Bonjour à toutes et à tous !
Bienvenu pour l'ouverture de cette vingt quatrième case de ce calendrier de l'avent !
J-1 avant noël les filles ! ça y est ? tout est prêt pour vos réveillons de noël ? vous avez enfiler vos plus beaux habits et mis vos chaussettes sur le rebord de vos cheminées ? pour moi en tout cas, c'est fait !
Je vais relancer mon annonce des derniers jours : à partir du 25 décembre, je vais corriger cette histoire (erreur de grammaire, ponctuations, virgules beaucoup trop présentes), aux vues des nombreux retours de certains lecteurs ! donc pas de panique si, un beau matin, vous voyez que j'ai de nouveau poster sur cette fiction, ce ne sera pas une suite !
Au programme de ce soir : un mariage, du bébé, un prêtre au top, 3 nouveaux personnages et un couple inattendu ! alors, je vous ai donner envie ?
Réponses aux reviews : (mon dieu ce sont déjà les dernières… le temps passe définitivement trop vite…)
Laurie : hey Laurie ! comment vas-tu ? oh dis donc c'est vraiment bizarre de me dire que c'est la dernière fois que je réponds à un de tes messages sur cette histoire…
oh merci infiniment pour ton compliment ! 3 tu n'imagines même pas comme cela a été un plaisir de discuter avec toi à chaque nouveau chapitre ! alors merci pour ton assiduité et ton dévouement à cette histoire lol
je te promet que nous nous retrouverons sur de nouvelles histoires bientôt,
je te souhaite un très joyeux noël, et un super réveillon,
Bisou
Mya
aurelie355 : bonsoir aurélie ! oh c'est trop mignon ! tu as carrément verser une petite larme ? ça c'est mieux qu'un compliment ! merci miss !
il reste l'épilogue, donc le chapitre de ce soir qui clôt cette histoire, j'espère que tu l'as aimer tout de même !
oui, oui, j'ai lu ton message sur une question de temps, et j'y ai répondu en réponse aux reviews comme je fais chaque semaines sur celle-là, donc tu n'as plus qu'à attendre 2 jours pour voir ma réponse lol
je te souhaite un très joyeux noël, et un très bon réveillon,
Bisou
Mya
Ninidezil : hey Nini ! comment vas-tu ? Joyeux noël !
merci pour ton compliment, je crois bien qu'il fait la synthèse de ce que tu m'as dit depuis le début de cette fic mdr
pour le « mariage », j'espère bien que je t'ai surprise ! c'était un peu le but mdr
le final c'est ce soir, alors je te resouhaite un très joyeux noël, et un parfait réveillon,
je t'embrasse,
Mya
Elo1095 : bonsoir Elo ! comment vas-tu en ce soir de réveillon ?
merci ! j'ai beaucoup douter pour le nom du roman, mais je me suis dit que ca synthétisait parfaitement leur histoire, que c'était même la « lumière au bout du tunnel » de celle-ci lol, alors je suis vraiment heureuse qu'il te plaise !
tu as parfaitement raison, c'est un simple pari qui devient un belle histoire d'amour, mais pour eux, le pari n'a pas été sans conséquences, mais tu comprendras bien vite de quoi je parle lol
je te remercie vraiment pour ton assiduité et les reviews que tu as apporté à cette histoire,
je te souhaite un très beau noël et un joyeux réveillon
bisou
Mya
*** Bonne lecture ! ***
Chapitre 24
Jeudi 24 décembre, un an plus tard
POV Bella
Un an. Un an s'est écoulé, depuis cette semaine de folie, que nous avons passé, chez les Hall, pour Noël. Et, un an, jour pour jour, après ce réveillon en dents de scie ; j'ai du mal à retrouver la Bella que j'étais à l'époque.
— Comment fais-tu ? soupire Emmett. Comment fais-tu pour ne pas stresser ?
