Je me suis apperçu que tout le monde ne connaissait pas forcément les trois mangas dont je parle. Hors, il est nécessaire de connaître au moins les grandes lignes de deux d'entre eux, puisque l'intrigue tourne autour. Pour Death Note, ce n'est pas vraiment obligatoire, puisque seuls des personnages et des lieux seront mentionné, et les références seront expliqué en fin de chapitre dans ces cas-là.

Résumé des mangas: (Ils sont fait par mes soins, alors ne m'en veullez pas si il ne s'agit pas des résumés exact).

Kuroko no Basuke: Kuroko est un basketteur de première année au lycée qui vient d'un collège extrèmement fort dans ce sport. Dans ce collège, il y avait une équipe surnommé la Génération des Miracles, car les joueurs étaient capables de prouesses inimitables dans le domaines du basket, ils étaient des prodiges. On comptait cinq prodiges dans les documents officiels, mais ces cinq garçons reconnaissaient également un autre garçon, dont une rumeur parlait également: le joueur fantôme de la Génération des Miracles. Kuroko décida en quittant le collège de battre chacun des génies grâce à une équipe jeune: celle du lycée Seirin. A partir de là, il commença à jouer des matches non plus avec, mais contre la Génération des Miracles.

Death Note: Yagami Raito (ou Light dans l'animé) est un lycée en dernière année tout à fait banal. Il a une sœur, sa mère est femme au foyer et son père est officier de police. Il est brillant et se trouve être premier national académique. Un jour, il voit tomber quelque chose du ciel. Lorsqu'il va voir de quoi il s'agit, il trouve un cahier avec marqué «Death Note». Il suffit d'y écrire un nom en pensant au visage de la personne pour que celle-ci meurt. N'y croyant pas vraiment, il décide de l'utiliser pour voir si c'est réel ou non. Il écrit donc le nom d'un criminel, et celui-ci meurt d'une crise cardiaque. Lorsque, quelques jours plus tard, le Shinigami a qui appartenait le Death Note apparaît, Raito a déjà tué énormément de criminels. La police décide alors de faire appel à L, le meilleur détective du monde, pour attraper celui qui est déjà surnomé «Kira» par la population. S'en suit une bataille entre L et Kira pour obtenir le contrôle du monde ou deffendre la Justice.

Tokyo Ghoule: Dans notre monde actuel, il y a deux sorte de créature au sommet: les humains et les goules. Celles-ci ce cachent et se fondent parmis les humains, pour ne pas risquer de se faire tuer ou enfermer. Kaneki Ken, un lycéen humain, tombe amoureux d'une jeune femme et sort avec elle durant une journée. Mais le soir, elle tenta de le tuer pour le dévorer. Un accident survint alors, et la goule fut tué. Malheureusement, Kaneki était blessé, et les médecins greffèrent des organes de la goule pour le sauver. Il doit alors apprendre à vivre en tant que goule et non plus en tant qu'être humain.

Réponse aux reviews:

Lord Celestin: Je suis désoléééééé! J'ai eu un passage à vide et après j'ai commencé une formation, du coup j'ai pas pris le temps d'écrire. Mais promis, je m'y remets plus sérieusement, surtout que mon copain lis maintenant, il va me gronder si je publie pas la suite X'D. Bref, j'espère que ce chapitre te plaira tout autant que les autres!

Disclamer: Ni Tokyo Ghouls ni Death Note ni Kuroko no basuke ne sont à moi.

Résumé: Les goules. Pour tout le monde, il s'agissait de créatures monstrueuses. Pour moi, il s'agissait de ma famille. Venez decouvrir ma vie, depuis mon point de vue, le point de vue d'une goule.

J'ai pas publié pendant longtemps, trop longtemps, mais je ne vous ai pas oublié pour autant. Je reviens aujourd'hui avec de nouveaux chapitres. Enjoy please!

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Juste moi

Chapitre 28 :

Je suis arrivé devant la porte de l'enfer bien plus tôt que je ne l'avais prévu initialement. De l'autre côté, le diable diabétique m'attendais, sans doute en affûtant une quelconque lame. Pas qu'il puisse me blesser avec, mais il allait sans doute essayer de m'effrayer. Je soupirais, il pouvait tout de même me retirer quelques privilèges, comme les enfants.

