Bonsoir !
Je sais que je vous avez dit que je le publierai jeudi, mais bon... étant donné mon emploi du temps plus que vide... *tousse tousse* Je n'ai pas pu.
Mais voilà la nouveau chapitre, et j'espère qu'il vous plaira...
Alors, attachez vos ceintures...
Bonne lecture !
0o0o0o0
– Après tout ce temps –
0o0o0o0
Ondine déboula à toute vitesse dans la cité elfique. Penchée sur l'encolure de sa jument, Isilmë, l'adolescente avait fait la course avec Glorfindel jusqu'à Fondcombe, et elle avait perdue l'elfe des yeux en traversant une rivière.
Tout en se redressant, elle se retourna s'attendant à le voir surgir au bout du pont permettant d'accéder à l'esplanade, mais, il n'en fut rien. Alors que la jeune fille scrutait le chemin du regard se demandant comment elle avait pu mettre autant d'écart entre Glorfindel, une voix retentit derrière elle :
« Tu cherches quelqu'un ?
L'adolescente se tordit presque le cou pour voir qui lui avait parlé, et fut extrêmement surprise de ce qu'elle vit. Glorfindel était tranquillement debout à côté de sa monture qui était propre et lavée. L'elfe portait dans ses bras la selle ouvragée et le tapis qu'il avait disposé sur le dos de l'animal. Celui-ci parti d'un grand rire en voyant l'air ahuri d'Ondine.
- Tu ne croyais quand même pas qu'il n'y avait qu'un chemin pour revenir ici ?
Devant l'air dépité de l'humaine, il lui sourit et ajouta :
- Je ne suis là que depuis cinq minutes, c'est très bien pour une première fois.
- C'est quand même beaucoup !
- La première fois que Dame Arwen à fait cette petite course contre moi, elle est tombée dans la rivière lors de la traversée du gué. Je crois que cela lui aura laissé un souvenir marquant, elle évite au maximum de le traverser maintenant.
Ondine éclata de rire.
- Je n'aurai jamais qu'une telle chose ait pu arriver.
Le tueur de Balrog se contenta d'un sourire et invita la jeune fille à descendre de sa monture ce que celle-ci s'empressa de faire en se laissant glisser contre le flanc d'Isilmë. L'elfe entreprit alors de lui montrer comment desseller son cheval, comment la nettoyer… Lorsqu'ils eurent finis, Glorfindel proposa à l'adolescente de ramener Isilmë à son box mais Ondine refusa préférant le faire elle-même.
Une fois la jument au chaud, la jeune fille retourna à sa chambre afin de se nettoyer et de trouver une autre tenue que celle qu'elle portait. En arrivant, l'adolescente tomba nez-à-nez avec Arwen qui était apparemment venue déposer des vêtements.
- Comment s'est passée votre sortie ?
- Super bien, merci Arwen ! Mais juste un détail… Après tout ce temps, pourriez-vous me tutoyer ?
- Si cela peut être réciproque…
- Aucun problème !
Arwen posa la pile de vêtements sur une petite table en précisant à Ondine que la robe blanche qui s'y trouvait était pour la soirée. Lorsque la jeune humaine lui demanda la raison, elle expliqua simplement que c'était là le vœu de la Dame de Lorien. Puis, sans donner plus de réponses, elle salua l'adolescente et s'en alla.
Face à cette requête des plus étranges, la jeune fille plissa les yeux en se demandant bien ce qui pouvait se passer dans la tête de Galadriel. Certes, elle n'était pas encore arrivée à la cité, mais la distance ne semblait pas être un problème pour la Dame, mais en ajoutant son sourire un peu plus mystérieux qu'à l'accoutumé qu'elle lui avait adressée alors qu'Ondine poursuivait Glorfindel, cette demande bien particulière était surprenante.
Haussant les épaules, l'adolescente laissa finalement derrière elle ses questions sans réponse et se rendit dans une salle adjacente à sa chambre où un bassine d'eau fumante y avait été disposée. En plongeant dans l'eau chaude, Ondine oublia pour un instant le temps et tous les problèmes quelle croisait et auquel personne ne voulait ou ne pouvait lui apporter de réponses ou d'explications.
