Salutations !

Allez hop, tous dans le train de la hype. Tchou tchou. Veuillez garder bras et mains à l'intérieur du véhicule et ne pas descendre avant la fin du chapitre. Nous vous remercions d'avoir choisi Lena Railways et vous souhaitons une agréable lecture. *s'envole sur sa licorne arc-en-ciel*

hanabatake : ah mince, je n'ai donc pas réussi à projeter chez toi les images que moi je voyais si clairement dans ma petite tête ! parfois je regrette de ne pas être metteuse en scène pour faire vivre tout ça (c'est sûr, j'aurais été la fille de Michael Bay dans une autre vie, il y aurait des explosions partout !) mais merci pour ce commentaire, au moins je sais qu'il me reste des marges d'amélioration ^^ (qui n'en a pas ? :p) ta remarque de Tony heureux comme un prince m'a fait sourire, tu sais que je ne l'avais même pas fait exprès ? xD mais oui maintenant que tu le dis, douce ironie x)

Itsme : mon soutien indéfectible, que ferais-je sans toi ! je vais essayer de répondre à tous les points que j'ai soulevé (quand même xD ça serait un comble) mais je préfère prévenir, je ne suis pas une grande adepte de Bucky x) (Stony un jour, Stony toujours.) mais je vais bien sûr tenter de caser personnage n°43 dignement (j'en ai décidément trop xD)


Chapitre 31 - Lumineux palais

Thor était un hôte généreux, Steve devait bien l'admettre. S'il avait eu plus d'appétit, il se serait délecté d'une table aussi garnie.

Il préféra reporter son attention sur la bonne humeur du Seigneur.

« Des serpents, vous dis-je ! Dans ma chambre, alors qu'il n'avait que sept ans !

– Pourquoi Loki aurait-il fait une chose pareille ? questionna Rushman, une brochette de fruits entre les dents.

– Les motivations de mon frère m'ont toujours échappées, je crois qu'il s'amusait juste à me tourmenter.

– Sans aucune raison ? Allons, les plus vils desseins ne sont jamais sans fondements.

– Que voulez-vous ! Il est joueur, c'est dans sa nature. »

Le guerrier prit une longue gorgée de sa bière maltée, reposa avec fracas sa chope et en commanda une nouvelle. Au moins la cinquième.

« Je n'y crois pas Thor, insista Nathalie. Qu'avez-vous fait à ce pauvre garçon pour qu'il vous torture ainsi ?

– Moi ? rit-il bruyamment. Je n'ai jamais fait que veiller sur lui ! Il n'était pas grand amateur de nos séances d'entraînement, ça, je l'admets. Mais regardez-le aujourd'hui. Avez-vous déjà vu maître de l'Air plus expérimenté ? Je ne doute pas une seconde qu'il me soit reconnaissant !

– Votre style et le sien sont bien différents, nota Steve.

– Il va s'en dire, il a rapidement su contourner ma force avec son agilité. Mais il n'en est pas moins aguerri, méfiez-vous des apparences ! Cette capacité qu'il a acquise à faire s'envoler les objets autour de lui est très sournoise. Je ne parle même pas de sa maîtrise du son, il m'en aurait rendu fou !

– Et cette fois où il vous en a fait voir de toutes les couleurs ? tenta Nathalie, et Steve crut percevoir un subtil changement dans son attitude.

– Ah, oui, s'exclama immédiatement le souverain, vous avez raison Nathalie, c'est peut-être son tour le plus développé de tous. J'ignore encore comme il y parvient, mais il est capable de tromper l'œil... Comme des mirages, je pouvais le voir là où il n'était pas. Rien que quelques jours plus tôt, à l'entraînement, j'ai cru voir un éclair blanc, je le pensais en face de moi, alors je tire... Et je heurte cette pauvre malheureuse, Loki avait été derrière moi tout du long. Il m'a fait voir son image sans jamais n'y avoir été.

– Vous voulez dire... des illusions ? comprit Steve.

– Absolument. Loki est devenu le maître des illusions. »

Et Thor s'empressa de narrer une autre histoire encore où les talents de Loki furent usés à ses dépens, il semblait ne jamais arriver à court d'anecdotes sur ce sujet. Mais Steve n'écoutait plus que d'une oreille, ses idées se chevauchaient dans un rodéo rocambolesque.

