Comme promis, un chapitre pour vous souhaiter un joyeux Noël. J'espère que vous avez été gâtés et que vous passerez une bonne journée.
Bisous à tous.
Les personnages et l'univers appartiennent à Robert Kirkman.
L'histoire est une traduction de « Into the Mountains », écrite par Sandlapper, dont vous trouverez le lien sur mon profil.
Chapitre 22
"Non, bon sang ! Impossible d'laisser ça arriver. NON !"
Daryl Dixon faisait les cent pas dans la salle d'exercices de l'Armée cantonale, dans un état de fureur qui était devenu rare chez lui. Le conseil de Walela ainsi que d'autres membres de la Crique étaient réunis là avec le juge Mason, son contingent et les membres du Grand Conseil de Talladega en Alabama. Ça faisait des heures qu'ils essayaient d'élaborer un plan réalisable pour affronter Dawn Lerner et son équipe du Grady sans devoir entrer dans l'hôpital en tirant dans le tas. Ils étaient dans une autre impasse jusqu'à un commentaire fortuit de James Williams, le père de Noah, qui leur avait permis d'échafauder un piège pour capturer Dawn Lerner et mettre fin au règne de terreur du Grady.
"Je n'aime pas ça non plus, mais c'est le seul moyen, Daryl, tu le sais aussi bien que moi. Nous devons arrêter les meurtres et les enlèvements. Tu sais ce qu'ils voulaient me faire."
"Putain, Beth, tu crois que j'peux l'oublier ? Mais c'est d'la folie. Un appât ? Tu veux être l'appât dans c'plan merdique ? Et l'bébé ? Hein ? C'est pas un putain d'jeu. T'as plus à perdre cette fois." Daryl passa ses doigts dans ses longs cheveux, saisissant et tirant sur les mèches alors qu'il se mouvait avec rage avant de se retourner vers Beth. "Non, bon sang, non, tu feras pas ça. J'le permettrai pas."
"Daryl, tu sais qu'elle a raison. Nous n'avons pas le choix, si on veut en finir le plus vite possible en versant le moins de sang possible. Tu sais qu'ils ne lui feront pas de mal." dit Carol pour essayer de raisonner l'homme bouleversé. Elle jeta un coup d'œil à Beth qui n'avait pas l'air mieux, les larmes aux yeux en regardant son mari se déchaîner.
"Daryl... "
"Va t'faire foutre, Mason, c'est des conneries et tu l'sais... "
"Jeune homme, je suis le premier à admettre que c'est l'un des pires plans dont j'aie jamais entendu parler, et auquel j'ai participé, et j'ai été impliqué dans de nombreuses activités de ce genre tout au long de mes années dans l'application de la loi et dans le système judiciaire. Mais, tu sais qu'on doit le faire. Nous devons mettre fin à ce bazar avec le Grady et nous devons le faire correctement. Nous ne sommes peut-être plus les États-Unis, mais nous avons essayé le plus possible de nous en tenir aux lois, celles que nous pouvons appliquer. Même ce Nouvel Est Sauvage a besoin d'un peu d'ordre. Faisons-le et je te jure que tu seras celui qui dirigera tout ça."
"NON, non, tu peux pas dire ça pour m'faire changer d'avis. Je suis pas intéressé par toutes ces promesses à la con qui peuvent pas être tenues... "
Finalement, Beth s'approcha de Daryl, le tranquillisant comme si elle essayait d'apaiser un cheval sauvage. La main posée sur son bras, elle leva les yeux vers son visage. Les muscles de son bras étaient tendus, mais Daryl ne recula pas comme il l'aurait fait autrefois. Ses cheveux tombaient devant son visage, cachant ses yeux au reste de la pièce, mais Beth pouvait y voir la colère et la douleur tourbillonner mêlés d'une grande part de la peur qu'elle-même ressentait. "Daryl, s'il te plaît. Je sais que c'est dangereux, mais je compte aussi sur toi pour nous protéger, le bébé et moi. Tu seras là tout le temps, et tu sais que James ne laissera pas Noah partir sans lui. Nous irons aussi bien que n'importe lequel d'entre nous peut l'être dans ce nouveau monde. Et tu sais qu'il n'y a aucune chance qu'ils nous tuent, Noah ou moi. Quand ils réaliseront qui nous sommes, ils voudront nous ramener au Grady. Dawn ne laissera rien arriver tant qu'elle n'aura pas la chance de prouver qu'elle a le contrôle de la situation. S'il te plaît, Daryl. Je dois le faire."
