Chapitre 30 : Article de Journal
Ulquiorra était dans le laboratoire avec Szayel. Ce dernier lui avait demandé un coup de main pour transférer le hollow du serpent géant depuis les cellules. Curieux de savoir ce que le scientifique allait faire de Voldemort, le Primera avait accepté. Et il avait bien fait car il semblerait que le hollow ait gardé des particularités du sorcier noir qu'il était. Et certains sortilèges étaient vicieux. Cela avait même percé son hiéro. Il se demandait pourquoi Voldemort ne s'en était pas servi à leur première rencontre mais il se dit qu'il avait sans doute eu besoin de temps avant de se connecter à ses capacités sorcières. Tout comme lui.
Voldemort était finalement dans la cage que Szayel avait construite pour lui en plein milieu de son laboratoire. Le serpent crachait furieusement en tentant de s'échapper. Les menaces de mort et promesses de vengeance volaient. Et Ulquiorra était torse nu sur une chaise, complètement décontracté, pour laisser le Sexto inspecter ses plaies qu'il n'arrivait pas à guérir.
« Il y a une sorte de substance, ou de magie, appelle cela comme tu veux, qui te ronge aussi vite que tu te régénères, » dit-il après quelques instants. « Je suis désolée, mais pour le moment je ne peux pas le contrer et te soigner. »
« Pas de soucis Szayel. Tel que je le connais, il a sûrement utilisé son venin ou de la magie noire. Plus rien ne m'étonne avec Voldemort. » Il jeta un regard au serpent en question, songeur. « Sois juste prudent quand tu feras tes expériences sur lui, d'accord ? »
« Okay. »
« Est-ce que je peux t'emprunter Luppi ? »
« Luppi ? » s'étonna Szayel. « Pourquoi ? »
« Je ne veux pas prendre le risque d'utiliser mon énergie spirituelle tant que je ne sais pas ce qu'il m'a fait. Je voudrais l'envoyer chercher ma propre fraccíon. »
« Luppi, » appela alors le Sexto. « Va chercher Severus ! »
Un arrancar qui avait la forme d'une grosse boule avec de fines jambes sortit en sautillant du laboratoire. Une dizaine de minutes plus tard, un être blafard aux ailes sombres entra dans la pièce.
« Tu m'as fait ap … » commença Severus en entrant un journal à la main. « Par Salazar ! Qu'est-ce qui t'es arrivé ? »
« C'est si moche que cela ? » demanda innocemment le Primera qui ne sentait qu'un élancement dans son dos.
« Cinq entailles sérieuses et qui saignent bien, » répondit sa fraccion en approchant. « Magie noire, » dit-il ensuite après examen. « Qui t'a fait ça ? »
« Toujours le même. Il est dans la cage là … »
« Le Seigneur des Ténèbres ? »
« Lui-même. Mais arrête de l'appeler ainsi. Tu es plus puissant que lui désormais. »
« Ca cela reste à prouver ! » cracha Voldemort depuis sa cage. « Moi, plus faible que cet infâme Sang-Mêlé, ce traître, ce minusc … ! »
« Pour information, Voldemort. Tu es aussi Sang-Mêlé que Severus. Un traître ? Et après ? Des régimes s'écroulent tous les jours. Mais ici, dans le monde des hollows, il n'y a pas que la taille ou la puissance qui joue. D'autant plus que Severus a déjà eu l'occasion de se nourrir alors que tu n'as encore eu aucune âme à absorber. Mais de toute façon, dès le départ, j'ai su que Severus serait destiné à être plus fort que toi. »
« Sérieusement ? » fit l'ange déchu en relevant un sourcil.
« Oui. Il n'y avait qu'à voir vos tailles respectives et vos puissances. Tu es destiné à devenir un Vasto Lordes, Severus. Voldemort ne sera probablement jamais rien d'autre qu'un adjuchas quand bien même on lui laisse l'occasion de sortir et de ramper librement. »
« Je ne rampe pas ! »
« Ah non ? » ricana Ulquiorra en fixant ses yeux verts sur le hollow en cage. « Tu es un serpent pourtant. Et un serpent, ça rampe ! » Il reporta ensuite son attention sur sa fraccion. « Sinon pour en revenir à toi, tu as presque la taille d'un être humain, à peine plus grand quand tu te tiens bien droit. C'est un signe que tu peux atteindre le rang de Vasto Lordes assez facilement. Tu en as la taille. Des hollows comme lui … » Il montra Voldemort d'un geste de la main. « … devront travailler et chasser deux ou trois fois plus que toi pour espérer atteindre ce niveau. Et encore sans garantie. Tu es plus fort que lui, Severus. Nous le sommes tous les deux. »
« Pourtant, il a percé ton hiéro, » nota le Maître des Potions.
