AAAAAAAAAAHHH ! En plus d'être sacrément en retard, c'est le dernier chapitre ! AAAAAAHHH ! \*o*/ (faut vraiment que cette personne arrive à se calmer...)

Oui, ceci (ce que vous allez lire après avoir fini cette introduction à part si vous ne la lisez pas) est le dernier chapitre de Primo = Decimo ?

"soupir" Déjà plus d'un an que j'ai commencé cette histoire et me voilà déjà à la fin... (psst ! La suite sera postée juste après si vous voulez découvrir ce qu'il s'est passé avant) Il s'en sera passé des choses durant ces mois... et à chaque fois que je vais sur mon compte, je suis toujours aussi surprise du nombre de personnes qui suivent ou favorisent cette histoire ! \*o*/ Et ce simple fait suffit à me combler ! Donc, si j'ai un seul mot à dire serait "MERCI ! "

Merci à vous qui avez été si nombre à suivre cette histoire, merci pour la suivre et la favoriser, merci pour vos retours et... simplement merci d'avoir été là ! Car ce qui fait avant tout une histoire, ce n'est pas son auteur, mais les lecteurs qui la lisent. Alors merci !

Merci à Alfader, Allyssa Mervillion, Alyss94, Anekonee, Asunaforever3, Aube Crepusculaire, Barukku Iris, Bianei, Coton-de-Loup, DaPowaOfNeo, Dark Kanon, Darkemeraud, Enelica, EternalChaosS, Hydrabell-chou, Ishiro Shizuka, Killua012, L. Sacha, Lady bluebell, Lesmeal, Liske, M. Mi, Minimiste, MonLivreOuvert, Nagololol, PetiteClover, RedBloodAlice, Shizuku Minatsuki, SkySora-R27, Syt the Evil Angel, Talaban, Thunder-rain165, Wolfly2494, Yuukitsune, Zeaphir, Zeaphir EN, akykuran, ame197, arieslucie46, ari sawada, estallias, mahon5971, melanie-ripoteau, neko-chan200, night dark angel, rokamostafa232, rosa2003felicity, silkie, skyrayle2021, tahury, yorukakusaku, zorchide, Amber Woods, AmeliaOni, Aqualyne, Biscotine, Chibi y Hina, Dark Ry' 1998, HarukaN, Kalane, Kinitori Natsumi, LOVEMANGAANDDRARRY, Mlo78, Nympha-san, Oriona Blek, Shizuku Minatsuki, Tsuki Banritt, Walarisse, ame197, anastasia172, kedy ichyo, mirty love, misa2, sallyimida et tamarahc pour suivre et favoriser cette histoire !

Merci à tahury, Tsuki Banritt et Zeaphir pour leur review ! Et un gros merci à Zeaphir pour la correction ! (et supporter mes mots manquants)

Je tiens aussi à m'excuser pour tout ce qui a pu se passer avec les publications des chapitres, je m'habituais au site avec cette histoire ^-^'

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !

Disclaimer : KHR ne m'appartient pas (Zut !)


"Parler" : italien

Parler : attaque

Chapitre 29

Nero

La première fois que Giotto avait découvert ses flammes, il n'avait que cinq ans. Alors qu'il pleurait silencieusement, celles-ci s'étaient manifestées pour le réconforter et l'apaiser. Surpris, le petit garçon s'était fié à son intuition qui le sauvait régulièrement et avait accueilli calmement ce pouvoir, sans savoir que ces mêmes flammes le hisseraient, des années plus tard, en patron du plus puissant groupe d'autodéfense qui deviendrait par la suite une famille mafieuse, et en légende pour les générations suivantes.

La première fois que Neiva avait ressenti ses flammes, elle n'avait que seize ans. Au moment où la jeune femme commençait à perdre espoir dans sa quête de se libérer de ses entraves, sous la forme d'une magnifique lionne dans un rêve, elles s'étaient présentées à elle. En plus de gagner sa liberté, elle avait obtenu ce qu'elle avait toujours désiré… une famille.

La première fois que G avait rencontré Giotto dans la forêt après l'incendie, après un moment de silence, il avait trouvé en lui un ami qui partageait ses ambitions et qui ne critiquait pas ses origines.

La première fois, Asari avait pris Giotto pour l'une de ces personnes qui aidaient contre de l'argent. Il l'avait vite regretté quand il l'avait sauvé. Après coup, il s'était dit que les premières impressions étaient souvent trompeuses.

La première fois, Lampo avait admiré Giotto pour toutes ses prouesses autant dans les combats que dans la politique, le plaçant loin de lui. Cependant, il s'était rendu compte que le patron avait ses faiblesses et que même avec, il le considérait comme son grand frère, celui qui protège et qui doit être protégé.

La première fois, Daemon avait trouvé Giotto très naïf dans sa vision de la justice. Pourtant, à l'écouter, il avait bien dû reconnaître qu'il en valait la peine de défendre ses idées jusqu'au bout.

La première fois, Neiva avait semblé amusante pour Elena et au fur et à mesure de la côtoyer, elle ne s'était plus identifiée comme une amie, mais comme une sœur, ce que s'était vue refuser l'anémone toute sa vie jusque-là.

La première fois, Knuckle n'avait pas compris les raisons de la présence de Giotto. Peut-être que les combats ne l'intéressaient plus, pourtant, si c'était pour son ami, il sacrifierait bien plus que trois minutes pour lui.

La première fois, Celestia s'était moquée de Neiva pour l'avoir abordée à la fête où elle ne connaissait que peu de monde. Néanmoins, grâce à elle, elle avait découvert que le monde n'avait pas de limite derrière ces grands murs qui l'emprisonnaient.

La première fois, Alaude avait sincèrement pensé que Giotto allait finir par se faire tuer à force. Enfin, jusqu'à ce qu'il se rende compte que, qu'importaient les méthodes, leur vision de la justice restait la même et qu'il faisait tout pour la faire respecter.