Il est plus que stressé, en ce moment ; et rien que le voir, faire les cent pas, en regardant sa montre, s'arrêter devant le miroir sur pied, resserrer sa cravate, se faire un sourire crispé, et frotter sa poche ; il est, à lui seul, un antistress très efficace.
— Je n'ai pas besoin de stresser, Emmett ; ris-je. Tu le fais bien assez pour moi.
— Comment fais-tu ? soupire-t-il, encore une fois. Quand cela a été mon tour, j'ai bien cru que j'allais vomir tout le temps qu'a duré l'attente.
Oh, quelle journée, en effet… le soir précédent, pour marquer la fin de sa vie de célibataire, Jasper et Edward s'étaient entendu assez longtemps pour privatiser une partie d'un club de streap tease, et l'alcool était descendu à flot, cette nuit-là.
— Emmett ; soupiré-je, masquant mon rire ; tu étais saoul, le jour de ton mariage, et, oui, tu m'as vomi dessus, ce jour-là.
— Je n'ai pas fait cela ? demande-t-il, la voix blanche.
— Bien sûr que si, et tu as aussi pleuré toutes les larmes de ton corps, parce que tu étais persuadé que Rose ne viendrait jamais se marier, en sachant que Candy, si je me souviens de son nom, était venu te faire une danse spéciale.
Il passe du blanc au vert en un instant, et le fait que Rosalie entre dans la suite au même moment ne l'aide absolument pas à retrouver ses émotions, ni même sa bonne humeur légendaire. Au contraire, il parait se mettre à suer fortement, alors que Rose s'arrête devant moi, son portable à la main.
— Tout va bien, maman vient d'arriver ; déclare-t-elle, m'adressant un large sourire.
— Et Jasper ? ris-je. Sa soirée s'est bien passée ?
— Lui, au moins, ne m'a pas vomi dessus ; grimace-t-elle.
Bien, j'en suis donc pas la seule à m'être souvenue de cet instant extrêmement gênant pour moi, mais surtout pour Emmett.
Pour marquer son entrée dans la vie des hommes casés, encore une fois, la soirée de Jasper, Emmett, Demetri et Peter s'est passée dans un bikini bar, endroit bien plus classieux, d'après mon frère, mais toujours aussi glauque, d'après sa femme.
— Mais il est déjà en bas, et il t'attend ; sourit-elle, gentiment.
— Qu'attendons-nous, dans ce cas ? demandé-je, cette fois, totalement impatiente.
— Que tu prennes ton bouquet, peut-être ? lève-t-elle les yeux au ciel.
— Bonne idée !
Attrapant mon bouquet d'une main, et me bord de ma robe de l'autre ; je laisse Emmett glisser son bras sous le mien, pariant, lui aussi, sur ma malchance légendaire, avant de nous faire sortir, nous conduisant, en douceur, dans les escaliers de l'église, pour rejoindre les portes déjà ouvertes.
— Tu es heureuse, crevette ? souffle-t-il, resserrant légèrement son bras contre le mien.
Un pincement venu de je ne sais où, me prend au cœur, en l'entendant. Il se doute bien, lui aussi, que je ne suis pas parfaitement heureuse, et qu'il me manque une chose, pour l'être parfaitement. Une chose que je suis persuadée de ne jamais avoir, en ce jour.
— J'aurais aimé que Charlie me conduise à l'autel ; soupiré-je, baissant légèrement la tête. Mais il a choisi sa ville, plutôt que sa fille, et même si je ne l'accepte pas, je peux le comprendre.
C'est faux, et il le sait très bien. Avoir appris, au détour d'une conversation avec Jasper, qu'il l'avait invité, mais que notre père a préféré rester avec Sue, sa nouvelle femme, ainsi que Seth et Leah, ses enfants, m'a profondément blessé.
Mais, où ces trois-là acceptent sans rechigner de suivre à la lettre ce que Charlie leur dit ; depuis l'an passé, ni Em, ni moi, n'avons eu de contacts avec lui. Il semblerait que, voir le vrai visage de sa fille ne lui ai pas plu autant que je l'aurais pensé…
— J'ai une surprise, pour toi ; sourit-il, déclenchant mon froncement de sourcils.
