Bonjour à toutes et à tous !
Bienvenu pour l'ouverture de cette vingt deuxième case de ce calendrier de l'avent !
J-2 avant noël les filles ! ça y est ? tout est prêt pour vos réveillons de noël ? vos cadeaux ont tous étés acheter et emballés ? vos « costumes de mères noëls » sont déjà prêts ? j'ai hâte vous n'avez pas idée ! j'adore noël (comme vous avez du vous en rendre compte avec le temps) et ce calendrier de l'avent, c'est mon cadeau de noël pour vous ! alors j'espère que vous l'appréciez !
Je vais relancer mon annonce des derniers jours : à partir du 25 décembre, je vais corriger cette histoire (erreur de grammaire, ponctuations, virgules beaucoup trop présentes), aux vues des nombreux retours de certains lecteurs ! donc pas de panique si, un beau matin, vous voyez que j'ai de nouveau poster sur cette fiction, ce ne sera pas une suite !
Au programme de ce soir : le réveillon, enfin le titre du roman de jasper, des questions encore et encore, et des perspectives d'avenirs ! alors, je vous ai donner envie ?
Réponses aux reviews : (merci à vous d'avoir mis des pseudos, vous êtes adorables, et j'aime mieux pouvoir vous donner un nom ou un prénom, c'est plus agréable pour moi !)
Laurie : hey Laurie ! ça va ? ah ! je suis trop heureuse que tu sois tombée des nues devant cette scène du confessionnal mdr, mais c'est vu que le coup de cette scène je ne l'ai moi non plus jamais vu ailleurs !
ah ce Emmett ! toujours à vouloir faire des blagues mdr
je suis désolé qu'Alice te déçoive… mais je suis contente que l'explication t'ait plus !
je te souhaite un très bon chapitre,
bisou
Mya
Elo1095 : bonjour Elo ! je vais très bien, je te remercie ! et toi ?
oula ! dis donc tu as l'air d'avoir vraiment apprécier ce chapitre mdr
tu as raison, tu avais déjà trouver le raisonnement derrière leur divorce, mais j'espère quand même que tu as apprécier l'explication ! ca faisait un moment que tu me la demandais !
je confirme, Edward est un connard, mais que serait un joli conte de noël sans un connard immonde ? mdr
je confirme, c'est bien souvent d'avoir un avis extérieur !
je te souhaite un très bon chapitre, et une bonne lecture,
Bisou
Mya
Delphine : bonsoir Delphine ! comment vas-tu ? oh je vois que mon jasper continue de te plaire lol, mais je te remercie pour ton message !
je te souhaite un très bon chapitre et une bonne lecture,
Bisou
Mya
aurelie355 : bonsoir Aurélie ! comment vas-tu ?
oui, j'ai réussi à publier en période de fêtes, après tout, ça m'a vraiment beaucoup amusé de créer ce petit calendrier de l'avent !
ah ! c'est dommage pour la robe de mère noël, mais si c'est en famille, c'est compréhensible lol
nan, il n'y aura pas de point de vue d'Edward, j'espère que tu n'es pas trop déçue ?
bonne lecture et bon chapitre,
Bisou
Mya
Ninidezil : hey Nini ! comment ça va ?
je confirme, autant l'un que l'autre est des handicapés sentimentaux, mais c'est tellement drôle de les voir comme ça, non ? ahah
ah dommage, Alice va rester encore un bon moment, mais ne t'en fais pas, tu vas peut-être finir par l'aimer avec le temps mdr
heureuse d'avoir eu tes réponses en ce qui concerne les raisons du divorce ? 😉
je te souhaite un très bon chapitre, et une très bonne lecture,
bisou
Mya
Nina : hey Nina ! comment vas-tu ? ça faisait un bon moment que je n'avais pas eu de nouvelles de ta part ! je commençais à m'inquiéter dis donc !
oula là, c'est assez bizarre de devoir répondre à des questions sur des chapitres très, très antérieurs, mais c'est pas grave, je vais le faire quand même, après tout, quand tu les liras, tu auras déjà eu tes réponses lol
tu as été obligée de relire les chapitres antérieurs ? et bah dis donc, tu as du t'amuser mdr !
ouiiiiii ! elle est pleine de surprise et j'adore la voir dans ce genre la ! elle est niaise mais elle a de très bonnes raisons de l'être même s'il faut attendre un moment pour avoir les réponses à pourquoi est-elle comme ça ?
