Chapitre 26
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- Il y a méprise, danna, déclarez-vous. Je ne cherche pas à retrouver les objets volés, je cherche à pincer celui qui s'introduit par effraction dans toutes les maisons du coin.
- C'est du pareil au même, non ? Si on retrouve ce type, on retrouve ce qu'il a volé.
- Non. Visiblement, il n'agit que pour le sport... Et pour narguer ses victimes, aussi, en prenant juste un objet sans valeur chez eux, dont il n'a rien à faire lui-même. C'est un peu une façon de dire : « j'entre chez vous quand je veux ».
- C'est effrayant... Mais comment pouvez-vous en être sûr, Okita-san ? vous demande le binoclard.
- Tout simplement parce que tous les objets volés ont été retrouvés devant notre porte, au petit matin.
- Quoi ! s'écrie le patron des yorozuya en se penchant brusquement en avant, une forte lueur d'intérêt dans le regard qui avait étrangement la forme du symbole monétaire du yen. C'est vous qui avez tout récupéré ?
- Oui, mais il n'y a aucun indice dessus, nos expert n'ont rien pu en tirer. On a affaire à un type prudent...
- Donc... s'ils ne vous sont d'aucune utilité... Que comptez-vous en faire ?
Vous haussez les épaules en vous passant la main dans les cheveux, feignant l'indifférence.
- Les rendre à leurs propriétaires, je présume. Que voulez-vous qu'on en fasse d'autre ?
- Attends, attends, vous n'allez quand même pas faire ça vous-même !
- Pourquoi pas ?
- Vous êtes la police ! s'exclame-t-il d'un air scandalisé. Vous avez autre chose à faire de votre temps ! Non, ça, c'est un travail pour des hommes à tout faire qui n'ont que du temps à perdre. Vous, vous devez concentrer vos efforts sur la capture de ce type ! Pas vrai, vous autres ?
- Hum... Les gens vous ont vraiment fait beaucoup de proposition de récompenses si vous retrouvez leurs possessions, n'est-ce pas, danna ? lui demandez-vous.
Gintoki sembla se dégonfler comme un ballon.
- Eh bien... Ce ne sont que des bricoles, mais les gens ont l'air de tenir à les récupérer... Ils n'offrent pas grand-chose, individuellement, mais mis bout à bout...
- N'essaie même pas de nous doubler, le flic pourri ! vous menace aussitôt Kagura. C'est à nous qu'on a proposé ces contrats !
- On se calme, la chinoise. Pour ta gouverne, accepter ces récompense serait comme prendre un pot-de-vin. Je pourrais avoir de gros ennuis pour ça. Et franchement, vu la somme que ça représente, je doute que ça vaille le coup. Mon salaire me suffit. Mais je suis d'accord avec vous, danna, on est assez surchargés dans cette affaire pour aller s'occuper de jouer les pères Noël et de frapper aux portes de tout le monde pour leur rendre leurs trucs. Donc, si vous voulez le faire vous-mêmes, personne n'y trouvera à y redire. À part Hijikata-san, ce qui rend l'affaire positive à tous les niveaux.
- Très bien, déclare le patron en levant le cul de sa chaise, dans ce cas, c'est réglé ! Quand est-ce que je peux récupérer le colis ?
- Maintenant, si vous voulez. J'allais rentrer au poste.
- D'accord. Shinpachi, commence à commander un repas de Noël de rois !
- C'est peut-être un peu anticipé, Gin-san...
Kagura, elle, bien qu'également tentée par l'appât du gain, semble plus méfiante.
- Gin-san, tu es sûr que c'est prudent de suivre ce type tout seul là-bas ?
- Je vais juste récupérer quelques trucs et je reviens, la rassure danna. Que veux-tu qu'il se passe ?
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Pour répondre à cette question, rendez-vous au chapitre 50.