— Laquelle ?
— Tu m'accordes ce privilège, Bella ?
Sursautant légèrement, je retiens une larme, lorsque je vois Aro, tout de gris vêtu, dans un costume impeccablement taillé, me tendre le bras. Je n'aurais, certes, pas mon père biologique, pour m'amener à mon rêve, mais j'aurais celui que je me suis choisie, celui qui m'a tant apporté, au cours des trente premières années de ma vie.
Après plus de vingt ans à être maire de Forks, Aro s'est enfin lancer dans le grand bain, à la nouvelle année, afin de briguer le poste de maire de la ville de New York ; pour le plus grand plaisir de ses enfants, et de sa femme.
— Monsieur le maire ; souris-je, retenant une larme.
— Aro, pour toi, tu le sais bien, jeune fille ; rit-il, attrapant mon bras.
Si, pour lui, le départ de sa ville, celle qu'il a aimé, et « gouverner », durant des années, fut vraiment dure ; pour Chelsea, en revanche, changer d'air, mais, surtout, changer d'horizon, fut une véritable révélation, une véritable bénédiction.
Elle, qui avait passé plus de trente ans, à être mère au foyer, puis, simplement, une femme de bonne famille, travaillant pour des œuvres caritatives ; s'est trouvé une passion, une vocation, dans la lutte pour les personnes défavorisées, pour les femmes battues, et a mis en place un réseau d'aide, pour eux, afin de les sortir de leurs problèmes, et les réinsérer dans la société.
Regardant Emmett prendre le bras de Rose, pour le passer sous le sien, afin de la conduire dans l'allée centrale ; j'attends, accrochée au bras de mon beau père, que la marche nuptiale se mette en route, afin d'enfin, pouvoir l'apercevoir.
Alors, enfin, je sens mon souffle reprendre son cours normal, un court que je n'avais, jusqu'alors, pas eu conscience d'avoir retenue. Il est là, magnifique, dans son costume noir, ses belles bouclettes blondes dévalant sur ses épaules, et son sourire en coin si éblouissant, qui fait chavirer mon cœur.
— Alors, heureuse ? sourit Aro.
— Dans quarante-cinq minutes, je te promets d'être la femme la plus heureuse du monde Aro ; soufflé-je, hypnotisée par son fils.
— Un mariage dure plus longtemps, Bella ; rit-il.
— Il faudra qu'il soit plus court, dans ce cas, parce que je ne tiendrais pas plus de quarante-cinq minutes ; chuchoté-je furieusement. Fais ton possible, s'il te plait, mais arrange les choses.
— Impatiente ? s'esclaffe-t-il.
Oh ! il n'a pas idée d'à quel point, en cet instant précis, j'ai atteint le summum acceptable du manque. Quatre mois, que Jasper et moi faisons chambre à part, pour de très bonnes raisons, certes, mais trois mois, lorsque l'on s'est habitué à pouvoir toucher son corps plusieurs fois par jour, c'est extrêmement frustrant !
— Je me fous que ce soit mon mariage, Aro ; grogné-je en chuchotant, arrivant enfin au pied des trois marches, jazz m'attendant en haut de celles-ci ; s'il le faut, je suis prête à le remmener dans ce confessionnal, et peu m'importe si ce sera un blasphème !
— Je vais voir ce que je peux faire ; rit-il.
Instantanément, un vent de paix s'abat sur moi, et je me sens enfin prête à me marier à l'homme que j'aime, celui qui a détenu mon cœur depuis que nous avons dix ans. Alors, enfin, je lui dis ce que j'aurais voulu lui avouer, depuis le début de cette marche nuptiale.
— Merci Aro ; soufflé-je, le serrant contre moi. Merci d'avoir été un père, quand le mien ne le pouvait pas. Merci d'avoir mis Jasper sur ma route, et merci d'aimé Emmett comme votre fils.