Edward n'a jamais vu ses tatouages (j »ai préciser qu'elle portait du fond de teint très puissant sur son corps pour cacher ses tatouages tout le temps) , c'est plus que son jardin secret, c'est l'essence même de ce qu'elle est, c'est un peu son « ADN »…
hé non ! pas même une lettre d'amour ! mais ce Edward est un connard donc bon mdr
oh ! je suis tellement heureuse que cette déclaration te plaise autant !
j'avoue ne pas avoir réellement réfléchit à ce que représente les tatouages de jasper…
alors non, je en vais pas écrire les romans de jasper lol, je lui laisse cet exploit mdr
ah ! tu as aimé mon expression ? je la sort à tour de bras quand je suis énervée mdr
Edward n'a jamais vraiment passer de temps avec elle, parce qu'il préférait monter son entreprise et tout plutôt que de perdre son temps en « choses futiles »…
je confirme, personne n'aurait apprécier que toute une ville soit là pour assister à la chute d'une relation ! et plus encore si toute la ville n'en entend qu'une partie…
ah le bébé d'Alice c'est un truc que je voulais vraiment, et ça me paraissait important qu'elle ait aussi une part de bonheur ! après tout, c'est une histoire de noël non ?
je vais te laisser sur ces réponses, parce que sinon ma reviews sera aussi longue que le chapitre mdr, et je ne suis pas sûr que ce soit vraiment productif ahah
je te souhaite un très bon chapitre et une bonne lecture,
bisou
Mya
*** Bonne lecture ! ***
Chapitre 23
Vendredi 24 décembre
POV Bella
Accumuler deux journées riches en émotions, dormir très peu, puis devoir assister à la messe de Noël ne m'a jamais paru aussi long que ce soir.
Le rythme lent de la cérémonie de la nativité, la lenteur avec laquelle l'après-midi s'est écoulée, et même la voix beaucoup trop monocorde du père Coulter ; tout cela surement, à contribuer à ce que, une fois dans la voiture, je finisse par m'endormir sur le siège passager, la tête sur la vitre.
— Réveille-toi darling, nous sommes arrivés ; me souffle Jasper à mon oreille, ses doigts jouant négligemment dans mon cou.
— Redis-le ; gémis-je doucement, en ouvrant un œil paresseux.
— Redire quoi darling ? sourit-il, narquois.
Je ne me lasse vraiment pas de ce léger frisson qui remonte ma colonne, à chaque fois que ce mot est prononcé, par sa bouche, que ce soient les consonances texanes, ou même cette légère apostrophe sur le « a ».
— Excusez-moi ; grimace Emmett. Vous pourriez arrêter de flirter, quand je suis dans les parages ?
— Crois-moi, Emmett ; souris-je diaboliquement, j'ai pour projet de te faire regretter d'avoir envoyé le père Coulter dans le confessionnal, et, le mieux, dans tout cela, est surement le fait que j'ai la permission, que dis-je, c'est un ordre, même, du seigneur.
La grimace de mon frère s'accentue encore plus, alors que le regard rêveur de Jasper vient se fixer dans mes yeux, et, encore une fois, j'ai l'impression que mon monde ne se résume plus qu'à lui. Lui, sa bouche, ses mains, ses yeux, et la flamme de désir qui étincelle, dedans.