La première fois, Sakura avait voulu tuer Neiva pour accomplir sa mission. Bien qu'elle ait échoué dans sa tâche, elle n'avait pas échoué à la protéger elle et ses intérêts, quitte à devenir ennemie du monde entier si nécessaire.

La première fois, Amy avait regardé Neiva, une noble, comme un extraterrestre, après qu'elle lui eut annoncé qu'elle voulait créer un groupe d'autodéfense et quitter la noblesse. La suivre avait été l'une des seules décisions qu'elle n'avait pas regrettées.

La première fois, Mei avait tenté en vain de comprendre le geste de Neiva, l'anneau de la foudre en main. Ce n'avait été que plus tard qu'elle l'avait remerciée vraiment de l'avoir sortie de la rue et lui avoir donné une chance de commencer une nouvelle vie.

La première fois, Lola avait pensé que Neiva devait s'améliorer pour pouvoir survivre dans le monde souterrain. Elle n'en avait eu nul besoin, et avec un sourire, elle observait son amie se faire une place dans cette société.

Et la première fois que ces deux patrons s'étaient rencontrés, ils avaient instinctivement su qu'ils partageaient les mêmes idées et leur vision du monde. En même temps que le fardeau qui planait sur chaque Royal.

Des ciels qui attiraient leurs éléments telles des lanternes dans la nuit. La douce chaleur se répandait en eux lorsqu'ils se trouvaient près de leurs patrons. Plénitude, bonheur et détente seraient les mots d'ordre. Ils pourraient déplacer des montagnes juste pour eux et leurs sourires si envoûtants.

Mais aucun des gardiens ne pouvait enlever le sentiment de malaise qui les prenait lors des nuits où leur ciel usait de ses flammes. Comme le bleu devint noir le soir… l'orange se transforme en ténèbres. Car tel était le contrecoup des Royaux, ou Cielo Reale. Et dans les moments comme celui-ci… Cielo Nero…

Dès la seconde où les derniers rayons de soleil eurent disparus pour laisser place au sombre ciel, de violentes intentions de tuer, plus puissantes que toutes celles qu'ils avaient ressenties jusque-là, s'abattirent soudainement sur les mafieux. L'air se fit de plus en plus dur à respirer tandis qu'il leur semblait qu'un lourd poids se posait sur leurs épaules.

Uni tomba à genoux, les yeux écarquillés d'horreur. Byakuran remarqua la faiblesse de la fille et la rejoint. Elle se détendit légèrement lorsqu'il lui attrapa la main. Cependant, il ne quitta aucunement les deux ciels combattants du regard. Dino manqua de s'écraser au sol et se retint au dernier moment à l'arbre le plus proche. Iemitsu en oublia de respirer sous la pression. Nono, la bouche grande ouverte, dut reconnaitre qu'il ne s'attendait pas à ce genre de contrecoup pour les Royaux. Il s'agissait même de l'inverse tant les Primo émanaient de puissance brute. Ce ne fut que quand ses orbes se posèrent sur Ricardo qu'il réalisa que tout n'allait pas bien.

L'homme imposant jusque-là et qui forçait le respect avait perdu toute trace de couleurs sur son visage devenu blanc craie. Sa respiration n'était que des sifflements en sortant de sa bouche. Les poings derrière son dos se serrèrent et il faisait tout son nécessaire pour éviter qu'il ne les porte sur ses pistolets. La peur le figeait au point que nulle injure ne soit prononcée. Un véritable phénomène pour lui qui passait son temps à lancer des insultes.

Quant à Reborn, il tira une nouvelle fois son fédora sur son visage. Si les intentions de tuer ne l'affectaient pas vraiment, il se devait bien de reconnaitre que son ancien élève ne ressemblait plus en rien à ce qu'il affichait plus tôt. Passant de quelqu'un de doux, calme, compréhensif, chaleureux et aimant à la noirceur, au froid et à la haine. Ses pouvoirs lui semblaient incontrôlables pour le tueur à gages. Et cela le mettait mal à l'aise sur la suite à venir. D'autant plus que le Secondo n'appréciait pas la situation.

Seulement, avant même que l'un des patrons n'ait pu dire quelque chose, la réincarnation leva les mains devant lui. Aussitôt, un bouclier fait de flamme du ciel se forma autour d'eux. Et contrairement à ce que certains pensaient, la tension disparut avec le poids sur leurs épaules. Ils parvenaient aussi à mieux respirer.

Dino poussa un soupir de soulagement avant de s'effondrer au sol. Iemitsu relâcha brutalement l'air qu'il retenait. Uni se calma. Byakuran remercia Ricardo d'un hochement de tête. De même pour Nono et Reborn. Celui-ci reporta directement ses orbes sombres sur les quatre combattants qui ne bougeaient pas le moindre petit doigt pour le moment.

« Merci Ricardo. » fit le patron Cavalone avec un léger sourire. « Mais qu'est-ce que c'était ? C'était assez violent.

Le contrecoup des Royaux. » révéla le Secondo avec un soupir. « Enfin… ce n'est que le début… » marmonna-t-il pour lui-même.

À l'inverse des autres mafieux, l'Arcobaleno du soleil attrapa les derniers mots de la réincarnation. Ses sourcils se froncèrent et il tenta de mettre une explication sur ce qu'il venait d'entendre avant de se tourner vers lui.

« Que… »

Toutefois, il ne parvint à terminer sa réplique quand des voix, pas si inconnues, l'interrompirent. Avec l'arrivée de nouvelles personnes, normalement mortes pour quatre d'entre elles, dans le bouclier de protection contre les intentions de tuer.

« Hé Ricardo ! Tout le monde va bien ?

Le gosse ! T'as fini ta part du travail ?

C'est étrange qu'il n'y ait pas de casse avec lui.

