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Disclamer : Les personnages et l'univers de FullMetal Alchemist ne m'appartient pas.
Rating : M (d'un part pour la sécurité et d'autres part car il risque d'y avoir des relations sexuelles)
Bêta (lecteur/correcteur) : Linda
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Dédicace / Note : A l'heure actuelle, je ne sais toujours pas si cette fiction est plus baser sur l'univers de 2003 ou sur Brotherhood, oui je sais c'est inquiétant car je suis quand même au chapitre 22. Cela dis j'ai vu (et revu ratavu) l'anime de 2003 alors que les Brotherhood acheter lors de la JE 2018 ne sont toujours pas complètement regarder (je me suis arrêter a la moitié). Pourquoi ? Simple, je n'ai pas forcement envie de me laisser influencer du coup en commençant cette fiction j'ai arrêté de regarder les FMA, sauf le film de Netflix. Si besoin je fouille dans les manga, mais sa s'arrête là.
Du coup, pensez vous que nous somme plus dans l'univers de 2003 ou dans celui de Brotherhood ?
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SPECIAL NOTE :
Ce chapitre a était le premier chapitre à avoir était écrit en 2019, enfin disons plutôt que j'ai commencer à l'écrire le 30/12/2018 pour le finir le 2/01/2019, vous pensez que je peux dire que j'ai mis un ans à l'écrire XD
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Discutions sous la couette
Chap 22
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Il fallut toute la détermination de Amstrong, Breda et Havoc pour retenir Roy tandis que les quatre militaires emmenaient Edward à l'extérieur, peinant également à retenir l'alchimiste qui se débattait avec acharnement. Il fallut une bonne dizaine de minutes pour que Roy soit bien calmé, il fit alors face à ses hommes et à ceux de Daviitad.
-Où était-il ? Pourquoi n'était-il pas avec vous ? Depuis quand il est rentré ?
Riza fit face à Roy et lui assena une gifle qui fit taire le flot de questions et remit les idées en place du brun.
-Désolée, souffla la blonde.
-Merci, répondit le général de brigade sur le même ton.
-Edward était à la bibliothèque, il y passe un certains temps après les gardes avant de revenir et s'entrainer.
-Il est revenu avec des livres, se souvient Havoc, ils sont dans la chambre, précisa l'homme.
-Bien, souffla Roy, demain nous irons trouver les gérants de cette bibliothèque. Mais avant nous devons trouver comment sortir Edward de là.
-Il est innocent, déclara Hugues.
-Je sais, Edward n'est pas genre à tuer pour le plaisir.
-Edward non, mais lui… rétorqua à voix haute Roy.
-Tu penses que…
-On le saura bien assez vite. Je vais essayer d'aller voir Edward, parler avec lui, on ne peut pas le laisser là-bas.
-Ne fait rien d'irréfléchi, sermonna Hugues.
-Peut-être pourriez-vous en parler avec le général, proposa Amstrong.
-Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
-On n'a pas tellement d'autre option, on doit mettre toutes les chances de notre côté si on veut sortir Edward de là.
Roy soupira en fixant son unité, il savait que tous le suivraient quel que soit son choix.
-Bien, je vais en discuter avec lui avant de rejoindre la prison.
-Je peux vous escorter si vous voulez, proposa Daviitad.
-Merci.
Les deux gradés quittèrent donc l'auberge, Amstrong, Falman et Fuery se dirigeant avec eux car il était bientôt l'heure de prendre leur garde. Le trajet se fit dans le silence le plus complet, seulement coupé par le bruit de leur pas sur les pavés des trottoirs. Une fois arrivés devant l'hôtel, Roy souffla avant d'entrer, voulant en finir au plus vite avec cette discussion qui n'annonçait rien de joyeux. A peine se fut-il montré dans l'embrasure de la salle de repas que ses parents se levèrent, sans doute au courant de ce qui avait eu lieu quelques temps auparavant.
-Montons, indiqua Mustang père en se dirigeant vers les étages.
Une fois devant la porte de leurs suites, les Mustang et Daviitad entrèrent dans la pièce tandis que le trio montait la garde comme convenu. Ils s'installèrent sur les différents canapés avant que Roy ne prenne la parole.
-Edward , le commandant Elric, se reprit Roy, vient d'être arrêté pour meurtre. Je sais qu'il peut être caractériel et s'emporte vite quand on fait mention de sa taille, mais jamais il ne tuerait quelqu'un !
-Je n'ai aucun doute là-dessus, affirma Mustang père. J'aimerai que les paroles qui suivent restent entre nous, ordonna le général en fixant les deux militaires qui lui faisaient face.
Roy et Daviitad approuvèrent d'un signe de tête, tandis que la conversation prenait une toute autre ampleur. Presque deux heures plus tard, Roy faisait face au militaire qui avait emmené Edward en cellule, montrant un mot signé du Général lui donnant l'autorisation de venir voir le « coupable ». Avec cette même lettre, le brun put rentrer dans la cellule, réduisant au maximum la distance entre Edward et lui. Il trouva le petit blond installé en tailleur sur la banquette de la pièce, les mains toujours maintenues dans cet étrange fourreau qui semblait avoir été fait pour lui. Après un soupir il s'installa à ses côté, prenant le temps d'observer la pièce. La cellule devait mesurer à peine six mètres, une petite ouverture faisait face à la porte, laissant apercevoir le ciel. La banquette était sur le mur de gauche tandis que dans l'angle à droite un trou semblait servir de sanitaire.
-Je ne l'ai pas tué, souffla soudain Edward sans relever la tête qu'il gardait baisser sur ses mains liées.