Daryl fixa Beth du regard, sa mâchoire se contractait tandis qu'il mâchouillait fortement l'intérieur de sa lèvre, le goût cuivré du sang submergeant ses papilles gustatives alors qu'il fixait le visage sérieux de Beth. Il n'était pas content de ce plan, de cette stupidité, mais face à une logique froide, il savait aussi que c'était le meilleur moyen de tendre un piège. Appâter avec la seule chose que votre proie ne peut pas laisser passer, et attendre.
"OK. Je vais l'faire, même si ça me convient pas et je vais t'laisser m'aider. J'aime pas ça. Je suis pas d'accord, mais j'sais qu'on doit en finir avec ça. Tu fais rien à moins que j'te l'dise. Tu m'entends, Lil B ? On joue pas là. Fais ce que j'te dis quand j'te l'dis et ça vaut pour tout l'monde." Il regarda Noah qui n'avait pas encore parlé. "Tu seras l'premier que j'étriperai si quelque chose arrive à Lil B ou au bébé."
Noah déglutit difficilement mais hocha la tête. "Je mourrais pour Mlle B, c'est la seule sœur que j'ai."
Daryl répondit d'un signe de tête raide puis se tourna vers le Juge.
"Eh bien, on dirait que t'as ton appât et que j'vais faire ce que t'as demandé, à mes conditions. C'est mon show."
Le juge hocha la tête et tendit la main. Daryl sourit d'un air méprisant et s'éloigna, Beth le suivant de près. Le juge Mason secoua la tête. Sur le principe, il savait que Daryl avait raison, mais il savait aussi que si les bandits étaient autorisés à errer comme ils voulaient, ils ne pourraient plus faire ce qu'ils faisaient, maintenir la paix et avoir un commerce solide entre les communautés mais aussi vivre une vie normale.
Deux jours plus tard, après avoir peaufiné les détails, réparti les tâches et planifié toutes les éventualités imaginables, Beth et Noah marchaient dans les bois quelque part à l'ouest d'Atlanta, trébuchant et agissant comme s'ils étaient perdus. La journée avait été longue, mais ils savaient que l'un des groupes du Grady viendrait à leur rencontre. Une équipe de soldats avait suivi et documenté les mouvements des officiers du Grady, de sorte qu'ils connaissaient assez bien leurs plans et leurs pièges ainsi que les effectifs et les jours où ils faisaient leurs patrouilles. Le besoin pathologique d'ordre strict de l'officier Lerner faisait le jeu des gens qui la suivaient.
Il commençait à faire nuit et il faisait déjà froid, ils avaient tourné en rond en essayant de rester à peu près dans la même zone pour ne pas rater les flics de l'hôpital. Le temps se couvrait et la menace de la neige et du gel se faisait de plus en plus réelle.
Beth et Noah choisirent finalement un endroit assez proche pour voir et entendre la route, mais assez loin pour pouvoir se cacher si les choses tournaient mal. Ils essayaient de rester aussi silencieux que possible, ne voulant pas attirer l'attention des rôdeurs des alentours. Les hommes de Lerner avaient attiré les morts dans ces bois, utilisant les corps qu'ils avaient laissés derrière eux pour les appâter. Beth et Noah savaient par les soldats que les rôdeurs étaient utilisés pour piéger et tuer les gens qui étaient trop forts ou indésirables, et ils n'avaient pas envie que ça devienne un problème pour eux. Après s'être assurés qu'aucun rôdeur n'était à proximité, Noah alluma un feu. Beth commençait juste à ouvrir un paquet de biscuits périmés qu'ils avaient trouvé quand les flics arrivèrent enfin.
