Chapitre 32
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Crachant un lourd nuage de fumée de cigarette, vous adressez votre regard le plus lourd à l'emmerdeur assis à son bureau.
- Dis-donc, yorozuya, est-ce que les termes « obstruction à enquête de police » te disent quelque chose ?
- C'est encore un langage pseudo-technique dont vous vous servez pour faire croire que vous êtes productifs ? répond Gintoki avec un mépris évident en se curant le nez.
- C'est surtout un terme qui va te conduire en tôle si tu continues à m'empêcher de faire mon job ! répliquez-vous en vous dressant de toute votre hauteur, menaçant. Contrairement à vous, les gens ont un minimum d'attente à notre sujet !
- Leurs attentes, c'est que vous leur retrouviez un sac de courses et un dessous-de-plat, se moque Gintoki en se levant à son tour. Y'a pas à dire, on se sent plus en sécurité avec une police pareille !
- Gin-san, l'interpelle le binoclard, peut-être qu'on devrait...
- Je vais te le répéter une dernière fois, reprenez-vous sans prêter plus que le frisé attention à l'intervention de l'adolescent, de façon simple avec des mots que toi-même pourra comprendre : cette affaire est une enquête de police. En faisant de la rétention d'informations, tu bloques cette enquête. Alors mets-toi à table avant que je ne sois contraint de te considérer en infraction grave !
- Tout ce que je vais faire, c'est me mettre à table pour de bon, et tu devrais en faire autant. T'es franchement à cran, tu serais pas en manque de mayo...
Clic !
- Hé ! Qu'est-ce que tu fous ? s'écrie-t-il en baissant les yeux sur la paire de menottes que vous venez de lui boucler autour des poignets.
- Je t'arrête pour obstruction à l'enquête. Tu as le droit de garder le silence, mais je me doute que tu ne vas pas le faire.
- Oh ! enlève-moi ça, c'est de l'abus de pouvoir !
- Lâche tout de suite Gin-chan ! vous ordonne la gamine d'un ton menaçant en se redressant à son tour.
- Ceux qui veulent l'accompagner le peuvent, répondez-vous. Je peux toujours appeler une équipe pour vous escorter, si vous voulez. Sinon, vous le récupérerez quand sa langue se sera déliée pour autre chose que dire des conneries.
- Gin-san !
- Les visites sont ouvertes entre quatorze et quinze heures, ajoutez-vous avant de quitter la pièce, sous le regard furieux de la petite yato que le binoclard dissuade d'intervenir d'une main sur l'épaule, lui-même affichant une expression à la fois perdue et inquiète, qui ne s'arrange pas en entendant les vocifération dont vous agonise son patron.
- Je vais te buter, le voleur d'impôts ! Et arrête de me souffler ta fumée dans la gueule, sale drogué !
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À défaut d'informations, vous rentrez au quartier général en traînant le patron des yorozuya. Comme promis, vous allez le coller dans une cellule, au chapitre 4.