-Je sais, rassura Roy. On va te sortir de là, on va trouver qui a fait ça et le mettre à ta place.
-On sait tous les deux qui a fait ça.
-Oui, mais cette fois-ci c'est plus compliqué.
-Je sais, répondit Edward. Ne les laisse pas me tuer.
-Aucun risque. Tu seras sorti de là bien avant.
Un court silence s'installa tandis que Roy observait sa montre, il ne lui restait plus beaucoup de temps. Les cinq minutes imparties seraient bientôt finies.
-J'ai discuté avec mon père.
La phrase étonna tellement Edward qu'il en releva la tête pour fixer Roy.
-Il redoute une guerre, Fubaxata semble tout faire pour en arriver à cette extrémité. On a une semaine grand maximum pour agir, résoudre cette histoire et faire en sorte que le traité soit signé.
-Il veut vous pousser à intervenir.
-J'en ai peur. Les alchimistes sont redoutés ici, et la moindre manœuvre peut nous faire déclarer criminel.
-Il veut ma mort, souffla Edward. Ainsi il pourra prendre ma place.
-C'est ce que je crains.
-Les cinq minutes sont finies, déclara le gardien en revenant près de la cellule.
Roy et Edward soupirèrent de concert tandis que le plus vieux se relevait sans grande conviction.
-Je reviens demain.
-Je serai là, assura à mi-voix Edward.
Roy l'observa une dernière fois avant de quitter la cellule, il aurait donné n'importe quoi pour le serrer entre ses bras, l'embrasser ou avoir un quelconque signe d'affection envers lui. Lui transmettre un peu de sa force, lui faire comprendre tout l'amour qu'il avait pour lui. Mais il n'en avait pas le droit. Edward était déjà dans une situation assez compliquée comme ça, pas la peine de rajouter leur vie sentimentale en plus.
Roy marcha calmement dans le silence de la nuit, rejoignant l'auberge avec mille pensées qui se bousculaient dans sa tête, serrant fermement dans ses mains les gants qui étaient dans ses poches, prêts à les enfiler et claquer des doigts à tout moment. A cet instant Roy aurait donné cher pour avoir un arbre ou quelque chose d'autre face à lui, pour se défouler un peu mais rien. Juste le calme et les maisons qui s'étendaient à perte de vue. Une fois arrivéà l'auberge, il fit un discret signe de main à son unité, leur faisant comprendre de monter. Daviitad devait sans doute déjà être avec ses hommes en train de discuter de la conversation qu'ils avaient eue un peu plus tôt. Une fois tous regroupés dans la chambre du gradé, Havoc ferma la porte avec soin, tandis que tous s'installaient sur les deux lits, observant l'uniforme d'Edward accroché soigneusement sur son cintre.
-Pourquoi a-t-il fallut qu'il remette ses vêtements civils, souffla soudain Breda.
- Ça n'aurait pas changé grand-chose, tenta de rassurer Havoc.
Ils observèrent Roy qui était silencieux, assis sur le lit, les coudes sur les genoux tandis que ses main étaient repliées et jointent au niveau de sa bouche.
-Tu as une idée ? questionna Hugues.
-Oui, mais elle risque de ne pas vous plaire.
-Dis toujours.
-On a moins d'une semaine pour démasquer Envy, sortir Edward de prison et mettre les voiles si on veut éviter qu'une guerre éclate, énuméra Roy.
-Bien, et comment on fait ça ? questionna Riza.
Roy esquissa un sourire, son équipe le connaissait très bien, peut-être même trop. Quoi qu'il en soit il était prêt à mettre sa vie entre les mains de ses hommes et celle d'Edward également. Il observa chacun d'eux, se disant qu'il devrait avoir une conversation avec les trois manquants au plus vite. Havoc qui était dans une posture semblable à la sienne, un cure-dent, remède à la cigarette, entre ses dents. Breda, légèrement débraillé qui le fixait avec une intensité dans le regard. Riza, les bras croisés sur sa poitrine et fermement campée sur ses deux jambes, debout à côté de Havoc. Tandis Hugues, assis à ses côtés, remontant ses lunettes sur son nez avec ce sourire qui le caractérisait tant, pourtant son regard avait rarement été aussi sérieux qu'à cet instant. Oui Roy leur faisait confiance, une confiance aveugle. Il soupira pour se donner du courage avant d'exposer son plan. Si tout se passait bien, le pire serait évité et ils rentreraient chez eux en ne gardant qu'un mauvais souvenir de cette mission aux frontières du pays.
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Edward observait le ciel étoilé allongé de tout son long sur la banquette, les bras tant bien que mal calés derrière sa tête. Il entendit le garde se lever et quitter la pièce, la porte se fermer avant de s'ouvrir presque aussitôt sur des pas, pas si cadencés que ça. Edward se permit d'esquisser un sourire malgré la situation, ce n'était pas facile de copier un militaire.
-Je suppose que tu es fier de toi ? questionna Edward en se redressant avant de se tourner vers l'arrivant.
-Tu n'as pas idée, répondit l'homme.
-Justement si, affirma le blond. Pourquoi resté dans l'ombre, tu as si honte de cette apparence là… Envy !
Le général Fubaxata sortit de l'ombre avant de se transformer en Envy sous le regard presque trop habitué d'Edward.
-Pourquoi un enfant ?
-Pourquoi pas, répondit Envy.
-Et bien sûr tu y as pensé tout seul.
-Non, sourit Envy. Mon collègue, camarade, binôme, réfléchit Envy qui semblait chercher la meilleure façon d'appeler son… coéquipier c'est ça, trancha finalement l'homoculus. Enfin bref. Il avait songé à enlever un enfant de l'un des dignitaires. Manque de chance, vu leur âge, la seule option était Mustang, et avec lui ce n'est pas facile. Alors qu'avec toi, c'est plus drôle.