Ultime ! À première vue, tout le monde va bien ! »

À la surprise des mafieux, bien que le Secondo les ait déjà prévenus de leurs réincarnations, G, Celestia, Amy et Knuckle s'arrêtèrent près d'eux avec Fon, Zakuro, Bel, Nosaru, Tazaru, Coyote, Brow Nie Junior, Lussuria et Daisy, blessés mais rafistolés pour la plupart. Et à peine eurent-ils posé le pied en sécurité que chaque élément rejoignit son ciel. Uni manqua de pleurer. Byakuran émit un petit sourire. Nono poussa un soupir de soulagement. Quant aux deux membres présents de la Varia, ils ne remarquèrent pas l'absence de leur boss, bien que la tempête analysât Ricardo.

Les Vongola et les Fiore n'attendirent pas pour se rendre près du Secondo, leurs regards rivés sur leurs patrons.

« Oui, tout le monde va bien. » répondit le plus jeune sur un ton plat. « Mais comme vous le voyez, » ajouta-t-il en pointant du doigt le couple, « il y a un problème.

Mais on ne peut rien faire tant que tout le monde n'est pas arrivé… » remarqua Celestia avec un froncement de sourcil.

« On peut simplement limiter les pots cassés. » rajouta Amy.

« Mais s'ils dérapent, ça va devenir compliqué de les gérer ! » grimaça G pendant que Knuckle hochait la tête.

« Un coup de main ne serait pas de trop n'est-ce pas ? » demanda une nouvelle voix.

Si une grande partie des personnes présentes ne les avaient pas entendus arriver, ils dévisagèrent du moins celui qui avait parlé. Asari se tenait aux côtés de Sakura avec Squalo, Lal Mirch, Colonnello, Bluebell, Basil, Romario et Brabanters. Leurs vêtements ensanglantés résumaient la violence des affrontements avec leurs sérieux, contrastant nettement avec les tableaux au manoir.

« Maniaque de l'épée ! Pourquoi vous avez mis autant de temps ! » demanda aussitôt G, renfrogné.

« Deux trois discussions de rien du tout. » répondit la pervenche en fusillant du regard le requin. « Où sont les autres ?

C'est justement ce- » commença Celestia.

« Oya oya ! » l'interrompit une voix connue de certains. « Vous parlez de nous ?

Je crois que nous leur avons manqués ! » ricana la seconde. « Hufufufu ! »

Cette fois, la plupart sursautèrent à leurs arrivées. Le reste des gardiens absents apparut dans un nuage de brume. À l'avant se trouvaient Daemon et Elena qui se moquaient des têtes qu'ils tiraient, tandis qu'Alaude et Lola semblaient sur le point de sortir leurs armes pour les attaquer et que Lampo et Mei observaient la scène, légèrement effrayés. Derrière eux, les autres ne se posaient plus de questions sur comment fonctionnait le premier porteur de l'anneau de la brume Vongola. Verde, Ghost, Gamma, Lévi, Viper, Torikabuto, Croquant, Genkishi, Skull, Visconti et Kikyo rejoignirent à leur tour leurs ciels pour une majorité. Seuls les membres de la Varia ne trouvèrent pas le leur.

« Vous êtes en retard ! » s'exclamèrent les bras droits de Giotto et Neiva ensemble.

« Oya oya, laissez-nous arriver. Nous avons dû nous arrêter en chemin pour récupérer… mmh… quel serait le meilleur mot approprié d'après toi, ma chère Elena ? » voulut savoir l'illusionniste.

« Je dirai des figurants, mon cher. » gloussa son épouse.

« Un mot si bien ap- »

Avant de pouvoir terminer sa phrase et alors que l'anémone riait, un shuriken se planta à l'emplacement précédent de la fleur tandis que des menottes rencontraient une faux qui apparut de nulle part. À l'entente des dernières répliques de leurs adversaires quotidiens, Alaude et Lola avaient fini par craquer. Et seuls les illusionnistes arrivaient à ce genre de résultats avec eux.

Les gardiens de la brume et des nuages des familles présentes ne relevèrent même plus la scène tant elle s'était répétée sur le chemin pour venir. Trop de fois pour être comptées. À l'inverse, le reste ouvrit des yeux ronds, pas habitué à ce qu'ils se battent tout le temps. Et pour ceux connaissant les histoires sur eux, ces débuts de combat leur prouvèrent que cela arrivait TOUT le temps, confirmant ainsi l'un des faits sur les premières générations.

Mais encore plus surprenant fut les réactions des autres réincarnations. G leur cria d'arrêter, Asari en eut un petit sourire, Sakura poussa un soupir, Celestia gémit, Amy marmonna des insultes, Knuckle les encouragea, Lampo se plaignit, Mei les observa et Ricardo se massa les tempes. À se demander comment leurs patrons parvenaient à gérer de tels phénomènes.

D'ailleurs, en parlant d'eux… plusieurs explosions prirent de court tous les mafieux présents avant qu'une autre plus importante ne retentisse près d'eux.

Aussitôt, abandonnant hostilité ou joie envers leur famille, les réincarnations réagirent en premier en se plaçant devant les blessés, toutes armes dehors. G et Celestia dégainèrent leurs pistolets, Asari et Sakura attrapèrent leurs katanas, Amy et Knuckle prirent position, leurs poings prêts, les menottes et les shurikens tournèrent sur les doigts d'Alaude et de Lola, Lampo et Mei se chargèrent en électricité, la faux et deux de ses six couteaux se tenaient dans les mains de Daemon et d'Elena, et Ricardo alluma sa flamme du ciel.

Avec la fumée dégagée sous le choc, aucun ne pouvait voir s'il s'agissait d'un ennemi ou d'un allié. Et même si le nuage de poussière s'écartait et dévoilait un allié, Giotto et Neiva n'étaient pas dans leur état normal et tout pouvait arriver. Généralement, rien de bon pour eux et leurs alliés.

Un grognement animal parvint à leurs oreilles et sans plus attendre, les premières générations se tendirent. Quelques-uns allumèrent leurs flammes tandis que la personne prise dans les explosions se releva tant bien que mal. Une flopée d'injures accompagnèrent le tout.