« Avec une forme d'attaque spirituelle à laquelle mon hiéro n'est pas habituée. La magie noire fait ses dégâts et je ne m'attendais pas à ce qu'il puisse déjà s'en servir alors qu'il n'a même pas sa baguette. »
« Stupide gryffondor, » soupira Severus en sortant sa baguette. « Bouge pas ou je risque de faire une erreur. »
« Je te l'interdis Severus ! Tu es mon mangemort ! Je suis ton Maître ! Tu dois m'obéir ! »
« Pour ta gouverne, c'était Severus Snape ton mangemort, » répliqua calmement le Primera Espada. « Et il a été tué par ton lieutenant, Lestrange. Lui c'est Severus Prince et s'il a un maître, cela ne peut être quelqu'un d'autre que moi. Et encore, je préfère qu'il me considère comme un mentor ou un ami que comme un maître. Je ne fais pas dans l'esclavage comme certains … »
« Il ne parle pas ? » demanda alors Severus après avoir fini de soigner Ulquiorra.
« Non, il ne fait que siffler. C'est assez agaçant ! » soupira Szayel. « J'espère pouvoir comprendre pourquoi il ne parle pas. »
« Tu l'as tué comment ? » fit le Maître des Potions en regardant l'arrancar aux yeux verts.
« Je lui ai brisé la nuque en faisant un 180 degré avec sa tête. Pourquoi ? »
« Est-ce que cela peut avoir une incidence ? » demanda alors Severus en direction du Sexto Espada.
« Peut-être. Je ne sais pas. C'est une piste à suivre. Je pense aussi étudier sa pression spirituelle puisque tu acceptes que je m'attarde sur les prisonniers Ulquiorra. Est-ce que j'ai des limites ? »
« Pour les autres ? Non. Pour Voldemort, je veux qu'il souffre longtemps avant de lui faire l'honneur de goûter à Murciélago. »
« Un enfer suivit d'un autre. » Le Sexto eut un rictus moqueur. « Je ne te savais pas aussi machiavélique. »
« J'ai eu deux mentors, » fit le Primera en montrant et Severus et Voldemort. « Difficile de ne pas apprendre à l'être en pareille compagnie. »
« Aizen était pas mal non plus dans son genre. »
Les deux arrancars discutèrent encore un moment puis laissèrent le scientifique à son cobbaye.
« Tiens, » dit Severus en lui tendant un numéro de la Gazette du Sorcier alors qu'ils marchaient dans le couloir en direction des appartements privés d'Ulquiorra. « Les gros titres devraient t'intéresser. »
Le Primera jeta un œil et sourit. Harry Potter : Victime ou mage noir ? Une fois dans le salon, il s'installa confortablement et commença sa lecture de l'article de Rita Skeeter.
HARRY POTTER : VICTIME OU MAGE NOIR ?
La vérité sur le combat final et les actions d'Harry Potter
Selon notre cher Ministre de la Magie Cornelius Fudge, Harry Potter serait un Mage Noir et un meurtrier et, de ce fait, a ordonné son arrestation. Mais pour quels motifs Harry Potter est-il jugé de la sorte ? Voilà le point le plus important.
Harry Potter est accusé de meurtre pour avoir tué Celui-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ! Le plus grand mage noir de notre siècle qui il y a encore quelques mois menaçait le monde magique et l'Angleterre vivait dans un certain climat de frayeur qui se faisait sentir jusque dans le monde moldu si j'en crois certaines sources. Le Mage Noir qu'Harry Potter était destiné depuis sa naissance à vaincre et nous libérer d'une ère de ténèbres et de peur. En lui plaçant ce chef d'accusation sur le dos, le Ministre de la Magie pourrait sous-entendre qu'il reproche à Harry Potter d'avoir sauvé le monde magique en tuant son adversaire. On pourrait croire que le Ministre supportait la cause mangemort. Qu'en est-il réellement ? Cornelius Fudge était-il un mangemort ou un partisan de Celui-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ? Ou bien notre Ministre a-t-il d'autres sombres projets ?
