- Je réalise que je n'ai pas été assez prudent, c'est mon devoir de professeur de veiller sur le bien-être de mes élèves et de faire en sorte qu'ils soient en sécurité... Déclara Rogue
- Ce n'est pas votre faute Professeur, c'est la mienne je me suis fait bêtement avoir...Murmura Hermione
Le directeur de Serpentard regarda fixement Hermione, il se mordit la lèvre inférieure, il avait failli répliquer que ce n'était en rien de sa faute.
- Ne dis pas ça Hermione, c'est plutôt Malefoy l'imbécile dans cette histoire, désormais il sera considéré comme étant notre ennemi ! Il perd la protection de Dumbledore qui est la meilleure de toutes. Intervint Harry
- Et puis ce serpent a osé profiter que tu étais en état de faiblesse. Ajouta Ron
- Je n'aurais jamais dû me laisser-aller comme ça. J'ai des amis fantastiques, une famille aimante, mais j'étais trop stupide pour me rendre compte que je possédais déjà tout ce que la vie peut offrir de mieux...Souffla Hermione
- Hermione...Chuchota Rogue tristement
La jeune fille leva les yeux vers son professeur. Elle demanda peu sûre d'elle :
- Vous avez dit quelque chose Professeur ?
- Non je n'ai rien dit...Mentit-il
Son cœur se serrait, elle l'ignorait qu'il avait pris soin d'elle, et ça le faisait tant souffrir. Il devait cacher ses sentiments, les enfouir au plus profond de lui...
- Je ne peux pas rester, je dois partir. Annonça Rogue finalement
- Nous comprenons Professeur. Répondit Harry
- Je pense pouvoir contacter le professeur Dumbledore...Reprit Rogue
Il s'éloigna jusqu'à que la voix douce de Hermione l'empêcha d'avancer :
- Professeur attendez !
- Que voulez-vous Miss Granger ? Questionna t-il
- Faites attention à vous...
Le cœur de Rogue se mit à battre plus vite. Il ne se retourna pas mais rétorqua :
- Je ferais attention.
Puis il quitta les cachots avec regret de laisser la jeune fille qu'il aimait dans un tel endroit...
- Je ne vois que cette solution Minerva. Insista fermement Dumbledore
- Vous ne pouvez pas nous faire ça ! S'exclama le professeur McGonagall
- C'est la seule alternative et la seule option que Voldemort acceptera. Je me vois dans l'obligation de le faire...Appuya Dumbledore
- Dans ce cas je viens avec vous ! Déclara McGonagall
- Je vous l'interdis. Si vous venez Voldemort pensera que je tenterais de l'arrêter et de le neutraliser. Expliqua le directeur
- Albus...Vous serez prêt à faire l'irréparable ? Demanda McGonagall
- Oui, ils étaient sous ma responsabilité et je n'ai pas réussi à les protéger...Je mérite donc de payer pour ça. Dit Dumbledore
- Mais...Mais...Albus sans...Je ne veux pas que vous vous y rendez ! S'écria Minerva
- Eh bien essayez de m'en empêcher ! Cracha t-il
Dumbledore disparut dans un tourbilllon blanc.
Dumbledore se retrouva sur le Chemin de Traverse, il se rendit à l'allée des Embrumes. La rue était bondée, quand Dumbledore fit son apparition tous les regards se braquèrent sur lui. L'allée était connue pour être un endroit mal fréquenté, les personnes qui s'y trouvaient étaient des mages noirs. Instinctivement, les personnes présentes reculèrent, ils craignaient le directeur pour ses immenses pouvoirs, ils ne voulaient en aucun cas être ciblés comme étant l'ennemi du grand Dumbledore. Ils avaient peur de lui autant que Voldemort. Pourtant Dumbledore inspirait chez tous les sorciers la sagesse et l'indulgence. Le directeur de Poudlard balaya de son regard la foule il aperçut quelqu'un qui semblait beaucoup l'intéresser. Il s'avança vers lui provoquant aux passants un frémissement, ne sachant ce que ce dernier fabriquer ici.
- Bonjour Avery.
Le mage noir ne répondit pas et regardait avec soupçon le directeur. Sentant l'aura de puissance du directeur et qui de surcroît était dans une noire colère, la foule décida de se disperser et de rester hors de vue de Dumbledore.
- La moindre des choses est de répondre lorsqu'on se fait saluer. Répliqua sèchement Dumbledore
- Que me veux tu Dumbledore ? Moi je n'ai absolument rien à te dire.
- Je vais droit au but. Je veux que tu transmets immédiatement un message à celui que tu désignes comme étant ton Maître.
- Tu es fou Dumbledore d'oser venir m'accuser comme étant un fidèle du Seigneur des Ténèbres !
- Inutile de jouer à ce petit jeux avec moi. Fais ce que je te demande ou je m'assure que tu retournes immédiatement là où tu devrais être, plus précisément, à Azkaban !
Avery pâlit à l'entente du nom de la prison la plus horrible et la plus inhumaine...Mais il se reprit :
- Si tu me demandes de trahir le Seigneur des Ténèbres je préfères de loin être à Azkaban. Sa vengeance sera terrible si je le fais !