Je me décidais enfin à pousser les portes vers mon destin. Il était face à moi, attendant patiemment tel un énorme chat que le canari vienne bien gentiment se jeter tout seul entre ses griffes. Je déglutis en apercevant un regard identique au mien dans l'ombre derrière lui. Et il avait vraiment l'air furieux.

-Coucou, Kio, dis-je faiblement. Belle journée hein?

-Une semaine, Yu, une putain de semaine, ragea-t-il tout bas. La dernière fois que je t'ai perdu aussi longtemps, tu as été maltraité, torturé et affamé. Je ne veux plus jamais te retrouver dans l'état où tu étais!

Je baissais la tête, penaud. Je ne voulais pas inquiéter mon Kio, mais j'avais juste besoin de sortir, revoir un peu mes amis et tenir ma promesse. Il ne me restait plus grand chose, je ne m'appartenait même plus réellement, mais je tenais vraiment à cette promesse. J'avais de nouveau envie de pleurer, mais je ne voulais pas m'effondrer encore une fois. J'avais laissé ça derrière moi, non? Ou peut-être avais-je moins progresser que je ne me l'imaginais, finalement.

-J'étais mort d'inquiétude Yuki! Il aurait pu t'arriver n'importe quoi! Tout ça pour du basket!

Cette fois, je pleurais réellement. Je ne pouvais pas lui dire que c'était tout ce qu'il me restait, il ne comprendrais pas. Il me reste également mon frère, c'est vrai, mais je n'ai plus rien sinon. Je ne voulais pourtant pas le blesser. Alors je ne dis rien et endurais son sermon. Pendant ce temps, Barbie chocovore me regardait avec satisfaction me décomposer devant la colère de Kio.

-Bon, maintenant que ton frère t'a fait comprendre ce qu'il pensait de ta petite escapade, sache que tu n'as plus accès à aucun ordinateur ni téléphone jusqu'à ce que j'en décide autrement. Retourne dans ta chambre pour l'instant, tu mangeras plus tard, déclara le blond.

J'acquiesçais doucement et fis demi-tour en silence, la tête et les épaules basses. Ils ne comprenaient vraiment pas, mais je devais le faire. J'en assumerais les conséquences, bien sûr, mais je ne pouvais pas manquer la Winter cup. J'espère simplement que Mello me rendrais mes accès dans quelques temps.

Une fois de retour dans ma chambre, je me laissais tomber sur mon lit, sur le dos, et fixais mon plafond. Je ne pensais à rien, de peur de me remettre à pleurer ou de me montrer ingrat dans mes pensées. Après tout, ils m'avaient recueillis, je ne serais sans doute même plus en vie sans Mello et Matt, et ne parlons même pas de Ryukio. Je n'avais pas le droit d'avoir ce sentiment d'injustice, ni cette colère. Et Kio avait le droit de m'en vouloir, pas l'inverse!

Un bruit me fit sortir de mes pensées dans lesquelles j'avais glisser malgré moi. John me regardait, appuyé contre mon armoire.

-Tu devais t'en douter, non?

-Oui, murmurais-je.

-Tu sais que tu es en tort, n'est-ce pas?

-Je sais, laisse moi tranquille, dis-je en me tournant sur le côté pour ne plus le voir.

Malheureusement, il ne me laissa pas le fuir. Il contourna le lit et vint s'accroupir devant moi, au niveau de mon visage, pour m'obliger à le regarder dans les yeux.

-Pourquoi as-tu fais ça, Yuki?

-Parce que je suis stupide et inconscient, maintenant laisse-moi.

-Non, Yuki, tu es beaucoup de chose, mais ni stupide ni inconscient n'en font partit. Alors explique-moi pourquoi tu es partit tout seul dans une ville grouillante d'agents du CCG sans aucune garantie que tu serais protégé?

-Parce que je n'avais pas le choix, dis-je d'une voix tremblante. Aucun d'entre vous ne le comprend, n'est-ce pas? J'étais obligé d'aller là-bas.

-Pourquoi, Yuki, qu'est-ce qui t'y obligeait?

