Harry Potter

And the Prince of Slytherin TRAD


Disclaimer : Harry Potter et tous personnages associés appartiennent à J.K Rowling, l'histoire appartient à l'auteur connu sur ce site sous le pseudo de « The Sinistre Man ». Aucun personnage ne m'appartient.

Résumé : Harry Potter a été répartit à serpentard suite à une enfance malheureuse. Son frère Jim a été sacré Survivant. Vous pensez connaitre cette histoire ? N'en soyez pas si sur ! TRADUCTION de la première année (Harry Potter et le Prince de Serpentard). Il n'y aura aucune trame romantique avant au moins la Quatrième année. Principalement Bon Dumbledore et Weasleys. Bashing limité (Principalement James)

Bonne Lecture


¤ Harry Potter and the Prince of Slytherin ¤


Chapitre 26 : Slytherin Maneuvers (Part 2)

(Des Manigances Serpentards)

La même après-midi vers 13H, la majorité du corps étudiant prit la direction de la gare de Près-au-lard. A cinq heures, Harry envoya un message à Hermione via leurs parchemins enchantés, s'excusent de son comportement et lui demandant de le rejoindre, accompagné de Neville, Jim et Ron afin qu'il leur expose, ses quelques nouvelles idées pour régler « le petit problème d'Hagrid ». Elle accepta gracieusement ses excuses et après le dîner, Hermione et Neville entrainèrent un Jim et Ron récalcitrants, dans une salle de classe désaffectée près de la tour de Gryffondor. Harry les attendait déjà, assit sur le bureau professoral tout en jouant d'un air absent avec sa baguette.

Le visage de Jim s'assombrit immédiatement à la vue de son frère. « Non. Y'a pas moyen. On n'implique pas le serpent. On n'a pas besoin de lui. »

« Oh que si, Petit Frère. Tu en a besoin. » Répondit Harry en sautant souplement du bureau. « Parce que ton plan a déjà échoué. Draco Malfoy sait tout à propos du dragon et de ton plan pour l'extrader de Poudlard. La seule raison pour laquelle il n'a pas encore tout rapporté, c'est parce qu'il veut t'attraper en flagrant délit, puisque la contrebande de dragon, comme je l'ai déjà dit à Hermione et Neville, est un crime bien plus sérieux que l'élevage illégale. »

Les Gryffondors eurent tous l'air horrifiés face aux nouvelles d'Harry. « Comment Malfoy a découvert le poteau rose ? » Demanda anxieusement Hermione.

Harry haussa les épaules. Il y avait bien une petite part de lui qui se sentait mal de mentir aussi facilement à ses meilleurs amis, dans le but de leur faire abandonner le plan idiot de Ron. Il se consola en se disant qu'il avait tout de même une occasion en or pour menait en bateau Jim Potter, pour une bonne cause en plus.

« Aucune idée. Je sais ça seulement parce que c'est un petit vantard arrogant et que je l'ai entendu en parler à Crabbe et Goyle. Si vous insistez pour continuer le plan de Ron, alors Hagrid et tous les amis de Charlie, seront probablement arrêtés pour contrebande de dragon et tous ceux d'entre vous qui les y auront aidés, se trouvant expulsés. Au minimum vous souffrirez d'une perte catastrophique de points, et je ne peux même pas m'imaginer de quelle sorte d'horrible détention vous écoperez. »

Les quatre Gryffondors échangèrent des regards mécontents. Finalement ce fut Jim qui reprit la parole. « Et tu as un plan B ? »

« Tout à fait. Un plan qui réglera le problème sans que quiconque d'autre que le dragon lui-même, ne soit impliqué. Ce n'est pas illégal. Ce n'est même pas immoral. Et qui sait, peut-être même que quelqu'un pourrait se voir attribué des points pour ça. »

« Ok, c'est quoi le plan ? » Demanda Jim.

Harry croisa les bras. « Non. » Répondit-il simplement. « Comme tu me l'a répété toute l'année, je ne suis qu'un petit Serpentard visqueux et sournois. Il n'y a donc aucune raison pour que je te laisse profiter gratuitement de ma sournoiserie. Je veux quelque chose en retour, quelque chose que toi seul, peux me donner. »

« Et qu'est-ce que c'est ? » Demanda Jim en grinçant des dents.