Quant à l'accusation de l'usage de magie noire ? Harry Potter est accusé de la sorte pour avoir détruit l'entièreté des détraqueurs lors de la bataille finale. Rappelons qu'à ce moment, ces effrayantes créatures étaient sous le contrôle de Celui-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ! Il est vrai qu'aucun sort n'est connu à ce jour qui permettrait de tuer les détraqueurs. C'est pour cette raison que le Ministre de la Magie accuse Harry Potter d'être un mage noir. Mais qu'a fait réellement le Sauveur ? Suite à une interview exclusive, moi, Rita Skeeter, je vais vous répondre. Mais d'abord, je me dois, à la demande de notre héros national, de vous expliquer certaines choses, dont justement sa disparition.
Nous avons tous cru, il y a deux ans, qu'Harry James Potter était décédé lors d'un tragique accident. Rien n'est plus éloigné de la vérité que cela. Harry Potter est bien mort, il y a deux ans, mais il ne s'agissait pas d'un accident. Il y a eu une bataille au Département des Mystères opposant les Mangemorts contre des membres de l'Ordre du Phénix, l'organisation fondée et régie par Albus Dumbledore pour combattre Celui-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Rappelons aussi qu'à cette époque, le Ministre Cornélius Fudge refusait de croire au retour du Mage Noir alors qu'Harry Potter et son mentor, Albus Dumbledore, le criaient depuis plus d'un an. Lors de la bataille au Département des Mystères, et dont le Ministère de la Magie décline toute responsabilité et a même fait étouffer l'affaire, Harry Potter s'est interposé entre un sortilège mortel lancé par Bellatrix Lestrange et son parrain, Sirius Black qui était encore considéré a tort comme un fugitif et un meurtrier. Il a sauvé Lord Black mais il est passé au travers d'une arche dont nous ignorons jusqu'alors le fonctionnement.
Selon des mythes et des légendes un peu partout dans le monde, cette arche, qui est loin d'être unique, est appelée le portail de la mort. Toute personne l'ayant traversée jusqu'à présent n'est jamais revenue. Sauf une. Harry Potter nous est revenu de par-delà le voile pour vaincre Celui-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Mais qu'est-il arrivé à notre Sauveur durant tout ce temps passé de l'autre coté ? La réponse est simple et elle est horrible à avouer.
Harry Potter est mort au Ministère de la Magie, siège de la Magie où les employés ont juré de protéger tout sorcier vivant dans notre beau pays. Mais sa mort fut loin d'être douce. Voici comment Harry Potter nous décrit sa mort et la bataille finale qui l'a opposé Celui-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.
'En passant à travers le voile, je me suis senti comme désintégré, cellule par cellule. Je me suis retrouvé dans un désert glacial et aride d'un monde de mort. Quand je me suis regardé pour m'assurer de mon état, j'ai tout de suite su que le voyage était sans retour. J'avais la consistance et la transparence d'un fantôme. J'avais une chaîne sur torse qui était brisée. On l'appelle la chaîne de karma. Tout le monde, qu'il soit sorcier ou moldu, possède une telle chaîne. Elle maintient notre âme attachée à notre corps. Et quand elle se brise, on meurt. Je ne trouvais pas cela si mal au début. La mort ne me semblait pas douloureuse. J'étais juste terriblement seul car je ne voyais rien d'autre autour de moi qu'une étendue désertique sous un ciel nocturne. Je me trompais terriblement. Une horrible douleur m'a pris à la poitrine au moment où la chaîne a commencé à se corroder et à disparaître. Pour donner une comparaison, je dirais que le doloris est une partie de plaisir par rapport à cette douleur. Le résultat de cette douleur est un trou béant dans ma poitrine. Je suis dorénavant un hollow, une âme torturée. On pourrait considérer que je suis devenue un monstre, je vous l'accorde mais devenir un monstre ne veut pas dire qu'on en a le comportement.
A l'exception de Voldemort, je n'ai jamais tué personne. Du moins personne de vivant selon vos critères. Je n'appartiens plus à votre monde, je vis sur un tout autre plan. Je suis juste revenu quand ma mémoire est revenue et que je voulais au minimum saluer mes proches pour qu'ils puissent faire leur deuil. A la base, je ne comptais pas me battre contre Voldemort parce que je n'ai pas à intervenir dans le monde des humains. Sauf que ce sorcier s'est donné le droit d'enfermer certains des miens, de mes camarades, de mes sujets, dans des cadavres pour créer des inferi. C'est uniquement cela qui m'a poussé à vous aider.
Lors de la bataille finale, j'ai en effet tué Voldemort. Ce fut net et rapide. Je n'ai fait que lui briser la nuque pour écourter la confrontation parce que Severus venait de tomber sous un maléfice très noir de Bellatrix. C'était le Obscuri vitri pilum selon l'avis de Mme Pomfresh. Il est mort de ses blessures et m'a rejoint. Tout comme Voldemort et Bellatrix et les sept autres mangemorts qui sont morts ce jour-là.
