Bonjour tout le monde j'espère que vous allez bien ?

Tout d'abord un joyeux noël à tous !

Ensuite, je suis désolée de tout ce temps passé sans une parution. Presque un an, je sais c'est bien trop long. Mais il y a eu beaucoup de chambardement dans ma vie mais la mise au point ainsi que la remise en question de mes priorités a été revu et corrigé. Sans compter que ce chapitre a été une vraie vacherie à écrire. Entre les recherches, le faits que je m'y suis reprise à six fois pour être enfin contente de ce que j'écrivais et pas en mode « mais c'est quoi cette merde ! ».

D'ailleurs en parlant de ça, Ne prenez pas pour argent comptant ce dont je parle dans ce chapitre concernant les chakras, les corps énergétiques tout ça. J'ai simplifié au max et prit ce qui m'arrangeait le plus, histoire d'avoir un fond a peu près cohérent pour la suite.

Je suis désolée si ça semble nébuleux ou carrément à côté de la plaque question réalisme et tutti quanti. Je ne fais pas cette fic pour une quelconque authenticité, le sujet étant trop vaste et sujet à de multiples interprétations etc (je parle toujours des chakras et des corps énergétiques^^)… je vais m'arrêter là sinon on va y passer la nuit.

Pour ce qui est des prochains chapitres :

Je ne sais pas à quelle vitesse je vais les sortir. Pour l'instant c'est assez nébuleux, mais pas de panique la trame de l'histoire ainsi que sa fin est écrite ! Je sais donc où je vais exactement. Même si les péripéties au milieu sont un peu flous, bref j'espère être claire. Pardon le reste de mon réveillon me pèse sur l'estomac autant que sur le crâne.

Sur ce je vous laisse en espérant que vous apprécierez ce chapitre

L'UNIVERS SERA SOMBRE ALORS ATTENTION AUX AMES SENSIBLES, LE RATING M NE SERA PAS LA POUR FAIRE JOLI ! MENTION ET DESCRIPTION D'AGRESSIONS ET DE TORTURES !

Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^

Rating: M. ON REPART ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !

Parution: très bonne question…

Résumé : Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…

Sur ce, une bonne lecture^^

Sang Noir

Chapitre 22 : L'éveil d'une Mère

Harry était un alchimiste dans l'âme. Il aimait faire des expériences, découvrir de nouvelles choses.

Dès son plus jeune âge il avait manifesté des aptitudes exceptionnelles pour l'art délicat des potions. Remus, qui était celui qui s'en sortait le mieux dans cette discipline, lui avait inculqué les rudiments de base. Ses compétences s'arrêtant là, Harry avait poursuivi seul son apprentissage découvrant avec beaucoup d'émotion qu'il partageait ce don avec sa défunte mère.

Ses connaissances avaient vite été mises à l'épreuve, puisqu'Hagrid était aussi un chercheur dans son genre et créait parfois des plantes improbables et souvent mortellement dangereuses pour la flore environnante ainsi que la faune. Ce qui incluait les autres occupants de la propriété.

Trouver le remède miracle pour se débarrasser des pires mutations végétales du demi-géant avait constitué une part importante de son quotidien. Il avait acquis beaucoup d'expérience, noircit quantité de cahier et une rigueur toute personnelle qui ne l'empêchait pas « d'étaler » sa science dans bon nombre de pièce du manoir, obligeant ses parrains à lui allouer une salle où il aurait tout le loisir de laisser traîner croquis, herbier et traité d'alchimie en grecque ancien. Pas qu'ils manquaient d'espace pour se faire, c'était plus une question de préservation de l'espace du reste de leur demeure.

Mais aujourd'hui l'événement avait une saveur toute particulière, car il était la source des recherches en d'être un remède qui frisait l'universalité.

Pour éviter à Harry de se retrouver au plus près des appartements des Parques, il avait été décidé que leur conciliabule se tiendrait dans ceux de Severus. Stasia était retenue prisonnière, enchainée comme un animal et passait son temps à faire claquer ses liens puisqu'elle était redevenue incapable de se plaindre verbalement. Mais pour éviter tout débordement, on n'avait pas pu trouver une autre solution. Puisqu'aucune drogue ne lui faisait rien. Une promiscuité aurait rendu les séances, qui nécessitaient calme et concentration, pénible.

