressentie hier refait acte de présence, à mon plus grand malheur.

— Au fait, Bella ; m'apostrophe Rosalie ; tu es toujours partante, pour ce que je t'ai proposé, l'an passé ?

Comment peut-elle me demander cela, alors que, entre le réveillon de l'année dernière, et celui de cette année, j'ai eu un million de choses en tête, en particulier la dissolution de mon couple, et des découvertes un peu trop fracassantes…

— Il va falloir que tu sois plus précise Rose ; soupiré-je.

Seul son sourire carnassier me répond. Voilà pourquoi, après une heure de mutisme sévère, de sa part, ce qui, en soit, relève d'une performance olympique, elle me lance une robe par-dessus la porte de la cabine d'essayage.

— Tu n'es pas sérieuse Rosalie ! m'écrié-je, indignée. Je ne vais pas porter cela !

— Oh que si, ma grande, tu vas la porter ! rit-elle, de ce rire si cristallin. Et tu vas même faire tourner des têtes.

Par « la porter », elle entend une robe de mère Noël, en velours rouge, beaucoup trop court, avec de la fourrure blanche sur le décolleté et sur les volants de la jupe, une grosse ceinture en cuir noir servant à marquer ma taille.

— Rose ! m'indigné-je, d'autant plus, avant de balbutier. C'est… c'est… c'est indécent !

— Ce n'est pas indécent, c'est sexy ; m'affirme Alice, de sa voix chantante. Et puis, tu vas pouvoir avoir l'air d'une femme fatale, là-dedans, alors que, moi, je vais avoir l'air d'un bonbon bon marché, dans la mienne.

— Tu n'avais cas pas te laisser engrosser par mon fiancé ; maugrée-je.

Je clos durement les yeux, en percevant l'arrêt brutal de son rire. Evidemment, après la gaffe du matin, il a fallu que ma voix qui, en temps normal, me fait souvent défaut ; porte plus fortement, puisque je suis fatiguée.

Poussant un soupire las, je referme rapidement les boutons de ma chemise, avant d'ouvrir la porte battante, pour la trouver, assise sur un pouf d'attente, les mains devant le visage. Faites qu'elle ne pleure pas, faites qu'elle ne pleure pas ; me répété-je, inlassablement, dans ma tête, le temps que dure mon avancée jusqu'elle.

— Alice, je suis désolée, je n'aurais jamais dû dire cela ; soupiré-je. Je suis énervée et fatiguée, et mes mots ont dépassés ma pensée.

— Mais tu as raison ; déclare-t-elle, amèrement. J'ai passé tellement d'années à envier ton couple, avec Edward, que lorsque j'ai vu une ouverture, j'ai foncé.

Tout ce que j'espère, c'est que Jasper n'aura jamais vent de ce fait, parce que, sinon, toute la bonne humeur qu'il a retrouvée, durant ces vacances, va fondre comme neige au soleil, et, là, adieu toute forme de gentillesse de sa part, pour elle.

— Oublie ce que je t'ai dit, d'accord ? plaidé-je, me demandant ce que font Esmé et Chelsea, depuis tout à l'heure.

A peine sommes-nous entrées dans le magasin, qu'elles sont parties faire leur shopping dans leur coin, nous abandonnant dans le centre commercial ; chose qui, les connaissant, est improbable, tant, l'une comme l'autre, se sentent en compétition.

— Passe simplement la robe, d'accord ? me demande Alice, un léger sourire flottant sur ses lèvres.

Même si elle m'a déçue, même si elle m'a énormément blessée, en arrivant au bras d'Edward, il y a cinq jours seulement ; je ne peux, comme à l'époque, rien refuser à Alice, même si elle n'est plus mon amie.

C'est la raison pour laquelle, fusillant Rose du regard par principe, puisque je ne peux, décemment, pas le faire avec elle ; je retourne dans la cabine d'essayage, soupirant lourdement, en enlevant chemise, jupe, bas et converses.