« La cape. » Répondit Harry avant de rapidement lever la main en voyant le visage de Jim tourner au violet. « Pas de manière permanente. Je veux seulement te l'emprunter pour les vacances. Je te la rendrais Lundi prochain. »

« Non ! Certainement pas ! » S'exclama Jim

« Harry ! » S'interposa sèchement Hermione, comme offensée que le Serpentard puisse demander quelque chose en échange de son aide.

« Quoi Hermione ? » Demanda-t-il clairement ennuyé. « Est-ce si mal de ma part de demander l'utilisation temporaire d'un héritage familial, que Jim me refuse égoïstement malgré le fait que ce soit son ami qu'on essaye de sauver ? » Dit-il avant de se tourner pour s'adresser au reste des lions.

« Etes-vous tous si effrayé par l'horrible menace que poserait un Serpentard invisible ? Est-ce que ça vous aiderait si je vous faisais la promesse de ne pas l'utiliser pour faire quelque chose d'illégal ou de criminel ou même de contre les règles ? Si je vous faisais la promesse de ne pas l'utiliser contre les Gryffondors ou n'importe quelle autre Maison ? Si je vous faisais la promesse que je ne l'utiliserais même pas en dehors des cachots de Serpentard parce que j'en ai uniquement besoin pour régler un problème interne à la Maison ? Parce que tout ça est vrai. »

« Quel genre de problème interne ? » Demanda suspicieusement Jim.

Harry le fixa intensément. « Un qui ne devrait pas être discuté avec des non-Serpentards, Jim. D'où le mot 'interne'. Si tu veux vraiment tout savoir, cela à avoir avec le même sujet que l'on a discuté à noël. Je ne peux rien dire de plus. Alors, on a un marché ou pas ? »

Jim soutint son regard, avant de se perdre dans ses pensées. Si par 'le même sujet' Harry se référait à Théodore Nott, cela signifiait probablement que l'autre garçon avait des ennuis et qu'Harry avait besoin de la cape pour le protéger. « Tu promets de me la rendre Lundi ? »

« Je jurerais bien sur l'honneur de mon nom de famille et l'honneur de la Maison Serpentard, mais j'ai l'impression que tu ne prendrais aucun des deux au sérieux. A part ça, oui, je promets de te la rendre intacte et sans égratignure Lundi. »

Après quelques secondes d'hésitation, Jim soupira d'un air résigné. « Ok, je te fais confiance… Pour le bien d'Hagrid. Je reviens dans quelques minutes. »

Jim quitta la pièce, laissant derrière lui Ron, Hermione et Neville. Ron semblait ouvertement dégouté par Harry, tandis qu'Hermione avait l'air en colère de le voir exiger quelque chose, en échange de son aide. Harry résista à la tentation de lui demander si ses parents traitaient leurs patients gratuitement. Neville quant à lui, n'avait pas l'air en colère, juste quelque peu déçu.

Quelques minutes plus tard, Jim réapparu avec son sac à dos d'où il sortit la cape, avant de la tendre à son frère qui la plia soigneusement, avant de la placer dans son propre sac.

« Ok, » Fit Jim. « Alors c'est quoi ton plan si brillant ? »

« Et bien, il me semble que le plus gros problème d'Hagrid – à part sa bêtise évidente à vouloir élever un dragon crachant du feu dans une cabane en bois – c'est qu'il agit sans aucune autorisation légale, de reproduire et d'élever une créature de classe XXXXX. Heureusement pour nous, il y a quelqu'un au sein même de ce château qui possède la License ministérielle nécessaire pour ce type d'activité – à savoir, le professeur de Soin aux Créatures Magiques. »

« Kettleburn ! » S'exclama Hermione.

« Le Professeur Kettleburn, Hermione, » Corrigea Harry d'un air suffisant. « Qui s'avère avoir travaillé pendant des années dans une réservé de dragons au Canada, avant de venir à Poudlard. »

« C'est tout ?! » Reprit Jim avec colère, « C'est ça ton brillantissime plan Serpentard ? Tu veux qu'on aille le dire à un professeur ?! »

« Je ne veux pas que tu fasses quoi que ce soit, Petit Frère. Puisque je l'ai déjà fait. J'ai parlé à Kettleburn cette après-midi, après le déjeuné. »

Les Gryffondors fixèrent Harry choqués.