— Tu es notre fille depuis trente ans ; murmure-t-il à mon oreille, après avoir embrassé le sommet de mon crane. Aujourd'hui, nous rendons juste officiel, une situation qui est officieuse depuis bien trop longtemps.
M'adressant un clin d'œil, il monte les marches, serre l'épaule de Jasper, puis part chuchoter quelques mots à l'oreille du père Coulter ; me laissant, ainsi, le droit d'aller retrouver mon fiancé, pour quelques minutes, encore.
— Darling, tu es divine ; susurre-t-il, lorsque je parviens à sa hauteur, plaçant ma main contre la sienne, tandis que son bras entour ma taille.
— Pour un homme de trente ans, tu es, toi-même, parfaitement conservé, BadBoy666 ; souris-je, me mettant sur la pointe de mes escarpins.
Sensuellement, il vient prendre possession de mes lèvres, liant nos langues dans un baiser enfiévré ; et seule la main de Rose, me tapotant l'épaule, m'empêche de me laisser totalement aller dans ses bras.
— Que se passe-t-il, Rose ? soupiré-je, déçue de devoir faire cesser ce baiser.
— Tu es censé attendre le « vous pouvez embrasser la mariée », pour faire cela ; sourit-elle.
Deux jours complets, sans le voir, parce qu'Emmett trouvait bien plus drôle de nous isoler, lui et moi, avant le mariage ; et, maintenant, ils veulent que j'attende ? Il, n'y a pas moyen que cela se fasse, pas aujourd'hui, en tout cas.
— Nous allons commencer ; m'interrompt le père Coulter, avant que je ne déverse un torrent de mots injurieux sur ma meilleure amie. Mes amis, s'il vous plait, asseyez-vous.
Ne relâchant pas ma prise, faisant, même, tout le contraire, je dépose ma tête sur le torse de Jasper, alors que le prêtre commence sa cérémonie ; puis je me coupe totalement du monde extérieur, ne me concentrant que sur l'homme me tenant dans ses bras, et les caresses légères qu'il me prodigue, sur la peau de mes reins.
Etonnement, ce côté extrêmement tactile que nous avions, déjà à l'époque de notre adolescence, s'est accru de manière exponentielle, à partir du moment où j'ai été parfaitement en droit de le faire.
Les légères marques d'attention, de l'an passé, se sont transformées en baisers sulfureux, dans des coins de portes ; les réveils câlins sont devenus monnaie courante, ces quatre derniers mois mis à part, et les nuits torrides sont devenues les meilleures parties de la journée.
Pourtant, j'aurais cru que vivre à huit, dix, si l'on compte les enfants, aurait rendu notre vie de couple bien moins explosive que cette semaine de retrouvailles ; mais ce fut tout le contraire, et je l'en remercie chaque jour.
Lors de notre départ du Texas, pour revenir à Forks, il ne m'a fallu que deux jours, pour accepter la proposition de la maison d'édition de Jasper ; puis, une fois mon préavis donné, il ne nous a fallu, à Rose, Emmett, lui et moi, qu'un mois, pour trouver une maison, ainsi que l'acheter.
Mais le terrain nous paraissait trop grand, et petit à petit, chacun des quatre autres pensionnaires est venu se greffer à notre petite vie de famille, que nous nous étions construits.
La première a débarqué, fut Alice, un soir de mars, à quelques semaines, seulement, d'accoucher ; qui venait de quitter maison, homme et travail ; et ne savait plus vers qui, et, surtout, où se tourner, pour avoir du soutien.
La seconde, ce fut Charlotte, la femme du meilleur ami de fac de Jasper, qui était venu se ressourcer durant quelques jours, en attendant le retour du front de son mari, parti en Afghanistan, depuis près d'un mois.
Les jours se sont transformés en semaines, et les semaines en mois, et, depuis, notre petite famille supporte les crises existentielles de Charlotte, avec la même aphasie que les blagues graveleuses de Peter, qui s'est, d'ailleurs, trouvé un ami de taille, en la personne d'Emmett.