-Je ne suis plus rien, je n'ai plus rien. Ils m'ont tout pris, je n'avais même plus Kio jusqu'à ce que vous me le rendiez. Mais il me restait cette promesse, la promesse que je serais présent lorsque nous deviendrions la meilleure équipe du Japon. Même là-bas je l'avais! Et c'était tout ce que je possédais. Alors je devais la tenir, ma promesse. Mais je n'ai pas le droit de penser qu'il est injuste d'être punis pour ça, ni de me sentir en colère et trahis par qui que ce soit, parce que je suis en tort, et je le sais. Alors maintenant, John, laisse-moi, s'il te plaît.

Il me regarda longuement avant de se redresser et de sortir de ma chambre. Une fois qu'il fut dehors, je me laissais aller et pleurais à chaudes larmes. Non, je n'en avais pas le droit, mais ça ne m'empêchait pas d'avoir mal, très mal. Je finis par m'endormir au milieu de mes pleurs.

/

Le lendemain, j'étais debout devant la porte menant à la salle à manger. Je n'osais pas l'ouvrir, il y avait Kio de l'autre côté et j'avais peur qu'il m'en veuille encore. Il pouvait être tellement rancunier. Et je n'avais même pas la possibilité de parler à Tetsu-chan pour me donner des conseils. Je pris une respiration tremblante, levais la main vers la poignée...et fis demi tour dans le but de retourner dans ma chambre. Malheureusement, j'avais oublié que John était derrière moi, à me regarder hésiter depuis vingt bonnes minutes. Je rougis et n'osais pas croiser son regard.

-J'ai pas très faim, en fait. Je crois que je vais aller me coucher, marmonnais-je.

-Hors de question que je te laisse te planquer et fuir comme ça, refusa le grand blond. Tu rentre dans cette salle, tu t'assoies sur ta chaise et tu manges un repas correct. Je sais pertinemment que tu ne t'aies pas nourris en suffisamment grande quantité quand tu étais à Tokyo.

Je détournais le regard. En fait, je n'avais pas du tout manger, à Tokyo. Mais je n'allais certainement pas le dire à ma nounou géante. Je haussais les épaules et tentais de le contourner. Sans que je n'ai le temps de réagir, celui-ci m'attrapa par les poignets, me tira contre lui en me retournant et me souleva en me bloquant la totalité du buste, restant ainsi hors d'atteinte. Je clignais trois fois des yeux, surpris, puis commençais à me débattre.

-Lâche-moi tout de suite, sale brute épaisse!

-Même pas en rêve, gamin. Tu ne te rends pas compte que ça ne sera que pire si tu pars maintenant.

Il ouvrit la porte avec son coude et m'emmena à la table où se trouvait déjà Ryukio qui m'observait donner des coups de pieds à tout va à un John impassible qui se contenta de me poser sur ma chaise devant mon assiette et de mettre ses mains sur mes épaules pour que je ne fuis pas. Mon jumeau ne m'adressa pas la parole une seule fois, et retourna à son repas lorsque je fus installé. Une boule se forma dans ma gorge et je baissais le regard sur mon assiette pleine. La nausée m'envahit.

-J'ai pas faim, John. Pitié, laisse-moi repartir dans ma chambre.

Kio m'adressa un regard noir et j'eu envie de pleurer, mais je refusais de céder, pas devant tout le monde. Je me débattais et m'extirpais de la poigne du blond avant de courir hors de la salle. Je traversais tous les couloirs avant de m'effondrer sur mon lit, en pleurs. Mes sanglots hystériques m'empêchaient un peu de respirer, mais je ne pouvais pas me calmer.

John ne me rejoint pas, et j'en conclus qu'il devait en avoir marre de moi. D'un autre côté, s'occuper d'un gamin comme moi, instable et immature, ça devait être le pire boulot au monde pour un mercenaire surentraîné comme lui. Il allait partir, et il aurait bien raison. Mais je devais au moins me faire pardonner auprès de Kio et je ne connaissais qu'un seul moyen pour cela. Il devait déjà être repartit dans sa propre chambre maintenant. Je me relevais et essuyais les larmes qui coulaient encore sur mes joues, mais d'autres les remplaçaient aussitôt. Je ne me sentais pas prêt pour cela, j'avais encore peur. Et puis, je voulais que le premier qui me touche soit L. Mais je voulais encore plus que Kio m'aime. Je n'étais qu'un stupide égoïste cruel, mais j'avais besoin de lui plus que tout au monde.