Lorsqu'elle sortit de son bain, l'eau avait refroidie depuis bien longtemps. La jeune fille prit alors dans sa penderie une robe bleu foncé et releva ses mèches rebelles vers l'arrière et les attacha derrière sa tête grâce à une broche. Enfin, l'adolescente sortie de sa chambre et se rendit au balcon où aurait lieu le déjeuner. De fait, Ondine ne souhaitait pas arriver la dernière….
Une fois sur place, la jeune fille remarqua qu'elle n'était pas la dernière, mais presque. Se faufilant discrètement au milieu des dignitaires, l'adolescente rejoignit Glorfindel qui attendait, fidèle à lui-même, au pied d'un arbre couvert de feuilles et de fleurs entrouvertes. Debout à côté de l'elfe, Ondine attendit sans ne rien dire que le Seigneur Elrond qui était en grand conversation avec Lindir, indique à tous qu'il était temps de passer à table. Ce qui ne tarda pas.
Lorsqu'il fit s'assit, tous se dirigèrent vers leurs chaises, et la jeune fille se trouva assise à droite de Glorfindel et à gauche d'un elfe qu'elle n'avait que vaguement aperçu. Tournant la tête vers l'autre côté de la table, l'adolescente pâlit un instant… Elle était assise en face de Maglor, et ce dernier la fixait avec un regard insistant où de la tristesse transparaissait malgré son masque de fermeté feinte. Détournant les yeux, l'attention d'Ondine dériva vers la gauche et elle aperçue que le Seigneur Elrond siégeait, comme toujours, en bout de table avec à sa droite Mithrandir, et à sa gauche le Seigneur Celeborn, puis Dame Galadriel.
Alors que l'adolescente allait reporter les yeux sur la partie droite de la tablée, elle croisa le regard de la Dame des Galadhrims et au même instant Ondine ressentit le pic de douleur caractéristique qui lui arrivait de temps en temps lorsqu'elle se trouvait à proximité d'un des anneaux des elfes. Hors, cette fois, le pic de douleur fut bien plus fort et la jeune fille baissa les yeux en se concentrant de toutes ses forces pour ne pas pousser un petit cri de douleur. Mais ce faisant, elle ne vit pas Elrond, Gandalf et Galadriel porter brièvement leur main à leur anneau comme si quelque chose les avaient piqué. Le regard des trois porteurs se croisèrent alors et un accord mutuel se fit sans qu'aucun mot ne soit échangé.
De son côté, Ondine reprit son souffle doucement en cachant de son mieux le trouble qui l'avait prise. Jetant un rapide coup d'œil autour d'elle, elle nota que personne ne semblait s'en être rendu compte, pas même Glorfindel qui était en train de se servir de la salade. Une fois qu'il eut finit, la jeune fille prit le saladier et s'en servit à son tour. Ensuite, elle le passa à son voisin et, s'emparant d'une fourchette, piqua une feuille et l'amena à sa bouche. Alors qu'elle s'apprêtait à l'enfourner, elle leva le nez et vit le regard inquiet que lui portait Maglor. A en voir sa réaction, il avait dû remarquer ce qui s'était passé. Mais, reportant son attention sur la feuille de salade qui était sur le point de retomber dans son assiette, Ondine se dépêcha de la fourrer dans sa bouche, se donnant par là-même une excuse pour détourner le regard.
Le repas se passa sans aucun autre incident n'arrive, mais la jeune fille se trouva bien gênée. Elle évitait un maximum de croiser le regard de Maglor, et lorsqu'elle cherchait à discuter avec Glorfindel, elle croisait irrémédiablement le regard de Galadriel qui ne la lâchait plus du regard, ce qui était particulièrement dérangeant et bizarre.
Une fois le repas terminé, l'adolescente s'apprêtait à quitter les lieux lorsque le Seigneur Celeborn l'arrêta et l'informa en quelques mots qu'Elrond, Galadriel, Mithrandir et lui-même se réuniraient au cours de la nuit, et qu'ils viendraient la chercher un peu plus tard afin de "répondre à la requête de la Valië Varda", expliqua-t-il. Puis, sans plus d'explications, il rejoignit sa femme qui s'éloignait en compagnie du magicien.
Sans trop se poser de questions, Ondine rejoignit Arwen qui était attendait au bout du balcon, et lui demanda s'il était possible de faire un tour dans le bois à côté de la cité. Celle-ci accepta avec joie et les deux filles partirent dans sa direction.