Mais, la plus belle rencontre, le plus beau jour, pour Alice, fut sûrement celui de la naissance d'Eden Jasper Brandon, son fils. Ce jour-là, fut aussi celui de sa rencontre avec Demetri, frère d'arme de Peter, revenu, lui aussi, du combat, et ayant besoin d'oublier les atrocités de la guerre.
En lui, elle a pu trouver un compagnon, un ami, et un père, pour son fils. Certes, les début de leur relation fut assez compliqué, Alice devant gérer un baby blues sévère ; mais Demetri s'est accroché, n'a rien lâché, et, aujourd'hui, chacun de nous, dans notre maison, sait que son sourire, elle le doit à son fils, et à son homme.
— A quoi penses-tu, darling ? susurre Jasper à mon oreille, lui-même étant totalement déconnecté de ce que le père est en train de nous raconter.
— A notre vie Jazz, simplement à notre vie ; soupiré-je d'aise.
Cette habitude de frissonner, à chaque fois qu'il m'appelle de cette manière, n'est pas partie, et je redoute sincèrement le jour où je ne ressentirai plus cette boule d'amour et de besoin, dans mon estomac, lorsqu'il le dit.
Rose et Emmett ; frustrés, dans un premier temps, de vivre sous le toit de jeunes fiancés, se sont finalement pris d'affection pour ce sentiment de foyer qu'ils ressentaient, en passant la porte, chaque soir, et que l'un de nous leur avait préparé à manger.
La seule ombre au tableau, fut, surement, les quelques jours qu'ont duré les appels incessants d'Edward, pour pouvoir parler à Alice, afin de la faire rentrer chez lui, et retrouver femme et enfant à naitre ; jusqu'au jour ou Jasper s'en est mêlé, et, depuis, nous n'avons jamais reçu d'autres appels, ni même de messages, pour savoir comment allait Eden, ou même son ex-conjointe.
Prise d'une curiosité malsaine, je détourne la tête pour tomber dans un regard émeraude, dans lequel je me suis, durant des années noyée.
Ses cheveux bronze toujours aussi savamment coiffés, son sourire, qu'avec le temps j'ai compris être calculateur, plutôt qu'adorable, sa peau pale, et un corps taillé dans le marbre. Etonnement, alors que, la dernière fois que je l'ai vu, à savoir, il y a un an, à notre retour pour Forks ; j'avais toujours cette étrange fascination, cette attraction ; désormais, plus rien, si ce n'est un certain amusement pour mon comportement, m'assiège.
Un bras fermement entouré autour des épaules de Maria, celle-ci étant appuyée contre son torse, alors que sa main est posée délicatement contre sa cuisse ; je me prends à le remercier, de m'avoir trompée, et d'avoir mis Alice enceinte.
Sans cela, je n'aurais pas eu mon petit ange blond. Décalant légèrement le regard, une bouffée d'amour violant me submerge, lorsque je vois notre fille, Lyssana, serrée doucement contre la poitrine de Chelsea, celle-ci m'envoyant un clin d'œil.
Cette grossesse fut une sorte de miracle. L'ayant appris à près de huit mois de grossesse, après un sévère évanouissement, dans l'ascenseur de la maison d'édition ; le médecin nous à, jazz et moi, sévèrement réprimandés, pour ne pas prendre soin d'une femme enceinte, presque arrivée à son terme.
Cependant, lorsque le gynécologue nous a annoncé que nous avions conçu Lyssana le soir de Noël ; cette fois ci, je n'ai pas pu croire autrement qu'en ce que le prêtre m'avait dit, ce jour-là. Les miracles existent, et nous en avons produit un.
— … Isabella ? m'interroge le prêtre.
— Pardon ? sursauté-je, encore perdue dans mes pensées.
— Je vous demandais si vous vouliez prendre jasper pour époux ; rit-il.
