Chapitre 27

OoOoOoOoOoO

Vous ouvrez la porte à la volée et entrez dans votre chambre d'un bond, le sabre en avant. Il est peu probable que celui qui a pénétré le quartier général, s'il l'a vraiment fait, s'y trouve encore, mais le geste vous rassure. Après vous être assuré que vous êtes bien seul, vous vous précipitez auprès de votre bien devenu inutile depuis la nuit dernière : votre bazooka.

Elle est là. La gâchette est revenue, parfaitement remise en place, rendant l'arme à nouveau tout à fait fonctionnelle. Sans une rayure.

Tout absorbé à vérifier votre arme, vous ne remarquez pas tout de suite la feuille de papier qui avait été posée devant. Quand ce fut fait, vous le décoincez de sous votre genou et vous rendez compte qu'il s'agit d'un message :

« La boîte en carton, derrière le futon. »

Alors que la joie avait commencé à prendre place pendant les dernière minutes, vous sentez l'affolement vous transpercer la poitrine : cette boîte, c'est celle dans laquelle vous gardez les souvenirs de Mitsuba, ses lettres, des photos, quelques petits objets. Trébuchant presque en vous relevant, vous vous précipitez près de votre futon pour vous emparer de la précieuse boîte au couvercle vert que vous ouvrez dans l'instant. Vous ressentez une profonde sensation de soulagement en constatant qu'elle n'avait pas été vidée, aussitôt balayée lorsque vous constatez qu'il manque quelque chose d'important.

Elle était là... Trônant au milieu du reste, impossible de la rater. Ne voulant pas y croire, vous videz entièrement la boîte, des fois qu'elle se serait glissée sous une lettre, mais rien. Elle a disparu... La barrette de votre sœur a disparu. Un bijou dont elle aimait parer ses cheveux les jours de fête, orné d'une large fleur en tissu, et dont le cœur était figuré par une perle dont la couleur mettait en valeur ses yeux. Un ornement chargé de tant de souvenirs...

Le regard lointain, votre cerveau ayant encore du mal à réaliser ce que lui envoient vos yeux, ceux-ci se posent alors sur le couvercle retourné de la boîte que vous avez balancé à l'écart. Il s'y trouve quelque chose qui n'y était pas avant. Un message où il est écrit, cette fois :

« lequel était le plus précieux ? »

Vous retirez le message du couvercle, le regardez un moment, puis, lentement, consciencieusement, vous commencez à le déchirer en tout, tout petits morceaux, prenant tout votre temps pour le réduire en particules microscopiques. Ce n'est qu'un échauffement... Car le sort que vous faites en ce moment subir à ce papier, vous allez le reproduire sur ce clown en costume lavande. Ce type a franchi une limite qu'il n'aurait pas dû.

- Capitaaaaaaine !

Concentré que vous êtes à hacher le message en vous figurant qu'il s'agit des boyau de ce voleur, vous n'avez pas entendu Kamiyama vous appeler, puis ouvrir la porte devant l'absence de réponse.

- C'est horrible, capitaine ! Cet homme est passé dans toutes les chambres, et... Vous allez bien, capitaine ?

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Que faire ?

Lui en mettre une. Oui, c'est injuste, mais ce n'est pas comme si vous aviez une réputation à défendre de ce côté là. Puis vous répondez au rassemblement d'urgence qu'est en train de lancer Hijikata au chapitre 46 pendant que votre agent bégaye devant vous.

Vous n'avez pas de temps à perdre. Vous foncez directement au rassemblement d'urgence au chapitre 33.