Voldemort attend encore son jugement et son châtiment entre mes mains et croyez-moi sur parole quand je vous dis que je ne serais pas clément avec lui. Il souffrira autant que ses victimes. Je ne lui accorderai la mort qu'une fois qu'il me suppliera à genoux d'abréger ses souffrances.
Le monde où je vis est appelé le Hueco Mundo. C'est loin d'être le paradis mais ce n'est pas les Enfers non plus. C'est plutôt un espace entre le paradis et le monde des humains. En gros, là-bas, c'est la loi de la jungle. Pour survivre, il faut se battre. Je suis devenu quelqu'un de pragmatique et froid. Je n'ai pas peur de me salir les mains pour faire ce qui doit être fait. Certains humains devraient d'ailleurs apprendre à faire cela plutôt que se cacher derrière quelqu'un d'autre ... Voldemort, quand il mourra une seconde fois, dans mon monde cette fois, il regrettera amèrement mon hospitalité. Il souffrira pour l'éternité pour les crimes qu'il a commis, condamné à se faire dévorer encore et encore par les gardiens des Enfers.'
'Qu'en est-il des détraqueurs, Harry ?'
'Les Détraqueurs ? C'est un secret de polichinelle pour beaucoup de gens que je connais le sort du patronus depuis que j'ai treize ans. C'est un grand cerf. Quand j'ai ressenti le froid que les Détraqueurs provoquent quand ils approchent, j'ai immédiatement réagi et j'ai lancé mon patronus. Sauf que depuis que je suis passé de l'autre coté de l'arche, mon essence même a changé. Un patronus classique, celui que tout le monde connait et pratique, est constitué de vapeur argentée. Le mien est devenu sombre pourtant je l'invoque de la même manière que vous, exactement la même formule et avec le même processus de penser. Il semblerait après avoir demandé à Severus de lancer le sien, que cette couleur particulière est propre à notre nature. Comme nous sommes morts, nous sommes différents. Notre magie, pour reprendre des termes sorciers, est différente. Le noir n'est autre que la couleur de la mort, du moins c'est ma théorie. Maintenant, cela pourrait être tous les morts ou seulement les âmes torturées comme moi, je l'ignore encore. Quoi qu'il en soit, mon patronus a foncé sur les détraqueurs dans le but premier de les repousser. Je ne savais même pas qu'il allait les détruire. D'un autre coté, c'est pour le mieux.'
'Et les condamnés qui doivent recevoir le baiser du Détraqueur ?'
'Savez-vous ce que l'on ressent quand notre âme est aspirée, dévorée par quelqu'un d'autre ? C'est l'horreur. En tant que hollow, c'est dans ma nature d'aspirer les âmes des autres. C'est un besoin viscéral. Une faim que nous avons du mal à satisfaire. C'est presque impossible. A chaque hollow plus faible que j'ai aspiré, j'ai acquis leur connaissance et leur savoir en plus de leur énergie. Mais j'ai aussi ressenti ce qu'ils ont ressenti au moment où je les aspirais. C'est extrêmement douloureux. Pas autant que la hollowmorphose, mais certainement plus que le doloris ! On se sent déchiré, déchiqueté en millier de morceaux et on perd notre identité pour s'intégrer dans celle de la personne qui nous a ingéré pour évoluer. Voilà ce qu'on ressent. Et le baiser du détraqueur est quelque chose du même ordre. Qu'ils soient détruits est une très bonne chose.
J'ai proposé une alternative au Ministre de la Magie pour les condamnés qui doivent recevoir le baiser du détraqueur mais il a simplement refusé.'
'Quel était cette alternative, Harry ?'
'L'arche. Les condamnés reçoivent leur jugement au Ministère et doivent être déplacés jusqu'à Azkaban pour se faire embrasser. Là, pour les condamnés à mort, car le baiser est synonyme de mort, soyons bien clair là-dessus, j'ai proposé que le Ministère utilise l'arche de la mort au Département des Mystères, la même à travers laquelle je suis passé. Les condamnés entreraient alors dans mon monde et vivraient selon les lois du Hueco Mundo. J'avais émis une seule condition. Que le Roi du Hueco Mundo aie un droit de veto quant aux personnes jugées qui passeraient au travers du voile. Je ne veux pas que d'autres innocents subissent le même sort que moi. Et oui, je peux déterminer, comme la plupart des hollows, si une personne est innocente ou pas. Enfin déterminer si elle est coupable du péché ultime.