Edward fixa Envy, se demandant de qui il parlait, il n'y avait pas quinze personnes qui pouvaient avoir ce genre d'idée mais la seule à laquelle il pensait était morte.
-Enfin bref, toujours est-il qu'on s'est dit qu'en faisant une victime ça t'éloignerait rapidement du devant de la scène et que du coup, le reste de l'unité si parfaite de Mustang ne mettrait pas longtemps à tomber également.
-Tu cherches donc la guerre ?
-Pourquoi pas, c'était distrayant à Ishbal, sourit l'homoculus.
Edward vit rouge et se leva, s'approchant en deux pas de la grille tout en tentant d'attraper Envy qui reculait en rigolant.
-Cela dit, tu t'en doutes je veux toujours plus, affirma avec une voix gourmande Envy. La guerre n'est qu'une distraction bien sûr. Au fond tu sais ce que je veux. Je suis même prêt à arrêter les hostilités et signer le traité si tu me le donnes en échange.
-Jamais !
-J'aime ta détermination, mais vois-tu, il te reste moins d'une semaine. Cent soixante heures exactement, je te fais grâce des minutes. Et ça va passer très vite. D'autant plus que sous cette apparence, Envy reprit le corp de Fubaxata, rien ne m'est refusé.
-Où est le vrai Général !
- Donne-moi ce que je veux et tu le sauras.
Edward gronda avant de cogner avec hargne les barreaux. Il observa Envy quitter la pièce dans un rire des plus sadiques et refermer la porte. Il eut juste le temps de l'entendre dire au garde « pas de visite demain pour le prisonnier » avant que la porte soit claquée. Edward avait donc plusieurs problèmes à régler. Empêcher une guerre, retrouver le vrai Fubaxata en espérant qu'il soit encore en vie, sortir de là, découvrir l'identité du cinglé qui s'était allié à Envy et surtout ne pas céder à l'unique requête de l'homoculus.
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La garde du matin fut compliquée, déjà parce qu'il manquait Edward, ce simple fait rappelant à tous les événements de la veille ensuite parce qu'il avait fallut remplacer Edward. Daviitad avait donc mis le commandant Wihuzup au service de l'unité de Mustang, afin de respecter les effectifs pour la surveillance. Roy avait très peu dormi, comme la plupart de ses hommes, tous s'étaient plus ou moins retrouvés entassés en vrac sur les deux lits, se réveillant de leur somnolence par automatisme en entendant le réveil sonné à cinq heures. Personne ne sembla étonné de voir Riza affalé sur Havoc, le fumeur serrant la snipeur entre ses bras. C'était sans doute pour empêcher une éventuelle chute durant le peu de sommeil qu'avait eu la blonde. La matinée fut longue et compliquée pour tous, surtout pour Havoc et Breda qui auraient donné n'importe quoi pour entendre Edward râler comme il en avait pris l'habitude. Pire encore quand la petite serveuse amena les biscuits et demandant où était le commandant Elric. Fort heureusement, l'unité de Daviitad eut le réflexe de répondre en mettant fin à d'éventuelles explications à rallonge.
Aux alentours de midi, Mustang père quitta brièvement la pièce et donna un bout de papier à Havoc. Face au manque de consignes, Havoc l'ouvrit et y découvrit une simple phrase griffonnée à la va-vite « interdiction de visite aujourd'hui ». Le fumeur montra le papier à Breda puis à Daviitad qui s'était sensiblement rapproché du duo une fois le général parti.
-C'est ce que je craignais, soupira le général de brigade.
-Il veut nous briser, répondit sur le même ton Havoc.
-Le moral d'une équipe est sensible dans ce genre de mission, confirma Breda.
-Il n'y a pas que le moral, souffla Daviitad. Mais avec l'unité de Mustang les choses sont plus compliquées. Vous êtes une équipe soudée, je sais très bien que s'il était arrivé le quart de ce que vous avez affronté à mon équipe elle n'aurait pas tenu, confia l'homme avec une sincérité dans la voix.
Breda et Havoc échangèrent un regard, se demandant soudain quelle image l'unité de Mustang renvoyait aux autres militaires mais également aux citoyens. Jamais ils n'avaient pensé que leur complicité et leur confiance serait enviées. Car c'était bien de l'envie qu'il y avait dans la voix de Daviitad.
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Roy décida de mettre sa matinée à profit. Avec l'aide de Riza et Hugues, il refit le trajet qu'Edward avait fait la vieille. Allant à la boulangerie, discutant avec la vendeuse pour tenter d'en savoir un peu plus, discutant avec des personnes susceptibles de l'avoir croisé, cherchant à savoir ou l'acte s'était produit avant de partir vers la fameuse bibliothèque.
-Bonjour, salua la bibliothécaire. Puis-je vous aider.
Sa voix était chaleureuse, remplie d'une certaine joie de vivre. Roy s'approcha de la dame tandis que Riza et Maes parcouraient des yeux les divers rayons.
-Bonjour, j'aimerais vous poser des questions sur l'un de vos clients.
-Encore, vous êtes le deuxième aujourd'hui.
-Etait-ce un militaire d'Aerugo?
-Oui, confirma la femme.
-Je vois, souffla le brun. Je suis le général de brigade Roy Mustang, Edward Elric est l'un de mes hommes.