— Vous vous regarderez avec des airs d'abrutis tout à l'heure ; nous presse Rosalie, détachant ma ceinture. Pour le moment, je dois m'occuper de Bella, et Alice ne sera pas de trop, pour s'occuper de ses cheveux.
Heureux d'avoir une raison, et une occasion de nous séparer, avant que nous anéantissions toutes chances, pour Rose, d'avoir son orgasme de Noël ; Emmett sort de la voiture, me prenant par les cuisses pour me porter sur son épaule, en direction de la maison.
A cet instant précis, la seule chose sur laquelle je puisse me concentrer est le fait que je remercie réellement Alice de m'avoir forcé à porter un pantalon, lorsque nous sommes retournées à l'église, pour la messe de Noël….
— Je peux savoir ce qu'il vous prend ? grogné-je férocement, lorsque je suis assise sur le tabouret de la coiffeuse de Rose. Je pouvais très bien me déplacer moi-même ! Je n'ai pas besoin que vous me portiez, je ne suis plus une enfant.
— Jasper et Emmett avaient besoin de discuter un peu, avant la soirée, et j'avais envie que nous terminions la conversation que nous avons eu, au magasin, ce matin ; m'informe Alice.
— Non !
Le ton féroce avec lequel je viens de lui parler, ne me ressemble pas, de même que le geste brusque que je fais, en me relevant de la coiffeuse, pour me planter, les poings sur les hanches, les pieds fermement ancrés dans le sol, face à elle.
— Je suis désolé que tu t'en sois rendu compte trop tard, je suis désolée que tu ais du sortir avec Edward, pour te rendre compte que Jasper était l'homme le plus parfait qu'il puisse exister ; asséné-je, tapant du pied inconsciemment, alors que mon visage se ferme. Tu as eu ta chance, et tu l'as laissée passer.
— Je le sais ; sourit-elle, mais je n'en tiens pas compte.
— Il ne voudra peut-être pas de moi, il ne fait peut-être que s'amuser avec moi, le temps de se trouver une fille qui lui convienne mieux, mais, pour une fois, j'ai besoin d'agir égoïstement, j'ai besoin de savoir ce que cela fait, de pouvoir être heureuse, tu comprends ?
— Oui, parfaitement, même ; rit-elle.
Son sourire énorme, parait manger son visage, alors qu'elle me fait signe de retourner m'asseoir, saisissant son peigne pour démêler les nœuds que contiennent mes boucles. Cependant, la petite lueur nostalgique n'est pas partie, et c'est d'elle, dont je me méfie.
— Pourtant, tu regrettes ; affirmé-je.
— Je ne regrette pas d'être divorcée de Jasper, loin de là, même ; secoue-t-elle la tête. Ce que je regrette, c'est cette complicité que nous avions, cette impression que nous étions une famille, certes, désunie par certains aspects, mais une famille tout de même.
— Je ne comprends pas ; soufflé-je, alors que Rosalie commence à démaquiller mon visage.
— J'ai perdu mes parents très jeune, comme tu le sais, et c'est Maria qui m'a élevée, plus ou moins ; débute-t-elle son récit. Mais elle avait à peine dix-huit ans, lorsqu'elle a obtenu ma garde, et que nous avons commencé à aller au lycée de Forks. J'aimais Maria, mais Maria aimait beaucoup les garçons, et Jasper, en particulier.
Le scandale qu'a été l'arrivée des sœurs Brandon, à Forks, me semble à des années lumières, lorsqu'elle en parle ; et, pourtant, dans l'inflexion de sa voix, je peux affirmer que la douleur de la mort de ses parents, à peine trois mois avant leur arrivée dans notre ville, n'a toujours pas cicatrisé.
— Elle a fait ce qu'elle a pu, pour moi, mais elle a très vite été dépassée, et elle s'est noyée dans ses problèmes. Le seul qui parvenait à la sortir, un tant soit peu de sa chute aux enfers, ce fut Jasper. Il m'aidait à faire mes devoirs, il m'aidait à alléger sa charge de travail, et il m'a appris à garder une façade.
