Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenu pour l'ouverture de cette vingt deuxième case de ce calendrier de l'avent !

J-3 avant noël les filles ! pressées de voir ce que le père noël vous à apporter cette année ? 😉 Ça y est ! c'est officiel, nous venons de passer la barre des 100 000 mots sur cette fiction ! j'espère que vous aimez toujours autant cette histoire ! je poste ce soir un peu en avance, mais j'espère que vous ne m'en voudrez pas !

Je vais relancer mon annonce d'hier : à partir du 25 décembre, je vais corriger cette histoire (erreur de grammaire, ponctuations, virgules beaucoup trop présentes), aux vues des nombreux retours de certains lecteurs ! donc pas de panique si, un beau matin, vous voyez que j'ai de nouveau poster sur cette fiction, ce ne sera pas une suite !

Au programme de ce soir : une Alice mal à l'aise et dirigiste, des réponses, une aveux, un blasphème et une question existentielle ! alors, je vous ai donner envie ?

Réponses aux reviews : (merci à vous d'avoir mis des pseudos, vous êtes adorables, et j'aime mieux pouvoir vous donner un nom ou un prénom, c'est plus agréable pour moi !)

Laurie : hey Laurie ! ouiiiiii ! et on sait tous qu'un Emmett désespéré, c'est un Emmett qui fait des choses stupides mdr, mais tu vas mieux comprendre de quoi je parle dans le chapitre mdr
ah non, désolé, je n'ai pas fait de point de vue d'Alice, mais tu vas en apprendre plus sur leur histoire et comprendre ce qu'elle pense dans ce chapitre, n'ai pas peur !
je te souhaite une très bonne lecture et une bonne soirée
bisou
Mya

aurelie355 : bonjour aurélie ! je vais très bien merci ! et toi ? génial ça ! et alors finalement, tu as réussi à en trouver une ?
ah, je suis désolé, le format des chapitre du calendrier de l'avent est déjà définit depuis 1 mois mdr, mais comme je te l'ai déjà dit, dans une question de temps les chapitres sont beaucoup plus longs (entre 2 et 4 fois plus grands !)
je te souhaite un très bon chapitre et de bonnes préparations du réveillons
bisou
Mya

Delphine : coucou Delphine ! merci pour ton message toujours agréable à lire, tu es vraiment une lectrice fidèle dis donc lol
je te souhaite un très bon chapitre,
bisou
Mya


*** Bonne lecture ! ***


Chapitre 22

Vendredi 24 décembre

POV Jasper

Je ne comprends vraiment plus rien aux femmes, ou, plutôt, à Bella ; c'est définitif… Chacune de ses émotions, chacune de ses réactions semblent disproportionnées, depuis quelques jours ; mais, aujourd'hui, elle est encore plus incompréhensible que d'habitude.

Ce matin, à fleur de peau, dans notre chambre, je comprenais parfaitement la raison de son malaise, de sa peur croissante ; mais, quand, en arrivant dans la salle à manger, elle s'est glissée dans le rôle de la femme fatale, j'ai perdu cette emprise que j'avais sur ma compréhension d'elle.

A peine nous sommes nous assis, qu'elle a préféré détourner son regard du mien, faisant tout pour échapper à mes yeux, choisissant même un duel de regard avec Edward, plutôt qu'avec moi. Serait-elle gênée de ce qu'il s'est passé cette nuit, au point de refuser de m'affronter ?

— Jazz ; me souffle Alice, assise à mes côtés.

— Quoi ? grogné-je.

Je ne peux pas m'en empêcher, c'est instinctif. La savoir si loin, mentalement, alors que, physiquement, elle est à peine à cinq mètres de moi, pas encore costumé, me met dans un état d'énervement hors du commun.

— Je crois que j'ai fait une connerie.

Délaissant Bella du regard, alors que le « metteur en scène » de l'église lui explique, comme tous les ans, comment porter son encens ; je me détourne sur ma gauche, pour voir la « sainte vierge » que joue Alice. Un rôle de composition, cette année ; ne puis-je m'empêcher de me dire.

— Que se passe-t-il ? froncé-je les sourcils, concerné.