« Espèce d'enfoiré ! » S'écriât finalement Ron, « Je n'arrive pas à croire que tu ais pu balancer Hagrid comme ça ! »

Harry éclata de rire. « En vérité Belette, je n'ai même pas eu le temps de balancer qui que ce soit. J'ai juste eu le temps de demander à parler à Kettleburn en priver. Je lui ai dis qu'hypothétiquement, je pouvais avoir connaissance de quelqu'un qui serait illégalement entré en possession d'un œuf de dragon, sans avoir conscience de toutes les issues juridiques que cela pouvait provoquer. C'est à ce moment là qu'il ma interrompu en disant et je cite – 'Oh, par le string de Morgane, qu'est ce qu'Hagrid à encore été inventer ?!' – Fin de citation. En d'autre terme Hermione, j'avais totalement raison ce matin quand je te disais que c'était quelque chose d'habituel pour Hagrid, et que le staff avait l'habitude de résoudre ses problèmes. Bien que pour être tout à fait honnête, même Kettleburn avait l'air étonné quand je lui ai dis qu'il avait réussit à se procurer un œuf de Norvégien à crête. »

« Bref, » Continua-t-il, « Après ça, Kettleburn m'a dit de ne pas m'inquiéter et qu'il se chargerait de résoudre la situation. Apparemment, il a quelques amis au Ministère qui pourrait antidater une autorisation lui accordant le droit d'incuber un œuf de dragon qui aurait été offert à l'école, jusqu'à ce qu'il éclot, et de l'élever pendant quelques mois, jusqu'à ce qu'il soit suffisamment grand pour être transporté en sécurité par transplanage. Visiblement, il existerait une exception aux règles d'élevage de dragon, pour des « objectifs éducatifs ». Dans un jour ou deux, une fois que la paperasse sera réglée, Kettleburn prendra en charge l'œuf d'Hagrid, qui sera d'ailleurs autorisé à l'assisté durant les cours d'ASPIC pour les étudiants ayant pris comme option les SCM. Ils étudieront l'œuf jusqu'à son éclosion et assisteront à l'élevage jusqu'à la fin de leurs examens. Après ça, le dragon sera transféré à la réserve en Roumanie, via des procédures standards et légales. »

Il ajusta son sac à dos tout en se dirigeant vers la porte. « Oh, et j'ai aussi gagné cinq point pour Serpentard, pour lui avoir fait part de la situation et pour avoir gérer les choses avec autant de doigté et de discrétion. »

« Attends une seconde ! » S'écria Hermione avec colère. Il s'arrêta avant de la fixer d'un regard neutre. « Tu es allé le voir cette après-midi ? Ça veut dire que tu avais déjà résolu la situation avant même de m'avoir contacté ! »

« Evidemment. Cela aurait été très embarrassant pour moi de vous présenter un plan aussi simpliste 'qu'en parler à un professeur' sans savoir si ça allait marcher. »

« Et que se serait-il passé si j'avais refusé de te prêter la cape ? » Demanda Jim durement.

Harry eut l'air pensif. « Je suppose que j'aurais fait une bonne action et que j'aurais aidé Hagrid à se sortir d'un très mauvais traquenard, sans rien avoir en retour à part quelques points et la satisfaction de savoir que j'étais une meilleur personne que le Survivant. » Répondit-il avant de leur tourner le dos et de se diriger vers la sortie, laissant derrière lui quatre Gryffondor sans voix.

15 Avril 1992

Le jour suivant, Hermione surveilla la porte de la Grande Salle avec impatience, mais Harry ne se rendit jamais au petit déjeuné. La jeune fille lui avait envoyé plusieurs messages via parchemin, mais il ne lui avait jamais répondu. Au déjeuné, le Serpentard n'avait toujours donné aucun signe de vie, tandis que Ron sursautait à chaque fois qu'il sentait une brize sur sa nuque, convaincu qu'Harry le suivait sous la cape dans un quelconque objectif néfaste. Jim lui, n'était pas aussi paranoïaque, bien qu'il se sentait sur le qui-vive. Une part de lui était terrifiée qu'il ait perdu à jamais le précieux artefact que son père lui avait confié. Cette après-midi là, Hermione envoya un autre message à Harry pendant qu'elle étudiait dans la salle commune des Gryffondor. La jeune fille qui ne s'attendait plus vraiment à recevoir de réponse, sursauta lorsqu'elle entendit enfin le parchemin vibrer. Toutefois, elle ne s'attendait absolument pas à la réponse qu'elle lue.