Ma gêne augmente d'autant plus lorsque, en me reculant d'un pas de Jasper ; j'aperçois l'air moqueur de Peter, se tenant fièrement derrière son meilleur ami, Alice le réprimandant doucement, en lui rappelant son propre mariage.
— Oui, je le veux ; balbutié-je.
— Et vous, Jasper ? sourit-il.
— J'attends cela depuis des années, alors bien sûr, que je le veux ; lève-t-il les yeux au ciel.
A-t-il toujours possédé ce magnétisme, en lui, pour me donner, à ce point, envie de ses lèvres, de son corps, et de ses bras ? Surement, mais m'en rendre compte, après un an de vie commune, ne m'aide pas à déglutir plus facilement, malheureusement….
— Si quelqu'un s'oppose à ce mariage, qu'il parle maintenant, ou se taise à jamais.
Je ne le dirai jamais à haute voix, mais je remercie le regard lourd de colère que posent Emmett, Peter, Demetri et Jasper sur Edward, lui coupant, ainsi, toute forme de protestation, en le voyant amorcer un geste pour se redresser.
A ses côtés, ses deux parents, Esmé et Carlisle, toujours aussi amoureux, toujours aussi protecteurs avec leur fils ; posent sur moi un regard nostalgique, le premier échange, depuis un an, entre nous, auquel je réponds par un sourire heureux.
— J'en déduis donc que personne ne s'y oppose ; rit-il. A la bonne heure, puisque j'attends ce jour depuis un an.
Une seconde. Il ne me faut qu'une seconde, pour clore fermement les paupières, et entendre le fou rire des trois femmes qui vivent avec nous, de même que celui de Peter et Demetri ; le rire rauque de Jasper, me parvenant comme une caresse intime ; ainsi que le grondement d'Emmett.
— Je ne suis pas le seul, à ce que je vois ; rit-il encore. Bien, dans ce cas, passons à l'échange des vœux. Jasper ?
— Darling ; sourit-il en coin, amusé de me voir frissonner ; je t'ai aimé, je t'ai perdu, je t'ai regardée de loin, j'en ai épousé une autre, ma meilleure amie, avant de te retrouver. Je n'ai que trente ans, mais j'ai l'impression d'avoir déjà passé toute une vie à tes côtés, parce que, avec toi, j'ai la sensation d'avoir une maison, une famille, un foyer. Tu es ma meilleure amie, mon élève, mon amante, la mère de notre fille, et sûrement la femme la plus extraordinaire que je rencontrerai de toute ma vie. Tu te souviens, l'an passé, tu m'as demandé si nous n'étions pas stupides, à huit ans ?
Cette soirée me parait être à des millions d'années-lumière, et, pourtant, en un sens, elle à marquer le début de quelque chose, le début de nos retrouvailles, et le début de cet avenir que nous nous efforçons de créer, lui et moi, depuis ce jour-là.
— Oui ; soufflé-je.
— Je crois que je n'ai jamais été aussi proche de la vérité. Je t'ai dit que tu faisais partie d'un tout, que tu étais une étoile dans le ciel, et que nous étions côte à côte, tous les deux. Je n'avais pas compris que tu étais, déjà à huit ans, l'astre le plus important, celle qui me guidait et celle qui me protégeait.
Je retiens une larme de bonheur, un bonheur à l'état brut. Plongée dans ses yeux, cette bulle qui semble nous entourer ne cesse de s'agrandir, au rythme de mes pulsations de cœur.
— Je t'aime, Isabella Marie Swan. J'aime tes forces et tes faiblesses, j'aime ta douceur et tes colères, et, par-dessus tout, je te promets de continuer à te mettre hors de toi, simplement pour te ramener dans mes bras. Je suis tombé amoureux d'une étoile à huit ans, j'ai continué de la regarder de loin ; mais voir l'étoile se transformer en une lune belle, douce, opalescente, fut sûrement le plus beau chef d'œuvre auquel j'assisterai.