En toute objectivité, sur n'importe quelle autre fille que moi, j'aurais trouvé cette robe sexy, comme le dit si bien la brune qui attend impatiemment ma sortie ; mais, sur moi, je doute sincèrement qu'elle produise le même effet.

Certes, le tombé est impeccable, descendant jusqu'à mi-cuisse, le bustier s'arrêtant sous la poitrine pour partir, ensuite, en volants ; mais la ceinture met en avant l'excédent de poitrine que je possède, et je risque bien, au cours de la soirée, de me sentir plus ridicule encore, que je ne me sens, en ce moment.

C'est pourquoi, fermant timidement les yeux, et plaquant un sourire que j'espère convainquant sur mon visage ; je ressors de la cabine, d'une démarche incertaine, mes chaussettes humides de neige fondue dérapant sur le sol.

— De toi à moi ; me confie Alice, bouche bée ; si je n'étais pas sûre d'être attirée par les hommes, je te proposerais un rencard.

— Même si je suis très flattée par la proposition ; souris-je, gênée ; je me vois dans l'obligation de la décliner.

— Je comprends ; rit-elle, remise de son choc ; il fait cet effet sur beaucoup de femme.

Le rouge à mes joues devient de plus en plus brûlant, à mesure qu'elle parle ; mais c'est le sifflement appréciateur de Rosalie, lorsqu'elle revient de sa propre cabine, ayant passé la même robe que la mienne, qui me fait devenir cramoisie.

— J'en connais un qui va baiser le sol que nous allons fouler, ce soir ; rit-elle.

— Tant que tu ne parles pas d'Emmett ; grimacé-je.

L'éclat de rire brut d'Alice déclenche celui de Rosalie, et, encore une fois, je me retrouve prise au piège de ce fou rire communicatif que nous n'avons plus échangé, depuis la terminale.

Inconsciemment, je me tourne vers le miroir, pour jauger de ce que le reflet me renvoie. En toute objectivité, je sais que je ne parviendrais jamais à aimer mon corps, ou, tout du moins, pas en ce moment ; mais ce qu'a fait Jasper, cette nuit, a eu plus d'impact que ce que j'aurais cru.

Certes, ma poitrine est trop grosse pour mon gabarit, mais il a eu l'air de tellement aimer se perdre dedans, la lécher, l'embrasser, la mordiller et la sucer ; que je ne peux penser autrement qu'ainsi : il a eu l'air de la trouver parfaite, celle nuit.

La coupe plutôt courte de la robe, met en valeur mes cuisses, qui ont su rester fines, malgré la taille trop large de mes hanches ; et les légères marques de sussions, sur celles-ci me rappelle, encore une fois, cette nuit.

A force de caresses, de baisers et d'étreintes passionnées ; j'ai eu cette impression diffuse d'être belle, se me sentir belle, d'une manière que, jamais personne, lui mis à part, n'avait jamais réussi à me faire sentir.

Comme si, en une nuit, j'étais passée de cette ado aux formes disgracieuses, que j'étais, à l'époque, pour devenir une jeune femme bien dans sa vie, bien dans son corps, et l'on peut dire que la thérapie « Jaspérienne » est sûrement le meilleur remède, après avoir passé une vie entière à se sentir insignifiante, dans les bras d'un autre.

Doucement, je sens les bras d'Alice et de Rosalie venir m'entourer, cette dernière posant sa tête sur la mienne, tandis que la petite brune vient se caler sur mon côté, prenant mon bras pour pouvoir mieux s'installer.

— Il t'a fait te sentir aimer, n'est-ce pas ? chuchote cette dernière. Il t'a fait sentir belle et être désirée ?

Elle est sûrement l'une des seules autres femmes de ma connaissance, qui pourrait parler de lui avec cette douceur emphatique dans la voix, cette inflexion d'amour et de tendresse dont elle entoure chacun des mots, lorsqu'ils le concernent.