— Pourtant, tu étais tellement pétillante, et dynamique, lorsque vous êtes arrivées à Forks ! m'exclamé-je.
— Nous vivions dans une petite ville, nous aussi, avant ; m'apprend-elle, jouant distraitement avec mes boucles. Comme dans toutes les petites villes, tout se sait, et tout le monde juge tout le monde, c'est un fait. Alors, quand j'ai appris que nous allions vivre là-bas, j'ai décidé de cacher tout ce que j'avais au fond de moi, pour pouvoir éviter ce que tu y vis, en ce moment.
Son raisonnement est vraiment intéressant, mais je peine à croire qu'une fille de quinze ans ait déjà cette perception accru de ce qu'est ma vie, en ce moment, à Forks…
— Jasper a surement été le seul, à ce moment-là, à savoir comment nous vivions, Maria et moi, et il a aussi été le seul, à pousser Maria à faire ce qu'elle pouvait, pour que nous nous en sortions, toutes les deux. C'est pour cela, que je regrette que Jasper ne soit plus dans ma vie. Pour cette impression d'avoir une vraie famille, entre Maria, les Hall, et les Cullen.
— Alors pourquoi avoir coucher avec Edward ? soupiré-je. Pourquoi avoir accepter de le laisser me tromper, alors que tu savais très bien ce qu'allaient penser, et dire, les gens de cette putain de ville ?
— Parce que j'aimais Edward depuis des années, et qu'il a su quand je serais la plus faible, pour attaquer ; hausse-t-elle les épaules.
— Je ne comprends pas, tu n'aimes plus Edward ? froncé-je les sourcils.
— Disons que, maintenant que j'ai pu expérimenter, de moi-même, avec quelle facilité il a trompé sa fiancée, j'ai du mal à lui offrir cette confiance absolue qu'il me demande.
Serait-ce donc la manière dont fonctionne Edward ? Serait-ce de cette manière, qu'il attire les femmes ? En les faisant tromper leur mari, leur conjoint, ou même leurs simples petits copains ; juste en leur faisant miroiter une fidélité, en échange de leur confiance absolue ?
— J'ai trompé jasper, parce que mon premier amour m'a dit qu'il m'aimait depuis des années ; sourit-elle, amère. Je suis tombée enceinte de lui, parce que je croyais qu'il m'aimait autant que moi je l'aimais. Mais depuis que nous sommes arrivés ici, je commence à douter. Je doute qu'il tienne à moi autant qu'il le dit.
— Tu penses qu'il tient plus au bébé qu'à toi, c'est cela ? souris-je, pauvrement.
— Oui.
Je n'ai rien besoin de dire, pour que la situation s'apaise. Aussi bien l'une que l'autre, nous savons que j'ai raison, et que ce qu'Edward veut, plus que tout, c'est avoir un enfant, pour pouvoir se sentir en phase avec ce rêve auquel il aspire : la famille parfaite.
Lentement, la conversation reprend, majoritairement entre Alice et Rosalie, moi-même ne me permettant d'intervenir que lorsqu'il est question d'Emmett.
Etonnement, et ce, même si je me rends compte que je lui ai pardonné, je ne me sens pas de taille à donner mon avis, en ce qui concerne Jasper. Leur passé est encore trop proche, et l'avenir que j'espère avec lui est encore bien trop flou, pour que je puisse m'imposer dans ce débat.
En ce qui concerne Edward, là, la raison est bien plus simple. Autant j'ai pardonné à Alice, autant je sais parfaitement que, à lui, jamais je ne parviendrai à arrêter de lui en vouloir. J'ai été utilisée, modifiée et réduite, uniquement pour son bon plaisir, pour sa petite vengeance personnelle ; et je me rends compte que ma rancune est bien trop tenace pour être oubliée d'un claquement de doigts.