Cette fois ci, je ne retiens, ni mes larmes de bonheur et d'amour, ni même cette vague de fierté qui me submerge. Pour un homme de peu de mots comme lui, surtout des mots d'amours, qu'il préfère écrire, que dire ; je trouve qu'il s'en est magnifiquement sorti.
La main tremblant légèrement, je la lui donne, retenant mon souffle, lorsqu'il passe l'alliance à mon annulaire ; puis, sous le charme de son regard brûlant, je me pends à son cou, l'embrassant fortement, essayant de lui transmettre tout ce que je puisse ressentir pour lui.
— Et dire qu'ils voulaient que le mariage ne dure que quarante-cinq minutes ; soupire le père Coulter, s'amusant, visiblement, de la situation.
— Il va falloir vous y faire, mon père ; rit Alice. Ils sont toujours comme cela.
— C'est tout ce que je leur demande ; sourit-il à Alice.
Me reculant légèrement, délaissant, à regret, ses lèvres ; je lui adresse un sourire resplendissant, avant de faire, à mon tour, un pas en arrière, tendant mon bras dans mon dos, pour que Rose y dépose l'alliance.
— Isabella ? demande de prêtre, me faisant signe, pour qu'à mon tour, je puisse lui déclarer mes vœux.
— Jazz ; soufflé-je, avant de reprendre plus fort ; tu m'as connu à toutes les périodes de ma vies, les bonnes, comme les mauvaises. Tu m'as connu faible et fragile, et tu m'as rendu forte et fière.
Son travail n'a pas été de tout repos, en effet… Combien de fois, un conflit a-t-il éclaté, entre nous quand, prise d'une nouvelle indécision, lorsqu'un relent de ma relation passée avec Edward éclatait ; je m'éloignais de lui ?
Pourtant, avec la patience d'un ange, et la malice du diable ; il a su me faire retrouver mon assurance, ma poigne, et ma joie de vivre. Cet entrain, cet amour et cette certitude que le monde était beau ; c'est à lui que je le dois. A lui, et à Lyssana.
— Tu m'as dit que l'amour était un acte de foi, et tu avais raison. L'an passé, à cette même date, à cette même heure, je n'aurais jamais cru que je me tiendrais ici, devant toi, à te jurer fidélité, amour bonheur pour le restant de ma vie. Tu m'as offert une famille, des parents, des frères et sœur à foison, et, par-dessus tout, ce magnifique petit ange blond, notre ange blond, la preuve que je ne serai jamais seule sur cette terre ; et je te promets de passer le restant de mes jours à te remercier pour tout cela. Je t'aime Jasper, à huit ans, maintenant, et pour aussi longtemps que tu me permettras de le faire.
La déferlante d'amour revient quand, inspirant profondément, je calme le tremblement de mes mains, pour, enfin, lui passer l'anneau, et le laisser m'embarquer dans un baiser, me tirant un léger gémissement de frustration, qui le fait sourire.
— Je vous déclare mari et femme ; rit le prêtre. Vous pouvez embrasser la mariée !
Ses mains descendent légèrement, agrippant le tissu de ma robe de mariage, avant de me tirer encore plus contre son corps, tentant de le mouler au sien, ses mains s'arrêtant sur mes fesses, pour me porter légèrement, mes pieds décollant du sol.
Alors, enfin satisfaite, mon corps contre le sien, mes lèvres soudées aux siennes, ses doigts jouant contre la peau de mon dos ; je me sens à ma place, enfin en paix avec moi-même. Le chemin, pour revenir de l'enfer s'est, désormais, refermé, et je sais que, à partir de cet instant, je ne regarderai plus jamais en arrière.
— Le confessionnal est à seulement quelques mètres darling ; souffle-t-il contre mes lèvres.
Mon gémissement reste inaudible pour les autres, sous les acclamations des amis, de la famille, et des proches invités ; mais, pour lui, il l'est, et le réveil brusque de sa virilité, contre ma cuisse, me le prouve.