Je marchais donc lentement jusqu'à sa chambre et m'arrêtais devant le battant. Je séchais mon visage et inspirais à fond. Je toquais doucement sur le battant et attendis. Lorsqu'aucune réponse ne me parvint, je recommençais, plus fort cette fois.

-Kio? Je sais que tu es là, je sens ta odeur et je t'entends. S'il te plaît, laisse-moi entrer. Je...veux te parler.

Finalement, le porte s'ouvrit sur mon frère à l'air revêche. Il me regarda de bas en haut puis me laissa enfin entrer. Il claqua la porte derrière moi et repartit sur son lit vert sans me jeter un regard de plus. Je tortillais le bas de mon t-shirt, incertain de savoir comment m'y prendre.

-Qu'est-ce que tu m'veux, claqua sa voix. Je croyais que tu voulais me parler, alors parle et tire-toi.

Je tentais de retenir mes larmes, mais elles recommencèrent à couler d'elles même. L'avais-je déjà perdu? Il fallait que je le fasse maintenant, sinon il serait trop tard. Je soulevais donc mon haut avant de le passer par-dessus ma tête et de le laisser tomber au sol. Il ne me regardait toujours pas. Je déboutonnais donc mon pantalon et le fis glisser le long de mes jambes avec mon boxer. Heureusement, je ne portais pas de chaussures ou de chaussettes, j'avais donc déjà finis de me déshabiller. Kio m'ignorait toujours.

-Tu vas me dire oui, ce que…

Il s'était enfin tourner vers moi pour se figer en me fixant. Puis, d'un bond, il fut devant moi, me faisant sursauter. Il m'attrapa par la gorge et me plaqua contre le mur. Je gémis de détresse, jamais il n'avait levé la main sur moi, jamais! Je n'avais donc plus rien. Je ressentis comme un grand froid dans ma poitrine, et mon coeur se brisa comme du cristal pour ne jamais être reconstruit.

-Qu'est-ce que tu fabrique, gronda-t-il en collant presque son visage au mien. Tu viens ici pour quoi, au juste?

-Je...je veux juste que tu me pardonnes, murmurais-je d'une voix aussi brisée que mon coeur. Je veux récupérer mon frère, je veux pas que tu me déteste, je ferais tout ce que tu voudras, demande et je ferais.

-Et tu crois que tu vas t'en sortir en te foutant à poil, c'est ça? Si je te demande de me sucer, là, maintenant, tu vas le faire.

Le coeur au bord des lèvres j'opinais lentement. Il me lâcha, suspicieux, et je lui pris la main pour le ramener à son lit. Je gagnais du temps en le faisant s'asseoir, mais je me préparais mentalement pour ce que j'allais faire. Pour la première fois avec Kio, j'avais envie de vomir, mais je ne devais pas lui montrer. Il me laissa l'installer comme je le voulais et le déshabiller en m'observant. Je me mis à genoux entre ses cuisses et me penchais en tremblant. Alors que mes lèvres touchaient à peine son sexe encore mou, il m'attrapa et me jeta sur son lit, allongé sur le dos. Il se coucha sur moi pour me bloquer entièrement toute possibilité de fuite. Ma respiration s'accéléra, je paniquais. Il me regarda un moment dans les yeux.

-Tu ferais vraiment n'importe quoi pour que je te pardonne?

-Oui, tout ce que tu veux.

-Alors dis-moi pourquoi tu t'es enfuies comme ça.

Je sentis mes yeux s'écarquiller. C'était, il voulait juste savoir ça? Ou alors, c'était juste un début. Je hochais la tête et soupirais.

-Je l'ai dit à John hier, commençais-je. Je t'avais perdu, je ne m'appartenais même plus, je n'avais ni n'était plus rien, à part une seule chose. Une promesse que j'avais faite au tout début de l'année à Seirin. J'avais promis que nous serions les champions du Japon et que je serais présent ce jour-là. C'était tout ce que possédais, cette promesse, je n'avais même plus d'espoir. Alors lorsque je suis sortis, j'ai su que c'était pour me permettre de la tenir. Oh, bien sûr, j'étais heureux de sortir de cet enfer, et je savais pourquoi Mello l'avait fait, mais je devais être présent lorsque Seirin remporterait la victoire lors de la Winter Cup. J'ai d'abord demandé l'autorisation à Mello, mais il a refusé. Je voulais juste tenir ma promesse, être avec mon équipe. J'ai pas le droit de t'en vouloir de me détester, j'ai pas le droit d'être ingrat et injuste avec vous, vous avez le droit d'être en colère, pas moi. Alors demande moi n'importe quoi et je le ferais.