Harry était bouche bée devant le spectacle que le laboratoire du vampire renvoyait.

IL était si surexcité en plus d'être heureux de pouvoir travailler dans un tel endroit que ses yeux pétillaient comme du vin de champagne, que son sourire lui arrivait jusqu'aux oreilles et qu'il avait toutes les peines du monde à s'empêcher de sautiller et de battre des mains comme un enfant.

Il avait aménagé son propre laboratoire à la perfection, ou en tout cas c'était ce qu'il croyait. Ici, il avait la perfection sous les yeux. Tout surpassait ce qu'il avait créé sur Terre, que ce soit par la taille, le confort ou la luminosité.

Une grande partie des murs était habillée d'étagères en noyer impeccablement cirée et huilée, comme de juste et emplis de centaines de bocaux multicolores.

Chaque teinte était en parfait adéquation avec le mode de conservation de l'ingrédient qu'il contenait.

Le tout était agrémenté d'étiquettes finement lettrées qui indiquait le nom commun et latin de chaque élément.

Au plafond, suspendu aux poutres apparentes, une prairie de fleurs et d'herbes aux vertus médicinales et magiques de tous horizons, séchaient nonchalamment.

Au centre de la pièce, de longs établis regorgeant de chaudrons glougloutants, d'alambiques fumants et d'une armée de tube à essai et autre bécher.

Sur des nattes de coton blanc, rangé de façon chirurgicale, divers instruments tel que des couteau d'argent à bout rond ou à la lame aussi affuté qu'un rasoir, des cuillères doseuses en céramique, des mortiers et leurs pilons, quelques louches et fouets, des cuillères en bois d'olivier, une balance réglée au milligramme ainsi que plusieurs paire de gant fait du plus beau cuir qui soit.

Prêt de la fenêtre trônait un livre de note tout neuf, ainsi qu'un nécessaire d'écriture : plusieurs plumes, une lame à affuter, du papier buvard, …etc.

Dans une alcôve, un petit coin de repos avec un canapé et sa paire de fauteuil tenu bien au chaud par une cheminée au feu ronflant.

Sur une petite table basse était posé un coffret d'ébène finement sculpté et incrusté d'or et d'argent. A l'intérieur reposait sur un coussin de velours, Sept pierres : un rubis grenat, une ambre, une citrine,, une émeraude, une aigue marine et une améthyste parfaitement lisses et circulaires.

C'est avec elles que tout commencerait.

Comme à chacune de ses incarnations, il allait devoir découvrir jusqu'où et sur quoi précisément agissait sa magie. Il se devait donc d'agir avec méthode.

Il fallait commencer par les certitudes qui étaient les leurs.

Après avoir fureté dans tous les coins, comme un enfant dans un magasin de bonbon, il se reprit et se posa avec ses compagnons autour du pupitre.

Severus tailla la première plume d'une main experte avant de la lui tendre. Si ils s'étaient mis d'accord pour tenir leur journal de bord à tour de rôle, c'était à lui qu'il incombait de l'inaugurer.

Après tout c'était son histoire.

Fébrile, Harry respira un grand coup avant de tremper la plume dans l'encre et de commence à retranscrire les mots que Dame Kara lui dictait.

Les Calices peuvent, par contact, leur fluide ou leur magie, redonner force et vigueur, restaurer quelque peu la magie et soigner les blessures légères, qu'elles soient magique ou non.

Ils ont un impact sur les 3 premiers corps énergétiques.

Les Maréchaux du Prince ou de la Princesse Calice guérissent les blessures physiques, guérissent les sortilèges ou maléfices, et restaure une grande partie de la magie.

Ils ont un impact sur les 5 premiers corps énergétiques.

Le Dauphin ou la Dauphine du Prince ou de la Princesse Calice restaure totalement l'énergie physique et magique, guérit totalement les blessures physiques et magiques jusqu'à atténuer certaines malédictions.

Il ou Elle a un impact sur les 6 premiers corps énergétiques.