« Hum, coucou Hermione, c'est Théo. Harry m'a demandé de te dire qu'il est… oh, merde, comment il a formulé ça déjà… qu'il est entrain de faire des trucs sournois et immoraux dont il ne peut te parler, parce que tu désapprouverais sous prétexte que tu es 'Gryffondor' ! Il m'a aussi dit de te dire que, hum, qu'il a suffisamment de trucs sur le feu en ce moment, et qu'il n'a pas envie d'avoir continuellement à s'inquiéter sur le fait d'être jugé pour son manque d'aller-trop-isme. Non, il a dit altruisme !... Merlin, ce truc a vraiment besoin d'une mise à jour. Bref, entre nous, je crois que tu l'as vraiment blessé la nuit dernière. Enfin, toi et Neville, mais surtout toi. Sans vouloir t'offenser. Désolé. Il a juste dit qu'il ne voulait pas en parler pendant qu'il… faisait … des trucs importants de Serpentard… qu'il ne pouvait te raconter parce que encore une fois… 'Gryffondor' ! Bref, il te verra Mardi prochain après qu'il ait fini de… avec ses… trucs. Maintenant, comment on fait déjà pour envoyer ce putain de message… ? »

A la fois concernée et peinée, Hermione montra le parchemin à Neville qui lui répondit d'un haussement d'épaule.

« Qu'est-ce que tu crois que ça signifie ? Pourquoi Harry nous éviterait ? » Demanda-t-elle.

« Oh, je ne sais pas Hermione, » Répondit Neville quelque peu découragé. « Peut-être parce qu'il avait cent pour cent raison sur la manière de gérer la situation avec le dragon, et qu'on a complètement ignoré ses conseils parce que ça n'était pas suffisamment excitant ? Ou peut-être parce qu'il a autant le droit d'utiliser cette cape que Jim, et le fait qu'il doive user de subterfuges pour l'avoir n'est qu'un rappel supplémentaire, d'à quel point ses parent le maltraitent ? Ou peut-être est-ce parce que parfois on est bien trop fière de notre 'appartenance à la Maison du Courage et de la Bravacherie' et qu'on se comporte comme si on était supérieurs à la Maison de la Ruse et du Pragmatisme, même quand ils parviennent à trouver des meilleures solutions que les nôtres ? »

Hermione baissa le regard quelques secondes. « C'est vraiment étrange. Je suis plus proche d'Harry que de n'importe qui dans cette école, mais à la fin, les Gryffondors et les Serpentards sont juste… tellement différents, n'est-ce pas ? »

Il acquiesça. « Oui, nous le sommes. Mais je ne pense pas pour autant qu'on doive forcément être ennemis comme le croient Jim, Ron ou encore Draco. Mais on a vraiment différentes façons de voir les choses. » Reprit-il avant de lui adresser un sourire embarrassé. « Tu sais… Je me suis sentit un peu… déçu quand Harry a demandé quelque chose à Jim en échange de son aide, même si je n'y aurais pas regarder à deux fois si cela venait d'un autre Serpentard, même s'il avait demandé bien plus qu'Harry. Honnêtement, cela ne m'aurait même surpris si ça venait d'un Serdaigle. Je suppose que c'est un peu injuste de notre part, de s'attendre à ce qu'Harry réagisse comme un Gryffondor juste parce que c'est notre ami. Il sera toujours un Serpentard, donc il verra toujours les choses d'un angle différent du notre, surtout quand ça concerne les Potter. »

« Et pourtant… il a quand même fini par aider Hagrid, et de manière bien plus efficace que n'importe lequel de nos plans, et avant même de demander quoique ce soit en retour. »

« Yep, c'est bien notre Harry. C'est le Serpentard le plus Gryffondor que je connaisse. »

« Tu crois qu'on devrait s'inquiéter maintenant qu'il évite ses Gryffondor d'amis pour.. faire des trucs de Serpentard ? »

Neville fronça des sourcils. « Fais-moi voir ce parchemin. D'ailleurs, je dois vraiment me procurer un de ces trucs. Est-ce que tu peux lier plusieurs parchemins ? »

« Pas encore, mais j'y travaille. » Répondit-elle en lui tendant le papier avant de lui expliquer son fonctionnement.

Quelques secondes plus tard, dans le Repaire du Prince, le double du parchemin d'Hermione vibra doucement avant que Théo ne le prenne et ne le lise à haute voix.