Mais comment la détester, lorsqu'elle porte ce sourire désolé, sur le visage, alors que je sais très bien que toute cette semaine, même cette nuit, n'a été qu'un sombre jeu, dont je risque de ne pas me relever, lorsque la partie s'arrêtera.

Il aura sûrement des remords, lorsque toute cette comédie se sera terminée, et qu'il essayera de reprendre sa vie avec elle ; mais, au moins, moi, je n'aurai plus aucun regret.

J'ai réalisé ce rêve d'enfant innocent, celui d'avoir l'impression d'être aimé, en retour, par son premier amour, par celui qui a réveillé mon envie de l'amour, de la passion, et du bonheur. Certes, cela n'aura été qu'une comédie, mais, durant une semaine, j'ai pu vivre mon rêve, tout en étant éveillée.

— Oui, il a fait tout cela ; souris-je, nostalgique.

Cette émotion me prend par surprise, alors que cela ne devrait pas être le cas. Le contrat était simple, depuis le début : faire croire à la famille que nous étions en couple, pour nous venger d'Alice et d'Edward.

Pourtant, durant cette semaine, et ce, malgré les révélations troublantes et choquantes d'Edward ; j'ai pu retrouver bien plus. J'ai retrouvé mon ami, celui qui me comprenait si bien, celui qui savait interpréter chacune de mes moues, chacun de mes non-dits, et chacune de mes expressions faciales.

Mas, le plus important, sûrement, est le fait que j'ai réellement l'impression d'avoir commencé à retrouver celle que j'étais, avant. Ce rôle, qu'il me fait endosser, pourrait bien être celui de la Bella que je serais devenue, si j'avais passé ma vie à ses côtés, comme je le voulais, à quinze ans.

Alors pourquoi les regrets viennent ils maintenant ? Pourquoi ne peuvent-ils pas attendre que nous repartions pour Forks, après demain ?

La réponse se trouve certainement dans la lueur d'envie que je vois briller, dans les yeux d'Alice, lorsqu'elle regarde le reflet offert par mon dos.

— Il te manque ? soufflé-je, parvenant à maîtriser mon envie de pleurer et la jalousie sous-jacente.

— Tous les jours ; souffle-t-elle.

J'ai ma réponse, malheureusement… Que n'aurais-je pas donné, égoïstement, pour qu'elle me réponde non ? Qu'il ne lui manquait pas, et qu'elle parvenait très bien à vivre sans lui ? Sûrement tout ce que je possède, et bien plus encore.

Mais je pourrais vivre en ne le gardant que comme ami, si tant est qu'il garde ce sourire qu'il possède, depuis que nous sommes arrivés.

Je pourrais survivre, en ne le gardant que comme ami, si tant est qu'il ne s'éloigne plus de moi durant près de dix ans.

Je pourrais survivre, si seulement…

Non, la vérité, c'est qu'encore une fois, je préfère me sacrifier, pour le bonheur d'un ami ; mais il est tellement plus que cela, il m'a rendu tellement plus que ce que j'attendais, de cette semaine, que, pour lui, pour son sourire, pour son rire, et son regard ; je suis prête à rendre les armes.

Mais, avant de le lui rendre, il me reste un dernier point à clarifier ; et, sur celui-ci, je serais intransigeante. Je veux bien sacrifier mon bonheur pour lui, avec plaisir même ; mais je refuse qu'il soit encore blessé.

— Pourquoi Edward ?

J'ai l'impression de revenir une semaine en arrière, alors que Jasper me posait très exactement la même question ; et je suis presque sûre que, à ce moment-là, je devais, moi aussi, avoir ce même air de réflexion intense qu'elle porte, en ce moment.

— J'ai aimé Edward dès que je l'ai vu, le jour de mon arrivée au lycée ; soupire-t-elle. Cela a été une sorte de coup de foudre instantané. Mais, lui, n'avait l'air d'avoir d'yeux que pour toi, alors j'ai enfoui très profondément ce sentiment, et j'ai accepté avec plaisir, lorsque Jasper m'a proposé de sortir avec lui.