Selon la légende, le Prince ou la Princesse Calice soignerait un être même sur le point de rendre son dernier souffle. Il serait l'équivalent du felix felicis et de la pierre philosophale et annulerait tous les sorts, maléfices et même les malédictions.

Il ou Elle aurait un impact sur les 7 corps énergétiques.

« Le problème avec ce genre d'hypothèse, déclara Charlie. C'est que l'on peut leur faire dire tout et n'importe quoi…

-C'est pourquoi nous allons commencer par travailler sur nos certitudes, rétorqua Severus. Nous allons fabriquer plusieurs potions qui nous permettrons de créer sur les pierres que nous a fourni Dame Kara, des Chakras artificiels qui sont à la fois la porte et le reflet des corps énergétiques. C'est une technique répandue, utilisée depuis des siècles et qui a fait ses preuves. Cela va nous permettre d'évaluer, sur une échelle bien précise, l'impact des fluides et de la magie d'Harry.

-Dans un second temps nous nous rendrons dans les hôpitaux de la cité pour voir en temps réel l'action de votre sang sur les blessures physiques, puis sur les blessures magique. Bien sûr les personnes sur qui nous ferons ces expériences seront consentantes et sous sortilège de fidelitas, conclut Dame Kara. »

Tout cela faisait beaucoup à entendre.

Si la première partie était purement scolaire, ne nécessitant que du temps et de la concentration, la deuxième touchait un point sensible : jouer avec la vie humaine. Faire comme Dieu et choisir qui devrait vivre ou mourir et uniquement dans l'intérêt de savoir s'il pouvait le faire.

Et ensuite soigner des êtres triés sur le volet ? Des Déesses déchues ? Des princesses ? Des Lycans.

Même si ce dernier point était un vœu pieu que personne pas même lui n'osait dire à voix haute de peur de ne jamais le voir s'exaucer.

Le regard du jeune sorcier se troubla, ce qui n'échappa à personne. Il avait l'air si recroquevillé sur lui-même, triturant entre ses doigts fins sa pauvre plume, qui ne lui en demandait pas temps, que ses compagnons n'osèrent pas s'enquérir du problème, préférant le noter dans un coin de leur tête.

S'il tardait à parler de lui-même, il serait bon de le pousser un peu.

Parfois certains questionnements avaient besoin d'être mûrement réfléchis avant d'être partagé. Mais point trop n'en faut, car une trop grande introspection amène parfois à une mélancolie morbide qu'il ne vaut mieux pas laisser s'installer. Elle en devient trop difficile à déraciner.

Certains s'accrochent plus à leur souffrance, vieille compagne rassurante qui peut nous guider vers le tombeau si l'on y prend pas garde.

Mais Harry n'attendit pas longtemps pour apaiser ses tourments.

Il décida de rendre visite à ses Maréchaux.

Ces derniers c'étaient rassemblés dans les appartements de Cristale.

A peine y posa-t-il un pied qu'il se crut dans un palais des mille et une nuit.

Au sol, sur des mosaïques d'un grand réalisme, des tapis persans aux couleurs chatoyantes. Les murs quant à eux étaient sculptés de lianes et de diverses plantes grimpantes lorsqu'ils n'étaient pas décorés de tentures de soies aux broderies d'or et d'argent.

Un divan parsemé de nombreux coussins merveilleusement rembourrés trônait au centre du salon.

Aux quatre coins de la pièce, des lanternes ouvragées diffusaient une lumière douce et chaleureuse.

L'odeur de l'encens qui brulait sur l'autel en l'honneur d'une statuette d'or et d'ébène à l'effigie de Bastet, se mélangeait aux arômes de miel des pâtisseries qui se trouvaient sur une déserte, accompagné de ceux du thé à la menthe.

Cristale le reçu dans un sari bleu lavande qui épousait parfaitement ses courbes et ne laissait rien à l'imagination.

Il ôta ses souliers et s'installa avec eux sur le divan tandis que Charlie accaparé par Proserpine peinait à faire de même.

La nymphe l'avait enlacé sitôt arrivé et le sorcier, bien loin de se plaindre de ce genre d'accueil, l'embrassait à pleine bouche.

Après un coup d'œil complice, leurs amis prirent le parti de les laisser dans leur bulle.