Au son des huit coups de vingt heures, nous sommes enfin toutes les trois prêtes, Alice ronchonnant sur sa robe de mère Noël bien trop longue à son goût, et son ventre de femme enceinte proéminent.
— Lily ? l'arrêté-je, alors qu'elle vient de poser un pied dans le couloir.
Au même moment, la porte de la chambre d'en face s'ouvre, sa fenêtre ayant été réparée ce matin même, durant notre sortie shopping ; révélant Emmett et Jasper, chacun d'eux ayant un cadeau dans les mains, alors qu'ils fixent leur regard sur nous, s'attendant, sûrement, à un combat de catch, mais il en est tout autre.
— Oui ; fait-elle, retenant son souffle, à l'entente de son surnom, dans ma bouche.
— Merci d'avoir trompé Jasper, l'an passé, et merci de ta relation avec Edward ; déclaré-je, le sourire aux lèvres. Je ne te pardonnerai sûrement jamais la première, parce que tu l'as blessé profondément dans son estime de lui-même ; mais je te remercie vraiment pour la seconde.
Chacune des quatre personnes devant moi affiche une certaine incrédulité, en m'entendant, mais le bref sourire de Jasper, pressentant sûrement ce qui va suivre, me prouve que je fais le bon choix, encore une fois.
— Sans cela, je n'aurais jamais su quel genre d'homme il est ; souris-je doucement. Sans cela, je n'aurais jamais enlevé mes œillères. Sans cela, je n'aurais jamais su ce que pense ma ville de moi. Sans cela, je n'aurais pas Jasper, et, pour cela, je ne peux que t'en remercier.
— Pense simplement à m'inviter, à votre mariage ; rit-elle, se prenant un coup de coude dans le bras par Rosalie, ainsi qu'un regard furieux, avant de baisser la tête. Pardon.
— Tu seras en tête de liste, ne t'en fais pas ; ris-je, à mon tour, amusée par la conversation. Surement aux cotés de Jasper, d'ailleurs.
— Crois-moi, je saurais m'en souvenir ; sourit-elle, malicieuse, me laissant reprendre, ensuite, plus calmement.
— Ce que je voudrais te dire Alice ; soupiré-je ; c'est que tu n'as pas besoin d'un homme, dans ta vie, pour faire partie de cette famille. Que tu le veuilles ou non, toute ta vie, tu resteras une Hall, une belle sœur, et une amie plus ou moins proche, selon la personne. Ton bébé ne pourra, surement, jamais grandir en paix, avec des oncles, des tantes, et des grands parents comme ceux qu'il aura, mais je te promets qu'il sera heureux, parce que nous l'aimerons, peu importe le fait que son père soit un connard sans nom.
Les hormones ou la fatigue, peu importe la raison, à vrai dire, elle finit par s'échouer, en larme, dans mes bras, me prouvant la ténacité de son mascara.
— Merci Bella, merci ; psalmodie-t-elle, me serrant fortement contre elle.
— Pense à moi, quand tu devras le mettre au monde ; ris-je, perfide. Tu comprendras ce que j'ai vécu, à le voir blesser jasper.
— Je demanderai la péridurale, je te le promets.
J'éclate de rire, joyeuse, alors qu'Edward nous rejoint, sortant de leur chambre, au fond du couloir, habillé de la même chemise noire, le jean sombre et les chaussures de ville que les deux autres garçons.
Doucement, et dans une cohésion qui frise la quatrième dimension, chacun des hommes présente son bras à sa compagne, et avec un sourire rêveur, je m'accroche à celui de Jasper.
— Prête à payer ton du, ce soir, darling ? souffle-t-il à mon oreille.
— As-tu préparé ton caleçon Rudolph ? chuchoté-je en retour, me mordant la lèvre.
— J'ai mis la glace et la chantilly au frais ; me susurre-t-il.