— Ils n'en sauront rien, de toute façon ; murmuré-je, à bout de souffle.
— Peu m'importe qu'ils le sachent ; grogne-t-il. Tu me manques, ton corps me manque, tes mains me manquent, et je n'attendrais pas d'être aux iles Canaries, pour te faire l'amour. J'ai besoin de toi. Maintenant.
Vous savez, ce sentiment de puissance, que l'on ressent, cette impression de dominer le monde entier, quand, dans les yeux de l'homme que vous aimez, vous pouvez voir son désir brûlant pour vous ? Je le ressens en cet instant.
— Attendez que je sois sorti, s'il vous plait ; vient nous souffler le père Coulter.
— Vraiment ? ne puis-je m'empêcher de demander, incapable de croire qu'il est celui qui nous en donne le droit.
— J'ai cru comprendre que cet endroit vous était particulier ; soupire-t-il, levant les yeux au ciel. Evitez, simplement, de faire trop de bruit.
— Aucune chance, mon père ; sourit, narquois, Jasper.
— Je me disais, aussi…
Comment peut-on être allumée uniquement par le ton d'une voix, l'inflexion qu'il met dans chaque mots, ou même le gout de l'interdit de sa proposition ? Cela fait un an que je me pose la question, et je ne compte pas y répondre maintenant.
Non, en ce moment précis, alors que tout le monde a enfin quitté l'église, je me dirige, en courant, Jasper me tirant par la main, vers le confessionnal, celui qui m'a rendu mon esprit de Noël ; et je compte bien faire tout, si ce n'est tergiverser sur Jasper et ses méthodes pour me faire grimper aux rideaux.
Je suis Isabella Marie Swan, j'ai trente et un ans, mère d'une petite poupée de quatre mois, et je suis, enfin, la femme de mon meilleur ami.
L'amour, le vrai, existe-t-il ? Oui, indéniablement.
L'esprit de Noël est-il une invention de l'homme ? Je n'en ai aucune idée.
Vais-je implorer dieu ? Le mien est déjà à genoux entre mes cuisses, me délestant de mon string tout aussi blanc que ma robe ; tandis que ses lèvres ne quittent pas les miennes, et que mes jambes sont entourées autour de ses épaules.
La vie est belle, non ?
Oh mon dieu, j'attends vos réactions avec impatience ! alors, ce petit mariage en toute intimité, ça vous à plut ? et ce père Coulter, toujours aussi génial ? moi je l'aime toujours autant ahah ! oui, oui, je sais, j'aime les bébés et les mariages, mais cette petite Lyssana n'est-elle pas magnifique ? pas trop déçues de la séparation d'Edward et Alice ? et pire encore, du « couple » que forment maria et Edward ? heureuses qu'Alice ait trouver le bonheur dans les bras de Demetri ? déçues que Charlie ne sois pas venue pour assister au mariage de sa propre fille ? vous aimez toujours autant Aro ? oui, oui, je sais, toujours plein de questions… mais que voulez-vous, je suis ainsi !
Cet épilogue clôt cette histoire, et je dois dire que je ne m'attendais pas à la petite boule qui se forme dans ma gorge en ce moment. vous avez étés des milliers à me suivre, des centaines à me laisser des commentaire, et cela me touche plus que n'importe quoi. pour un auteur, c'est la seule chose qui compte, à vrai dire...Je tenais à toutes et tous vous remercier pour vos lectures, pour vos messages, vos compliments, vos remarques et vos suggestions. Sans vous, cette histoire n'aurait surement jamais été à son terme, et je ne m'attendais pas à recevoir autant de votre part ! alors merci à tous pour tout, vous êtes parfait !
Je vous dis à très bientôt pour de nouvelles fictions (j'ai une ou 2 idées en tête, alors suivez-moi, je ne vous décevrai pas !)
Je vous souhaite à tous un très joyeux noël et la paix sur vous et vos familles,
Merci encore et à bientôt,
Je vous aime
Mya