Nous sommes peut-être divorcés, nous avons peut-être eu une année douloureuse, tous les deux, mais elle est, et restera, l'une des meilleures amies que je n'ai jamais eues, et savoir qu'elle a un problème me chagrine énormément.

— C'est Bella ; soupire-t-elle.

Instinctivement, mon regard retourne vers elle, alors que mon corps se tend. Quel est ce nouveau problème dans lequel elle s'est mise ?

— Qu'y a-t-il ? demandé-je, fronçant, d'autant plus les sourcils, lorsque je braque mon regard dans le sien.

— Tout à l'heure ; lâche-t-elle dans un soupir ; quand nous étions au magasin, nous avons eu une discussion, Rose, Bella et moi. Je ne vais pas tout t'expliquer, ce serait sûrement trop long, et je préfère te laisser la surprise ; mais, au cours de l'échange, elle m'a posé une question étrange, et j'ai pensé qu'elle me parlait d'elle, mais je pense m'être trompée.

— Quelle question ? grondé-je, la voyant déposer son encens, et partir dans l'ombre, vers le confessionnal.

— Elle m'a demandé qui je choisirais, entre toi et Edward, et j'ai dit toi ; soupire-t-elle. Je la connais assez pour savoir qu'elle est bien capable d'avoir imaginé que je voulais retourner avec toi, ou même que, toi, tu voulais revenir avec moi.

Elle ne m'a promis qu'une seule chose, ce matin, dans le bureau, c'était de m'aider à conquérir Bella, peu importe le moyen employé, mais, là, peut-être est-ce trop.

— Putain Alice ; sifflé-je. Si c'est comme cela, que tu voulais me la faire tomber dans les bras, c'est raté !

— Mais qu'est-ce que tu attends, idiot ? soupire-t-elle, combattant l'envie de me crier dessus, ainsi que celle de me battre à mort. Elle a le droit de savoir la vérité, toute la vérité ; et, toi, tu mérites de faire la paix avec ce qu'il s'est passé. Va la chercher ton étoile, abruti !

Elle en a de bonnes, elle ! Et je fais cela comment, moi ? Je la kidnappe et je l'enferme dans une pièce ? Une pièce ? Non, j'ai bien mieux !

Lui souriant narquoisement, j'embrasse le crane d'Alice, avant de me diriger vers Bella, la retenant par le bras, au moment où nous sommes devant le confessionnal.

POV Bella

Je sursaute violemment, quand je me sens entravée dans mes mouvements, un bras m'entourant par la taille, avant de nous jeter dans la boite en bois sombre, un gémissement de douleur m'échappant, quand mon dos frappe contre la paroi.

— Non mais qu'est ce qui te prend ? sifflé-je à jasper.

— Tu m'évites ; affirme-t-il.

Evidemment, que je l'évite ! Je préfère largement me préparer psychologiquement à la défaite, à son absence, seule ; que de le voir roucouler avec Alice, comme il l'a fait, depuis que nous sommes revenus dans cette église.

— Je ne t'évite pas ; mens-je m'étonnant sous mon aplomb. J'ai juste besoin de m'éloigner un peu.

— T'éloigner de ce bâtiment, ou uniquement de moi ? réfute-t-il, d'une voix calme.

Trop calme. Si mes propres émotions sont à fleur de peau, depuis trois semaines ; les siennes, elles, sont de véritables montagnes russes, et ce calme est bien trop inhabituel.

— De toi ; décidé-je de jouer la carte de la sincérité.

Après tout, je n'ai plus rien à perdre. Au point où j'en suis, seul un miracle de Noël pourra me redonner la foi ; mais je ne crois plus en cette puissance divine. Peut-être faut-il que je provoque, moi-même, ce miracle ?

— Tu es, peut-être, une très mauvaise menteuse ; sourit-il ; mais, au moins, tu sais être honnête.

— Pour ce que cela m'apporte ; grogné-je.

— C'est le jeu, tu sais ; rit-il.

— Mais, moi, je ne joue plus ; soupiré-je, las, me laissant m'adosser complètement à la paroi. A vrai dire, je n'ai jamais joué, je crois bien.

— Explique-moi, s'il te plait.