"Eh bien, bonjour, qu'avons-nous là ? C'est dangereux de faire du feu ici. On ne sait jamais l'attention de qui ou de quoi on peut attirer." La première voix fit sursauter Beth même s'ils avaient vu et entendu la voiture s'arrêter sur la route à une courte distance de là. L'homme continua sans hésiter. "Vous avez l'air perdus."
Beth regarda Noah et fronça les sourcils. Quelque chose n'allait pas.
Ce n'était pas un officier qu'elle connaissait, mais il portait l'uniforme et un badge du Grady. Noah secoua la tête en voyant son froncement de sourcils, et ils continuèrent selon leur plan.
Noah parla en premier, "mon amie et moi avons été séparés de notre groupe. On les cherche depuis quelques jours, mais elle ne se sent pas bien. Je pense qu'elle va être malade et en plus nous sommes fatigués et affamés. On manque d'eau depuis cet après-midi."
"Ahh, eh bien, on peut vous ramener chez nous. Nous sommes installés dans l'un des grands hôpitaux d'Atlanta. Nous avons des médicaments, de la nourriture chaude, des lits propres et des vêtements. Ça vous intéresse ?" L'officier leur faisait croire que c'était le paradis comparé aux conditions dans lesquelles ils se trouvaient.
Pendant qu'ils discutaient, un autre officier s'approcha. "Allons-y, on a d'autres... "Sa voix s'éteignit. "Tiens, tiens, tiens. Qu'avons-nous là ? Si ce n'est pas la petite Bethy Greene ou c'était Dixon ? Je suppose que ça n'a pas d'importance parce qu'on dirait que tu es toute seule maintenant. Dommage que tu n'aies pas ton chasseur pour te sauver cette fois."
"Gorman, tu connais cette fille ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Hé, mec, je les ai trouvés en premier."
"La ferme, Frank. Cette fille et moi, on a une histoire. Elle était censée être à moi il y a un bout de temps, et elle s'est enfuie. Et je reconnais le garçon aussi. Il s'est sorti d'un piège qu'on avait tendu il y a quelque temps aussi. Bande d'ingrats."
Pendant qu'il parlait, Gorman attrapa Beth par la queue de cheval et la remit sur ses pieds. "Allons-y, princesse, toi et moi, on a du temps à rattraper."
Ils retournèrent jusqu'à la voiture et Gorman poussa Beth contre le coffre et appuya ses hanches contre elle. "Sois contente qu'il fasse trop froid ici pour que je sorte ma bite, parce que j'aurais pu te réclamer ce que tu me dois maintenant. Je suppose que je vais devoir attendre jusqu'à ce que Lerner te donne la punition que tu mérites."
Noah commença à lutter pour s'éloigner de l'autre officier en entendant Gorman. "Laisse-la tranquille !" cria-t-il. "Ne lui fais pas de mal !"
Beth le regarda fixement. Soudain, elle lui cracha au visage, la salive s'étalant de l'œil jusqu'au nez. Choqué, Gorman recula. Il s'essuya lentement le visage, puis gifla Beth d'un revers de main, l'envoyant s'affaisser sur le coffre sous la force du coup. Noah et Frank restèrent figés, ne sachant pas ce qui allait se passer ou comment réagir alors que Gorman faisait un autre pas vers Beth, cette fois avec un regard mortel dans les yeux. Il y eut un bruit sourd et Gorman agrippa sa poitrine. Alors qu'il tombait sur les genoux, il vit un groupe de personnes sortir de la limite des arbres.
"J't'avais dit de pas toucher à ma femme, enfoiré. T'as pas voulu m'écouter. Maintenant, tu payes pour ton erreur." Daryl saisit la flèche et l'arracha du corps de Gorman, faisant jaillir le sang et hurler l'homme de douleur. Quelques instants plus tard, l'officier était mort. Daryl sortit un stiletto* de sa botte et le glissa à la base du crâne de Gorman, empêchant l'homme de se réanimer. Cet acte accompli, il se tourna vers l'autre officier.