Harry en profita pour les remercier de leur intervention lors de Yule, chose qu'il n'avait pas pu faire de vive voix. Il se voyait mal leur envoyer un simple mot.

Leur amitié était encore toute neuve mais n'en était pas moins sincère ni animé des meilleurs sentiments.

Leur destin avait parlé pour eux en les désignant comme porteur d'espoir, et ils étaient heureux et fiers de le faire aux côtés de personne qu'ils estimaient et admiraient. Si on leur avait demandé de choisir eux même leurs compagnons afin de mener à bien cette mission si lourde de responsabilité, ils n'auraient pu faire un choix différent.

Leur lien était un cadeau précieux qu'ils ne faisaient pas la naïveté de prendre pour acquit.

Bien vite leur Prince s'épancha sur la seconde raison de sa venue : ses capacités de guérison et ce qu'il estimait devoir en faire.

C'était la première fois qu'il en parlait et se l'entendre dire revêtait une gravité et une réalité qui le coupait la respiration.

« Certains Calices sont trop affectés par les évènements de leur vie passé pour oser « s'offrir » au monde. Comme tu l'as déjà remarqué le pouvoir qui dort en nous est porteurs de bien des choses et elles ne sont pas toujours agréables. Mais il est vrai que la plus part donne de leur temps, de leur magie et de leur sang auprès des nombreuses institutions qui le requiert. D'autre se laisse aimer, ou admirer par diverses sociétés, leur compagnie étant bien souvent le meilleur des baumes, que ce soit pour l'esprit ou pour la magie, commença Lysandre.

-Mais personne ne les force jamais. C'est leur droit le plus sacré de choisir ou pas de donner autant de leur personne. Et chaque don librement consentit est accepté et respecté comme une offrande divine, poursuivit Proserpine.

-Nous même donnons régulièrement de notre temps ou de notre sang pour les cas médicaux ou magiques les plus graves. Comme nous l'avons fait pour toi, indiqua Cristale. Beaucoup estime que notre sang est plus précieux encore que ceux des Calices. Trop pour être donné aussi librement qu'ils peuvent le faire, les donneurs compris.

-D'après vous ils ont raison ? Nous sommes trop précieux pour que notre sang soit gaspillé pour n'importe qui ? Demanda Harry

-Je ne pense pas qu'il faille poser une telle hiérarchie. Le mieux est de ne pas s'oublier. A trop vouloir en faire, l'on finit par se perdre. Ce n'est pas de l'égoïsme de laisser les autres faire ce qu'ils peuvent faire. Chacun à son rôle à jouer dans ce monde et il est parfois difficile de savoir ce pour quoi nous sommes faits, répondit Proserpine.

-« L'homme pressé fait deux fois la même chose ». Peut-être que tu devrais laisser le temps au temps et voir ce qu'il convient de faire, conclut Charlie. »


Le lendemain Harry et Charlie se retrouvèrent pour récolter un des ingrédients nécessaires à la préparation de la première potion. Celle destinée au Muladhara, ou le Chakra racine.

Ils se rendirent dans le Parc du Château pour y trouver une terre qui serait restée vierge de toute activité humaine.

Neuville était avec Severus dans la roseraie de la Reine pour couper la racine du plus vieux rosier rouge.

Dame Kara irait se procurer de la roche volcanique au plus profond de la Montagne, tandis que Lysandre et Cristale irait au marché des apothicaires dénicher de la gomme de benjoin, de la cannelle et des piments rouge.

Proserpine, quant à elle devait cueillir des pommes dans le verger royal.

Tous les ingrédients étaient simples mais ils devaient être le plus frais possible en plus de refléter à la perfection l'essence du premier Chakra, à savoir l'appartenance à un lieu l'enracinement de ses propres certitudes, le désir, le lien avec la nature, la créativité et la fortification des sens primaires.

Pour aller aussi loin dans les terres, ils devaient prendre un traineau, les routes étant impraticable pour une quelconque monture, puisque recouvertes d'une épaisse couche de neige et de givre.

Harry fut surpris de l'aspect des chiens qui allaient les tirer. Il n'y avait pas ce genre de croisement par chez lui, les douze chiens de traineaux avaient des airs de loups quoi qu'un peu plus petits et plus trapus.

