Hello !

Je suis (enfin) de retour (pour un temps indéterminé, suivant les progrès de mon mémoire, mais pas pour vous jouer un mauvais tour, rassurez-vous (je suis un peu fatiguée ^^)). Je m'excuse pour ces longs moments sans publication, j'espère qu'après Noël ça ira mieux mais j'en doute. En tout cas je suis toujours là, et cette fic aussi :)

Je voudrais remercier particulièrement Looklikeagrffndr pour sa review, ainsi que Ccilia. Je vous dédie ce nouveau chapitre, en espérant qu'il vous plaira !

Bonne lecture !


Chapitre Vingt-Six

4 décembre 1979, Poudlard

D'épais flocons tombaient, dehors, et le parc avait disparu sous une couche compacte de poudreuse. La plupart des étudiants avaient terminé les cours, à cette heure-ci, et on pouvait les distinguer, depuis les vitraux qui ornaient le bureaux. Si certains n'osaient pas s'éloigner du seuil du château, la plupart couraient, hurlaient et se lançaient des boules de neige en riant. D'autres, armés de leur baguette, tentaient, en vain, de protéger les bonhommes de neige qu'ils avaient achevé. Tous avaient le regard pétillant, et en les regardant rire ainsi, personne n'aurait pu se douter des deuils et des angoisses qui les préoccupaient chaque jour. Ils n'étaient plus que de simples jeunes gens, des enfants qui profitaient d'un jour de neige. C'était tout, mais cela signifiait tant de choses pour eux, pour tous.

Dumbledore était en retard, mais cela n'avait pas d'importance. Fumseck sommeillait sur son perchoir, et nombre d'occupants des tableaux installés dans le bureau l'imitaient. L'atmosphère chaleureuse qui se dégageait des lieux invitait, de fait, au repos. Un feu vif brûlait dans l'âtre, tandis que des reflets venaient danser sur les murs de pierre. En dehors des craquements, qui provenaient des bûches dans la cheminée, un silence paisible régnait. Cela n'empêchait cependant pas le jeune couple de sentir une certaine nervosité, à mesure que le temps passait. Lily, appuyée contre le mur, se mordait les lèvres, sans pouvoir détacher son regard du paysage environnant. Quant à James, assis en face du bureau, tentait de réprimer le battement de ses pieds contre le sol froid, sans succès. Le premier coup sonnant dix-huit heures les fit tressaillir.

_ Je vous ai fait attendre, j'en suis vraiment désolé, comment allez-vous ?

Dumbledore se tenait devant eux, comme s'il avait toujours été là. Il était entré sans bruit, et ni Lily, ni James, ne l'avaient vu arriver. Le professeur Mcgonagall arrivait à sa suite. Lily se rapprocha, et à l'invitation du directeur, prit une chaise à côté de James, qui s'était levé, avant de se rasseoir, peu certain de la tenue à avoir. S'il avait pu voir la mine mi-amusée, mi-consternée, de Minerva, il se serait immédiatement détendu, en souvenir des "bons vieux jours", comme le disait Sirius, mais ce n'était pas le cas, et le jeune homme se sentait plutôt mal à l'aise. Ces rencontres avec Dumbledore le mettaient toujours dans cet état, depuis qu'il avait quitté Poudlard, et il n'avait pas besoin de regarder Lily pour savoir qu'elle partageait cette impression. Dumbledore s'installa à son tour, avant de pousser vers eux une boîte de gâteaux, sans se départir de son sourire bienveillant.

_ Bien, commença-t-il, après qu'ils eurent refusé, ainsi nous pourrons commencer plus vite.

_ Commencer .. ? Répéta James, intrigué.

_ J'ai appris que vous attendiez un enfant, et je tenais à vous féliciter, poursuivit le directeur, sans paraître avoir entendu la question du jeune homme. C'est une excellente nouvelle.

Le visage de Minerva s'était éclairé à cette nouvelle, et elle avait immédiatement renchérit par de bons voeux. Les deux jeunes gens les avaient timidement remerciés, sans pouvoir se départir d'un sentiment confus. Ils se sentaient quelque peu perplexes, et le visage, soudainement grave, du directeur de Poudlard, n'était pas pour les tranquilliser. Dumbledore n'était pas du genre à les faire venir pour une telle raison, et la nouvelle ne semblait pas exactement lui paraître "excellente", au contraire.