Au milieu d'un énorme cratère et d'une dizaine d'arbres pulvérisés et détruits, Neiva se tenait debout. À première vue, rien n'avait changé chez elle à part peut-être les jurons qu'elle lançait alors que, par son éducation de noble, elle n'en disait que peu. Jusqu'à ce que tous remarquent différentes caractéristiques nouvelles.

Bien que ses cheveux soient retenus par une queue de cheval haute, une autre couleur que le roux venait s'y greffer. Une teinte ténèbres s'en prenait aux lourdes boucles dans son dos. D'un geste, elle se débarrassa de sa veste, révélant sa chemise blanche. Mais en plus de la couleur, deux oreilles sombres se rajoutaient sur son crâne avec une queue à l'arrière où brûlait une flamme noire. Telle une lionne.

À peine la poussière tombée, elle darda ses orbes sur les mafieux. Beaucoup frissonnèrent. Fini l'orange chaleureux, les ténèbres le remplaçaient avec, en leur centre, deux pupilles blanches. En les voyant, ses lèvres s'étirèrent dans un sourire dévoilant des dents pointues comme celles des carnivores. Un ricanement s'échappa pendant que le feu sur ses bottes se ranimait en sombre.

Jusqu'à présent, Reborn, Nono et quelques autres pensaient que ces flammes appartenaient seulement aux gardiens de la prison mafieuse, Vindice. Mais il semblait que le contrecoup des Royaux se manifestait sous cette forme.

En tout cas, cette apparence ne plaisait pas aux réincarnations. Leurs poings se serrèrent sur leurs armes tandis que la jeune femme continuait de rire doucement. G se renfrogna. Celestia se mordit la lèvre inférieure. Les yeux d'Asari se rétrécirent. Ceux de Sakura s'aiguisèrent. Knuckle inspira profondément. Amy serra les dents. Mei perdit les couleurs de son visage. Lampo trembla légèrement. Alaude activa les pics sur ses menottes. Lola démultiplia lentement ses shurikens. Elena ne la quitta pas des yeux. Daemon en perdit son sourire et Ricardo frémit.

Pourtant, leurs orbes brillaient de détermination. Ils s'illuminèrent de leur teinte leur étant propre. Rouge. Bleu. Jaune. Vert. Violet. Indigo. Orange. Même s'ils ne pouvaient s'empêcher d'être inquiets pour la suite au vu des gloussements de la rose. Heureusement pour eux, elle ne les avait pas encore attaqués.

Et alors que la tension dans l'air devenait pesante, la patronne se déplaça. Non pas en direction du groupe, mais ses pas la dirigèrent vers le lieu des affrontements des ciels.

Si certains se détendirent, les réincarnations ne bougèrent pas d'un pouce et la suivirent tout le long du chemin. Ce qui ne l'inquiéta pas. Elle s'avançait tranquillement avec toujours un sourire sur le visage et se posa près de Giotto qui n'avait toujours pas bougé de son précédent emplacement.

En face d'eux, plus aucun sourire n'ornait les lèvres de Marcello, ses yeux fixant son opposant. Une grimace se peignit sur son visage. À ses côtés, Enzo, responsable des précédentes explosions car Neiva lui avait foncé dessus toutes griffes dehors, tenait fermement ses billes entre ses mains, prêt à les lancer au nouvel assaut.

Quand les regards des spectateurs tombèrent sur le Vongola Primo, chacun sentit un frisson le parcourir. Qu'importe son âge ou son expérience. Giotto libérait un tel sentiment de malaise que même Reborn déglutit difficilement. Toute son aura criait au meurtre.

Contrairement à sa compagne, lui ne changeait pas vraiment. Seule la flamme sur son front était passée de l'orange aux ténèbres. Et lorsque ses orbes se posèrent sur les mafieux, ils y découvrirent la teinte la plus sombre qui puisse exister. Comme si toutes les couleurs avaient été absorbées pour n'en former plus qu'une. Mais la partie la plus inquiétante, et pas seulement pour ses gardiens, était que le noir s'étendait progressivement dans ses yeux. Nono n'avait pas besoin d'avoir déjà vu ce qui arrivait avec cette forme pour comprendre que si les yeux entiers se retrouvaient envahis, la situation ne serait pas à leur avantage et loin de là.

Aucun des gardiens n'aimait ce qui se déroulait. À en voir la transformation de leurs patrons, ils avaient déjà atteint plus de la moitié du temps avant de devenir incontrôlable. La première fois qu'ils se rapprochaient autant de leurs limites en si peu de temps. La colère envers leurs opposants devait accélérer le processus. Ce qui n'était pas pour les rassurer. Loin de là.

Après s'être assuré qu'aucun des Nero ne toucherait au groupe, G et Celestia échangèrent un regard entendu. Dans ces moments-là, ils devaient agir en bras droit de leurs boss et prendre les décisions à leur place. Et celle-ci se prit un une fraction de seconde.

« Il faut qu'on se dépêche ! » s'exclama le jeune homme en rangeant ses pistolets à leurs emplacements avant de se tourner vers ses camarades. « On passe à la seconde phase ! »

Un hochement de tête confirma ses ordres. Même de la part des plus problématiques, prêts à protéger leurs ciels et toutes les personnes présentes. Daemon ne rit pas en faisant disparaître sa faux. Alaude rangea ses menottes. Elena et Lola se regardèrent un instant avant que les shurikens et les couteaux ne s'éclipsent. Asari et Sakura rengainèrent leurs sabres dans leur fourreau à leur taille. Knuckle et Amy se débarrassèrent de leurs habits religieux pour ceux des combats. Seuls Lampo et Mei gardèrent leurs revêtements, attendant les prochains ordres.