Je gémis doucement, en entendant ces mots. Une semaine à peine s'est écoulée, depuis celle conversation, dans le hall, lors de la soirée de sa maison d'édition, ou il m'a demandé ce que je ferais, avec ces deux choses ; et, depuis, j'ai une bien meilleure perception de ce que, lui, en ferait.
— J'ai dans l'idée de te souhaiter un très joyeux Noël ; recommence-t-il, de la même manière.
Les trois heures qui suivent sont une véritable torture, pour moi. Le voir, juste en face de moi, avec son sourire en coin si sexy, à me fixer, parfois même durant plus de cinq minutes, sans ne jamais rien dire, si ce n'est ses yeux noir charbon, et la pointe de sa langue qui passe sur ses lèvres, de temps à autre.
— Jasper, arrête cela ; soupire Rose. Tu la mets mal à l'aise.
— Je sais ; sourit-il. C'est le but.
— Pardon ? m'exclamé-je. Pourquoi ?
— Parce qu'il est amoureux de toi, et qu'il a prévu de nous faire profiter de vos ébats toute la nuit, encore une fois ; soupire fortement Chelsea. Alors, s'il te plait, sois gentille, et ne cède pas de la nuit. Pour mes oreilles, et mes cinquante ans qui commencent à se faire sentir.
— Aucune chance maman ; accentue-t-il son sourire en coin. Je ferais ce que je veux avec ma femme ce soir. Vous n'avez qu'à en faire de même pour mettre le petit Jésus dans la crèche de votre côté.
Ce frisson puissant qui me remonte la colonne, en entendant ce mot particulier « MA femme », ce possessif si marqué, me fait fermer les yeux de plaisir, alors qu'un soupir de contentement m'échappe.
Je pense que je viens de trouver mon nouveau rêve… Moi, dans une belle robe blanche, pendue au bras d'Emmett, descendant l'allée principale de l'église, cette même église où, quelques heures plus tôt, le père Coulter m'a donné sa bénédiction pour entreprendre une relation avec Jasper ; marcher sous le son des violons, et finir par m'arrêter devant lui, pour pouvoir lui dire « oui ».
Lentement, le temps de me laisser reprendre mon emprise sur mes émotions, je m'isole dans les toilettes, m'asseyant au sol, pour souffler un bon coup. Pourquoi le simple fait de m'être imaginée dans cette situation a fait déborder mon cœur ?
La réponse est simple. A l'époque ou Edward me l'a demandé, j'ai accepté, parce que c'était ce qui me paraissait logique de faire ; mais je sais que, si lui me le demandait, ce ne serait pas avec ma tête, mais avec mon cœur, que je répondrais.
Oui, dans un cas comme celui-ci, la tête n'a pas le droit d'être celle qui décide. Dans ce cas présent, c'est au cœur de décider, c'est lui, et lui seul, qui doit être juge.
Fière d'être parvenue à retrouver l'emprise sur mes émotions que je cherchais tant, je ressors de la pièce, m'arrêtant sur le pas du salon, où Aro et Chelsea, tendrement enlacés, regardent Rose et Jasper discourant sur un quelconque sujet à grand renfort de gestes brusques ; Alice et Edward, sur le canapé, parlant bien plus calmement ; et Esmé et Carlisle, debout, devant la cheminée.
Cette impression de famille, cette sensation d'être entourée, dont me parlait Alice, tout à l'heure, me revient, et je la ressens enfin.
— Alors, heureuse ? me demande Emmett, venant enserrer ma taille, et placer ses mains sur mon ventre.
— Je crois que je ne l'ai jamais été autant ; souris-je tendrement, en le regardant. Je suis enfin à la maison.
— Il t'aura fallu près de trente ans, pour ressentir cette émotion ; soupire-t-il, sa tendresse débordant de chaque mot. Je suis heureux, que tu parviennes enfin à le vivre, comme moi je le vis, depuis que Rose est entrée dans nos vies. Il n'est peut-être pas l'homme le plus calme que je connaisse, mais il est parfait pour toi.