« Théo, c'est Neville. S'il te plait, rappelles à Harry qu'il peut me parler à n'importe quel moment s'il a besoin de quoique ce soit. Spécialement si ça concerne ce dont on a discuté sur le bord du lac l'après-midi de mon retour après Halloween. »

Harry releva la tête du tas de parchemins anciens qu'il était entrain d'étudier, en entendant le message de Neville. Puis, il se tourna vers Théo qu'il était assit face à lui, de l'autre côté de l'ancienne table en acajou, dégustant une grenouille en chocolat. « Dis lui… dis lui exactement ça : 'Les choses sont un peu compliquées, mais il n'y a aucune réelle inquiétude à avoir. Et merci.' »

Théo arqua un sourcil devant le message énigmatique, avant de le relayer tel qu'il lui a été transmit.

18 Avril 1992

Rodney Montague ouvrit brusquement la porte de sa chambre, avant de sortir d'un pas hargneux dans la Rangée des Préfets, vêtu de rien d'autre qu'un T-shirt et un boxer noir, orné de petits serpents vert et argent. C'était la troisième nuit qu'il était réveillé par un bruit ressemblant étrangement, au mélange d'un portail qui grince et de pierre qui s'écroulent, juste devant la porte de sa chambre. Et pour la troisième nuit de suite, il n'y avait aucun indice de ce qui avait bien pu provoquer l'infernal tapage. Secouant la tête de frustration, Rodney retourna dans sa chambre avant de refermer la porte derrière lui. Il se rallongea sur son lit en espérant qu'il ne serait pas réveillé de nouveau plus tard, par ces sifflements atroces qui provenaient récemment, à des intervalles aléatoires, de quelques tuyaux qui fuitaient, quelque part de l'autre côté des murs de sa chambre.

12 Avril 1992

Le dernier jour des vacances de pâques, quelques minutes avant l'aube, Blaise Zabini dont la mère l'avait entrainé à ne dormir que d'un œil, fut réveillé par le bruit d'une porte s'ouvrant avec douceur avant de se refermer toute seule. Quelques secondes plus tard, Harry Potter se matérialisa de nulle part, et jeta la cape d'invisibilité qu'il tenait sur son lit. Il avait l'air de quelqu'un qui n'avait pas connu une nuit complète de sommeil, depuis plusieurs jours. C'était probablement parce qu'il n'avait justement pas dormi, depuis plusieurs jours.

« Alors ? » Demanda Blaise. « Est-ce qu'on est prêts ? » Sa voix réveilla Théo qui avait également le sommeil léger, mais pour différentes raisons familial. Les deux garçons s'assirent sur leurs lits respectifs pour mieux apercevoir leur ami, qui se déshabilla rapidement avant de s'effondrer sur son lit, sans même prendre la peine d'enfiler un pyjama.

« Ils sont d'accord, » Dit-il en luttant contre la brume de sommeil qui l'assaillait. « Le vote était d avec une abstention, ce qui est bien plus serré que ce que je n'aurais souhaité, mais ça reste suffisant. On ferra ça ce soir après le dîner. Réveillez moi avant le déjeuné s'il vous plait. J'ai quelques trucs à faire avant le retour de… Malfoy… cette après… midi. » Sa voix s'évanouit, mais Blaise avait d'autres questions à lui poser.

« Et tu es sur que tu n'aura pas besoin de nous là-bas avec toi ? »

« Mmmmm. Non, » Répondit-il dans un bâillement, « Vous deux v'us restez dans… salle commune… observez réactions. En plu' ça risque de devenir un p'tit peu effrayant la d'dans ? J'ai b'soin de r'fléter toute assurance et confiance p'ssible et tout ça. Ruinerait l'effet si un de v'us deux s' montre nerveux. »

Blaise fronça les sourcils devant l'insinuation que lui pouvait manquer d'assurance et s'apprêtât à rétorquer quand il fut interrompu par Théo. « Laisses le dormir. En plus, il a raison. Tu ne les as pas vu quand ils sont tous… agités. » Théo fut parcouru d'un frisson, et Blaise réalisa que son ami avait probablement raison. De l'autre côté de la pièce, Harry se mit doucement à ronfler.