C'était la première fois qu'il montait sur un tel attelage qui, de son point de vue ressemblait plus à une luge géante.

Emmitouflé et sanglé sur le traineau comme une malle sur un chariot de poste, Harry se laissa tranquillement conduire.

Le vent et la neige lui fouettaient le visage au point de lui faire fermer les yeux une bonne partie du trajet.

Mais quelle divine sensation !

Il se sentait à nouveau comme un enfant.

Une fois arrivée à destination, Charlie bloqua le traineau à l'aide d'un pieu qu'il enfonça profondément dans la neige et aida son compagnon à se dépêtrer avant d'aller s'occuper de la meute qui méritait bien une pause.

Le Calice s'arma d'une pelle et s'en alla un peu plus loin pour creuser à son aise.

Il retira une épaisse couche de neige avant de voir la Terre cachée en dessous. Il prit bien garde de ne pas la souiller avec sa pelle et retira le peu qui restait à mains nues. Une fois fait, il invoqua sa magie et garda la paume des mains tout contre la Terre, dans le but de la réchauffer suffisamment pour récolter ce don il avait besoin.

Déjà Charlie se précipita avec une bonbonnière en verre consacrée. Il y déposa avec mille précautions une petite poignée noire avant de sceller le récipient afin que rien ne vienne le souiller.

Une fois fait, ils s'en retournèrent comme ils étaient venus.

Tandis qu'il attendait Charlie à la sortie du chenil, Harry vit venir vers lui l'amant de son Dauphin.

Tout penaud, ce dernier fixait ses chaussures et se tordait les mains sans oser ne serait-ce que poser les yeux sur lui

Curieux de savoir ce qui pouvait bien mettre le bel éphèbe aussi faible d'esprit soit-il, dans un tel état, il lança :

« Vous cherchez à me voir Mr Cormac ? »

Le blond secoua la tête en signe d'assentiment et se mordit la lèvre.

« Je ne devrais pas venir vous voir, chuchota-t-il en dansant d'un pied sur l'autre. Il ne serait pas content s'il l'apprenait… Mais il est bien trop fier pour venir lui-même.

-Vous parlez d'Accolon ? »

Re-hochement de tête.

« Il s'en veut vous savez ? Il ne l'avouera jamais, mais moi je sais qu'il souffre. Il souffre plus que ce que les gens croient.

-…

-Il faut lui pardonner son comportement. Il s'est sentit si souvent abandonné. Je sais bien que je ne lui suffis pas. Il est comme un animal blessé qui attaque de peur d'être à nouveau battu… »

Son discours était si décousu que le brun avait du mal à comprendre où il voulait en venir. Accolon souffrait d'être abandonné ? Maltraité ?

Tout cela était bien joli mais ce n'était en rien des excuses, tout au moins des explications. Et encore il n'en était pas bien sûr.

Ce pauvre Cormac semblait désespéré. Qu'avait Accolon pour qu'il soit dans un état pareil ?

« J'en dit beaucoup trop ! S'il apprend ce que je vous ai dit, il va m'en vouloir !

-Soyez tranquille, il ne saura rien de ma bouche. Je sais ce que c'est de se sentir seul. »


En une nuit je suis devenue mère alors que je n'étais qu'une enfant et déesse alors que je n'ai jamais connu autre chose qu'une vie de mortelle.

SI j'étais sereine et si pleine de l'énergie octroyée par l'Univers il y a encore quelques heures, à présent je me sens plus seule et terrifiée que jamais. Plus encore que devant les deux guerriers Iroquois qui ne rêvait que de me voir morte.

J'ai contre mon sein, dépendant de moi, cinq inconnus, réincarnation des lycans originaux, que je vais devoir élever à la hauteur de leur future charge.

Sans compter le petit être, que je sens déjà grandir en moi et que je sais être le véritable héritage des Dieux.

Et moi alors qui suis-je ? Une fille ? Une guerrière ? Le réceptacle de la dernière chance ? Une Mère ? Tout cela en même temps ?

Je suis perdue !