- Je ne te demande pas de me fournir des informations. Comme je l'ai dit tout à l'heure je souhaite que tu parles à Voldemort, que je souhaite le voir et lui proposer un marché.
- Tu te moques de moi Dumbledore ! C'est ça ?!
- Je suis extrêmement sérieux !
- Dans ce cas tu accepteras les conditions suivantes.
- Je suppose que je devrais te suivre sans broncher et que tu aies en ta possession ma baguette magique ?
- Perspicace Dumbledore. Mais pas que, qui ignore que l'un des plus grands sorcier, le célèbre Albus Dumbledore peut faire de la magie sans baguette ?
- Je n'opposerais aucune résistance.
- Tu es peut-être un saint Dumbledore, mais tu restes un être humain, les mensonges et la tromperie sont ce que font parfaitement l'homme.
- Je n'ai pas pour habitude d'être fourbe. Prends donc ma baguette et donne-la à Voldemort en signe de ma sincérité.
Avery frissonna en entendant le nom de son Maître.
- Très bien. Donne-la moi.
Dumbledore sortit sa baguette magique et la lui tendit. Avery la prit avec précaution il la pointa vers son propriétaire.
- Allons Avery, ignores-tu qu'une baguette magique ne peut se retourner contre son propriétaire ?
- Je le sais. Tu ne vois pas d'inconvénients à ce que je prenne des mesures ? Tends tes mains Dumbledore.
Albus soupira agacé, ils perdaient un temps fou. Il s'exécuta et laissa Avery faire apparaître des liens invisibles.
- Suis-moi maintenant Dumbledore. Même si tu tentes quoi que ce soit. Tu seras face à mon Maître le plus grand et le plus puissant sorcier au monde.
Le directeur jeta un regard dégoûté et haineux vers le Mangemort, ils étaient vraiment persuadés que Voldemort était une sorte de libérateur alors qu'il était bien connu que ce dernier n'était pas clément et ne récompensait pas généreusement...Alors que Dumbledore suivait sans résistance le Mangemort qui l'emmena directement vers le repaire du mage noir. Cependant alors qu'ils marchaient une forêt dense, Avery se stoppa net. Albus questionna ce dernier exaspéré :
- Que t'arrive t-il encore ?
- Allons, tu ne croyais tout de même pas que j'allais te mener tout droit à notre repaire ? Tu allais forcément en sortir vivant. Et je ne crois pas à ce soi-disant marché que tu voulais passer avec mon Maître.
- Tu n'as pas respecter ce que je demandais !
- Oh que si, je vais appeler le Seigneur des Ténèbres !
Avery releva sa manche et porta une main à la marque des Ténèbres qui se mit à noircir à son contact. Dumbledore décida dans alors de libérer ses poignets des liens invisibles. Le Mangemort devait après tout l'emmener dans leur quartier général. Albus regarda le ciel qui noircit. Une torpeur noire apparut. Avery aussitôt s'agenouilla devant Voldemort qui regardait impitoyablement son serviteur.
- Maître...
- J'espère que tu ne m'as pas dérangé pour rien.
- Non il ne t'as pas dérangé du moins je le pense. Coupa Dumbledore
- Dumbledore ?! Avery je n'aurais jamais cru cela de toi, tu l'as capturé ? Seulement ceci m'a l'air bien trop beau pour être vrai.
- En effet, Tom. Ton Mangemort n'y est pour rien. C'est moi qui a décidé de venir de mon plein gré. Je souhaitais te voir.
- Que me veux tu ?
- J'ai décidé de passer un accord avec toi.
- Voyez ça, le grand Dumbledore s'abaisse à ce niveau ? Se moqua ouvertement Voldemort
- Je suis certain que ma proposition sera alléchante.
- Je t'écoute.
- Épargne mes élèves. Libère-les. Et j'accepte que tu me tues...
Voldemort dissimula sa stupeur.
- Est-ce une plaisanterie ? Dis-moi réellement ce que tu veux Dumbledore.
- Non ce n'est pas une plaisanterie.
- Tu oses Dumbledore ?! Tu oses te moquer de moi ?
- Ai-je l'air de mentir ?
Voldemort se mit à faire les cent pas.
- Qui me dis que ce n'est pas une mascarade ?
- Avery donne donc ma baguette à ton Maître.
Voldemort regarda froidement son serviteur qui se releva lentement et lui tendit la baguette de Dumbledore. Voldemort la lui arracha des mains, il fixa surpris, la baguette du directeur. Ses yeux allèrent de la baguette à Dumbledore.
- Je veux bien te croire. Très bien...Je vais te tuer.
- Pas avant que tu laisses partir mes élèves. Je te connais Tom, je sais que toi tu es capable de faillir à ta promesse.
Voldemort tiqua à l'entente de son prénom.
- Alors viens avec moi Dumbledore.
Le mage noir esquissa un sourire mauvais puis tendit sa main blanchâtre aux longs doigts vers le directeur. Dumbledore ne fit aucun geste vers Voldemort.
- Allons, il n'y a que moi et mes fidèles qui peuvent transplaner dans mon repaire.
Enfin, Dumbledore décida de poser sa main dans celle de son ancien élève. Ils transplanèrent.