-Je vois. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus. Il est venu hier, comme il le fait depuis quelques jours, a passé à peine une heure ici avant de m'acheter trois livres et partir. D'ordinaire il reste au moins deux heures mais il semblait avoir fait une découverte assez importante pour écourter sa visite et en oublier son sachet de chouquette.
-Des chouquettes ?
-Oui, le sachet était encore sur la table là-bas au fond après son départ, déclara la dame tandis que Hugues se dirigea vers la dite table avec Hawkeye. Je l'ai vu rentrer avec, je l'ai donc mis de côté au cas où il revienne sur ses pas en s'en souvenant, je n'aurais jamais pensé que… la femme soupira, ne terminant pas sa phrase.
-Ce n'est pas logique.
-C'est aussi ce que je pense. Il n'a pas l'air méchant, je dirais même qu'il est tout le contraire, assura la femme. J'ai parlé un peu avec, il est très intelligent et semble vouloir changer les choses en mieux.
Roy se contenta d'opiner d'un mouvement de tête, ne sachant comment agir autrement.
-Vous souvenez-vous des livres qu'il a emprunté ?
-Ce n'est pas bien compliqué, affirma la femme avant de contourner le petit bureau pour se diriger avec Roy à sa suite dans les rayons.
Elle observa les différentes étagères avant de s'adresser au gradé.
-Il a lu tout ceci et une partie de ceux-là, affirma la femme en montrant deux étagères, il venait d'entamer cette étagère-ci.
Roy observa les différents livres, lisant certains titres au hasard. Que des ouvrages sur l'alchimie.
-Ce n'est pas logique. Un pays où l'alchimie est aussi mal vue ne peut pas avoir autant d'ouvrages qui traitent du sujet, pensa à voix haute le brun.
-Ça n'a pas toujours été ainsi, vous savez.
-C'est-à-dire ?
- Ça doit faire une vingtaine d'années que l'alchimie est mal vue dans le pays, à cause d'un certain Hohenheim si je me souviens bien.
-Encore lui, souffla Hugues.
-Que s'est-il passé?
-Une histoire de sacrifice ou d'élixir d'éternité si je me souviens bien, mais tenez, tout est expliqué dans ce livre, déclara la femme en sortant de l'étagère un livre à la reliure marron.
Aussitôt, Roy s'en saisit, remerciant la femme avant de s'installer à la table avec Riza et Maes. La femme observa le trio avant de retourner à son comptoir, se demandant comment les choses allaient évoluer et qu'allaient-ils bien pouvoir faire pour sortir le jeune homme de la situation dans laquelle il était.
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Roy était allongé dans le lit, les bras replié derrière la tête, Dadou installé sur l'oreiller à ses côtés. Roy s'était étonné de voir qu'Edward avait emmené la peluche de son enfance avec lui pour cette mission, la posant presque aussitôt arrivé dans la chambre sur la table de chevet. Tandis qu'il fixait le plafond. Il devait être trois heures du matin et le brun n'avait pas sommeil.
On lui avait refusé l'accès à la cellule d'Edward, quand il avait voulu faire jouer son grade, le militaire n'avait pas cédé, quand il avait menacé d'appeler le général Mustang, chose qu'il avait encore du mal à réaliser avoir dite, on lui avait dit que ça ne changerait rien. L'ordre venait donc de Fubaxata ! Le flamme alchimiste était alors rentré, laissant ses pensées dériver pendant le trajet. Il fut accueilli par une foule de questions mais ne répondit à aucune, c'était à peine s'il avait touché à son repas qui sentait pourtant bon avant de monter se doucher et se coucher, souhaitant en finir au plus vite avec cette journée.
Et il en était là, depuis presque quatre heures, fixant le plafond jusqu'à en connaitre la moindre tache de peinture. Il pensait à Edward, à comment les choses avaient changées entre eux. A cette fois dans le train, cette première fois. La manière dont Edward était arrivé en trombe dans le compartiment isolé que Roy avait choisit pour revenir de Ressembool où il venait de ramener l'armure d'Alphonse avant que celle-ci ne soit changée en automail.
« -Tu pourrais frapper ! tonna Mustang.
-Pas envie, répliqua Edward. Il faut qu'on parle.
-Je t'écou.. entama Mustang avant de se faire couper par Edward.
-Je parle, tu écoutes ! Averti Edward, se moquant bien d'être passé au tutoiement avec son supérieur.
Roy observa Edward, se rendant soudain compte que ce n'était plus le même gamin arrogant qu'il avait connu, Edward avait grandi, c'était devenu un homme, avec une assurance à la hauteur de sa renommée en tant qu'alchimiste.
-J'en ai marre de ton comportement en dent de scie. Tu m'aides puis tu me jettes, tu souris avant de me faire la gueule, tu viens me demander un service avant de me jeter dans l'oubli. Je n'y comprends plus rien. Sans oublier le cadeau et le numéro de téléphone, comme si tu voulais quelque chose sans oser le demander. Je ne comprends pas. Tout ça m'échappe et je n'aime pas ne pas comprendre. C'est… Je suis perdu.
Edward s'était progressivement mis à parler de plus en plus fort, mettant plus d'impact à ses mots tout en faisant face à l'homme. Roy l'avait regardé, s'imprégnant de chaque mot tandis qu'il essayait de trouver la meilleure solution pour se sortir de cette situation.
-Un jour on est amis et le lendemain on agit comme si on ne se connaissait pas, continua Edward. Qu'est ce que tu veux à la fin ?
-Ce que je veux… tu peux rien pour ça.
-Je peux toujours tenter, je ne suis pas limité moi !
-Tu vas trop loin Edward, gronda le plus vieux.