L'après-midi passa comme le cours d'un long fleuve tranquille sans qu'aucun rapide ne vienne perturber son lit. Lorsque l'heure du dîner approcha, Arwen accompagna Ondine à sa chambre et l'aida à se préparer. La jeune fille revêtu donc la longue robe blanche que Galadriel avait tant voulu qu'elle porte et elle laissa ses cheveux détachés se dérouler dans son dos. Une fois prête, l'adolescente se rendit à nouveau au balcon où se déroulaient les repas.
Le dîner se déroula sans que rien de particulier n'arrive, mis à part que la Dame de Lorien avait esquissé un sourire mystérieux en voyant la jeune fille. Les autres porteurs d'anneaux et le Seigneur Celeborn n'avaient rien dit non plus, mais un éclair de surprise s'était glissé dans leurs yeux lorsqu'ils avaient vu passer Ondine.
Ainsi, lorsque le soleil eut disparu derrière l'horizon et que le dîner fut achevé les Seigneurs et le magicien s'en allèrent. Ne sachant combien de temps elle devrait attendre ni où, la jeune fille se rendit dans sa chambre, prit sa flûte et quelques partitions et se dirigea vers le jardin.
S'asseyant dans l'herbe au bord d'un ruisseau, elle accorda l'instrument et choisit l'une des partitions qu'elle avait emporté. Ce ne fut qu'à cet instant là qu'elle se sentie stupide… Il faisait nuit et elle n'avait pas pris de lumière avec elle. Il lui faudrait donc travailler avec sa mémoire.
Mais, malgré tous ses efforts, elle dû rendre à l'évidence… Elle ne connaissait pas assez les partitions pour les jouer de tête. Se résignant, elle posa sa flûte et s'allongea dans l'herbe. La lune en était à son premier quartier et les étoiles scintillaient de mille-feux. Dans le silence de la nuit, on entendait le doux clapotis de l'eau. Non loin, un bruissement se fit entendre et un hibou hulula.
S'abîmant dans la contemplation du ciel nocturne, Ondine n'entendit pas Maglor arriver.
- Puis-je me joindre à toi ?
Surprise, l'adolescente releva la tête et, voyant que c'était lui, souffla d'un ton légèrement résigné :
- Oui…
Et l'elfe s'assit à côté d'elle.
Ils restèrent tout deux assit dans l'herbe en silence un long moment avant qu'Ondine ne prenne la parole, un peu hésitante.
- Je… Je suis désolée pour la dernière fois.
- Tu n'as pas à t'excuser… Ta réaction est compréhensible. Il y a juste un point que je ne comprends pas…
- Lequel ?
- Pourquoi m'évites-tu ? Est-ce à cause de ce qui s'est passé ?
A cette question, l'adolescente détourna le regard préférant se concentrer sur une touffe d'herbe verte sur la pelouse.
- Je… Oui en partie, avoua-t-elle finalement. J'avais peur de ta réaction.
- Tu n'as pas à avoir peur…
- Vraiment ? Est-ce que tu as dit à ceux d'Aqualondë et de Doriath, lorsque tu les as massacré avec tes frères ? répliqua-t-elle hargneusement. On m'a raconté en détails ce qui s'est passé. Disons que tu avais omis certaines choses…
Maglor baissa les yeux. Le coup que la jeune fille venait de lui porter était dur. Il resta silencieux pendant un instant avant de reprendre avec une teinte d'amertume dans sa voix.
- Il y a des choses dont je ne suis pas fier. J'ai tout tenté pour oublier les atrocités que j'ai pu commettre, mais le destin les ramènent sans cesse et je ne peux y réchapper. Mais, sache que jamais je n'aurai pu me résoudre à te faire du mal… Et si mon passé te fais trop peur… Tu n'as qu'un mot à dire et je disparaîtrait de ta vie.
Achevant ses paroles, il plongea ses yeux dans ceux de l'adolescente, et il resta ainsi, attendant qu'elle lui demande de partir. Mais elle resta silencieuse, le visage fermé et les pupilles si dilatées que ses iris étaient réduits à un mince halo bleu clair. Soudain, un larme coula le long de la joue d'Ondine et elle se jeta dans les bras du fëanorion en disant :
- Ne part pas… Reste. Pas après tout ce temps…
D'abord surpris, l'elfe ne réagit pas directement mais fini par enserrer ses bras autour de la jeune humaine qui pleurait doucement contre son épaule.
