Atelier sur le discord plume arc-en-ciel sur : Les trois croix, de Rembrandt
Il y avait cette fille.
Il y avait cette fille. Aussi jeune qu'eux. Assez forte et puissante pour vivre des aventures auprès d'eux. Il y avait cette fille, dans le nom finissait par fu, ou ku, ou ru… Kirua n'était pas sûr, parce qu'aussi mignonne soit-elle (selon Gon) et bien il se fichait d'elle, comme il se fichait de son premier assassinat. Gon, en revanche, il était toujours gentil avec tout le monde, il l'avait accueilli comme si elle avait toujours été là, et il distribuait ses sourires, comme d'autres distribuent des bonbons.
Kirua, ça lui faisait mal, mais il ne savait pas vraiment pourquoi. Il comprit quand il se retrouva crucifié sur place, parce qu'il les avait surpris en train de se parler à voix basse. Elle aimait Gon, il voulait bien sortir avec elle. Pourquoi ?
Pourquoi ?
Kirua se sentit si triste et en colère qu'il lui fallut sortir de l'auberge où ils vivaient pour le moment, et il se mit à courir, comme s'il cherchait à fuir, fuir sa jalousie, sa douleur, fuir ses sentiments qui lui nouaient la gorge. Est-ce qu'il allait crever de douleur ? Comment allait-il faire pour regarder Gon droit dans les yeux désormais ? Il était noué, il était planté sur la croix, et de son cœur coulait du sang.
Kirua revint à l'auberge quand l'épuisement prit le dessus sur le reste. Il allait simplement se jeter sur son lit, se coucher et dormir. Oublier tout ça.
Les jours défilèrent. Kirua avait peur de perdre Gon et pourtant, il était toujours aussi proche de lui. C'était à Kirua qu'il montrait sa confiance, sur Kirua qu'il comptait, c'était Kirua qui recevait les compliments et les preuves d'amitié. La seule chose que Gon accordait à la fille, c'était quelques baisers. Mais chacun de ceux-là, poignardait Kirua.
Au bout d'un moment, au bout d'un temps, Kirua remarqua que les choses n'avançaient pas entre elle et Gon. Elle en demandait plus, plus d'attention, plus d'amour, et Gon lui en donnait moins. Tout ce qu'il pouvait donner, à part les baisers, il l'offrait à Kirua et la fille vexée, triste, humiliée, décida de les quitter. Elle avait besoin de changer d'air. Parce qu'elle avait compris plus vite que Gon où allait son cœur.
Vers Kirua.
Gon ne fut pas triste de cette rupture, parce qu'il restait auprès de son meilleur ami. Ils avancèrent ensemble, jusqu'à ce qu'un soir, Gon crucifie une nouvelle fois Kirua. Mais autrement. Autrement.
Cette fois-ci ce ne fut pas douloureux, du tout. Bien au contraire.
— J'ai bien réfléchis Kirua, et je pense que je t'aime.
Kirua se sentit libéré d'un poids, et pour toute réponse, l'embrassa.
Fin.
L'autatrice : ça n'a sans doute pas grand-chose à voir avec le tableau mais bon.