- Alors dis-moi ce qu'il se passe ! Qu'est-ce que tu …
Edward n'eut pas le temps de finir sa phrase que Mustang l'avait plaqué contre la paroi du compartiment, le toisant de toute sa hauteur. Jamais Edward n'aurait cru que Roy agirait de la sorte. Il avait peut-être poussé le bouchon cette fois, pour un peu Mustang lui ferait peur, mais il en fallait plus au blond pour s'inquiéter d'une telle situation, il avait déjà vécu bien pire.
-Tu devrais apprendre à te taire, souffla Roy en se baissant au niveau d'Edward.
-Comme si c'était po..
Le reste de la phrase mourut dans la gorge d'Edward. Roy venait de poser ses lèvres sur les siennes. Edward resta interdit quelques instants, jusqu'à ce qu'il sente Roy se faire plus présent, sa main droite quittant le mur sur lequel elle était plaquée pour venir frôler son torse. Le contact fit frissonner Edward qui retomba sur terre et éloigna Mustang. Les deux alchimistes échangèrent un regard avant qu'Edward ne repousse plus franchement Roy. Le plus jeune était complétement perdu.
Pouvait-il aimer Mustang ?Roy l'aimait-il vraiment ?Tout ceci était-il un jeu pour lui ?
Tant de questions qui se bousculaient dans son esprit et le regard si sombre de Mustang ne l'aidait pas. Edward bouscula alors son supérieur avant de sortir du compartiment, Mustang sur ses talons.
-Edward ! appela l'homme.
-Fiche moi la paix ! ordonna le concerné.
-N'y compte pas, souffla Mustang.
Le général de brigade se mit à courir, rattrapant bien vite son subordonné qui se fit projeter de force à l'intérieur d'un compartiment vide, bien à l'abri des regards.
- Lâche-moi ! ordonna Edward tandis que Roy tenait ses poignets entre ses mains, adoptant la même posture envers Edward qu'un peu plus tôt.
Mustang ne répondit rien, se doutant que le cadet serait en colère après lui, il n'était pas du genre à regretter ses actes, celui-ci encore moins, il devait juste réussir à discuter avec Edward pour clarifier la situation.
-C'est tout ce que tu as trouvé pour me faire taire. T'amuser à m'embrasser comme si tu avais des sentiments. Tu es donc bien le tombeur de Central, celui qui s'amuse avec son charme dans son uniforme de militaire. Je ne pensais pas que tu irais aussi loin juste par ennui, gronda Edward.
-C'est ce que tu penses vraiment de moi ? questionna Roy.
-C'est faux peut-être ?
-Voilà donc l'image que tu as de moi, affirma le gradé, depuis tout ce temps, tu me considères encore comme un coureur de jupon.
-A toi de me donner tort ! assura Edward en fixant son supérieur, se moquant du fait que celui-ci le tenait toujours par les poignets et le toisait de toute sa hauteur.
-Dis-moi, m'as-tu déjà vu prendre un train à la dernière heure pour aller voir une femme ? M'as-tu déjà vu offrir un cadeau à quelqu'un d'autre qu'à mon équipe ? M'as-tu déjà vu ou entendu dire que j'avais passé un certain temps à veiller une personne malade ou même prendre soin d'elle ? interrogea Roy en fixant Edward.
-Non, confirma Edward. En même temps je n'étais pas souvent là donc, tenta Edward tandis que Roy se penchait une nouvelle fois vers lui.
-Autre chose ? interrogea Roy.
Edward se mit alors à rougir tout en baissant la tête, ne se rendant pas compte à quel point Roy le trouvait adorable à agir ainsi.
-C'était mon… J'ai jamais avant… tenta de formuler Edward.
Mustang comprit où le plus jeune voulait en venir, délicatement il lui fit relever la tête de sa main gauche, lâchant de ce fait ses mains, fixant son regard dans le sien. Du bout des doigts il caressa la joue d'Edward, l'observant ouvrir les yeux sous l'étonnement du geste avant de le savourer en fermant légèrement les yeux.
-Laisse toi guider, souffla Mustang en s'approchant davantage. »
Et depuis les choses n'avaient pas tellement changé. Edward était toujours autant impulsif, un peu moins timide certes, il se laissait bien volontairement guider par Roy, qui n'hésitait pas à pousser toujours plus loin les caresses et les baisers, menant petit à petit Edward dans les limbes du plaisir charnel.
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Dans sa cellule, Edward observait le maigre plateau repas qui venait de lui être servi. Trois jours qu'il était ici, trois jours qu'il mangeait à peine de quoi tenir debout et buvait moins d'un litre par jour. Et trois jours qu'il n'avait vu personne de l'unité de Mustang. Bien sûr il avait vu Roy le premier soir, mais depuis rien. Il avait clairement entendu Envy donner l'ordre de refuser l'accès à quiconque de Amestris, mais il avait pensé qu'ils braveraient cet ordre, mais rien ! Edward serra quelque chose dans sa poche, heureux qu'il n'ait pas été fouillé avant sa mise en cellule. Il suffirait de trois fois rien pour qu'il sorte de là, mais non, Edward avait promis de faire confiance à Roy et c'est ce qu'il faisait.
-Alors Nabot ? Toujours pas décidé ? C'est que je m'ennuie moi, déclara Envy d'une voix plus que joviale en entrant dans la pièce vide.
Edward ne répondit rien, se contentant de regarder le plafond en soupirant. A quoi bon répondre, Envy continuerait de parler de toute manière. Forte heureusement il était enfermé, à une distance raisonnable de l'homoculus.