- Après tout ce temps… répéta-t-il en repensant au jour où il l'avait vue pour la première fois. Lorsque deux orcs étaient arrivés traînant la jeune fille évanouie au bout d'une longue chaîne, qu'ils avaient attaché à un bloc au centre de la geôle de l'adolescente avant de l'y jeter et de l'y abandonner.
- D'ailleurs… Reprit Ondine en séchant ses larmes et en s'écartant. Depuis combien de temps suis-je ici ?
Maglor sourit doucement avant de lui répondre :
- Demain, cela fera un an.
- Déjà ! Le temps passe si vite !
- Ce ne sera que dans une heure…
La jeune fille ne réagit pas. Ce n'était pas la première fois qu'un elfe lui donnait la date et l'heure rien qu'en regardant la position des étoiles et de la lune dans le ciel.
- Il faudra un jour que tu m'expliques comment tu fais ça, souffla l'adolescente en baillant.
- C'est assez simple… commença Maglor. Tout d'abord, nous…
Mais, il n'eut pas le temps de finir car Ondine dodelina de la tête, puis s'appuya contre l'épaule de l'elfe, et s'assoupit d'un seul coup. La situation lui arracha un sourire attendrit. Puis, lentement, afin de ne pas réveiller l'adolescente, il replaça derrière l'oreille de la jeune fille une mèche qui était tombée devant son visage. Ensuite, il la serra doucement contre lui afin de lui tenir chaud, et la regarda dormir.
Lorsque la lune eut atteint son zénith et eut commencé sa descente vers l'horizon, le fëanorion murmura à l'oreille d'Ondine, sachant pertinemment qu'elle ne l'entendrait pas :
- Joyeux anniversaire…
Mais, comme prévu, elle ne bougea pas d'un poil. Elle dormait à point fermé…
Prenant garde à ne pas bouger, l'elfe se résolut à veiller sur le sommeil de la jeune humaine en attendant que l'un des Seigneurs vienne la chercher. Parcourant du regard le paysage environnant, il aperçut une rotonde, surplombant la ville, et d'où une lueur s'échappait troublant les étoiles. Ce devait être là que se trouvaient Mithrandir, le Seigneur Elrond et les Seigneurs des Galadhrims. N'étant pas stupide, Maglor avait bien compris que cette réunion déciderait en quelque sorte de l'avenir d'Ondine. Baissant les yeux sur le jeune fille, il souffla :
- Tu m'as peut-être rejeté mais, je ne saurai te perdre. Quoi qu'il t'arrivera là-bas, je serai toujours là pour te soutenir…
Haut dans la ciel, Varda contemplait la vallée d'Imladris, un petit sourire sur son visage.
- Comment se porte ta protégée ? demanda un homme en s'approchant.
- Elle dort, Manwë…
Le silence de son interlocuteur lui fit comprendre que ce n'était pas la réponse qu'il attendait.
- Avec la liaison qu'a pratiqué Elrond Eärendillion, le pouvoir du collier c'est considérablement affaibli. J'ai du donc leur indiquer le moyen pour que tout "revienne à la normale".
- Mais… Tu sais ce que cela va impliquer !
- Il fallait leur forcer un peu la main… Et… Il est temps.
- Même après tout ce temps, tu n'as pas changé… soupira Manwë réprobateur.
- Cela n'a jamais posé de problème à ce qu'il semble…
Le Valar ne répondit pas, et préféra s'en aller laissant la Valië seule à contempler Arda.
Bien plus bas, à Fondcombe, le soleil était sur le point de se lever et aucun des Seigneurs n'était venu chercher Ondine. Maglor commençait à se demander s'ils allaient vraiment venir, lorsque Gandalf s'approcha de lui le long du ruisseau, appuyé sur son bâton.
- Il est temps.
Acquiesçant d'un signe de tête, le fëanorion secoua doucement l'épaule de la jeune fille en l'appelant par son nom, afin de la réveiller. Au bout de quelques secondes, Ondine ouvrit les yeux et demanda :
- Que ce passe-t-il ?
- Tu dois y aller.
Aussitôt, les yeux embrumés de l'adolescente s'ouvrirent d'un seul coup et elle se leva complètement réveillée.
- Je suis prête, lâcha-t-elle d'un ton ferme.
- Je n'en doute pas… A tout à l'heure…
- Merci d'avoir veillé sur mon sommeil, Maglor.