Alors qu'à son ton, je peux affirmer avec certitude qu'il est tout aussi incertain que moi, sur l'issue de cette conversation ; il parvient à rester calme, stoïque, même ; et les mots sortent de ma bouche, sans que je ne cherche, cette fois, à les en arrêter.

— Je n'ai jamais eu besoin, cette semaine, de jouer à la fille amoureuse de toi, parce que je crois que je l'ai toujours été. Je crois que je suis tombée amoureuse de toi à huit ans, quand tu me serrais dans tes bras, parce que ma grand-mère venait d'être enterrée.

— Enfin ; soupire-t-il. Tu te rends compte que tu as mis plus de vingt ans à me l'avouer ?

— Je suis désolée, Jasper, je ne sais pas être égoïste ; soufflé-je. J'ai essayé, je te jure, j'ai essayé, de faire passer mon propre bonheur, avant celui des autres, mais je préfère te savoir heureux, même sans moi, que malheureux avec moi.

Il ne bouge pas d'un pouce, restant parfaitement de marbre devant moi, et je regrette sincèrement que l'obscurité de la petite pièce m'empêche de pouvoir voire ses yeux ; alors je préfère me détourner en direction de la porte du confessionnal.

— C'est pour toi, que je l'ai fait ; déclare-t-il, alors que j'ai la main sur la poignée.

— Quoi donc ? froncé-je les sourcils, me tournant vers lui.

— L'année dernière quand j'ai quitté Alice, je l'ai fait pour toi.

— Tu me l'as déjà dit, et j'ai appris, à mes dépends, à ne jamais te poser de questions là-dessus.

— Mais je suis prêt à t'en parler, si tu le veux toujours.

Je sursaute violemment, comprenant la chance que j'ai, qu'il soit enfin prêt à se livrer. Reprenant ma position, adossée au mur, lui, dans la même position que la mienne, face à moi ; j'attends patiemment qu'il soupire, pour commencer.

— Ce jour-là, je suis rentré plus tôt de New York, et je voulais faire une surprise à Alice, pour fêter notre anniversaire de mariage. Quand je suis arrivé à la maison, j'ai vu la voiture d'Edward, garée dans l'allée, à ma place.

Non ! Il n'aurait pas osé faire cela quand même ? Pas avec une femme encore mariée ? Si ?

— J'ai cru, stupidement, que c'était toi, qui était venu la voir, pour prendre de ses nouvelles, puisqu'elle était malade, cette semaine-là. Alors quand j'ai entendu son rire, dans la chambre, je suis monté. Quelle n'a pas été ma surprise de le trouver lui, plutôt que toi, dans notre chambre, dans notre lit, entrain de coucher avec ma femme !

La bile me remonte dans la gorge. Finalement, il a été assez amoral pour le faire… Quoique, quand l'on voit la raison pour laquelle il m'a demandé de sortir avec lui, au lycée…

— Je lui ai mis la dérouillée de sa vie ; sourit-il amère. Il a passé trois jours à l'hôpital, sous la surveillance de Carlisle, avant de rentrer chez vous.

— C'est ce jour-là ; soufflé-je, mes jambes manquant de céder sous moi, tandis qu'un sanglot manque de sortir de ma gorge. C'est ce jour-là, qu'il a couché avec moi, la première fois. Il m'a dit qu'il revenait d'un séjour imprévu de Dallas, pour le travail, et que je lui avais manqué

— Je l'ai compris, quand tu m'en as parlé, avant-hier ; hoche-t-il la tête. Je suis sincèrement désolé. J'aurais préféré qu'il n'en fasse rien, crois-moi.

La vérité est dure à encaisser, très dure, même, mais, le plus dur, reste encore de savoir la raison pour laquelle il m'explique tout cela.

— Je n'ai appris que plus tard, durant le divorce ; reprend-il, fermé ; que leur relation à débuter il y a un an, jour pour jour.

— A Noël ? déclaré-je, la voix blanche. Mais, pourtant, tout allait bien, dans votre couple, non ?

— Alice ; soupire-t-il son nom, après quelques minutes de réflexion, pour trouver ses mots ; a toujours aimé Edward, je le sais, je l'ai toujours su. Elle en est tombée amoureuse au premier regard, et on ne peut rien, contre le premier amour, tu en sais quelque chose, non ?