« Phase deux ! Étoile à six branches ! Lampo, Mei, point Nord ! Daemon, Elena, point Est ! Alaude, Lola, point Ouest ! Asari, Sakura, point Sud-Ouest ! Knuckle, Amy, point Sud-Est ! Je me charge du point Sud avec Celestia ! Dispersion ! » ordonna G avant de se tourner vers Ricardo. « On te laisse le reste. »

Sur ces mots, un craquement sonore résonna dans la clairière. La seconde suivante, les foudres se tenaient à l'autre bout, transpirant à grosses gouttes. Sans le moindre rire de leurs parts, les brumes se dissipèrent pour apparaître sur la gauche tandis que les nuages courraient en direction du côté droit. Les pluies et les soleils les suivaient de près, mais s'arrêtèrent plusieurs mètres devant eux. Et les tempêtes prirent place devant les mafieux.

Il ne fallut pas attendre plus de cinq secondes avant que tous les gardiens ne positionnent leurs mains devant eux, leurs flammes coulant sur tout leur corps pour se concentrer en deux points.

« Difesa A Circolo ! » hurlèrent-ils tous en même temps.

Un mur composé uniquement de feu jaillit autour de l'étendue dégagée. Alimenté par les douze utilisateurs, il leur semblait que nulle attaque ne pouvait pénétrer à l'intérieur ou en sortir, qu'importe ce qu'il se passait.

Nono et la neuvième génération regardèrent bouche bée cette utilisation de ce bouclier transmis de génération en génération dans la Famiglia. Inventé du temps du Primo, jusqu'à cet instant, aucun ne pensait que derrière cette création se cachait une telle volonté de protéger en premiers les spectateurs et les innocents de la fureur des ciels avant de protéger leur ciel. Timotéo comprenait mieux et acquiesça légèrement alors que ses gardiens tentaient de relier les points.

« Mais… mais… » balbutia Ganauche III.

« Le bouclier a pour but premier de contenir les pouvoirs des Royaux. » expliqua calmement Ricardo.

Celui-ci rangea son arme dans l'emplacement prévu à cet effet et se tourna vers les mafieux qui l'observèrent. Certains venaient de se rendre compte de sa présence pendant que les autres analysaient ce qu'il venait de dire. Par contre, si ceux côtoyant le manoir Vongola haletèrent de le voir aussi réincarné, le reste essayait de lui donner un nom bien qu'il ressemble étrangement à Xanxus. Surtout que le chef de la Varia…

« VOOOII ! » cria un certain requin sans faire de grands gestes à cause de ses blessures. « T'es qui toi ?! Et pourquoi tu r'ssembles à c'crétin de boss ?!

Ushishishi ! Mais je crois que c'est plutôt logique, commandant Squalo ! » ricana Bel, ayant compris, avec un hochement de la part de Viper.

Ce qui ne fut pas le cas du reste de la Varia. Et les connaissant, ses oreilles seraient mortes avant qu'il n'ait ouvert une nouvelle fois la bouche, alors le Secondo les devança pour éviter à tous une torture auditive.

« Comme certains l'ont deviné, je suis la réincarnation de Ricardo di Vongola, Vongola Secondo, mais dans cette vie, je suis aussi Xanxus, chef de la Varia. »

Pour que l'information monte jusqu'à leurs cerveaux, il attendit patiemment que tout le monde réalise sa double identité avec le fait qu'un patron Vongola se tenait devant eux. Trois secondes plus tard, il se retrouva à pousser un soupir. Avec toutes les réincarnations en train de maintenir le mur de protection, il devait se charger à nouveau des explications. À croire qu'ils le faisaient exprès !

« Pour le moment, les questions sur le comment du pourquoi attendront la fin des combats et une fois qu'ils seront redevenus normaux. Je n'ai pas la patience de supporter d'autres questions, c'est bien compris ? »

Avec toute son aura qui le positionnait en boss, chacun comprit qu'il ne fallait pas l'énerver pour le moment et la situation plus qu'inquiétante rajoutait au tout. La raison pour laquelle aucun des membres de la Varia ne prit la parole. À la place, ils se contentaient d'observer leur chef sous un nouveau jour. Comme l'un des neuf patrons ayant régné sur les Vongola, et le plus violent d'entre tous.

« Le bouclier ou Difesa A Circolo comme la défense est connue, a été avant tout créé pour contenir la fureur des Royaux, la catégorie à laquelle appartiennent Neiva et Giotto. Et comme je n'ai pas envie de me répéter, je vais simplement dire que leurs flammes ont la particularité de se changer en flammes noires la nuit venue. En plus de changer de particularité, elles changent aussi la personnalité des utilisateurs donc ce ne sont plus les Giotto di Vongola, Vongola Primo et Neiva di Fiore, Fiore Primo dont vous avez entendu parler. » expliqua le Secondo en gardant ses yeux rivés sur ses auditeurs.

Au moins, chacun faisait l'effort d'être attentif. Peut-être que d'avoir ressenti leurs intentions de tuer aidait aussi. En tout cas, cela l'arrangeait bien pour parler.

« Mais quelle est leur particularité ? » voulut savoir Reborn en observant son ancien élève, qui n'avait toujours pas fait le moindre geste.

Le regard de Ricardo se porta sur lui. Sans perdre son sérieux et devenant de plus en plus sombre, il porta ses orbes devenus oranges sur chaque personne présente avant de revenir sur le tueur à gages. La réincarnation les ferma un instant et les rouvrit avec une lueur de tristesse.

« L'annihilation pure et dure. »

Sa réponse fut suivie d'un hurlement à réveiller un mort. Aussitôt, tous se tournèrent vers le champ de bataille. La scène les choqua et en horrifia certains. À quelques mètres d'eux, derrière la barrière de protection, Neiva ricanait, son pied écrasant la forme allongée d'Enzo. Ses vêtements ne se résumaient plus qu'à des loques sanglantes. Le sang, d'ailleurs, forma une flaque sous les restes gémissant de l'allié des Somaro.

Néanmoins, la rose n'en avait pas encore fini avec lui. D'un coup de bottes doublée de ses flammes, elle le projeta dans les airs. Aucun bruit ne sortit de la bouche du blessé alors qu'il s'envolait. Et pour la Fiore, il était temps de finir le jeu.