Naturellement, ma proposition de droit de veto n'a pas été acceptée. Et actuellement, le Ministre s'apprête à faire accuser des innocents. S'il n'accusait que moi, je n'aurais rien dit, j'aurais attendu un ou deux siècles et il serait mort, et vu la couleur de son âme, je l'aurais accueilli comme il le mérite... Sauf qu'il n'y a pas que moi ... Je connais une âme pure qui a malheureusement sur le dos le poids des erreurs de ses parents. Il sait déjà qu'il va les perdre parce qu'ils vont se faire exécuter, mais il est maintenant traqué comme un animal alors qu'il n'a rien fait d'autre que survivre durant cette guerre et ce sans souiller son âme ! Ce qui est un exploit ! Même certains de mes camarades n'ont pas eu autant de chance que lui et seront condamnés à souffrir pour l'éternité pour avoir commis le péché ultime ...'
'Qui est-ce, cette âme pure ?'
'Drago Malfoy. Le nom des Malfoy est sali par des décennies de mépris pour tout ce qui n'est pas un Sang-Pur et, dernièrement, avec les agissements de Lucius et Narcissa Malfoy qui ont épousé la cause de Voldemort. Drago n'a été obligé de suivre cette idéologie que pour assurer sa survie ! Il n'est même pas marqué et les pires choses qu'il ait faites, ce sont des insultes et quelques sortilèges sans graves conséquences. Jamais il n'a donné la mort à qui que ce soit.
Et Fudge veut le condamner juste parce que c'est un Malfoy. Tout comme il veut me condamner. Dites-moi, Rita, quel est le point commun entre Drago et moi ?'
'Je ne sais pas, Harry.'
'Nous sommes les derniers héritiers de nos familles. Je suis le dernier Potter. Il est le dernier Malfoy. Je vous laisse deviner ce qu'il pourra faire avec nous hors du chemin. Plus rien ne pourra l'empêcher d'aller faire un tour du coté de Gringott pour récupérer les biens des familles éteintes pour renflouer les caisses de l'état ! Et ses poches plus que probablement au passage ...'
Voilà ce qui ressort de mon interview avec Notre Sauveur, notre Héros qui a subi tant de choses et nous est pourtant revenu pour nous sauver de Celui-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.
Il a tué ce mage noir pour nous alors qu'il aurait très bien pu ne pas intervenir !
Il a certes détruit les détraqueurs mais pas volontairement et a proposé une alternative que notre cher Ministre Cornelius Fudge a eu l'audace de refuser ! Il n'était pas non plus obligé de le faire !
Pourquoi Fudge s'acharne-t-il sur des jeunes adultes qui ont tout perdu dans cette guerre face à Celui-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ? Ne peut-il pas les laisser vivre en paix ?
Harry Potter et Drago Malfoy sont deux victimes et sont les derniers de leur famille. Ils méritent la paix et de se reconstruire.
C'était Rita Skeeter, Votre envoyée spéciale.
« Eh bien ! » s'exclama Ulquiorra alors qu'un sourire avait fleuri sur ses lèvres au fur et à mesure de sa lecture. « Rita n'a pas été douce avec Fudge ! Cela lui fera les pieds ! »
« Il a vraiment l'âme sale ? » demanda Severus en posant son livre sur les genoux.
« Oui. Je ne sais pas pourquoi mais il a du sang sur les mains. Son âme est tout aussi souillée que la tienne. Il finira en Enfer. »
« Avec un passage ici ... »
« Je verrais bien combien de temps j'accepterais cet homme parmi nous et surtout s'il aura suffisamment de force d'esprit pour avoir un minimum d'intelligence ... On verra en temps voulu. » Le Primera Espada se leva. « J'ai envie d'aller rendre une petite visite à Orihime. »
« Est-ce que cela te dérange si je reste ici ? »
« Non, Severus. Pas du tout. Je me doute bien que tu n'es pas du genre à supporter deux adolescents roucouler des heures durant ... »
« Je suis devenu si ouvert que cela ? » demanda Severus en relevant un sourcil.
« Non pas vraiment. J'ai appris à interpréter le mouvement de tes ailes en fonction de tes humeurs. Et puis je suis ton Espada. Tu vis avec moi. Tu partages mon quotidien. Ca et le fait que je te connaissais en tant qu'homme avant me permet de mieux te comprendre ... »
Severus passa une main griffue sur son masque de hollow en grognant et retourna à son livre de potions tandis qu'Ulquiorra quittait la pièce pour passer un peu de bon temps à Karakura au coté d'une ravissante humaine au coeur d'or.