Des mirages ? Illusions ?

Hier, Steve n'avait pas imaginé Bucky. Il l'avait vu. Et pourtant, rien ne laissait à penser que sa présence ait pu être réelle. Il s'était volatilisé, aussi rapidement qu'il était apparu. Disparu avant d'avoir été rattrapé.

Et si... Bucky n'avait jamais été là ? Ç'avait bel et bien été une statue de marbre que Steve avait attaquée. Une statue de marbre au visage si caractéristique. Aux traits reconnaissables entre mille. Et si ça n'avait jamais été Bucky, mais la simple illusion du soldat décédé ?

L'image avait été trop furtive, trop floue. Il commençait à s'en convaincre. Il n'avait jamais été question du soldat de l'hiver.

Et si...

Et si Obadiah n'avait jamais été là, lui non plus ?

Et si Tony n'avait pas rêvé, mais que Quill, dans l'obscurité de cette ruelle, avait été porteur du reflet de son ravisseur, un quart de seconde ? Un quart de seconde qui aurait rendu l'ingénieur fou.

Steve se força à masquer son désarroi. La possibilité était trop grande. Trop grave.

« À quel point les talents de Loki sont-ils développés ? » intervint-il soudain dans le récit du Seigneur.

Thor ne s'en offusqua pas.

« Que voulez-vous dire ?

– Ces illusions, à quel point sont-elles réalistes ?

– La dernière fois que j'y ai eu droit, j'ai été surpris du niveau de leur détails. Il m'a souvent fait voir sa propre image, mais avant mon départ c'est le visage de ma douce Jane que je croyais apercevoir un peu partout. Il est doué à ce point, reproduire l'apparence d'autrui. »

Steve se leva spontanément. Il s'immobilisa lorsqu'il s'en rendit compte, une seconde trop tard. Thor et Nathalie le regardaient avec surprise. Agacé de sa propre impulsivité, il remercia Thor pour son délicieux repas, bredouilla une course urgente, pria pour qu'ils l'excusent et prit congé.

Thor commanda une nouvelle bière.


« Pourquoi tu n'as rien dit Gam' ? »

La maîtresse de la Terre ôta sa main du mur de métal dont la seule fenêtre laissait passer un faible rayon de soleil. Leur cellule était sombre, par les barreaux en acier ils apercevaient à peine la lumière des flambeaux qui éclairaient les gardes, quelques mètres plus loin. Suffisamment proches pour apercevoir leurs silhouettes danser au rythme des flammes qui les entouraient, trop loin pour entendre leur conversation.

« Hein ? » adressa-t-elle, absente, à son ami allongé sur l'unique planche de bois de la cellule.

La prison était creusée dans l'un des flancs du volcan. Les cellules étaient globalement vides, peu étonnant que les gardes s'en prennent aux premiers maîtres de la Terre venus pour remplir leur quotidien.

« Pourquoi tu t'es laissée faire ? On pourrait sortir d'ici d'un claquement de doigt. »

Elle hocha la tête, décala les jambes de son ami pour s'asseoir à ses côtés. Quill se redressa.

« On n'a pas besoin d'un nouvel incident diplomatique, justifia-t-elle. Si je m'en prends à eux, ça retombera sur nous.

– Ils l'ont déjà créé, l'incident diplomatique ! s'agaça le Gardien. Ils savent pas qui t'es sérieux ? Nick Fury va en entendre parler ! C'est mon pote Nick Fury, ok ? Il va pas aimer, mais alors pas du tout ! » cria-t-il à travers les barreaux.

Gamora sourit enfin. Elle tira Peter vers lui, il calma aussitôt ses injonctions. Ils s'observèrent un instant, et Quill s'était déjà tant de fois perdu dans ces beaux yeux noirs...

« Pourquoi tu es là, Peter ? »

Il sourit sans s'en rendre compte, avança une main pour caresser ces doux cheveux aux pointes colorées.

Elle attrapa la main en cours de route et dévia sa trajectoire. Elle la garda dans la sienne.

« Dis-moi.

– Drax, lâcha-t-il à contre-cœur.