— Oui.

— Il flirtait avec elle gentiment, au début ; m'apprend-il, tentant, encore une fois, de garder son calme ; et puis, à Noël, il l'a embrassée, et les choses ont dérapé. Mais, cela, je ne l'ai appris qu'il y a quelques jours.

Comment fait-il pour rester aussi neutre, alors que, moi, j'ai simplement envie de sortir de cette pièce, trouver l'objet le plus blessant possible, et frapper Edward avec, jusqu'à ce que mort, ou, plutôt, dommage extrêmement long à guérir, s'ensuive ?

— La soirée à la patinoire ; soufflé-je, prise d'une inspiration subite. C'est à partir de ce moment-là, que tu es redevenu gentil, doux, même, avec elle.

— C'est exact ; hoche-t-il la tête. Une fois qu'Edward est reparti avec ses parents, je suis retourné sur la glace, et j'ai voulu discuter avec elle, pour comprendre, grâce à toi.

— Moi ? sursauté-je.

— Tu m'as demandé si elle me manquait, et c'était le cas. Elle me manquait, la Alice de ma jeunesse me manquait, celle qui ne sortait avec moi que pour s'amuser, et passer du bon temps. Alors j'ai pris le taureau par les cornes, et je lui ai posé mes questions, toutes mes questions. Et j'ai eu des réponses.

Se pourrait-il que, lui, puisse m'en offrir quelques-unes, pour que je parvienne à fermer définitivement ce chapitre de ma vie ?

— Pose tes questions, rit-il, détendu, cette fois ci.

— Je n'en ai pas tellement ; souris-je pitoyablement ; mais je voudrais quand même savoir une chose. Tu n'arrêtes pas de dire que c'est pour moi, que tu t'es séparée d'elle, or, je n'en comprends pas la raison.

— Qu'elle me trompe, dans le fond, je m'en fichais un peu, après tout, notre mariage ne tenait que par une chose : le sexe. Mais que, lui, puisse te tromper, cela, non, jamais ! gronde-t-il, s'approchant sensuellement de moi.

Comment fait-il pour avoir cette démarche sensuelle, alors que nous sommes, purement et simplement, dans une boite d'un mètre, sur un mètre, et que je peine même à voir où sont mes propres pieds ?

— Il pouvait tromper toutes les femmes du monde ; souffle-t-il, posant sa main sur ma joue, et vrillant son regard au mien ; mais il n'avait pas le droit de te tromper toi. Il n'avait pas le droit de tromper la femme que j'aime.

— La femme que tu aimes ? balbutié-je. Moi ?

Son sourire en coin me répond, avant qu'il ne vienne capturer mes lèvres des siennes, jouant doucement avec, puis de soupirer, une fois que je me connecte parfaitement à ce baiser, y mettant tout l'amour que j'ai pour lui.

Alors, le baiser prend un tour bien moins chaste, lorsqu'il me prend par les hanches, me faisant entourer les siennes par mes cuisses, fermement pressée contre la paroi de bois du confessionnal.

— J'ai besoin de te le dire dans une autre langue darling ? susurre-t-il, ses lèvres à quelques centimètres des miennes.

— Non, je crois que j'ai compris ; soufflé-je.

— Parfait, parce que j'ai bien envie de continuer ce que nous sommes en train de faire ; sourit-il en coin.

— C'est bien, comme idée ; approuvé-je, vivement.

Son rire s'évanouit lorsqu'il retourne à la conquête de mes lèvres, alors que, lentement, il me fait m'asseoir sur le petit tabouret que contient la boite de bois.

Et le baiser aurait pu devenir encore moins chaste si, nous prenant vraiment par surprise, Jasper sur les genoux, entre mes cuisses ; nous n'avions pas entendu un « clic ». Immédiatement, nous avons arrêté notre activité ô combien plaisante, pour nous figer.

— Pardonnez-moi du retard, mon enfant.

Par tous les saints du ciel et de l'enfer ! Parmi toutes les personnes qui pouvaient nous surprendre dans cette position-là, il a fallu que ce soit le père Coulter, l'un des hommes les plus respectés de cette ville, et le prêtre depuis près de trente ans.

