- Tais-toi, supplia Marinette.

- Regarde-moi ! Lui ordonna Adrien au même moment.

Elle s'exécuta.

- Pourquoi t'aurais des sentiments pour moi ?

- Et pourquoi pas ? Ce serait si dur à comprendre ?

- Je n'en sais rien Adrien. Tu ne m'as jamais remarqué avant.

- Si Marinette. Je t'ai toujours remarquée, déclara-t-il tristement. Tu es l'une de mes premières amies…

- On est si différents, murmura Marinette.

- Mais on veut les mêmes choses.

- On se bat pour les mêmes choses, rectifia la jeune femme.

Elle s'accouda sur la balustrade de son balcon et regarda le vide. Elle songea au fait, qu'hier à la même heure, ils s'apprêtaient à monter dans la grande roue, qu'il allait lui avouer qu'il avait des sentiments pour elle et qu'elle, elle allait lui avouer qu'elle était Ladybug parce qu'elle savait qu'il était Chat Noir.

Son téléphone vibra dans sa poche. Lukas avait répondu à son message.

«Ce que je pense n'a pas d'importance. N'ai pas peur et tout ira bien ».

Marinette sourit. Lukas la connaissait bien. Presque autant qu'Adrien.

- Tu peux laisser ton téléphone deux minutes ? Fit-il, lasse.

- Oui…

Elle le jeta sur la chaise longue. Lika n'était pas d'une grande aide pour cette fois.

- Qu'est-ce qui va se passer maintenant qu'on sait pour nous ? Demanda Adrien.

- J'en sais rien. On avancera en aveugle, j'imagine. Mais on continuera de se battre, parce que c'est ce qu'on fait depuis quatre ans, et qu'on est toujours ensemble, dans les pires galères, qu'on s'en sort toujours. J'ai confiance en notre équipe, répondit-elle en souriant.

Il s'approcha d'elle, le sourire aux lèvres. Elle avait croisé les bras sur sa poitrine, et il la toucha, incapable de résister plus longtemps. Ses bras se délassèrent et elle évita son regard, ses prunelles d'un vert intense, qu'elle était incapable de soutenir.

- Tu as confiance en notre équipe, mais pas en ce qu'on pourrait devenir toi et moi ?Qu'importe nos costumes, nos miraculous, on sera toujours Marinette et Adrien, tu sais.

- Je sais, affirma Marinette. Mais j'ai tellement peur… Dans quelques mois, on aura terminé le lycée. Toi, tu feras de grandes études, et moi je vais partir en stylisme. On devra se battre contre le Papillion, si on ne l'a pas battu d'ici là et …

Marinette avait déjà du mal à gérer sa vie de lycéenne avec sa vie de super-héroïne. Elle ne voulait pas que les choses se passent ainsi.

- Tu vois, j'aimerais que l'on puisse sortir ensemble comme les gens normaux. Sans regarder les informations toutes les cinq minutes en craignant qu'un akhuma sème le chaos. Sans rester sur nos gardes prêts à intervenir.

- Je sais, murmura Adrien. Ce n'est pas parfait. Mais ce serait nous, et ce serait déjà bien assez pour moi.

Elle le regarda enfin dans les yeux et posa une main sur sa joue. Elle jura l'entendre ronronner et retint un petit rire dans sa gorge. Elle le trouva adorable, beau et effroyablement désirable. Elle avait été raisonnable trop longtemps, et aujourd'hui ça lui faisait mal. Alors, elle décida d'arrêter de lutter.

- Ce le serait aussi pour moi, avoua-t-elle en rougissant.

Il s'approcha encore un peu plus et leurs lèvres se frôlèrent.

- Tout changera après ça, murmura-t-elle. Et j'ai tellement l'habitude de tout prévoir à l'avance…

- Mais ça, ce n'était pas prévu, c'est ça ? s'esclaffa Adrien en la tenant fermement par les hanches.

- Non. Pas vraiment, rit-elle. Et je tiens à signaler que je ne ne suis pas une lâche.

- Non, tu ne l'es pas.

- Et je vais t'embrasser, parce que j'en ai envie, et pour après…

Ses mots sur sa bouche, semblaient presque le happer, envoûtants et délicieux. Elle recula légèrement la tête, comme pour retarder un peu l'inévitable et profiter encore de ce moment.

- Pour après, on improvisera. Mais on y arrivera.

- On y arrivera, affirma Adrien.

- J'ai l'impression qu'on attend depuis mille ans.

- A qui la faute ? Haussa un sourcil Adrien.

- A nous deux.

Il se détransforma et Marinette posa sa bouche sur la sienne, tout doucement. Puis Marinette et Adrien se rendirent compte qu'ils avaient soifs d'eux, qu'ils en voulaient plus, alors Adrien déposa une myriade de baisers dans son cou et Marinette caressa ses cheveux blonds en soupirant. Elle l'embrassa encore, mêlant tendresse et violence, avide, câline, un peu sournoise dans ses attaques quand elle approchait ses lèvres des siennes quand elle le testait, pour voir combien de temps il craquerait avant de l'embrasser.

- Je savais qu'on était félin pour l'autre ! Murmura Adrien à son oreille avant de l'embrasser dans le cou.

Marinette leva les yeux au ciel et lui prit la main, l'emmenant dans sa chambre, au chaud. Ils se pelotonnèrent l'un contre l'autre dans son lit, fatigués, heureux.

La neige se remit à tomber sur Paris.

Les lumières clignotaient toujours.

Le Papillon refrapperait sûrement demain, ou après-demain.

Mais Marinette et Adrien se sentaient à l'abri dans les bras l'un de l'autre, invincibles. Ils ne se posaient plus de questions.

- Ça va être un très beau Noël, soupira d'aise Adrien, la tête posé sur le ventre de la jeune femme qu'il aimait.

Il ne s'était jamais autant senti à sa place.

- Oui, confirma-t-elle.

Il se suréleva, pour l'embrasser encore et elle chuchota à son oreille :

- Au fait… Je t'aime moi aussi.

- Ah oui ? Sourit-il taquin.

Dans son sourire, elle voyait qu'il était heureux, et elle l'était aussi. Son bonheur était contagieux, et elle en tombait malade bien volontiers.

- Je t'aime, Marinette, répondit-il sérieusement. J'aime toutes tes facettes.

Elle baissa les yeux et s'agrippa légèrement au col de son pull, avant de passer une main dans ses cheveux blond :

- T'es mon meilleur partenaire dans toutes les choses de la vie, toi aussi, tu sais ?

Il caressa sa joue et ils restèrent dans son lit, paresseusement.

- Mon plus beau Noël, murmura Adrien. Même si on sera probablement malades demain à force d'être restés sous la neige et coincés à soixante-mètres au-dessus du sol sur une grande roue en panne…

- Je suis toujours à soixante-mètres du sol quand je suis avec toi Adrien…, fit malicieusement Marinette.

Parce que, quand ils étaient ensemble, elle avait cette même sensation d'allégresse dans le sang…


Oh oh oh !

JOYEUX NOËL !

Merci pour vos lectures, vos retours, de m'avoir suivie dans cette petite aventure ! J'espère que vous avez passé un bon réveillon, entourés des gens que vous aimez et qui vous aiment !

Une petite review ? Ce serait un trés beau cadeau pour moi !

Et on se dit à bientôt, pour de nouvelles aventures !

CacheCoeur :)