- Il faut y aller, appuya le magicien qui assistait silencieusement à l'échange.
- J'arrive.
Et saluant l'elfe, Ondine emboîta le pas de Mithrandir qui s'éloignait. Ce dernier la guida jusqu'à une volée de marches qui montaient jusqu'à une place à ciel ouvert, et entouré de colonnes et d'arcs finement sculptés. En empruntant le chemin, la jeune humaine demanda :
- Que va-t-il se passer ?
- Nous allons faire de même que douze ans auparavant.
- Ce qui signifie ?
- Vous verrez.
Et, à cet instant, ils débouchèrent sur la rotonde.
Au centre se tenait Galadriel, éblouissante malgré la nuit dans sa robe blanche et argentée. L'éclat de la lune faisait miroiter ses longs cheveux et, alors que sous le soleil ils semblaient faits d'or, des rayons de lune semblaient s'être aussi perdus dans ses mèches. Sur la gauche, le Seigneur Elrond se tenait, un sourire mystérieux sur le visage… Et sur sa droite, le Seigneur Celeborn était debout, légèrement en retrait, comme effacé. Derrière Ondine, Gandalf poussa gentiment l'adolescente à s'avancer et cette dernière fit quelques pas dans la rotonde.
Une fois que la jeune humaine se fut avancée, Galadriel leva sa main droite, paume ouverte, invitant l'adolescente à la prendre, ce qu'elle fit avec hésitation.
- Il est temps que le pouvoir du dernier des Cinq soit restauré, annonça-t-elle solennellement.
Tendue, l'adolescente se retourna et croisa le regard conciliant de Gandalf qui se tenait quelques pas derrière elle. Voyant le stress sur le visage d'Ondine, il fit un pas et attrapa la main gauche de la jeune fille qu'il serra fort pour la réconforter.
- Tout ira bien… Il s'agit plus d'une formalité qu'autre chose, souffla-t-il d'un ton voulu rassurant.
- Si nous avons bien compris ce qu'à dit Dame Varda, vous ne ressentirez rien de spécial, votre pendentif retrouva juste sa couleur d'origine, et tout rentrera dans l'ordre, ajouta Elrond en posant sa main sur l'épaule droite de l'humaine. Vous pourrez reprendre le cours de votre vie et rien ne changera car…
Sans crier gare, un éclat de lumière jaillit et Ondine tomba d'un seul coup sur les genoux, le souffle court. Les trois porteurs d'anneaux qui entouraient la jeune fille se penchèrent en avant pour l'aider à se relever, bloquant par là-même Celeborn qui était toujours en retrait.
- Tout va bien ? demanda Gandalf soutenant l'adolescente qui se relevait difficilement sans pour autant lâcher son collier dont une étrange lumière provenait et pulsait lentement.
- Je… commença Ondine avant de s'interrompre pour reprendre son souffle. C'est comme si tout mon corps se vidait d'énergie…
- Il va falloir la ramener à sa chambre, la coupa Elrond. Elle est très faible… Mieux vaut attendre encore un peu qu'elle se remette.
Il voulu aider la jeune fille à avancer, mais celle-ci le repoussa gentiment en soufflant :
- Je peux le faire toute seule…
Mais, elle ne fit pas un pas qu'elle vacilla à nouveau et cette fois, le magicien ne put la retenir et ce furent Galadriel et Elrond qui l'empêchèrent de s'écrouler à nouveau.
A peine eurent-ils touchés Ondine que la lueur qui entourait le collier éclata d'un seul coup les forçant à s'écarter et à se couvrir les yeux. La lumière forcit et entoura l'adolescente d'un halo empêchant quiconque de voir la jeune fille. Au même instant, les premiers rayons du soleil levant éclairèrent les lieux et le halo lumineux faiblit jusqu'à disparaître complètement laissant apparaître Ondine.
Alors que toutes les personnes présentes retiraient leurs bras qui leur avaient servis à se couvrir les yeux, tous restèrent muets de stupéfaction et seul le Seigneur Celeborn lâcha ce que tous pensaient :
- C'est impossible ! »
0o0o0o0
J'ai eu extrêmement envie de vous laisser avec cette fin et d'attendre la semaine prochaine.
Mais bon...
Alors oui, vous allez me tuer, ça je n'en doute pas...
En tout cas, je vais quand même vous laisser avec vos hypothèses...
J'espère que ça vous aura plu...
A la prochaine !