Il continue de parler, encore, et encore, derrière la fine cloison de bois, enchainant même sur une prière que je récite, en pilote automatique ; mais je ne parviens à me focaliser que sur deux uniques choses : le sourire en coin et les doigts de Jasper qui remontent inexorablement sur mes cuisses, pour venir frôler mon string. Il ne va pas oser, tout de même ?

— Je vous écoute, ma fille ; m'offre-t-il. Commençons votre confession.

— Je… ; commencé-je, en coassant ; je ne suis pas très au fait des pêchers encore en vigueur.

En temps normal, je n'aurais jamais dit cela, puisque je vais, tous les dimanches, sans exception, à la messe ; mais les lèvres de Jasper, sur mon genoux, ne m'aide en rien à me concentrer, ce serait même parfaitement l'inverse.

— Commençons par le mensonge, si vous le souhaitez ; fait-il, un sourire dans la voix. Mentez-vous souvent ?

— Rien que cette semaine est un mensonge ; soupiré-je, alors que mes doigts partent à la rencontre des cheveux de Jasper. La bonne nouvelle, c'est que le mensonge s'est transformé en vérité.

— C'est une bonne chose, dans ce cas ; rit-il. Avez-vous déjà tué quelqu'un, mon enfant ?

— Non ; soufflé-je, alors que la bouche de mon beau blond remonte sur ma cuisse ; mais depuis quelques jours, je prévois sincèrement de tuer mon ex fiancé.

— Allez-vous aller jusqu'au bout ? demande-t-il, concerné.

— Non ; soupiré-je, tandis que la main suit le mouvement des lèvres. Sa compagne est enceinte, et je refuse que son bébé n'ait pas de père.

Tirant doucement sur les cheveux de Jasper, je lui fais de gros yeux, alors qu'il allait arriver à poser ses lèvres sur mon string mouillé. Je n'ai peut-être plus de problèmes, depuis hier, à l'idée de faire l'amour, mais le faire ici me dérange prodigieusement !

— Dans ce cas, avez-vous déjà commis un adultère ?

Le souffle haché de Jasper, contre la peau tendre de mes cuisses, alors qu'il rit doucement, me fait gémir faiblement, m'agrippant aux rebords de mon tabouret de toutes mes forces.

— Non, mon père ; balbutié-je, le souffle coupé. Je le préfère divorcé.

Je distingue le « bonne fille », soufflé contre ma peau, alors qu'il décale le bout de tissu, pour pouvoir y apposer un baiser.

— Je suppose que vous n'avez pas, non plus, convoité un homme marié ?

— Si ; gémis-je, alors que ses dents pincent mon clitoris ; deux fois.

— Mais vous n'êtes jamais allée jusqu'au bout ?

— Non ; soufflé-je, alors que la langue remplace les dents.

— Jurez-vous souvent ? demande le père Coulter, sincèrement intrigué.

Au même moment, la main de Jasper parvient enfin à son but, et deux de ses longs doigts fins me pénètrent brusquement.

— Oh putain oui ! crié-je.

— Je vais prendre cela pour une réponse ; soupire le prêtre.

Le temps de comprendre ce qu'il vient de se passer ; Jasper a déjà remis mon string en place, se tenant toujours à genoux entre mes cuisses, et mes ongles ont déjà racler le bord du tabouret. Mais pourquoi diable s'est-il arrêté ?

Puis la constatation de ce qu'il vient de se passer me parvient, et une décharge de gêne immense me tombe dessus, avec la puissance d'un immeuble.

— Savez-vous ce qu'est un blasphème, tous les deux ? soupire le père.

— Oui, père Coulter ; rit Jasper. Mais si nous ne transgressons pas, un fois dans notre vie, les interdits, il n'y a pas de saveur.

— Peut-être devriez-vous, vous aussi, vous confessez, Jasper ; rit le prêtre.

— Je l'ai déjà fait ; déclare-t-il, plus doucement, presque tendrement, en posant sa main sur ma joue, alors qu'il se relève. ; j'ai dit tout ce que j'avais à dire, le choix lui revient à elle.