_ Rassurez-vous, je ne suis pas devenu gâteux, bien que l'âge ne soit pas complètement tendre avec mes rhumatismes, ajouta le directeur, devinant la confusion qu'ils ressentaient, derrière leur timidité. Pardonnez-moi ce manque d'enthousiasme, mais les informations qui nous sont parvenues ces derniers jours ne sont pas foncièrement bonnes. Je sais, Minerva, ajouta-t-il en se tournant vers le professeur, que vous n'aimez pas entendre parler de l'Ordre, mais je tenais à ce que vous soyez ici. Après tout, vous connaissez ces jeunes gens autant que moi, et votre avis pourrait nous être utile.

Le professeur Mcgonagall, qui s'apprêtait à riposter, préféra garder le silence, et posa sur Dumbledore un regard suspicieux.

_ Il y a quelques jours, reprit le directeur, après s'être retourné vers le jeune couple, nous avons embauché une nouvelle enseignante, pour remplacer Monsieur Amaurose*, qui souhaitait prendre sa retraite, et ...

_ J'espère que vous n'allez pas nous dire qu'elle a vu un grand malheur s'abattre sur ces pauvres enfants, dans l'une de ses maudites boules de cristal, coupa Minerva, indignée. Si on l'écoutait à chacune de ses prédictions, le monde entier serait victime d'une terrible malédiction ! De toute façon, ces devins ..., ajouta-t-elle, avec un grommellement éloquent.

L'aversion de Minerva pour l'art divinatoire n'était plus un secret pour personne. Dumbledore lui-même y était habitué. Il leva patiemment la main droite, et une fois encore, le professeur Mcgonagall dû s'abstenir de plus de commentaires. Elle maugréa vaguement quelques chose, mais se fut tout. Croisant ses mains sur le bureau, Dumbledore se pencha alors vers le jeune couple :

_ Je sais que vous avez également des doutes, concernant cette discipline, mais il s'agit de quelque chose qui, me semble-t-il, va bien au-delà d'une simple prédictions. C'est pourquoi je vous ai fait venir ici. Madame Potter, ajouta-t-il en se tournant vers Lily, est-il vrai que vous accoucherez aux alentours du mois de juillet ?

_ Les médecins pensent que la naissance sera plutôt prévue pour le mois d'août, répondit la jeune femme, avant de prendre un air suspicieux. Pourquoi me demandez-vous ... Qu'est-ce que ... Est-ce qu'il y a un problème ? Demanda-t-elle soudain, d'une voix où perçait l'inquiétude.

Ses doigts s'étaient resserrés sur les accoudoirs, jusqu'à en devenir blancs. Il y avait une sorte de fièvre, dans ses yeux. Comme si elle revivait l'angoisse de l'attaque, le soir du concert. Comme si son corps se souvenait de la douleur qui avait suivi le sortilège, et surtout de la peur, dont elle n'avait pas pu se défaire depuis. Une main posée sur son ventre, elle attendait, tendue. James, pour sa part, avait l'impression de lentement basculer dans un cauchemar. Un cauchemar dont il ne pouvait pas se réveiller. La mine grave de Dumbledore faisait sens, à présent, et ne laissait aucun doute sur la nature des informations qu'il détenait. Ce nouveau professeur avait quelque chose à voir avec ça. Quelque chose allait se passer.

_ Calmez-vous, il se peut que nous nous trompions, comme vous le savez le futur n'est jamais écrit dans le marbre, cependant ... Cependant je préfère être prudent, répondit le directeur, sans se départir du ton paisible qui le caractérisait. Il y a quelque jours, alors que j'étais prêt à abandonner l'idée de trouver un enseignant de divination, j'ai rencontré le professeur Trelawney. Elle prétendait être l'arrière-arrière-petite-fille de la célèbre Cassandra Trelawney, et on me l'avait recommandée. J'avoue que moi-même, j'avais quelques réserves. Au cours de l'entretien, elle n'a pas été si convaincante et ... Enfin, toujours est-il que j'étais prêt à mettre un terme à cet entretien, ajouta-t-il après un bref regard du côté de Minerva, qui s'impatientait, quand elle a eu ces quelques mots ... Il ne s'agissait pas de mots en l'air, comme elle avait pu m'en dire au cours des dernières minutes, mais bien d'une ... Oui, il me semble qu'il s'agissait d'une prophétie, acheva-t-il, comme s'il y réfléchissait encore. Cela n'aurait pas changé grand chose si cela ne vous avait pas concerné.