-Tu te souviens la première fois que tu m'as tué, rappela Envy en s'installant confortablement sur la chaise de bureau face à la cellule d'Edward. C'était bien vu. Mais comment vas-tu faire cette fois ? Je serai curieux de savoir ce que tu as mis en place dans ton esprit de génie pour réussir à me renvoyer d'où je viens. Surtout que « papa » n'est pas là cette fois pour t'aider. Quel dommage qu'il ne soit pas revenu lui aussi. Ça aurait pu faire une chouette réunion de famille. Quoi que non, il aurait manqué le petit frère. Ça doit te faire tout drôle de te balader sans cette boite de conserve.
Edward serra les poings, se retenant de répliquer. Tant qu'il le pensait mort, Alphonse était en sécurité, et à l'heure actuelle c'est tout ce qui comptait pour Edward, savoir Alphonse et Winry loin d'ici et en vie. Cette pensée le rendait plus fort et l'aidait à ne pas craquer, ça plus le fait que quelque part, dans la chambre d'une auberge, Roy et le reste de l'unité était, il l'espérait, en train de mettre des preuves de côté pour le sortir de là. Rester juste à espérer que la guerre ne serait pas déclarée. Il lui restait moins de quatre-vingt-dix heures s'il avait bien calculé et nul doute qu'Envy avait un, voire plusieurs coups d'avance sur eux. A commencer par l'endroit où se trouvait le vrai Général Fubaxata.
-Au fait, je ne sais plus si je te l'ai dit, c'est pas comme si tu étais du genre causant, mais mon…, comment l'ai-je appeler l'autre fois déjà ? réfléchit à voix haute Envy. Ah oui coéquipier, donc lui, il a eu une idée de génie, enfin si on veut. Il a pensé à…
Mais Envy fut interrompu par la porte qui s'ouvrit sur un militaire de Aerugo.
-Général je suis désolé mais… Qui êtes-vous ?
Envy soupira tandis que Edward se redressa.
- Toujours des complications et les mêmes questions. Qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Vous voulez quoi ? énuméra l'homoculus en se levant avec un air nonchalant, faisant bouger ses long cheveux dans son dos.
Le militaire commença à prendre peur quand Envy reprit l'apparence du Général sous ses yeux.
-Partez ! conseilla dans un cri Edward en s'approchant au plus près des barreaux de sa cellule.
Mais le militaire n'eut pas le temps de bouger, dans l'obscurité une balle fut tirée depuis l'ouverture de la porte. Envy et Edward observèrent le corps tombé comme au ralenti. L'un avec un regard plus que satisfait, l'autre avec un regard rempli d'horreur, regard qui s'amplifia quand le tireur apparut dans la lumière.
-Corto ! s'exclama Edward.
-Comme on se retrouve Fullmetal, sourit l'homme.
Edward se recula dans sa cellule, bénissant de plus en plus ses barreaux et se demandant s'il n'allait pas en transmuter d'autres, sans quoi il n'était pas sur de ne pas tuer Corto sur place et tenter de faire de même avec Envy, s'attirant davantage d'ennuis par la même occasion. Lui qui ne voulait pas de cette mission, il y a des fois où il devrait s'écouter un peu plus. Comment sortir vivant de là, ou même rentrer à Amestris. Il observa les deux hommes lui faire face, souriant de manière peu rassurante tandis qu'ils se parlaient à voix basse. Rien de bon en somme, que ce soit pour Edward ou pour les deux pays. C'était désormais sur, jamais le traité ne serait signé ! Mais ce qui commençait à l'inquiéter c'était que seul Envy semblait présent, ou était passé Lust et Gluttony ? Il les avaient pourtant bien vus à Liore.
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-Toujours pas ? interrogea Hugues en voyant Roy revenir après une énième tentative pour discuter avec Edward.
-Non, confirma Roy en soupirant, attrapant par reflexe les couverts pour grignoter dans son assiette très peu garnie. On n'a pas encore assez d'éléments pour sauver Edward. J'ai réussi à discuter un peu avec ma mère, nos preuves sont trop minces.
-Alors on doit encore le laisser là-bas. Tu as entendu ce que les hommes de Daviitad ont dit. Si ça continue ainsi a la fin de la semaine, les armées seront déployées. On ne peut pas se permettre le luxe d'attendre trop longtemps, sermonna Hugues.
-Ne crois pas que je l'ignore. Mais pour le moment nous n'avons pas de meilleure option.
Roy se passa la main dans les cheveux avant de fixer son assiette.
-Je n'ai pas faim, soupira l'homme.
-Mangez ! gronda Riza en le fixant. Et ne m'obligez pas à me répéter sinon je vous donne la béquet, mieux encore, je contacte votre mère pour qu'elle vienne elle-même s'en charger.
-Ce serait une première, souffla Roy avec un sourire malgré tout en imaginant la scène.
-Nous pouvons résoudre ce manque dans ce cas.
-Non merci, je peux encore me débrouiller tout seul, affirma le général de brigade en remplissant sa fourchette pour ensuite manger son contenu.
Une trentaine de minutes plus tard, l'unité était couchée, sauf Havoc qui avait rejoint Roy dans sa chambre, discutant de choses et d'autres. Le gradé avait du mal à trouver le sommeil, il avait eu droit à Hugues et Riza les nuits passées, ce soir c'était Havoc qui s'était dévoué pour lui tenir compagnie. L'aidant à penser à autre chose ou presque. Le sous lieutenant ne fit aucune remarque sur la présence de la peluche installée sur l'oreiller du lit occupé par Roy, pas plus que sur l'armoire ouverte ou encore la pile de vêtement. Le général de brigade était pourtant du genre organisé, enfin sauf quand ça concernait son bureau à la caserne, voir la pièce ainsi en désordre montrait à quel point Roy n'était pas en état. L'absence d'Edward se faisait de plus en plus sentir que ce soit pour le gradé ou pour le reste de l'unité, sans oublier que même les hommes de Daviitad s'inquiétaient de cette situation sans oublier qu'à tout ça venait s'ajouter la menace de déclencher la guerre qui planait sur eux. Désormais, si doute il pouvait encore y avoir, Roy savait que Fubaxata était nul autre qu'Envy.
