Ce chapitre est près depuis ce matin xD
Et avant que j'oublie, je préfère les publier maintenant xD
Reviews :
Tekilou : Fidèle au poste, à ce que je vois :D
La première semaine de décembre se terminait quand Hermione finalisa le portrait de Pansy. Le rendu était exceptionnel. La profusion de détails était étourdissante, on pouvait rester une heure à le regarder et toujours découvrir un petit quelque chose. Ainsi, Pansy avait demande à Hermione de rajouter quelques détails comme une miniature de son Fléreur sur le guéridon, sa paire de chaussures préférées sous le fauteuil et une fleur sauvage dans ses cheveux, souvenirs d'un été à la montagne. Pansy ne se lassait pas de contempler le portrait.
Un matin cependant, elle sauta sur Hermione dès le petit-déjeuner.
- Ce tableau n'est pas terminé.
- Tu veux que je rajoute des détails ? Demanda Hermione.
- Non. Je veux que tu le signes.
Hermione haussa un sourcil. Elle ne signait pas ses oeuvres. Elle ne l'avait jamais fait. Pour elle, ce n'était qu'un peu de peinture et de papier. Elle savait qu'elle l'avait fait. Elle n'avait pas besoin de le crier sur tous les toits et elle ne comprenait pas l'acharnement de Pansy.
- Hermione, si tu ne le signes pas, personne ne saura que c'est de toi !
- Et ça me convient.
- Mais... C'est ce qui va te faire connaître ! C'est comme ça que tu auras des commandes !
- Je ferai les portraits de mes amis, c'est tout.
- Tu ne vas pas nous faire un portrait par an, ronchonna Pansy.
- Pourquoi pas ? Répliqua Hermione.
En réalité, Hermione craignait la notoriété. Elle avait suffisamment souffert à cause de son statut d'héroïne, elle ne voulait pas revivre ça. Elle commençait tout juste à goûter à nouveau à la vie et replonger dans le cercle vicieux qu'imposait la célébrité n'était pas pour lui plaire.
- Mais... Hermione, tu as tellement de talent ! Je croyais que tu voulais en vivre.
- Rien ne m'en empêche, si ? Demanda Hermione, surprise.
- Tu ne pourras pas les vendre à leur juste prix, ajouta alors Drago qui avait suivi la conversation.
Hermione se tourna vers lui, une légère rougeur au visage. Ils s'étaient peu croisés dernièrement et, en dehors d'un ou deux baisers chastes, n'avaient partagé aucune intimité. Pourtant, Hermione mourrait d'envie de se lover dans ses bras pour autre chose qu'une crise d'angoisse. Crises qu'elle avait de moins en moins, donc elle n'avait même plus cette excuse pour se blottir contre lui. Bref, elle était en manque et cette sensation était nouvelle pour elle, surtout après toutes ces années d'isolement social.
- Si tu ne signes pas, l'œuvre vaut moins cher. Le nom, ma chère, est ce qui fait son prix. Et surtout l'histoire derriere le nom.
- Comment ça ?
- Hermione Granger, héroïne de la grande guerre, talentueuse employée du Ministère, mise à mal par la soif de pouvoir d'un sombre arriviste, se reconvertit dans l'art de la peinture pour soigner son mal et devient portraitiste professionnelle, clama Drago en se levant et en faisant de grands moulinets avant de faire une révérence devant Hermione. Les gens paieront des fortunes pour avoir un portrait de ta main.
- Je... Je n'ai pas envie de redevenir célèbre.
Drago comprenait mieux que personne la réticence de la jeune femme. Après tout, c'était lui qui avait ramassé les morceaux juste avant qu'elle ne se brise à tout jamais. Lui prenant la main, il la portait à ses lèvres avec un regard taquin.
- Tu sais ce qui est bien dans le fait d'être son propre patron ?
- N... non, balbutia Hermione, perturbée par les yeux gris de Drago.
- La liberté. Tu es libre, Hermione. Encore plus quand tu es artiste. Libre des délais, des tarifs, du choix des clients. Libre d'accepter une commande, ou de la refuser. Libre de dire tes 4 vérités à qui de droit.
Hermione finit par retirer sa main quand Pansy se racla discrètement la gorge, tandis que Drago se redressait doucement, le regard un peu fuyant. Mais avant de quitter la pièce, il lança un tel regard à Hermione qu'elle sentit son cœur papilloner dans sa poitrine.
- J'ai l'impression d'être de trop dans cette baraque, marmonna Pansy en grignotant un toast.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Je t'en prie. Drago se meurt d'amour pour toi, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Il est étonnant que vous n'ayiez pas encore conclu. A moins que...
- Non.
- Dommage. J'adore les potins sexuels, ajouta-t-elle en souriant.
- Ça n'arrivera jamais.
La suite tout de suite !