Ses pouvoirs se déversèrent dans ses chaussures et après avoir pris appui, elle fit un tel bond qu'elle rejoignit en un éclair sa victime. Son sourire s'étira au point de dévoiler ses dents pointues qui s'écartèrent légèrement. Sa langue les traversa pour passer sur ses lèvres. Si cela n'indiquait rien de bon, qu'elle lève la jambe au-dessus de sa tête chargée avec ses pouvoirs, encore moins. Surtout que la seconde suivante, elle s'abattit violemment sur le Sciocco dans un pitoyable état.

L'explosion qu'ils causèrent en se fracassant au sol fut beaucoup plus forte que toutes celles entendues jusqu'à présent. Avec le nuage de poussière. Finalement, la jeune femme se releva sans la moindre égratignure et plutôt contente de son travail. Son sifflement joyeux l'accompagna alors qu'elle rejoignait son époux, laissant derrière elle le cadavre méconnaissable d'Enzo.

Et une fois qu'elle l'eut rejoint avec toujours son sourire, il bougea enfin et lui offrit un petit hochement de tête, faisant ricaner la patronne.

Derrière eux, les mafieux étaient gelés. Ils connaissaient la puissance de ces deux Primo au travers des histoires et des archives. Néanmoins, aucun ne se doutait qu'ils possédaient encore le double lors des nuits. Un véritable choc les prit pendant que le second tour commençait.

Giotto s'avançait parmi les décombres de ce qui se trouvait être une clairière jusqu'à peu et leurs arrivées catastrophiques suivies par l'affrontement des ciels. Des fissures déchiraient le sol, des cratères le déformaient, quelques arbres avaient survécu à la tempête tandis qu'il ne restait plus que des troncs calcinés ou arrachés. Ce décor ne lui rappelait que trop bien les dégâts que laissaient ses gardiens derrière eux. Et même lui avait détruit un certain nombre d'infrastructures. Décidément, le patron ne rattrapait pas ses gardiens.

Et alors qu'il contournait le cadavre de Livia, il pouvait sentir les regards des mafieux sur lui. Certains le fixaient avec peur et d'autres analysaient chacun de ses gestes, leurs corps tendus. Même sa famille se tenait prête à répliquer s'il perdait le contrôle. Il ne leur en voulait pas vraiment pour cette méfiance. Après tout, la plupart voyaient cette forme pour la première fois et le reste savait très bien de quoi il était capable si tout dégénérait.

Pourtant, de son point de vue, ils n'avaient pas à s'en faire. Depuis sa mort, il se sentait parfaitement vivant. L'adrénaline courrait dans ses veines, son cœur tambourinait dans sa poitrine et son cerveau inventait plan sur plan pour contrer son opposant, bien qu'il n'en avait pas besoin. Une seule chose l'intéressait pour le moment. La vengeance… contre celui qui, en plus de lui prendre tout jusqu'à sa vie, se tenait à présent fièrement face à lui et retenait au maximum sa peur envers ces flammes noires.

Comme pour l'augmenter, le poing de Giotto s'illumina de celles-ci, faisait frissonner une majorité des personnes présentes, hormis Neiva qui ricanait. Rien que de les dévoiler au grand jour suffisait à faire abandonner les plus courageux ou les faire plaider pour leur vie. Cependant, dans son état actuel, le jeune homme ne les écoutait pas jusqu'à ce que seulement des gémissements de mourant ne sortent de leur bouche.

Ce pouvoir… en plus de lui prodiguer un sentiment de puissance et de supériorité sur tous les êtres-vivants, avait un autre inconvénient à son activation… Chaque douleur ressentie dans sa vie passée lui tiraillait la poitrine. Avec la sensation que son cœur allait se déchirer, il se souvint de toutes les souffrances qu'il avait endurées. De la trahison au vide par la mort de sa famille en passant par le rappel des coups infligés, tortures ou combats.

L'une d'entre elles persista plus longtemps que les autres. Une qui fit serrer les dents au Vongola Primo tant le chagrin manqua à nouveau de le tuer. Une qu'il ne voulait absolument pas se rappeler. Une qui réveilla en lui la tristesse… de perdre un être cher…

Des fois, peu après la mort de son dernier gardien, il s'était trouvé à espérer que tout ce qui s'était passé n'avait jamais eu lieu et que ses amis traversent le seuil de la porte de son bureau bien vivants. Que G l'ouvre violemment pour expliquer que sa brume et son nuage causaient encore des problèmes et détruisaient toute une partie du manoir. Que Neiva arrive et se plaigne que ses propres gardiennes qui faisaient de même. Qu'Asari et Sakura tentent de calmer la tempête. Que Celestia commence une nouvelle dispute avec G. Que Knuckle hurle son fameux slogan avant qu'Amy ne l'assomme. Que Lampo se précipite vers lui comme poursuivi par le diable et se cache derrière le parrain. Que Mei gronde son époux. Qu'Alaude avec Daemon, Elena et Lola surgissent en détruisant un mur, le combat n'étant plus du un contre un, mais du deux contre deux. Que Ricardo sursaute en entrant, surpris par le monde présent dans le bureau. Et que lui-même soupire en se disant qu'une autre journée commençait.