Le temps que je reprenne le contrôle de mes émotions, mon cœur battant la chamade, après ses mots ; il est déjà sorti du confessionnal ; et le doute s'immisce en moi, encore une fois. Comment puis-je être sure qu'il soit heureux, s'il reste avec moi ? Ne vais-je pas le blesser, avec mes incertitudes ?

— Quelle sera votre décision, Isabella ? demande le père Coulter, d'une voix calme.

Lui parler revient au même que de se confesser auprès d'un psychologue, et l'idée ne me déplait pas autant que je l'aurais pensé.

— Je n'en sais rien ; soupiré-je. J'ai l'impression d'être face à un choix cornélien, j'ai l'impression de me trouver entre le marteau et l'enclume, entre ce que me dit mon instinct, et ce que me dit ma raison.

— Que vous dit votre raison ?

— D'en rester le plus éloignée possible, parce que je sais que je pourrais me perdre totalement, en étant avec lui, que je pourrais perdre, encore une fois, ce qu'il semble s'évertuer à essayer de me rendre.

Mettre mes impressions en mots me fait un drôle d'effet. Rarement, je ne me suis sentie aussi indécise, aussi incapable de savoir quoi choisir.

— Et votre instinct, que vous dit-il, lui ?

Même à travers ce mur de bois, je peux savoir qu'il sourit, le son de sa voix étant plus vivante, et, parallèlement, plus douce encore, ce qui est un comble pour cet homme. Quoique cette dualité le représente vraiment bien : la douceur contre l'action.

— Mon instinct me dit que Jasper sera sûrement le seul homme, sur cette terre, à me faire sentir aimée, désirée et belle ; soufflé-je. Il ne me connaît comme personne, il sait comment me parler, pour me faire réagir ou me calmer, il connaît chacune de mes blessures, et les cicatrices qu'elles ont laissées.

— Alors pourquoi ne parvenez-vous pas à vous décider ?

— Parce que j'ai passé des années, à mettre mes rêves sous clefs, puis à les supprimer, parce que je voulais qu'Edward soit heureux, j'ai passé des années, à tout faire pour être la parfaite future madame Cullen. Mais je me suis perdue profondément, en jouant ce rôle. Je ne sais plus qui je suis, ce à quoi j'aspire, et comment faire pour me retrouver ; finis-je, à bout de souffle.

— La raison ou le cœur, Isabella ; déclare-t-il, philosophe. La raison ou le cœur.

Jamais la question ne m'a paru aussi compliquée, jamais je n'ai eu aussi peur de tout perdre, qu'en cet instant. A dire vrai, à l'instant, j'ai l'impression que tout mon avenir se joue, et les perspectives que cela m'ouvre me fait flancher.

Certes, je n'ai jamais rêvé d'une belle et grande maison, à la campagne, avec chien, chat, enfant, homme parfait, mariage et travail de mes rêves ; mais, lorsque je pense à un avenir parfait, je sais que Jasper est à mes côtés. Alors, la raison, ou bien le cœur ?

— Vous n'avez pas l'air d'en vouloir à Alice, de vous avoir pris votre fiancé ; demande-t-il, doucement. Pourquoi ?

— Parce que j'ai pitié d'elle, plutôt que lui en vouloir ; soupiré-je, lasse. Elle a été sa tentation, son nouveau jouet, mais je sais très bien que, lorsqu'il s'en sera lassé, il ne lui trouvera plus aucun intérêt, tout comme il l'a fait avec moi, lorsqu'il a compris qu'il avait accompli sa vengeance contre Jasper.

— Chaque famille recèle de sombres squelettes dans les placards.

Je ne peux que lui accorder ce fait, malheureusement…

— Vous n'avez pas besoin d'être tout le temps dans le sacrifice, Isabella ; reprend-il, doucement. Vous avez le droit d'être égoïste, de temps en temps. Parfois, en l'étant, l'on sauve des vies, plus qu'en se forçant à abandonner tout bonheur.

— Et si Alice avait besoin de lui, pour pouvoir se relever, après Edward, mais qu'il ne pouvait pas lui offrir toute l'attention dont elle ait besoin ? soufflé-je, sortant, enfin, pour la première fois, cette question qui me hante depuis ce matin.