— Merci Emmett ; soufflé-je, retenant mes larmes.
— La seule chose que je te demande, c'est de dire « oui », d'accord ?
— A quoi ? froncé-je les sourcils, sous son ton sérieux.
— Darling ?
Au pied du sapin, son gros cadeau rouge entre les mains, Jasper me fait signe de le rejoindre, alors que chacun part à la découverte de ses présents. Doucement, après avoir embrassé mon crane, Emmett me pousse dans le dos, pour que je le rejoigne.
— Joyeux noël darling ; souffle-t-il.
Pourquoi semble-t-il si tendu ? Pourquoi parait-il prêt à rendre son repas, alors qu'il ne fait que m'offrir un cadeau de Noël ?
Fronçant les sourcils, et essayant d'oublier le fait que je sois légèrement déçue de ne pas avoir reçu son manuscrit, comme je l'espérais, dans le fond ; je défais l'emballage, ne trouvant qu'un carton à l'intérieur.
— Tu m'offres un carton ? demandé-je, indécise sur ce que je dois comprendre.
— C'est un cadeau en trois partie ; m'explique-t-il. J'espère qu'il te plaira.
Souriant doucement, je décachète le paquet, trouvant, comme prévu, trois autres emballages, à l'intérieur. Une enveloppe, une petite boite, et un gros paquet rectangulaire.
Refusant de subir la peine de voir autre chose que le fameux manuscrit tant attendu ; je préfère ouvrir l'enveloppe, fronçant les sourcils, lorsque je vois ce qui est écrit, dessus.
« Isabella Hall
Editions fairy tall
Editrice »
Editrice ? Relevant vivement les yeux vers lui, je lui montre la petite carte de visite, lui indiquant le dernier mot, pour qu'il m'éclaire. Après tout, se présenter sous le nom des Hall, celui de ma famille de cœur, ne me déplait pas.
— Tu m'as dit que tu avais mis sous clef tous tes rêves, et que tu ne parvenais plus à te souvenir de ce qu'ils étaient. Moi, je me souviens de la petite fille de dix ans qui disait à qui voulait l'entendre, qu'un jour, elle ferait découvrir un roman qui changerait le monde. Tu n'as peut-être plus dix ans, mais tu as encore le droit de rêver darling.
— Mais c'est ta maison d'édition ! m'exclamé-je.
— Oui, et Maria part en Europe, dans un mois, parce qu'elle a trouvé un autre travail. La place était vacante, et quand j'ai envoyé tes qualifications à ma maison d'édition, il y a plus de trois mois, ils l'ont accepté. Je n'ai fait que garder la surprise depuis mercredi.
Trois mois… Nous ne nous parlions plus depuis près de dix ans, et il a tout de même réussi à penser à moi assez pour leur envoyer mon curriculum vitae. Trois mois…
Le souffle coupé, je lui adresse un sourire rempli d'amour, avant de plonger, une nouvelle fois, dans le carton. Laissant de côté le dernier paquet, je prends la petite boite, relevant un sourcil interrogatif, en trouvant une bague toute simple, à l'intérieur.
— Il va avec le dernier cadeau ; sourit-il, crispé.
Autour de nous, le silence se fait, uniquement coupé par les trois Cullen, autour de la cheminée, s'embrassant pour se souhaiter joyeux Noël. Ressentant la pression de leurs regards à tous, j'avale difficilement ma salive, pour prendre le dernier paquet.
— Tu l'as terminé ? demandé-je, incrédule, mes yeux rivés aux siens, soupesant le cadeau.
— Hier matin ; sourit-il.
Poussant un cri de joie, je m'empresse de déchirer le papier cadeau, mes mains s'accrochant au paquet de feuilles comme si ma vie en dépendait. C'est uniquement lorsque je vois le titre, que je comprends que ce n'est pas uniquement ma vie, qui est en jeu, c'est aussi mon bonheur.