Pourtant… qu'importaient les dégâts qu'ils causaient, les Famiglia qu'ils détruisaient, les campagnes qu'ils rasaient, que les patrons lui demandent sans cesse d'arrêter ses gardiens, la paperasse qu'ils lui donnaient avec les maux de tête, qu'il doive les affronter pour qu'ils se calment, qu'ils ne soient pas tous d'accord avec ses décisions et les méthodes à employer… ils étaient ce qu'il avait de plus précieux en ce monde…

Sa famille…

Et lorsqu'il rouvrait les yeux, seul le silence glaçant l'accueillait à son réveil. Aucun rire ou explosion ne se faisait entendre dans ce lieu autrefois chaleureux. Le vide de son cœur ne se fit que plus pesant, lui rappelant inlassablement qu'il n'y avait plus personne à part lui d'encore vivant parmi… sa famille…

Lola… touchée à bout portant…

Morte

Elena… victime d'un attentat à la bombe…

Morte

Asari… transpercé par une lame…

Mort

Sakura… empalée par son ancienne meilleure amie…

Morte

Amy… empoisonnée…

Morte

Knuckle… touché par un rayon désintégrant…

Mort

Daemon… ayant subi trop de blessures graves…

Mort

Lampo… poignardé dans le dos…

Mort

Neiva… égorgée…

Morte

Mei… perforée à la poitrine…

Morte

Celestia et G… pris dans une explosion…

Morts

Alaude… attaqué de toutes parts…

Mort

Tous… les uns après les autres avaient perdu la vie… sous ses yeux… Et après des mois de combats interminables face aux Somaro et leurs alliés, les Vongola et les Fiore ne comptaient plus aucun gardien dans leurs rangs et la patronne des fleurs. Seul Giotto était resté. Avec lui, Ricardo, qui devait se battre quelque part.

Cependant, ce n'était plus la même chose… Plus personne ne lui donnerait des montagnes de paperasses… Plus personne n'aurait le courage de le disputer… Plus personne ne le suivrait dans ses promenades… Plus personne ne serait là pour lui dire de se reposer ou… tout simplement lui souhaiter un bon retour à la maison…

« Car aucun élément ne peut vivre sans leur ciel,

Et aucun ciel ne peut vivre sans ses éléments. »

Désormais, Giotto comprenait mieux que bien cette phrase qui n'avait eu que peu de sens lorsque Chekerface lui avait appris cette contrainte. Et pour l'avoir enduré, aucun ne pouvait vivre sans les autres. La douleur était telle que si elle ne le tuait pas, elle plongeait la partie restante dans une profonde dépression, voire l'amenait au suicide. De toute façon, il ne fallait pas attendre longtemps avant que ceux ou celui restant ne parte à son tour.

Ce qui avait conduit le Vongola Primo à ressembler à un cadavre ambulant sept jours avant sa propre mort. Tout cela à cause du seul homme encore en vie de la Somaro Famiglia et de ses alliés. Et avec seulement les deux combattants, le premier allait se délecter de sa vengeance.

« Ton désir de mort doit être grand pour que tu continues à te tenir devant moi avec ces flammes. » remarqua le patron de la palourde, assez surpris que son adversaire n'ait toujours pas flanché sous les vagues d'intention de tuer.

« Alors ce n'est pas une légende… » fit finalement Marcello, ses orbes posés sur le poing droit de Giotto.

Ce dernier haussa un sourcil, un peu contrarié que son adversaire ne continue pas sur sa réplique. Néanmoins, il ne s'en soucia plus et bougea les doigts de sorte à faire danser le feu sombre dans sa main. Le Somaro se renfrogna aussitôt. Pour le moment, la situation ne lui plaisait guère. Ce qu'observa son opposant, dont les lèvres s'étirèrent en un sourire.

« Tu vois bien que non ! » se moqua celui-ci. « Ce qui veut aussi dire que tu as défié la mauvaise personne au mauvais moment parce que je ne vais pas te laisser partir vivant. »

Un ricanement s'échappa de sa bouche suite à ses paroles. La dernière personne à l'avoir vu sous cette forme – hormis ses gardiens et les Fiore – se situait six pieds sous terre quelques minutes après. Et celui qui l'avait énervé n'allait pas tarder à rejoindre tous ceux s'étant retrouvés sur sa liste noire. Autrement dit, de retour dans la tombe qu'il venait de quitter.

« Essaye pour voir. » grogna le chef ennemi avec un regard noir.

« Oh ! » s'exclama le Vongola en mimant la surprise. « Mais je ne vais pas me gêner pour t'ôter cette nouvelle vie, misérable déchet. »

Avec ses mots, Giotto disparut de la vue de chaque personne pour réapparaître la seconde suivante juste devant Marcello. Celui-ci étouffa un juron, mais ne fut pas assez rapide pour éviter le coup de poing qui se fracassa sur sa joue juste après.

Contrairement aux précédentes, cette attaque, bien qu'elle ne s'agisse que d'un simple coup, quand elle toucha le Somaro, ce dernier pensa que son adversaire frappait beaucoup plus fort qu'avant et qu'il fallait mieux rester le plus loin de lui autant que possible. Même si cela semblait perdu d'avance au vu de la vitesse à laquelle il se déplaçait.

D'un bon en arrière, il s'écarta de son opposant dans les orbes desquels le noir progressait lentement. Enfin, il ne s'en soucia guère. À la place, il se concentra que ce qu'il lui restait de flammes dans son poing gauche qui prit la forme d'un crochet de serpent.

« Zanna di Serpente ! »

Avant de se précipiter à son tour en direction de son adversaire. Cependant, à sa surprise, celui-ci ne bougea pas de sa position, sa frange cachant ses orbes. Ce ne fut qu'à un simple centimètre de distance entre les deux qu'il daigna se défendre. S'abaissant au dernier moment pour évier la main portée à la tête – ce qui aurait eu pour effet de le renvoyer dans sa tombe – le Vongola lui asséna un puissant coup de pied au niveau de l'estomac. La douleur fut telle que Marcello ne ressentit plus rien avant de s'écraser violemment au sol, plusieurs mètres plus loin.

Et alors qu'il se relevait tant bien que mal, ses yeux se portèrent sur le patron de la palourde, toujours à son emplacement précédent. Seulement, comparé à quelques secondes avant, un nouveau détail assez important se rajouta. Comme pour les oreilles et la queue de lionne de Neiva, des ailes composées uniquement de flammes apparurent dans son dos.

Sa beauté actuelle, amplifiée par la nuit, le rendait aussi attrayant qu'un ange. Enfin, pas les anges habituellement représentés. Plutôt un ange de la mort venu délivrer l'annonce fatidique à un certain Marcello Somaro. Laissant bouche bée les spectateurs. Et Ricardo en profita pour présenter une autre information sur son grand frère qu'aucun ne connaissait.