— Alors elle aurait un ami qui serait prêt à l'aider, elle aurait de la famille, et elle vous aurait vous. Je vous connais assez, Isabella, pour savoir que, même si vous avez de la rancune envers elle, vous saurez faire la part des choses, surtout maintenant qu'un enfant pèse dans la balance. Vous avez un trop gros cœur pour laisser une âme errante sur le bas-côté.

— Etes-vous le miracle de Noël que j'attendais ? soufflé-je, prisse d'un doute.

— Non ; rit-il. J'ai juste vu Jasper naitre, je l'ai accompagné tout au long de sa vie, et je l'ai vu devenir l'homme qu'il est aujourd'hui. Vous êtes, pour beaucoup, dans ce qu'il est devenu.

Ce sourire niais qui continue de planer sur mes lèvres, une fois que je me décide à sortir du confessionnal, ne me quitte pas. Au contraire, même, puisqu'il s'agrandit, lorsque je vois Jasper, Rosalie serrée contre lui, alors qu'Alice tient Emmett par la taille, sa main serrant celle de Jasper.

— A quoi pensez-vous, si je vous dis maison ? me demande, l'air de rien, le père Coulter.

— Vous voyez ces quatre-là ? souris-je, les montrant d'un léger signe de tête. Ma maison, mon foyer, ce sont eux, tous les quatre. Ils sont ma raison de vivre, ce pour quoi je me bats, à chaque instant.

— Je pense que vous avez votre réponse depuis des années ; me répond -il, de la même manière. Arrêtez de vous battre contre votre instinct, Isabella, vous avez le droit d'être égoïste, une fois de temps en temps. Nous sommes le jour de Noël, alors offrez ce cadeau à Jasper, offrez-lui la vie qu'il mérite, offrez-lui l'amour qu'il demande tellement.

Une fine larme s'écoule de mon œil, en l'entendant. Mon miracle de Noël s'est opéré. Hochant la tête, en lui souriant ; je reprends mon chemin vers ma famille, le pas bien plus léger.

— Oh, isabelle ? m'interpelle-t-il, une dernière fois. Comme pénitence, pour le blasphème, je vous propose d'offrir à Emmett un magnifique spectacle auditif, ce soir. Il appréciera surement cette grâce divine, pour m'avoir dit que vous vouliez vous confesser.

— Avec un très grand plaisir, père Coulter ; souris-je, carnassière.

— Vous serez parfaite pour lui ; souffle-t-il, mais je suis trop loin pour pouvoir l'entendre.

Prenant mon courage à deux mains, et priant pour ne pas être ridicule en le faisant ; j'avance d'un pas ferme et décidé vers Jasper, le visage impénétrable, avant de glisser la main sur sa nuque, et amener mes lèvres à la rencontre des siennes, dans un baiser que j'espère sensationnel.

— C'était pour quoi, celui-ci ? souffle-t-il, incrédule.

Visiblement, j'ai réussi mon effet, si j'en juge sa voix basse, et ses yeux se fonçant totalement, pour prendre cette lueur si spéciale, qui semble faire danser des flammes dans son regard. Oui, définitivement, j'ai pris la bonne décision.

— C'est toi que je choisis ; souris-je doucement. Cela a toujours été toi.


Hey ! dites-moi tout ! alors ce chapitre était comment ? ca y est, la pression est à son comble ? et ce personnage SI solennel qu'est le père Coulter ? vous en avez penser quoi ? et la « révélation » ? même si je me doute que beaucoup d'entre vous s'en doutaient déjà ? par contre je suis contente qu'aucun de vous ne m'ai donner la réponse pour le Blasphème ! d'ailleurs, qu'avez-vous penser de cette scène dans le confessionnal ? êtes-vous contents pour Jasper et Bella ? allez, je vas vous laisser sur ces questions-là !

Au programme de demain : le réveillon, enfin le titre du roman de jasper, des questions encore et encore, et des perspectives d'avenirs ! alors, prêtes pour le 23 ? je vous ai donner envie ?

Je vous souhaite à toutes une bonne soirée, je vous embrasse et vous dit à demain, 17h,

Bisou

Mya