- NOUS ALLONS VOUS HELITREUILLER ! VEUILLEZ RESTER CALME ! Hurla une nouvelle fois un homme dans le mégaphone.
- « Veuillez rester calme », grogna Marinette. Non mais il se moque de nous ce …
- Du calme, la calma Adrien.
- La colère réchauffe.
- Mais elle te fait dépenser inutilement de l'énergie…, marmonna Adrien.
Il venait de lui avouer explicitement ce qu'il ressentait pour elle, parce qu'il s'était dit que c'était maintenant ou jamais. Mais Marinette continuait de faire comme si elle n'avait rien entendu. Désormais, elle s'agitait dans tous les sens, pour tenter de voir Nino et Alya, dans la nacelle juste derrière la leur. Elle criait pour leur parler, le vent déformant sa voix et ses paroles.
- Et si on restait bloqués ici pour toujours ? Se mit-elle à paniquer.
- Les secours arrivent, lui rappela Adrien.
- Pourquoi je n'ai jamais de chance ? Se plaignit Marinette.
- Marinette…
Elle prit le temps de réfléchir et de respirer calmement. En fait, Marinette avait de la chance elle le savait. Elle était aimée par sa famille, ses amis. Elle avait de bonnes notes, un toit sous sa tête, elle mangeait à sa faim. Mais là, elle aurait voulu être quelqu'un d'autre, une personne normale, sans super-pouvoirs, sans décision à prendre.
Tout son corps lui crier de se blottir à nouveau contre celui d'Adrien, que sa chaleur lui manquait, que ses bras autour de ses épaules, de sa taille lui manquaient, que le poids de sa tête contre la sienne, lui manquait. Mais il y avait cette petite voix, qui lui hurlait que tout changerait si elle s'autorisait à toucher à Adrien. Parce qu'elle se savait incapable de résister à l'envie de l'embrasser, à son désir de laisser leurs fronts se frôler. Parce qu'elle ne devait pas céder, cesser de penser à leur mission, leur devoir d'arrêter le Papillon.
- Tu penses trop fort, Marinette, marmonna Adrien.
Elle mâchouilla ses lèvres, nerveusement et recommença à triturer ses cheveux.
- On sera toujours là l'un pour l'autre. Comme on le fait depuis qu'on se connaît, commença Marinette. Et quand tout sera terminé, que le Papillon sera démasqué, peut-être que là…
- Je n'ai pas envie d'attendre.
- Je n'en ai pas envie non plus ! s'écria Marinette. Qu'est-ce que tu crois ? Que je suis insensible ? Que je ne t'aime pas ? Parce que je t'assure que je n'ai qu'une envie, c'est de te dire que tu fais presque partie de moi et que tu es tellement ancré dans ma vie, que si tu venais à disparaître, je ne m'en remettrais probablement pas, que tu es mon coéquipier, mon meilleur-ami, que je déteste tes sourires charmeurs, un brin arrogants quand tu les adresses à d'autres que moi, que je n'aime pas tes blagues, mais que je suis déçue chaque fois que tu ne m'en fais pas, qu'une bonne journée, c'est une journée où Chat Noir et Adrien m'ont parlé et…
Tout explosait d'un coup. Elle avait l'impression que le fameux fil qui la reliait à Adrien venait de s'entortiller autour d'eux, les obligeant presque à se parler, à se laisser aller… Marinette fronça les sourcils.
- Je serais capable d'affronter n'importe quoi à tes côtés. Tu m'as empêché de trucider Lila un nombre incalculable de fois. Tu m'as toujours rappelé que la gentillesse et la générosité pouvaient être de bien meilleurs remèdes aux mensonges et à la méchanceté, que la vengeance et la rancœur. Tu fais de moi quelqu'un de bien meilleur.
Adrien écarquilla les yeux, parce qu'il avait l'impression que c'était l'inverse, et que c'était elle, qui le rendait bien meilleur. Au loin, le bruit d'un hélicoptère leur parvinrent. Marinette détourna le regard, incapable de soutenir celui d'Adrien plus longtemps, si intense, qu'il semblait la percer de tous parts. Tikki retourna dans son sac et Marinette regarda l'hélicoptère s'approcher.
- Je meurs de froid. Je n'arrive plus à te regarder. Je voudrais qu'on ne soit jamais monté dans cette Grande Roue. Je voudrais ne t'avoir jamais vu te détransformer, dit-elle. Parce que là, j'aurais pu t'embrasser et de te dire tout ça, te dire que moi aussi, je crois bien que je t'aime. Mais on a trop de responsabilités.
Adrien entendit chaque mots et ils ricochèrent tous dans sa tête, quand on le délivra de la nacelle juste après Marinette, qu'on hélitreuilla. Lorsqu'on déposa une couverture de survie sur ses épaules, Adrien était dans un état second, physiquement sur la terre ferme, mais mentalement, toujours en haut de cette grande roue.
Oh oh oh !
J-3 avant Noël
On se donne rendez-vous demain, pour la suite !
CacheCoeur :)
Réponse à la review anonyme : Merci Alice, pour ta review, je suis super contente de savoir que tu attends le chapitre du jour o/ J'espère que la suite sera à la hauteur !