– Il va bien ?

– Il avait un truc à te dire.

– Qu'est-ce que c'est ? Pourquoi tu es venu jusque-ici ?

– Il fallait que je te le dise en personne... »

Les sourcils de la mercenaire se froncèrent. Zut, il préférait quand ce visage souriait.

« Il s'est rappelé... expliqua-t-il, c'était à Omashu, quand il a perdu sa famille. C'est là où il l'a vu.

– Qui ?

– Loki.

– Quoi ?

– Quand Drax et Loki se sont rencontrés dans le dirigeable, rappela Quill, Drax a eu l'impression de déjà l'avoir vu quelque part. Tu te souviens ? Ben c'était à Omashu qu'il l'avait vu. Lors de l'attaque d'esprits qui a décimé la ville et tué sa femme et sa fille.

– Que veux-tu dire ?

– Je te répète juste ce que Drax nous a dit. Loki avait été là, et... il ne fuyait pas.

– Loki était à Omashu ?

– Oui.

– Et il ne fuyait pas les esprits ?

– Non. Il ne les combattait pas, non plus. Il était juste... là.

– Tu es sûr ? »

Le Gardien haussa les épaules. Aussi sûr que Drax quand il le secoua en pleine nuit pour lui annoncer, tonitruant, qu'il se souvenait où il avait déjà vu le regard noir du prince de l'Air. Difficile de s'en souvenir, il ne revêtait pas de grande cape blanche à l'époque, mais un habit sombre, noir et vert. Maintenant que le lien était fait dans sa tête cependant, Drax était formel. Ç'avait été lui.

« Peter, si ce que tu me dis est vrai... »

Elle n'osa pas finir sa phrase. Si c'était vrai, alors quoi ? Qu'est-ce que cela signifierait ? Loki avait pu être au mauvais endroit au mauvais moment. Indifférent à la détresse humaine, ce fait-là n'aurait pas été nouveau. Ç'aurait expliqué pourquoi il n'avait pas combattu des esprits qui mettaient à feu et à sang une ville d'innocents. Ç'aurait pu expliquer pourquoi il n'avait pas fui... Quelles étaient les conséquences de cette révélation ? Quelles conclusions devait-elle en tirer ?

« Pendant Omashu, Loki était en exil, non ? tenta Quill pour tenter de connecter les points entre eux.

– Oui, je crois.

– Il a pu faire des trucs...

– Quel genre de trucs ?

– Je sais pas, des trucs. Il serait pas le premier à avoir un passé compliqué. »

Un passé compliqué... Cette idée n'amusa pas Gamora du tout. À quel point le prince de l'Air avait-il eu un passé compliqué ? Comment savoir s'il en était revenu ?

Elle se leva.

« Il va falloir sortir d'ici.

– Ah !

– Attendons encore un peu, si demain personne n'est venu, nous partons. »

L'enthousiasme de Peter retomba comme un mauvais soufflé. Fausse alerte.

« Tu ne veux pas passer la nuit ici avec moi ? » taquina-t-elle face à l'expression déconfite de son ami. Expression qui s'éveilla soudain sous une lueur d'intérêt.

Il se leva à son tour, se rapprocha de Gamora qui le laissa faire. Il était un tout petit peu plus grand qu'elle, elle savait qu'il y trouvait une fierté un peu déplacée. Il glissa ses mains autour de sa taille, elle posa les siennes sur son torse. Il baissa la tête pour la nicher dans ses cheveux, et elle se laissa envelopper par sa chaleur protectrice.

Ils se laissèrent bercer par le rythme de leur respiration respective.


Steve observait la villa Stark depuis une petite distance qu'il considérait salutaire. De son point d'observation il pouvait contrôler les entrées et sorties de la demeure par la porte principale, ce qui lui était pour l'instant suffisant. Il se mit en poste avec espoir de croiser soit Gamora pour lui faire part de ses nouvelles informations, soit Loki pour tenter de le filer. Il se satisferait même de Tony, même s'il doutait que le milliardaire soit enclin à le recevoir.

Rien de tout cela.

La journée s'écoula et pas une âme ne traversa la porte d'entrée.