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Au matin de son cinquième jour en cellule, Edward en fut sorti par l'arrivée d'un soldat.
-Bonjour Commandant Elric. Je vais vous mener jusqu'à la mairie, là-bas, nous assisterons à votre audience.
-Mon audience, on m'avait dis qu'elle aurait lieu la semaine prochaine, fit remarquer Edward.
-Le général Fubaxata a décidé de l'avancer, espérant que les négociations pour le traité en seraient impacées, déclara le soldat en ouvrant la porte de la cellule.
Edward en sortit docilement, tendant ses poignets.
-Non, je ne suis pas comme eux, déclara le soldat en désignant d'un vague signe de la main ceux qui l'entouraient. Je ne pense pas que vous ayez fait tout ça.
-Merci, répondit Edward en mettant ses mains dans ses poches tandis qu'il se laissait guider par le soldat.
-Cependant, je préfère vous prévenir tout de suite, ça ne sera pas simple. Il semble qu'il y ait un certain nombre de témoins vous ayant vu tuer ce garçon.
Edward se renfrogna, comment se sortir de cette situation. Envy avait toujours eut l'art et la manière de se mettre en scène, face à ce talent il n'avait aucune chance. Cela étant, avec un peu de chance Roy et les autres avaient trouvé de quoi le sortir de là. Le chemin jusqu'à la mairie se fit dans le calme. Les rues étaient désertes, rien de bien étonnant vu l'heure matinale. Une fois à l'intérieur de la mairie, Edward entra dans la salle de réception. La grande pièce avait été aménagée pour l'occasion. L'allée centrale était bordée par une dizaine de bancs et une grande table faisait face à l'entrée. L'espace d'un instant Edward se dit qu'il ne devait pas être à son avantage, physiquement parlant, ses cheveux étaient gras, ses vêtements sales et tant d'autres choses auxquelles il ne voulait pas forcement penser. Edward tourna la tête sur le côté gauche et croisa Fubaxata et quelques villageois, sans doute ses supposés témoins. L'alchimiste fixa son regard dans celui de Fubaxata sans ciller avant de regarder ce qu'il y avait à droite. L'unité de Mustang était installé au grand complet, ainsi que les trois dignitaires et même les membres de l'unité de Daviitad. Ainsi Edward avait leur soutien. Il reconnu même la femme qui s'occupait de la bibliothèque dans laquelle il avait passé une grande partie de ses après-midi. Edward esquissa un sourire en réponse à ceux plein d'encouragements de ses camarades et amis, avant de s'installer sur la chaise désignée par ce qui serait le maitre de cérémonie en la personne d'un homme d'âge mûr, cheveux grisonnants et vêtu en costume trois-pièces sombre.
-Bonjour. Cette audience est bien sur officielle mais la sentence devra être rendue par les autorités compétentes. Je ne suis donc ici que pour éclairer cette situation, annonça l'homme.
Les lois pour les militaires étaient les mêmes que pour les autres civils, excepté que lors de jugement la sentence devait être rendue par un tribunal militaire et par prolongation par le généralissime en personne. Le souci étant qu'Edward dépendait de Amestris et pas de Aerugo. Il devrait donc être juger dans son pays. Le deuxième problème étant que la mission n'était pas encore finie, Edward ne pouvait pas rentrer au pays tout seul. Tous approuvèrent d'un signe de tête tandis que l'homme poursuivait.
-Il n'y a pas d'avocat et pas de défense. Nous allons énumérer les faits et rien d'autres, clarifia l'homme. Bien, puisque les choses sont claires nous allons commencer par rappeler ce qui a provoqué cette arrestation.
Edward serra les poings sur ses genoux. Au fond de lui cette audience d'entrainement pourrait lui être bénéfique mais aussi lui permettre de savoir ce que Mustang avait réussit à apprendre sur la situation.
-L'accusation est la suivante, commença l'homme après un temps de silence. Edward Elric à été accusé de meurtre sur la personne de Sora Hearts, garçons de sept ans, le dix-neuf mars aux alentours de seize heures non loin de la Boulangerie « chez Raphael ». lu l'homme.
Finalement Edward aurait préféré que cette audience n'est pas lieu, ce garçon à l'identité inconnu qu'on l'accusait d'avoir tué avait désormais un nom et un âge. Sept ans, c'était trop jeune, trop tôt, sa famille était peut-être même installée dans cette pièce. Il observa les personnes sur le côté gauche, il vit plusieurs couples avec ou sans enfant, l'une de ses familles était peut-être la sienne, celle de ce petit Sora Hearts. Il ne put s'empêcher de penser à Nina et Alexander et du se faire violence pour ne pas pleurer.
Malheureusement pour lui, suite à ce souvenir ou-il dû se faire violence pour aller à l'encontre de ses émotions il n'entendit pas les paroles de Mustang et la vieille dame pour faire comprendre qu'il y avait malentendu, pas plus que ce que Fubaxata disait contre lui. Il n'entendit pas les éloges faites sur ses réussites en mission, pas plus que celles sur son comportement ou son génie. Il n'entendit pas les commentaires sur sa veste rouge ou sur ses cheveux trop longs qui l'empêchaient d'être confondu avec un autre, pas plus que la bibliothécaire qui parlait de sa manière de se mettre dans une bulle quand il était en train de lire. Il n'entendit rien sur le paquet de chouquettes ou sur les livres qu'il avait achetés, pas plus que sur le pain au chocolat qu'on l'avait vu offrir au garçon.