_ Nous concerner ? Murmura James, de plus en plus perdu par les affirmations du directeur.

_ Tenez, la voici, peut-être que ce sera plus clair, répondit Dumbledore, en leur tendant un morceau de parchemin, sur lequel s'étendait sa fine écriture.

Le professeur Mcgonagall se rapprocha d'eux, et lu ainsi ces quelques mots, par-dessus leurs épaules :

Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois...

_ Albus, vous n'êtes tout de même pas en train de nous dire que vous croyez cette ... cette illuminée ? S'étouffa le professeur Mcgonagall, en relevant les yeux sur lui. Une prophétie ? Elle serait incapable de dire de quelle couleur sont vos chaussettes, même si vous portiez un de ces pantalons courts que l'on voit partout depuis quelques années ! Ajouta-t-elle, d'un ton qui laissait entendre qu'elle préférerait, pour sa part, porter un de ces "pantalons courts" plutôt que de confier la lecture de son avenir à sa nouvelle collègue, et venant de sa part, c'était significatif.

_ Minerva, je vous en prie, coupa le directeur, sans quitter le couple du regard, attendant leur réaction.

Lily avait froncé les sourcils, et son air intrigué confirmait son incapacité à savoir ce qu'elle devait penser de tout ceci. James partageait cet état d'esprit, incapable de savoir s'il devait rire ou pleurer. Aucun n'avait jamais eu une grande foi en cet art, et James gardait un souvenir particulièrement mémorable du jour où Lily avait dû maîtriser sa colère pour ne pas envoyer la boule de cristal qu'elle lisait à la tête de leur enseignant. Pour être franc, James lui-même reconnaissait qu'il ne l'aurait pas volé. Le professeur Amaurose partageait certaines idées des mangemorts, et même s'il se gardait bien de l'admettre, il avait laissé échappé quelque chose, ce jour-là, qui valait vraiment une boule de cristal.

_ Professeur, commença James, je ne comprends pas, quel rapport avec nous ? Je veux dire, cela ne nous nomme pas de manière explicite, cela pourrait être n'importe qui, et puis nous n'avons pas affronté Dumbledore trois fois ...

_ Il me semble que si, au contraire, répondit le directeur. La fois où vous avez conduit les Jones en sûreté, il était là, et vous l'avez combattu. C'était peut-être la seule fois où il a dévoilé son visage. Ensuite, le soir où vous vous trouviez en Écosse, il se trouvait avec les mangemorts que vous avez essayé d'arrêter. C'était une partie de son piège. Il pensait pouvoir régler votre sort, mais vous avez tous riposté. Il était juste devant vous, lorsque vous avez vu une silhouette s'échapper. Vous avez cru qu'il s'agissait de Severus Rogue, et c'était en partie vrai. Il était l'une des deux silhouettes. Il vous a seulement retardé. Voldemort a ainsi pu disparaître et vous échapper. Mais il ne s'est pas arrêté pour autant. Ce soir-là, enivré par sa folie, il est allé à Londres, où la plupart de ceux qui lui obéissent étaient déjà à l'oeuvre. Dissimulé sous une cagoule, il était là. Là encore, les membres de l'Ordre, dont vous faisiez partie ma chère, précisa Dumbledore en se tournant vers la jeune femme, l'ont combattu, sans le reconnaître. Il ne s'agissait pas de trois combats par personne. Il s'agissait de trois combats par couple. C'est pourquoi ... Que vous arrive-t-il ? S'interrompit-il en observant Lily.

La jeune femme avait brusquement pâli. James se mordait les lèvres, persuadé que c'était le nom de Severus qui avait provoqué cette réaction. Il ne lui avait jamais vraiment parlé de cette soirée. Les attaques à Londres avaient, de fait, occupé toutes leurs pensées.

_ Lily ? Lily, qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-il, inquiet.

_ Alice, souffla la jeune sorcière, avant de relever la tête. Alice Londubat. Elle et Frank attendent un enfant, eux aussi, et les dates coïncident. Vous croyez que ... ? Est-ce que vous lui avez parlé ?