Le soleil venait de franchir l'horizon, la ville n'allait pas tarder à arborer ses feux de beauté. Il allait abandonner lorsqu'enfin il aperçut du mouvement. S'il reconnut immédiatement Peter, la femme qui l'accompagnait lui était inconnue. Le garçon la salua et rentra dans la maison, la jeune femme fit demi-tour.

Après une demie minute d'hésitation, Steve abandonna sa position et pénétra à son tour dans la demeure. L'entrée était vide, ainsi que le séjour. Il eut un rapide coup d'œil dans la cuisine, osa passer une tête dans la chambre de Peter. Vides. Même le garçon semblait avoir disparu. Il ne tenta pas le laboratoire du milliardaire en sous sol, il prit plutôt la direction des jardins.

Il constata avec regret que les débris de la statue de marbre jonchait toujours un sol trempé par la fontaine qui fuyait tristement. D'un léger mouvement de main il colmata la fuite en en givrant l'extrémité. Il eut un plus large mouvement de bras pour récupérer l'eau au sol, la flaque s'éleva paresseusement. Il la fit pleuvoir sur les plantes, les fleurs rouges frémirent de plaisir. Il releva finalement les flambeaux éteints au sol, et quitta le jardin par la porte de derrière. Il mit un pied dans du sable noir. La plage privée du milliardaire.

Peter était là. Il sourit en le voyant arriver.

« Tu es tout seul ? » questionna le soldat.

L'Avatar acquiesça.

« Tu n'étais pas avec Tony aujourd'hui ? enchaîna Steve.

– Non... Il n'était pas bien ce matin. »

Les sourcils de Steve se froncèrent, et Peter eut le sentiment qu'il n'était pas plus étonné que ça.

« Tu sais ce qu'il s'est passé ? » tenta le jeune homme.

Le soldat n'eut pas besoin d'acquiescer pour que Peter y voie clair. Le garçon commençait à pouvoir lire dans ses Mentors comme dans des livres ouverts. Le maître invita le garçon à l'imiter et ils s'assirent dans le sable, face à une mer chaude et calme de soir d'été.

« Tu as fait quoi aujourd'hui du coup ? demanda le capitaine, soucieux de gagner un peu de temps.

– J'ai rencontré Wanda, une maîtresse du Feu. C'est le Général Rhodes qui me l'a présentée. Elle m'a appris quelques trucs...

– Mais ? »

Peter fit apparaître sa petite flamme au cœur de sa main. Steve se retint d'abord de sursauter, avant de sourire. L'Avatar avait acquis la maîtrise du Feu.

« J'ai l'impression que tout le monde attend de mon feu qu'il soit chaud et destructeur. Mais il n'a pas nécessairement à l'être, regarde. »

Il tendit la main vers son mentor, ce dernier osa approcher la flamme du bout du doigt. Il fut surpris de n'y trouver qu'une douce chaleur. Il augmenta la surface de contact avec le feu que Peter maintenait au creux de sa paume. Pas de morsure, mais une douce caresse.

« Ce n'est pas un élément destructeur par nature, c'est faux. C'est l'utilisation qu'on en fait qui l'a rendu si dangereux. Je pense que le Feu peut être plus que ça.

– Comme quoi ?

– Je pense... qu'il peut soigner. »

Steve le dévisagea avec une curiosité redoublée. Peter baissa la tête.

« Tu vas me trouver ridicule toi aussi.

– Non, pas du tout. Explique-moi, s'il te plaît.

– Tony m'a expliqué quelque chose. Selon lui la maîtrise des éléments est possible grâce à une énergie vitale présente chez les maîtres. Elle circule en nous mais en général, on ne la sollicite pas directement : les maîtres du Feu utilisent le soleil, les maîtres de l'Eau utilisent la lune. En utilisant directement cette énergie vitale, les maîtres de l'Eau peuvent maîtriser le soin. Si c'est vrai… alors je sens que le Feu aussi peut soigner.

– Et les autres maîtrises ?

– Ça doit être possible aussi. »

Il haussa les épaules, avant d'ajouter :

« Je ne sais pas sous quelle forme ça se manifesterait avec la Terre et l'Air, pas encore. Mais ça doit exister.

– Loki parvient à calmer les esprits, c'est peut être grâce à cette énergie, suggéra le soldat.