Pour le maitre d'audience, tout ceci était flou, pourquoi aurait-il prit la peine de lui offrir une gourmandise si c'était pour le tuer deux heures plus tard ? Tout ceci n'avait pas de sens. Sans oublier le regard noir de Fubaxata à l'égard du Fullmetal. Il avait déjà eu affaire au général, mais il ne le reconnaissait pas dans cet homme.
De ces presque deux heures d'audience Edward n'entendit rien, la tête baissée et les poings serrés, il se retenait de se faire envahir par les souvenirs, ne remarquant pas les regards de l'unité de Mustang sur sa personne, des regards remplis d'inquiétude face à cette position de repli. Quand Edward fut ramené dans sa cellule une fois l'audience finie, Roy chercha son regard, mais le jeune alchimiste avait encore le regard rivé sur ses rangers. Le flamme alchimiste intercepta alors le regard de Fubaxata ainsi que son sourire plus que satisfait. L'homoculus avait réussit son coup, Roy n'avait pas réuni assez d'éléments pour faire poids face à l'accusation et Edward s'était replié sur lui en apprenant l'âge de l'enfant. Envy avait réussit à affaiblir le moral d'Edward. Ça ne pouvait plus durer, Roy se devait d'agir. La menace de guerre était déjà sur eux, Envy devait être démasqué avant que ça n'explose. Les deux généraux de brigade échangèrent un regard entendu avant que Roy ne croise les onyx de son père, l'homme semblait avoir compris ses intentions et d'un signe de tête lui montra son soutien. Il y a encore quelques mois voire années en arrière, jamais Roy n'aurait imaginé une telle situation. Avoir le soutien de son père alors qu'ils étaient, son équipe et lui dans un autre pays pour une mission de protection, sur le point de déclarer la guerre ou de tout faire pour l'en empêcher.
-On se retrouve ce soir dans ma chambre, on doit parler, souffla Roy à Daviitad.
L'homme acquiesça avant de quitter la salle avec son unité, Mustang et son équipe en retrait.
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-On doit agir vite, déclara Roy.
-C'est-à-dire ? questionna Fubaxata.
Les deux unités militaires étaient réunies dans la chambre de Roy, à l'exception des deux équipes de nuit.
-Demain ! trancha le général de brigade.
Tous le fixèrent, se demandant quel plan Mustang avait bien pu imaginer pour être aussi radical dans sa décision.
-Je ne vais pas vous faire un topo de la situation. Nous savons tous ce qu'il en est. Le général Fubaxata n'est pas dans son état normal, pour faire simple. Il cherche à faire entrer Amestris et Aerugo de nouveau en guerre, rien de plus simple dans les conditions actuelles. Les troupes sont déjà déployées des deux côtés et nous savons que certaines unités se sont rapprochées des frontières au vu de la longueur que prenaient les négociations. L'arrestation d'Edward est l'allumette qui va déclencher la bombe.
-Sauf que Edward est aussi la bombe ! fit remarquer Hugues dans un soupir.
-Exactement. C'est justement pour ça que nous allons le faire sortir de prison.
-Je ne suis pas sûr de vous comprendre, déclara Daviitad.
Le reste de ses hommes écoutaient la conversation, s'étonnant toujours des facultés des membres de l'unité de Mustang. De Riza qui était une sniper hors pair, Hugues qui trouvait toujours le mot pour détendre l'atmosphère, Havoc qui était sans doute plus fidèle qu'un Labrador ou Amstrong et ses facultés alchimiques sans oublier la passion de Fuery pour les radio ou encore les connaissances de Falman. A tout ça venait s'ajouter Mustang et Elric. Une équipe de choc taillée sur mesure.
-C'est simple. En libérant Edward nous occuperons Fubaxata dans une autre direction, il ne fera pas spécialement attention à certaines choses et nous pourrons donc déjouer ses plans.
-Vous êtes bien sûr de vous Mustang.
-Je sais comment il fonctionne, assura l'homme.
-J'ai comme l'impression que vous taisez certaines informations, souligna Daviitad.
-Je vous demande juste de me faire confiance.
Le général de brigade de l'unité de Aerugo échangea un regard avec ses hommes. Dans leurs yeux, il y lu cette même flamme, cette même certitude qui faisait écho au sien. Faire confiance à Mustang et son unité, pourquoi pas, mais si Daviitad devait faire confiance à quelqu'un c'était à Edward Elric. Il avait apprit tout un tas de chose sur l'alchimiste, ses exploits étant connu de tous. Sans oublier que durant leur séjour ici, étant de surveillance en même temps que lui, il avait appris davantage de chose sur le blond, que ce soit sa gourmandise ou sa soif de savoir, sans oublier cette idéologie de vie. Edward n'était pas un assassin, du moins pas de ceux qui tue pour le plaisir un enfant en pleine rue sans raison. Et ce matin, lors de l'audience il avait vu ce garçon perdu qui avait grandi trop vite et qui était rempli de souvenir trop douloureux à supporter au quotidien, sans doute le même genre de souvenir que Mustang, hanté a cause des nombreuses missions ou guerre qu'il avaient vécues.
- Comment allons-nous faire ? interrogea Daviitad après un moment de silence.
Roy fit un sourire sincère et rempli de malice avant d'expliquer son plan à la dizaine d'homme présents dans la chambre.
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A SUIVRE