J'ai à peine le temps de m'interroger sur quelque chose que l'essence divine qui m'habite me répond avec force détails, bruits et images. Tout va si vite que j'ai du mal à comprendre ce que l'on me dit. Comme si on me parlait une autre langue.

Comment peut-on se sentir si démuni en étant la plus puissante créature vivante de l'Univers ?

Je n'ai jamais autant désiré être auprès de mes parents, couvé et protégé de tout.

Qu'est-ce que je vais faire sans eux ? Sans leur conseil ? Leur amour ?

Le Dieu m'a dit qu'ils m'avaient choisi. Que j'étais capable de leur faire honneur. Mais je ne vois pas comment.

Je ne suis même pas capable de reprendre forme humaine !

Dans pareil situation quelles certitudes sont les miennes ?

Je contemple les louveteaux, mes enfants, qui dorment paisiblement pelotonnés les uns contre les autres, repus de lait et de chaleur, si loin du tourbillon de pensée qui m'assaille.

Soudain un formidable coup de tonnerre s'abat éclate dans mon esprit, fait vriller mes tympans, et choc mon cœur.

Je saute sur mes pattes et scrute l'horizon.

Lorsque le tonnerre frappe à nouveau, je m'élance sans effort loin de la région des Lacs, impressionnée par la puissance de mes pattes, autant que de leur précision.

La sensation est étrange, je ressens le moindre relief de terre, l'humidité de l'herbe, le léger tiraillement de mes muscles, sans pour autant avoir la conscience que j'y suis pour quelque chose. On dirait que l'esprit de Molo à prit le relais, comme pour m'apprendre les bons gestes.

Je décide de rester focalisée sur mes sensations et de faire confiance à me Déesse intérieure.

Le tonnerre frappe à nouveau.

Je saute, je dégringole d'une falaise, allant d'un rocher à l'autre, souple et vivace, sans être pour le moins dérangée par la hauteur, ou l'étroitesse de mes prises.

Tout semble si simple en cet instant.

Je me perds et ne vois pas le temps passer. Je sais juste qu'une dizaine de coups plus tard, je plonge ventre à terre derrière un bosquet d'arbre, aussi discrète et silencieuse qu'une ombre.

Je suis à la frontière de la forêt d'Eden. De là j'aperçois une étrange barrière magique dorée que cherche à percer une armée noire avec pour étendard une Hermine blanche aux yeux rouges.

Des vampires, me souffle une voix, tentent de pénétrer dans ce lieu sacré, au nom d'un besoin impérieux de suprématie.

C'est moi qu'ils cherchent.

Moi qui habite en mon sein la prochaine source du pouvoir divin.

Ils veulent mon enfant et son pouvoir.

Jamais !

Un grondement sinistre se fait entendre et je peine à me rendre compte que c'est moi qui le pousse.

Je sens un instinct vieux comme le monde se réveiller en moi.

Hors de question que je laisse qui que soit toucher à mon enfant ou à n'importe quel membre de ma meute.

J'égorgerais comme un porc le premier qui si risquera !

J'ai vu les miens disparaître sous mes yeux sans que je ne puisse rien y faire !

Il est hors de question que je laisse pareil abomination se reproduire !

Il n'est plus temps de se lamenter !

Il est temps de partir en chasse !

A présent, je sais pourquoi je ne suis pas capable de reprendre forme humaine.

Il n'y a qu'une Déesse louve qui puisse subvenir comme il se doit au besoin de ses louveteaux jusqu'à ce qu'ils soient assez fort pour faire le long voyage qui nous permettra de quitter l'Eden et d'aller rejoindre ceux qui pourront m'aider.

Je sais comment faire pour passer au travers des lignes ennemies sans me faire voir de quiconque.

Je sais qui je dois trouver.

La voix de Molo me chuchote un nom : Atropos.


Je pense qu'on est sur un chapitre un peu four tout^^

J'espère quand même que ça vous a plu ?

N'hesitez pas à laisser un mot et si vous voulez connaître l'avancée des fics en cours, je mets régulièrement le décompte sur mon profil alors faites y un tour j'ai aussi fait un petit bilan de mon année je dis ça… Je dis rien

Je vous souhaite à nouveau de bonnes fêtes et vous dis à bientôt

Angel