– C'est vrai ? »

Steve hésita une seconde. De son souvenir de leur aventure à Gaoling, il ne pouvait pas dire que Loki avait calmé des esprits. Il avait généré du vent en faisant tournoyer son bâton, et les bêtes s'étaient évaporées. Elles ne changeaient pas de couleur avant de vaquer en paix, pas comme pouvait le faire Docteur Strange.

« À vrai dire il ne les calme pas vraiment, corrigea-t-il, ils restent noirs. Mais il les fait disparaître.

– Je lui poserai la question, annonça l'Avatar. L'énergie vitale doit pouvoir être sollicitée avec tous les éléments, ça serait logique. »

Steve acquiesça. Howard n'avait pas mentionné cette possibilité d'énergie vitale, mais peut-être que ç'avait été ce avec quoi il travaillait depuis le début, sans vraiment le savoir. Le soldat commença à sérieusement considérer que c'était peut-être ça qu'il lui avait donné : une transfusion d'énergie qui l'aurait sauvé et donné la maîtrise l'Eau.

« Tu as déjà essayé la maîtrise du soin ? questionna soudain Peter à son maître de l'Eau.

– Oui mais jamais sous cette approche. Je réessaierai, promit-il.

– Tony m'a aussi raconté comment il s'était enfuit à Gaoling grâce à ça, continua Peter qui profita de son élan. Il n'avait pas vu le soleil depuis trop longtemps pour pouvoir maîtriser le Feu normalement, du coup il a fait appel à son énergie propre pour le générer.

– Il t'a expliqué comment il avait fait ?

– Il a médité. Et il a créé les flammes les plus chaudes qu'il jamais créées...

– Si tu penses que le soin provient de l'énergie vitale, pourquoi penses-tu que le Feu de Tony ait causé autant de dégâts ?

– C'est différent, c'est à cause de la colère.

– La colère ?

– C'est ce que Tony et Wanda utilisent comme moteur, sans ça leur feu serait moins violent, je crois. »

Pause dans le récit.

« Steve, pourquoi Tony est en colère ? »

Le soldat soupira.

« C'est ma faute. J'ai fait une erreur, il y a longtemps. Je ne lui ai pas fait confiance lorsque j'aurais dû.

– Vous vous êtes encore battus ?

– Non, pouffa Steve malgré lui. Non pas cette fois.

– Vous progressez ! »

Le sourire de Steve s'affirma.

« Dans un autre monde, vous auriez pu être frères, affirma Peter.

– Tony et moi ?

– Ben oui. Si le père de Tony vous avait rapprochés, vous auriez presque pu grandir ensemble.

– Je ne sais pas si on se serait mieux entendus pour autant... ironisa le soldat.

– Vous auriez sans doute essayé de vous entre-tuer, acquiesça l'enfant. Regarde Thor et Loki, ils sont bien frères.

– Oui, acquiesça Steve. Oui, ils sont frères. »

Peter creusait un trou dans le sable avec son talon.

« Tu penses que ça va aller, eux deux ?

– Sans doute, se voulut-il optimiste. Ils ont dû traverser pire.

– Cet entraînement... C'était violent.

– Je pense que c'est un peu leur manière de communiquer. »

Peter ne put se retenir de glousser. Ils avaient donc sacrément bien parlé.

Ils continuèrent à parler encore quelque temps, Peter fit la remarque qu'il aurait aimé avoir des frères et sœurs. Il évoqua furtivement le fait qu'il en avait peut-être eu mais jamais su. Il refoula rapidement cette idée – sans laisser à Steve le temps de rebondir dessus – lorsqu'il retourna la question à son mentor. Steve s'autorisa à lui parler de Bucky, se gardant d'entrer dans les détails des évènements récents.

Ils parlèrent jusqu'à ce que la nuit soit confortablement installée. Alors ils s'en retournèrent à la maison restée vide, la mercenaire, le prince, et le milliardaire restaient introuvables.

« Je ne peux pas rester ici cette nuit, annonça Steve. Tu veux venir avec moi au palais de Thor ? »

L'Avatar accepta, ils quittèrent donc la maison sombre et esseulée en direction du lumineux palais royal.