En un sens, je peux parfaitement la comprendre. Moi-même, à cette époque, j'ai été attirée, j'ai été fascinée par cette aura qu'il dégageait, ce sentiment de toujours vouloir plus, d'être un battant, un frondeur.

Mais, avec les années, et, surtout, mes découvertes des derniers jours ; j'ai compris qu'Edward ne se battait que pour ce dont il avait envie, que pour ce qui pourrait lui rapporter quelque chose, que pour ce qui pourrait le faire briller encore plus.

— Et si tu devais choisir entre Edward et Jasper ; demandé-je, retenant mon souffle ; lequel choisirais-tu ?

— Jasper, sans aucune hésitation ; sourit-elle grandement.

Alors mon cœur se brise, net, et mes jambes manquent de céder sous mon poids. Mais, vaillamment, je me redresse, affichant un sourire de façade, avant de retourner me changer dans la cabine d'essayage, ne laissant couler mes larmes silencieusement qu'à cet instant.

Cette fois ci, j'ai définitivement perdu le combat. Même si cette comédie n'en était pas une, pour lui ; si elle revenait vers lui, je ferais tout pour qu'elle y reste, parce qu'elle ne méritera jamais de perdre son pétillant, son éclat, et sa joie de vivre, comme moi je l'ai fait.

— Bella ? m'interroge Rose, de la cabine à côté de la mienne. Tout va bien ?

— Oui ; mens-je, parvenant à garder une maîtrise totale sur ma voix ; je viens seulement de voir le prix de cette robe.

— Elle en vaudra son pesant d'or, ce soir, ma belle, fais-moi confiance ! éclate-t-elle de rire.

Oh, je n'en doute pas, malheureusement… ce soir, j'ai un pari à honorer, et ce sera, sûrement, la dernière fois ou je pourrais profiter de ses bras ; alors je compte bien faire tout ce qui est en mon pouvoir, pour ne pas m'effondrer, avant que le rideau ne se ferme, et que les lumières ne s'éteignent.

Un chant de Noël, de Dickens, parlait des trois esprits, qui venaient hanter Scroodge, à la veille de Noël ; pourtant, cette semaine, je me suis sentie comme lui. Face à mes guides.

Mon passé, représenté par Edward, mon présent, qu'a été Jasper, au cours de ces huit jours. Mais qu'en est-il de mon avenir ? Quel avenir peut-il y avoir pour moi, quand je viens de céder ma place, mon bonheur et ce futur qui aurait pu être radieux ?

— J'aurais bien besoin d'un miracle de Noël, aujourd'hui ; soufflé-je.

Certaine, cette fois ci, que personne ne m'a entendu ; et surtout pas les deux femmes qui continuent de discuter, à travers la porte de la cabine d'essayage ; je sèche mes larmes, refermant le dernier bouton de ma chemise, avant de me regarder une dernière fois dans le miroir, ma robe sous la main.

Oui, j'aurais vraiment besoin d'un miracle de Noël.


Alors mes dames ? à vos claviers ! se jasper suffisant vous as t'il plut ? et ma rose toujours plus éclatante et « intrusive » de jours en jours ? moi je l'adore, je ne vous le cache pas ! j'en viendrais presque à plaindre Emmett ! et cette Alice encore plus présente ? et Edward ? toujours envie de lui arracher la tête ? allez, je vous laisse sur ces questions-là !

Au programme de demain soir : une Alice mal à l'aise et dirigiste, des réponses, une aveux, un blasphème et une question existentielle ! alors mes petits choux, je vous ai mit l'eau à la bouche ?

Je vous retrouve demain, à 17h, pour la suite de cette histoire,

Je vous souhaite à toutes une très bonne soirée et profitez de vos 4 derniers jours de repris avant les fêtes,

Je vous embrasse,

Mya