"Je me souviens pas d'toi, mais on dirait qu'tu connais la musique."
Frank hocha la tête. "Monsieur, je ne suis pas à l'hôpital Grady depuis longtemps. En fait, c'est la première fois que je pars en mission. D'habitude, je suis à la cafétéria, j'étais chef avant que tout ça n'arrive. Je jure que j'essayais juste d'aider ces gens, je ne savais pas que Gorman allait faire ça."
Daryl le regarda fixement. "D'accord. Tu veux survivre à ça ? Alors tu vas nous aider à faire tomber l'hôpital Grady."
"Oui, monsieur, n'importe quoi. Mais vous devez savoir quelque chose. Il y a un autre groupe impliqué. Ils sont arrivés en ville il y a quelques mois et ont exigé la moitié de nos affaires. C'est pour ça que Lerner nous a fait attaquer des gens de cette façon."
"Je croyais que t'avais dit qu'c'était ta première mission."
"Ça l'est. Écoute, je ne suis pas aveugle sur ce qui se passe dans cet hôpital, mais je n'ai pas vraiment le choix. Je suis l'une des dernières personnes qu'ils ont accueillies depuis environ un an. Je fais tout ce qu'ils disent pour protéger mon petit garçon, jusqu'à présent, ça n'était que cuisiner et nettoyer, jusqu'à ce soir. Ils gardent Teddy et je ne peux jamais passer assez de temps avec lui pour pouvoir fuir. S'il vous plaît, je ferais n'importe quoi si vous me laissez récupérer mon fils." Daryl pouvait entendre le désespoir dans la voix de l'homme, et la peur que quelque chose arrive à son enfant et qu'il ne puisse rien faire. Il prit sa décision et attrapa Frank par l'épaule.
"OK. Tu me doubles et c'qui est arrivé à Gorman sera une partie d'plaisir comparé à ce qui arrivera à ton cul. Maintenant, attrape la radio, appelle le Grady et dis-leur qu'vous avez besoin d'aide. Vous avez trouvé un groupe de femmes dans une cabane pleine de provisions. Vous avez besoin d'gens pour aider au transport et il y a cinq femmes. Aucune d'entre elles sait se servir d'une arme. Et dis à Lerner que tu penses que Gorman se mettait des trucs de côté. Qu'il connaissait cet endroit et qu'il l'utilisait parce qu'la cabane n'est pas sur la carte."
Après avoir donné ses instructions au reste de son groupe et les avoir regardés partir vers leur nouvelle affectation, Daryl se tourna vers Beth. Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, il la prit dans ses bras. "Bon sang, Lil B, je t'avais dit de ne pas te faire blesser. Tu ne peux pas écouter une seule putain de fois dans ta vie ? Tu vas me faire avoir une crise cardiaque, gamine."
"Je vais bien, Daryl. Tout comme le bébé. Ce connard m'a ouvert la lèvre, et tiré les cheveux. Je vais avoir mal à la tête et quelques bleus, mais je survivrai."
"Je sais, je t'ai surveillée tout l'temps. Ça m'a quand même fait peur."
Beth hocha la tête contre la poitrine de Daryl. "Je sais, ça m'a fait peur aussi. J'ai cru un instant qu'il allait me faire du mal. Je veux que plus personne n'aie à faire face à ça. Maintenant, finissons-en."
Daryl acquiesça et pressa ses lèvres sur celles de Beth. "Finissons-en."
Le plan était simple. Frank, le nouvel officier du Grady appela sa patronne et lui expliqua que Gorman et lui étaient tombés sur une aubaine et qu'ils avaient besoin d'aide pour tout ramener. De plus, il a laissé tomber un détail croustillant : Gorman avait reconnu une des femmes comme étant Beth Greene et il avait hâte de la prendre comme pupille. Il souffla un autre commentaire à propos de la cabane et des provisions qui n'étaient pas cartographiées, mais que Gorman connaissait, ce qui était tout ce dont Dawn Lerner avait besoin pour faire une de ses rares sorties hors de l'hôpital.