-Je veux que tu me fasse une promesse, et tu devras la tenir quoi qu'il advienne.

-Tout ce que tu veux!

-Promets-moi que la prochaine que tu veux partir comme ça, tu m'emmèneras avec toi.

-Je te le promets.

Etre collé à moi depuis aussi longtemps avait finit par le faire réagir et je sentais depuis quelques instants son érection contre mon ventre. Il se décala légèrement, frottant un peu contre moi, et je frémis. Pourvu qu'il ne remarque pas mon dégoût, pitié, s'il me veut, il en a le droit! Malheureusement, il dû sentir mes tremblements parce qu'il s'arrêta alors qu'il s'apprêtait à descendre le long de mon ventre.

-Qu'est-ce qui ne va pas, Yuki?

-Rien, m'étranglais-je. Tu peux continuer, si tu veux.

Il me contempla songeusement un instant puis se baissa vers moi. Je fermais les yeux, un peu crispé, en attente d'un baiser qui ne vint jamais.

-Tu n'es pas prêt pour ça. Tu es venu dans l'optique de t'offrir à moi en sachant que tu allais te détruire toi. Jusqu'où serais-tu prêt à aller pour moi.

-Je ferais tout, il n'y a rien que je ne puisse faire pour toi. J'ai besoin de toi, si égoïstement besoin de toi; tu n'imagines même pas à quel point.

Il glissa sur le côté et tira les couvertures au-dessus de nous.

-Tu vas dormir un peu, parce que je sais que tu t'es épuisé mentalement et physiquement en pleurant et en cherchant un moyen de te faire pardonner auprès de moi, et ensuite, nous irons te chercher quelque chose à manger. Quand as-tu eu de la nourriture pour la dernière fois?

-Euh...avant de partir?

Il se crispa contre moi.

-Attends, tu ne t'es pas du tout nourris pendant ton absence? Mais elle a duré deux semaines! Pourquoi tu n'as pas mangé tout à l'heure?

-Parce que j'avais envie de vomir rien que d'imaginer avaler quoi que ce soit alors que tu me haïssais. Mon monde n'a pas de sens sans toi. Si tu m'ordonnais de m'arracher le coeur, je te l'offrirais sur un plat d'argent. Si tu me demandais de te rapporter la tête de L, je te la présenterais avant le coucher du soleil. Si tu voulais voir le monde brûler, je le noierais sans hésiter sous l'essence avant de craquer une allumette. Tu es le seul qui m'importe réellement en ce monde.

-Tu aimes L.

-Mais si tu me le demandes, je te choisirais toi.

Il me contempla un moment sans rien dire puis secoua la tête et m'embrassa sur le front.

-Je ne te demanderais pas une telle chose, tu m'as déjà promis la seule chose que je voulais de toi. Mais merci de faire de moi ton univers tout entier.

Rasséréné par ses paroles, je m'endormis paisiblement dans les bras de mon frère.

/

-Je l'ai cherché partout, grognait une voix connue lorsque je me réveillais. Tu n'aurais pas pu me dire qu'il se trouvait ici?

-Où serait le plaisir de te voir courir partout comme une poule qui aurait perdu sa couvée alors?

-Tu vas voir blanc-bec qui va perdre quelque chose dans peu de temps!

Je me redressais lentement, encore un peu groggy. Le drap glissa, révélant mon corps nu contre celui tout aussi nu de Ryukio. La voix connue appartenait de toutes évidences à John qui s'était figé en me fixant. Puis, avant un son inarticulé, il me souleva par les aisselles, me jeta sur son épaule, attrapa quelque chose par terre et sortit de la chambre de Kio à grandes enjambées furieuses. Je clignais des yeux, désorienté par ces mouvements soudain alors que je me réveillais tout juste. Que venait-il de se passer?

-John?

-Quoi, aboya-t-il.

Je me recroquevillais sur moi-même, toujours sur son épaule.

-J'ai...fais quelque chose de mal?

-Pas toi, non, grogna-t-il, un peu plus doux, sans doute face à ma réaction.