Il y eut un silence, au cours duquel tous la dévisagèrent. James poussa un léger soupir, même si n observant la jeune femme il se doutait que le nom de son ancien ami ne lui avait pas échappé. Elle serrait la mâchoire de manière assez éloquente. Minerva semblait, pour sa part, apprendre la nouvelle, et James aurait parier qu'il en était de même pour Dumbledore.

_ Nous lui parlerons en temps voulu, ma chère, mais pour le moment, le plus urgent me semble être votre situation, répondit ce dernier, en reprenant contenance.

_ Mais pourquoi nous ? Insista la jeune femme en fronçant les sourcils, une fois de plus. Pourquoi cette prophétie ... Notre enfant ne doit naître qu'en août ! Comment pouvez-vous affirmer qu'il s'agit de notre enfant ? Comment pouvez-vous savoir qu'il s'agit de nous ?

James lui prit doucement la main droite, incapable de répondre. Son regard, lui aussi interrogateur, ne quittait pas celui du directeur. Minerva s'était assise près de Lily, lui tapotant doucement l'épaule, tout en fusillant du regard celui qui semblait être la cause de cette agitation. Dumbledore gardait le silence, soutenant le regard de Lily. Il prit une inspiration profonde, comme s'il réfléchissait à la manière dont il pouvait tourner ce qu'il avait à dire, avant finalement de répondre à la jeune femme :

_ Je sais à quel point ce genre d'information peut être difficile à appréhender. Même lorsque nous sommes en guerre, nous espérons tous, bien qu'égoïstement, que le sort ne nous tombera pas sur la tête. Nous espérons tous, et il n'y a aucun mal à cela. De même, je sais que vous ferez tout pour protéger votre enfant à naître, et là encore, il n'y a aucun mall à cela. Ce type de prophétie ne survient jamais au hasard, aussi ne faut-il jamais les ignorer. Certes, je n'avais pas pensé aux Londubat, et je ferai le nécessaire dès que vous serez partis, cependant je tenais à vous voir, en premier lieu, parce qu'il y a chez vous quelque chose que les Londubat ne possèdent pas. Vous ne possédez pas ce que d'autres appellent un "sang pur" .. Non, ne le prenez pas mal, je ne fais que résumer les faits. Vous êtes issue d'une famille moldue, votre enfant sera donc de sang-mêlé, n'est-ce pas ? Bien, ajouta-t-il, après que Lily ait hoché la tête. Cela fait donc de vous, et de votre enfant, une cible de choix pour Voldemort. Vous êtes l'exemple de ce qu'il refuse de voir. Vous êtes une née moldue, et une sorcière talentueuse. Vous êtes la preuve vivante de la fausseté de ses théories. Et vous savez comme moi que les dates d'accouchement ne sont que des théories, que vous pouvez accoucher plus tôt ou quelques jours plus tard, n'est-ce pas ? C'est pourquoi je pense que cette prophétie vous concerne. Et c'est pourquoi il nous faut agir.

Dehors, la nuit était tombée, et plus aucun étudiant ne jouait dans la neige. Les lumières étaient allumées, et elles avaient presque l'air de repousser les ténèbres, mais cela ne suffisait plus à rendre au bureau l'atmosphère qu'il avait encore quelques minutes auparavant. Un lourd silence était tombé, dans le bureau. Le visage de la jeune femme était devenu pâle, et James sentait ses doigts trembler entre les siens. Lui-même ne parvenait pas à assimiler l'information. Tous deux avaient l'impression qu'une chape de plomb venait de tomber sur leurs épaules. Finalement, James prit la parole :

_ Qu'est-ce qu'on peut faire ?

_ Le plus important est de vous mettre à l'abris, répondit Dumbledore. Votre appartement n'est plus suffisant, vous devez véritablement disparaître de la circulation. Alastor vous avait déjà mise en repos, mais il va également falloir vous appliquer cette situation, ajouta-t-il en fixant James. Vous ne pouvez plus prendre le moindre risque.

_ Vous voulez que j'arrête les missions ? Mais pourquoi ? S'insurgea le jeune homme, stupéfait.

_ Comme je vous l'ai dis, nous ne voulons prendre aucun risque.

_ Vous ne diriez pas ça si ce n'était pas déjà le cas, n'est-ce pas ?