« Veux tu m'épouser ? »
Mon souffle se bloque dans ma gorge, alors que mes mains se mettre à trembler ; et lorsque je relève le regard vers lui, je ne le trouve pas. Pas à sa place, du moins.
Un genoux à terre, l'écrin ouvert devant moi, sa tête penchée sur le côté, et son sourire en coin si sexy plaqué sur le visage ; il a cet air serein et détendu que je lui connais, depuis que nous sommes arrivés ici, il y a une semaine.
— Ce n'est pas orthodoxe, et, franchement, si j'avais eu plus de temps, j'aurais surement fait les choses mieux ; commence-t-il doucement, la tendresse englobant chacun de ses mots ; mais tu as été ma muse durant plus d'une décennie, la personne parfaite, la femme parfaite, que je me bornais à voir comme l'amie si spéciale, celle qui m'ancrait à cette terre. Je n'avais, juste, pas compris que tu étais celle qui détenait ma vie, mon bonheur, mon avenir, depuis près de trente ans.
Le monde pourrait bien s'écrouler, la troisième guerre mondiale débuter ; pour rien au monde, je ne laisserais mes yeux s'éloigner des siens. Perdue dans son regard gris, pendue à ses lèvres ; je le laisse se relever, et enlever l'anneau de son écrin rouge.
— Isabella Marie Swan ; déclare-t-il ; tu es sûrement la femme la plus compliquée que je n'ai jamais rencontrée, la plus bornée, quand il s'agit d'être égoïste, et celle qui a le plus gros cœur au monde. Tu peux me dire oui, tu peux me dire plus tard, ou non, je m'en fiche. Je continuerais de t'aimer jusqu'à ma mort, parce que c'est ce que je sais faire de mieux, être amoureux d'une étoile. Mon étoile.
Mon souffle se bloque, et je crois même que mes yeux ont rendu les armes, face aux larmes ; mais, en cet instant, je n'ai jamais été aussi sûre de ma vie.
— Je t'aurais dit oui même si tu n'avais pas ouvert la bouche ; souris-je, à travers mes larmes. Je t'aurais dit oui, à l'instant même où tu t'es mis à genoux. Oui, je veux t'épouser Jasper.
Son sourire s'étire un peu plus, et je parviens enfin à décrypter cette étincelle dans son regard. C'est de l'amour. De l'amour à l'état brut, dans sa forme la plus pure, belle comme un joyau, précieuse comme un trésor.
Lentement, il passe la bague à mon doigt, le caressant doucement, avant de porter ma main à ses lèvres, embrasser le cercle doré ; et enfin, il fond sur mes lèvres, m'offrant ce baiser si tendre et sensuel, celui qui m'a fait retomber follement amoureuse de lui, dans le jacuzzi.
Je m'appelle Isabella Marie Swan, j'ai trente ans, et je viens de me fiancer. Le père Noël à déposer un blond sous mon sapin, et ce même blond m'a fait retrouver ma foi en les miracles. Que demander de plus ?
Hey ! à vos claviers ! alors ? qu'en avez-vous pensé ? ce chapitre était il à la hauteur de vos attentes ? cette déclaration vous a-t-elle plu ? et vous, à la place de Bella, vous auriez répondu la même chose ? êtes-vous rassurer pour Bella maintenant qu'Alice lui a laisser totalement champ libre ? la réaction d'Emmett des chapitres antérieurs (quand il a serré jasper dans ses bras) vous parait-elle plus logique ? remerciez vous Rose pour tout son « travail » ?
Au programme de demain : un mariage, du bébé, un prêtre au top, 3 nouveaux personnages et un couple inattendu ! alors, heureuses ?
Je vous dis à demain, 17h, pour le tout dernier chapitre de cette histoire (à moi aussi ça me fait très bizarre de dire cela ne vous en faites pas…)
Je vous embrasse et vous dit à demain
Bisou
Mya