« Saviez-vous que Giotto possède un surnom autre que tous ceux que tout le monde lui donne ? » demanda-t-il en accordant un regard à ses successeurs avant de continuer quand il ne reçut aucune réponse. « Une fois, ses flammes noires ont détruit totalement le principal siège d'une Famiglia rivale et en le voyant se déchaîner – l'une des seules fois où il les a utilisées – l'un des mafieux, complètement sous le choc, lui a trouvé inconsciemment le meilleur surnom possible et aussi celui qui lui a collé à la peau tout le long de son règne. Il se plaignait tout le temps qu'il ne lui allait pas alors que ça lui correspond totalement ! » ajouta-t-il dans un ricanement. « Il Diavolo. Le diable… ce qui lui va très bien. »

Certains portèrent leur regard sur le Secondo avant de revenir aussitôt sur le combat. Ou plutôt, l'exécution. Pourtant, ils ne pouvaient s'enlever les mots qu'il venait de prononcer. Il Diavolo… pour le patron le plus fort de la Vongola Famiglia, toute génération confondue. Après réflexion et en voyant les dégâts qu'il causait avec ou sans ses fameuses flammes noires, tous devaient admettre que ce surnom lui allait comme un gant. Personne n'aurait pu trouver mieux pour lui.

À cet instant, Marcello retenta d'atteindre le patron de la palourde avec son Zanna di Serpente après s'être remis sur ses jambes. Il aurait peut-être dû prendre en compte les ricanements de Neiva qui se transformèrent en rire avant de l'attaquer, puisque la seconde suivante, son adversaire lui attrapa le poignet alors qu'il voulait le viser à la tête. Ce ne fut que maintenant que le Somaro remarqua la noirceur de ses yeux et le fait qu'elle continue de s'étendre lentement.

« Sois gentil, » fit la voix de Giotto en le ramenant à la réalité, « va brûler en enfer. »

Avec une pression supplémentaire sur sa prise dont le déclencheur de la guerre tentait de se défaire, les flammes s'embrasèrent de là où il le tenait. Même avec toute l'énergie qu'il mettait, le chef ennemi ne parvint à s'enfuir ou à mettre de l'espace entre les deux. Heureusement pour lui, le Vongola finit par le lâcher la seconde d'après.

Titubant sur place, Marcello tenta d'éteindre le feu qui se propageait. Mais c'était trop tard. Quiconque ayant été touché par elles ne pouvait échapper à la sentence infligée par l'utilisateur. Ce dernier l'observait se débattre en vain et un sourire flotta sur ses lèvres.

Les flammes le brûlaient réellement. Et avant que le Somaro ne puissent s'en rendre compte, elles le recouvraient totalement. Une douleur intense le traversa et les hurlements qu'il poussa déchirèrent le silence installé dans la clairière. Cependant, quand bien même beaucoup de monde regardait ce spectacle, personne ne lui vint en aide et rapidement, ses cris de douleur se transformèrent en gémissements pendant qu'il tombait à terre, n'ayant plus la force de rester debout.

Et dès l'instant où la vie la quitta, les gardiens derrière la barrière de protection se tendirent immédiatement. Peut-être leur principal ennemi était-il mort, mais les ciels étaient toujours une menace pour eux. Surtout avec leurs pouvoirs activés depuis autant de temps et sous le coup de la colère. Rien n'indiquait qu'ils allaient retrouver leur état normal sans problème. À moins que…

Toutefois, contrairement à ce que les réincarnations pensaient, les oreilles et la queue de lionne de la patronne se dissipèrent en même temps que la teinte ténèbres dans ses cheveux. Ses yeux retrouvèrent leur couleur orange et se posèrent sur son époux avec un air triste. Son intention de tuer s'évapora en une fraction de seconde.

Quant au Vongola Primo, bien que ses ailes aient disparues, aucun ne relâcha sa vigilance. Pour avoir déjà été trompé à cause d'une erreur d'inattention, ils ne la referaient pas de sitôt. De ce fait, tous les regards se tournèrent vers le dernier combattant où, à ses pieds, le feu se transformait peu à peu en cendre.

Finalement, après de longues secondes d'attente, Giotto releva ses orbes oranges sur le ciel devenu noir, parsemé d'étoiles. Aucun sourire ne vint illuminer son visage alors que ses amis poussaient des soupirs de soulagement et abaissaient le bouclier, rassuré de le revoir dans son état normal. À la place de les attaquer, ses flammes moururent dans la fraîcheur de la nuit. Son regard, sans aucune trace de ténèbres, se posa un instant devant lui, semblant réfléchir à quelque chose avant de se diriger sur son œuvre.

« Enfin… la vengeance est achevée… » conclut le Vongola Primo face aux restes calcinés de Marcello Somaro avant de se tourner vers ses successeurs, dont la surprise se lisait toujours dans leurs yeux, « et je pense que vous voulez des explications… alors très bien… je vais tout vous raconter… »


Pourquoi est-ce que je sens que cette fin ne suffira pas à tout le monde et en laissera certains sur leur faim ? En tout cas, si vous voulez découvrir la "vraie" fin de cette histoire, je vous conseille fortement la suite qui est disponible sur mon compte sous le titre de "Le passé détruit". N'hésitez pas à y jeter un coup d'œil ! ;-)

Pour ce qui est des attaques... euh... pour ceux qui ont une bonne mémoire, ils sauront d'où je l'ai prise. De l'arc des Shimon ! Et c'est une technique utilisée une seule fois par la neuvième génération pour protéger le Vongola Nono durant l'attaque des Shimon.

Sinon, comme je n'ai strictement plus rien à dire sur cette histoire, à part un MERCI pour l'avoir suivit jusqu'au bout, je vais vous laisser. A une prochaine pour ceux qui continuent l'aventure ou à ceux qui s'arrêtent, j'espère vous revoir ! Et encore merci mes chers petits bonbons !

C'était Sylosse