-Que se passe-t-il alors?

-Il se passe que tu disparais à nouveau de ma surveillance, que je te cherchais partout dans la planque sans réussir à te trouver et sans penser que tu puisses être avec Ryukio et que lorsque je te retrouve enfin, il a sans doute profiter de toi alors que je n'étais pas là pour te protéger.

-Qui a profité de moi?

Pendant que nous parlions, nous étions arrivés dans ma chambre. Il m'assit sur mon lit et s'agenouilla devant moi.

-Ton frère, répondit-il enfin d'une voix douce. Ton frère que tu aimes tant et pour qui tu ferais n'importe quoi. Il t'a demandé de le rejoindre et a abusé de toi en sachant que tu te sentais trop coupable pour te défendre contre lui alors que tu n'as rien fais de mal, n'est-ce pas?

Je me tortillais, mal à l'aise. J'allais le dégoûter lorsqu'il saurait la vérité, mais je ne pouvais pas le laisser croire de telles choses à propos de mon Kio adoré.

-En fait, ça s'est pas passé comme ça, dis-je. C'est moi qui y suis aller, je pensais qu'en le laissant faire ce qu'il voulait de moi, il arrêterait de m'en vouloir. Une fois là-bas, je me suis déshabillé, je l'ai déshabillé mais il m'a arrêté avant que je fasse plus. Il m'a ordonné deux choses: la première, lui expliquer pourquoi j'avais fais ça, la deuxième, lui promettre de ne plus jamais partir sans lui. J'ai promis et j'ai parlé avec lui. On a fini par dormir, mais il voulait que je mange après avoir fais la sieste.

-Il a pas mangé depuis son départ d'ici, répliqua la voix de mon frère jumeau.

Je relevais les yeux, conscient de sa présence depuis un petit moment, puisque je l'avais entendu arriver. John se retourna et l'étudia en silence, attendant qu'il poursuive. Nous étions tous les deux encore nus, mais tant que Kio était là, je m'en fichais royalement.

-Et il édulcore aussi pas mal. Il s'est déshabillé tout seul comme un grand, c'est vrai, mais il n'a pas dit que je l'ai presque étranglé en le collant au mur par colère, ni que je lui ai ordonné de me sucer au début. Je l'ai arrêté avant qu'il ne le fasse, mais c'est pour ça qu'il m'a déssappé. Je lui ai fais du mal, et tu n'étais pas là. Où étais-tu, toi? Tu étais sensé être toujours avec lui pour le protéger.

-Je parlais avec Mello. Il n'est pas juste qu'il soit aussi sévèrement punis, je tentais de faire alléger sa sentence, et j'ai un peu réussis. Il a le droit d'aller bidouiller les ordinateurs, puisque personne n'est dupe et que tout le monde sait qu'il va encore pirater L. Du moment que tu ne te fais pas choper, de toutes façons Matt vérifie toutes les installations en ce moment même. Et toi, mon grand, tu vas me faire le plaisir d'aller manger, et fissa! Quant à toi, le psycho, on reparlera de ton comportement une autre fois. Un psy ne te ferait pas de mal, à toi aussi et je suis sûr que celui de Yuki serait ravi d'avoir un deuxième patient, puisqu'il ne peut plus quitter cet endroit tant que l'on a besoin de lui.

En disant cela, ma nounou m'habilla, me prenant encore une fois pour une poupée puis me tira vers la porte.

-Et habille-toi, bordel, y a des enfants ici!

Je gloussais en songeant que les enfants en questions étaient tous timbrés et en avaient vu bien d'autre, mais ne répliquais rien. Après tout, s'il lui plaisait de me surprotéger, je n'allais pas m'en plaindre, tout de même!

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Bonzour, bonzour, mes p'tits sushis. Pas taper, j'ai un alibis! Je me suis fais enlever par une tomate géante chanteuse d'opéra qui voulait ma recette de tarte au poireaux pour punir son pire ennemi, et moi je me suis retrouvé dans ses cachots, surveillé par d'infâme topinambours! Non, je ne prends aucune drogues d'aucune sorte, c'est juré! *s'assure qu'il ne reste aucune poudre blanche sous son nez, on ne sait jamais, ça pourrait lo trahir.*

Bref, j'espère que ce chapitre vous aura plu, je vous nem très fort mes sushis!