Cinq voitures se rendirent à l'endroit dont Frank leur avait parlé, juste après l'ancien salon funéraire qu'ils utilisaient parfois comme appât pour coincer les gens. Lerner fut la première à sortir de voiture, exigeant de savoir où était Gorman. Elle fut rapidement suivie par ses officiers et plus lentement par les civils qui l'avaient accompagnée.
Frank donna un instant à Lerner pour se calmer avant de lui donner les détails. "Gorman est à la cabane pour garder les femmes sous contrôle. Elles ont eu peur quand il a attrapé cette fille qu'il disait connaître. Pendant une minute, j'ai cru qu'elles allaient le tuer."
Lerner jura. "Maudit soit cet homme. Il ne peut pas la garder dans son pantalon. Merde ! Ont-elles la moindre idée de ce qui se passe ? Dis-moi qu'il n'a pas violé Mlle Greene."
"Non, madame. Elles ont juste eu peur. Il leur parlait calmement quand je suis revenu ici. Elle n'avait pas l'air d'aller bien, et ne disait rien à personne."
"Hmmm. Elle a probablement eu tout ce qu'elle méritait pendant qu'elle jouait au survivant. C'est pourquoi Grady est une institution importante. On protège les gens." Lerner ajusta son gilet pare-balles. "Très bien, guide-nous vers cette cabane. Comme tu peux le voir, nous sommes venus accompagnés, montrons-leur l'hospitalité du Sud."
Accompagnant Lerner et les cinq officiers qu'elle avait amenés avec elle, il y avait quatre des hommes qui s'étaient présentés un jour pour demander des provisions et de la main-d'œuvre. Le groupe se rendit jusqu'à la cabane délabrée qui flamboyait à la lumière des lanternes. Lerner ne frappa pas, elle se contenta de gravir les marches de devant et de passer la porte d'entrée, suivie de près par les civils, puis par les officiers. C'est une erreur qu'elle regretterait pour le reste de sa vie.
Beth Dixon se tenait dans l'embrasure de la porte arrière de la cabane qui ne comptait qu'une pièce. Un briquet dans une main, un bidon d'essence vide dans l'autre.
"Bonjour, Dawn. Tu t'souviens d'moi ?"
"Espèce de petite salope." Dawn mit la main sur son arme de service quand elle fut interpellée par l'homme qui était apparu juste derrière Beth. "Lerner, je t'ai dit que si je te revoyais, tu étais morte. Mais, je dois faire dans la légalité, maintenant. Sauf si tu veux mourir et qu'on allume cet endroit. Pas d'embrouilles, pas d'histoires. Si vous ne voulez pas griller, jetez toutes vos armes par les fenêtres ouvertes. Ouais, même cette batte de base-ball."
L'homme à la batte ricana. "Et qu'est-ce qui m'empêche de frapper la tête de cette petite blonde, de prendre ton arbalète et tes flèches et de sortir d'ici avec le tout ?"
Daryl ne répondit pas à l'homme, la flèche qui s'enfonça dans son épaule le fit pour lui. Il cria et son bras maintenant inutile lâcha la batte. Le grand gars qui se tenait à côté de lui attrapa la batte et se reçu immédiatement une balle dans la tête. Il s'effondra et les autres se retournèrent pour trouver des hommes en uniforme qui se tenaient là. Personne ne dit un mot de plus lorsque Daryl ordonna aux soldats d'attacher les prisonniers et de les emmener dans le camion qui les attendait. Alors que le soleil se levait à l'horizon ce matin-là, les prisonniers étaient enfermés dans des cellules individuelles à la prison de Talladega City attendant leur jugement devant le tribunal.
*Stiletto : Couteau avec une lame fine à ouverture automatique
Pensez à mon cadeau, laissez une review ;)