Plus tard dans l'après-midi, alors que Jim quittait la Grande Salle, il vit Harry se diriger vers lui. Il s'apprêta à l'appeler, quand il le vit lui jeter une œillade discrète, avant de secouer subtilement la tête. Jim ferma immédiatement la bouche, terrifié de faire quelque chose qui puisse provoquer son frère, avant que ce dernier ne lui ait rendu la cape. Sans un mot de plus, Harry passa à côté de lui, et à la dernière seconde, il sortit discrètement de sa robe, un petit paquet soigneusement emballé qu'il glissa à Jim sans même ralentir le pas. Il continua tranquillement de marcher, pendant que Jim s'était arrêté et le regardait d'un air confus. Il s'apprêta à examiner le paquet, mais s'arrêta en remarquant une note portant l'écriture soignée d'Harry.

« Pour l'amour de dieu, ouvre-le dans ta chambre !

Et ne reste pas là à le fixer la bouche ouverte devant tout le monde comme un imbécile ! »

Jim rougit légèrement avant de fourrer le paquet dans sa robe. Puis, il se dirigea aussi rapidement que possible, tout en essayant de ne pas attirer l'attention, vers la tour de Gryffondor, résistant à peine à la tentation de courir dans le couloir. Une fois à l'intérieur, il abandonna toute prétention et sprinta vers le dortoir des premières années actuellement vide. Il s'assit sur le lit et d'une main tremblante, ouvrit prudemment le paquet avant d'en sortir le tissu doux et chatoyant de la cape d'invisibilité ancestral appartenant à sa famille.

Le tissu chatoyant qui était à présent d'un VERT VIF SERPENTARD. Tout en sortant rapidement la cape, Jim commença à hyper-ventiler en lisant les caractères argenté de dix centimètres de large, et qui relayaient à présent le message indélébile et fièrement brodés sur le dos de la possession la plus prisée de son père

« Les Serpentards Dominent.

Les Gryffondors Ruminent »

Prit d'une folie meurtrière, Jim s'écriât, « JE VAIS LE TUER ! », avant de sauter de son lit, et de se diriger en courant vers la porte, enragé par son traitre de frère. Alors qu'il l'ouvrit, il faillit renverser Neville Longbottom, qui le fixa d'un regard inquiet.

« Wow ! Jim ? » Demanda-t-il, « Est-ce que tout va bien ? »

Jim renifla de mépris face à l'autre garçon qu'il savait ami avec Harry. « Comme si tu en avais quelque chose à faire, Longbottom ! »

Neville roula des yeux. « Laisses tomber. Oublie que je t'ai demandé. Bref, Harry m'a demandé de te donner ça. » Reprit-il en lui tendant un autre paquet soigneusement emballé. Il avait l'air identique à celui que Jim venait d'ouvrir, excepté qu'il n'y avait rien d'écrit dessus. Jim se trouva tétanisé pendant plusieurs secondes, sa bouche s'ouvrant et se refermant tel un poisson hors de l'eau, tandis qu'un gargouillement semblait provenir du fond de sa gorge. Soudain, sortant de sa torpeur, il arracha le paquet des mains de Neville, avant de l'ouvrir en déchirant avidement le papier. Ses mains qui tremblaient auparavant, étaient à présent parcourues de soubresauts. A l'intérieur du paquet, se trouvait la véritable cape d'invisibilité, dans le même état que le soir où il l'avait prêté à Harry. Jim serra la cape contre sa poitrine, comme s'il ne souhaitait plus jamais s'en séparer.

Neville le fixa d'un œil suspicieux. « Tu as vraiment besoin d'apprendre à te détendre et à arrêter de t'exciter pour un rien Jim. J'ai entendu que la méditation était bonne pour la gestion de la colère. » Dit-il avant de se tourner et de repartir tranquillement d'où il venait, tout en secouant la tête. Jim l'ignora retournant à reculons dans la chambre, où il s'effondra sur son lit. Après quelques secondes, il remarqua qu'à présent, il n'y avait plus qu'un morceau de parchemin sur son lit, là où auparavant se trouvait la cape d'invisibilité verte. Sur le papier était dessiné un grand smiley qui clignait de l'œil. Jim fixa le parchemin, tandis que les battements de son cœur retrouvaient enfin un rythme normal.

« MON FRERE EST UN PUTAIN DE PSYCHOPATHE ! » Beugla-t-il enfin à l'intention de la chambre vide.


Note traducteur:

L'auteur a qui appartient cette fiction « The Sinister Man » a également publié un roman original intitulé « Strangers In Boston », sous le nom de plume T.S. Mann. Il est disponible sous forme d'ebook sur Amazon avec une édition de poche à paraître prochainement. N'hésitez pas à aller jeter un coup d'œil à son travail ! Disponible uniquement en anglais pour le moment.