La voix de Lily n'avait pas tremblé, et elle s'était reprise. Ses paroles firent tourner les têtes de James et Minerva en direction de Dumbledore. Il ne baissa pas le regard, mais garda le silence quelques instants, avant de reprendre :

_ Vous avez raison. Quelqu'un d'autre a entendu la prophétie, et à l'heure qu'il est, Voldemort est sûrement tout aussi avancé que nous sur la liste des cibles potentielles. C'est pourquoi nous devons agir rapidement. Je connais un endroit, où vous serez en sécurité, et et un sortilège efficace pourra vous permettre d'y rester sans craindre quoi que ce soit. Vous en avez sûrement déjà entendu parler, à l'heure où de nombreuses familles sorcières l'utilisent. Il s'agit du sortilège du Gardien du secret. Avec ça, personne ne pourra vous retrouver. Si vous acceptez, la question peut se régler en quelques heures à peine. Enfin, je suis prêt à être votre gardien, si vous l'acceptez, ajouta-t-il, en insistant particulièrement sur les derniers mots.

Il y eut un nouveau silence. En ces circonstances, où toutes les certitudes que le jeune couple avait eues semblaient voler en éclat, il aurait été difficle de répondre immédiatement. Minerva fut la première à se reprendre, et se penchant vers ses anciens élèves, elle murmura :

_ Je pense qu'il a raison. Vous devriez au moins le considérer ...

James et Lily échangèrent un regard. Ils n'avaient pas d'autres solutions.

_ C'est d'accord, répondit Lily en se tournant vers les deux professeurs.

_ Mais si cela ne vous fait rien, professeur, ajouta James, et si Lily est d'accord, j'aimerai ... J'aimerai que notre gardien du secret soit Sirius. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en vous, ni quoi que ce soit, seulement ... Seulement je lui confierai ma vie sans hésiter. Lily ? Ajouta-t-il, en se tournant vers la jeune femme.

Celle-ci, après une légère hésitation, hocha la tête. Elle savait que Sirius ne les trahirait pas, et même si elle appréciait la proposition de Dumbledore, même si sa raison lui criait que pour le moment, c'était le sorcier le plus craint par Voldemort, elle préférait faire confiance au jeune homme.

_ Bien. Le mieux est de le faire venir ici, nous aviserons ensuite. Le plus important c'est que vous vous sentiez en sécurité, assura aussitôt Dumbledore, masquant ainsi sa déception.

Il comprenait parfaitement la raison qui poussait le jeune homme à refuser, et même si cela n'avait pas été le cas, il ne s'y serait pas opposé. En dehors de la forte amitié qui les liait, il devinait que les Potter seraient bien plus en sécurité entre les mains de Black, même si le visage empreint de doute que lui offrait Minerva à ce moment précis lui disait qu'elle ne partageait pas cet avis. Mais comme il venait de le dire aux jeunes gens, le plus important demeurait leur sécurité, et leur confiance. Il savait qu'ils seraient moins soucieux si leur Gardien était quelqu'un en qui ils avaient pleinement confiance, et avec qui ils étaient familiers. Lui-même avait été leur directeur, et l'était presque resté lorsqu'ils étaient rentrés dans l'Ordre, mais cela ne suffisait pas. En un sens, ce refus l'avait presque soulagé. Il avait fait tant d'erreurs dans sa vie, s'il pouvait les prémunir d'une nouvelle en ne devenant pas leur gardien du secret, alors c'était le mieux à faire.


* Amaurose : "Cécité due à une affection du nerf optique" (Cordial)

J'espère que ça vous a plu ^^

Merci d'avoir lu, et de continuer à lire cette fanfiction !

Je vous le dis encore (je radote, je sais), n'hésitez pas à me donner votre avis ! (surtout que Noël approche, vous feriez une heureuse de plus ^^)

Je fais au mieux pour publier la semaine prochaine également. D'ici là, passez une bonne semaine en attendant Noël :D


Looklikeagrffndr : Merci mille fois pour ta review ! Tu ne peux pas savoir à quel point elle m'a fait plaisir ! Je ne peux pas te promettre que l'histoire suivra son cours sans détours (je suis désolée, je ne veux pas te révéler tout de suite ce qui va arriver), mais j'espère qu'elle te plaira quand même :)