Pour me faire pardonner, je publie en avance.

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Roi des Neiges

Arc Final

Chapitre 34 : face à face

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« Ils arrivent » dit une voix.

Ingrid ne savait pas vraiment qui avait dit ces mots mais ça n'avait pas vraiment d'importance. Ses yeux étaient fixés sur la grande carte devant elle, en particuliers sur la multitude de points rouges qui s'était mis en mouvement.

« Général… » commença l'un des opérateurs depuis son siège.

« J'ai vu » dit-elle simplement. « Je m'en occupe. »

Elle se détourna et s'éloigna de la table.

« Mais où est-ce que tu vas ? » s'exclama Ronald d'une voix paniquée.

« Il y a un problème que je dois régler » répondit la jeune femme.

« Mais on a besoin de toi ici. »

« Neville se charge de mener les combats sur le terrain. Le reste est que de la tactique et tu peux t'en occuper. »

« Mais…mais non, je… »

« Ronald » dit alors Ingrid d'une voix forte en se tournant vers le jeune homme. « Il y a des moments pour parler et des moments pour agir. Maintenant c'est le moment d'agir. Je te confie le commandement. »

Elle regarda autour d'elle et fixa les personnes présentes une à une. Elle s'adressait aussi à eux. Tel était sa décision et ils devaient l'accepter.

« Nous n'avons pas toujours été d'accord mais j'ai confiance en toi, Ronald » poursuivit Ingrid. « Je connais ton potentiel et je sais que tu peux y arriver. Et toi, tu crois que tu peux y arriver ? »

Ronald serra les poings. Les pouvait-il ? Depuis qu'il était jeune, il était constamment comparé à ses frères et il ne semblait jamais assez à la hauteur. Il n'était pas aussi intelligent que Bill, aussi fort que Charlie, aussi travailleur que Percy ou aussi amusant et inventif que les Jumeaux. Il avait cru qu'être ami avec Harry Potter le sortirait de l'ombre mais il s'était trompé. Il se rendait compte qu'il n'aurait cessé de se reposer sur ses frères que pour se reposer sur Harry…ou Erik.

Finalement, il était heureux d'avoir été repoussé. Cela l'avait forcé à cultiver ses propres forces et cette fois c'était sa chance. Ses frères étaient sur le champ de bataille. Ses parents aussi. Même sa petite sœur que leur mère n'avait pu convaincre de ne pas se battre. Lui il était à l'arrière mais il devait se battre lui aussi mais à sa manière. Il était doué pour la tactique alors il utiliserait son don et il ramènerait sa famille à la maison.

« Très bien, je vais le faire ! » s'exclama Ronald.

Ingrid sourit. Elle aimait ce qu'elle voyait dans son regard. Elle hocha donc simplement la tête et sortit de la pièce. Une fois dans le couloir, elle s'adossa à la porte et prit une grande respiration. Elle rassembla ses souvenirs heureux dans son esprit et mit sa main droite devant elle, paume vers le ciel.

Elle répéta la formule dans sa tête et une fumée argentée se mit à émaner de sa main. Elle tourbillonna quelques instants puis prit la forme d'une corneille. Ingrid amené l'oiseau à son visage et murmura à son oreille.

« Va ! » dit-elle finalement.

Elle leva la main et l'oiseau s'envola rapidement.

0o0o0

Il n'y avait pas un bruit dans le parc. Pas un oiseau. Pas un insecte. Même le vent semblait retenir son souffle. Le ciel était d'un bleu éclatant. C'était la première fois qu'il faisait un temps pareil depuis la fin de l'hiver. Le soleil froid d'Arendelle éclairait la vaste étendue d'herbe piétinée par des centaines et des centaines de pieds.

Entre les deux armées cependant, il y avait une bande de terre intacte. Elle ne le resterait pas longtemps. Bientôt, ce serait là que les marées humaines et non humains se fracasseraient les unes contre les autres.

Mais pour le moment, elles ne faisaient que se regarder en chien de faïence, s'observent, se jugeant, se jaugeant. L'une venait pour envahir et détruire et l'autre pour protéger. Mais tous avaient cette même rage de vaincre, cette volonté de faire triompher ses propres idéaux.

Pourtant, pour chacune d'entre elle, un groupe semblait se détacher. Du côté des envahisseurs, les Mangemorts vêtus de leurs lourdes robes et de leurs masques argentés étaient regroupés autour de leur Seigneur. Voldemort lui-même, se tenait seul devant ses serviteurs. Sa grande robe noir semblait flotter autour de lui et accentuait la pâleur mortelle et la maigreur cadavérique de son corps. Au milieu de son visage, ses yeux rouges brillaient d'un éclat malsain.

De l'autre côté, celui de protecteurs, six personnes émergeaient de la masse d'armures blanches. Ils se tenaient à peine en retrait des autres, plus comme s'ils les couvraient. Cependant ce qui les faisait le plus ressortir, c'était les armures chatoyantes d'origines naines dont ils étaient parés.

Neville, le commandant, se trouvait au centre. Il était vêtu d'une armure de plates faite entièrement de métal d'un blanc scintillant décoré d'or enchantée pour être plus solide que le diamant. Ses mains étaient recouvertes de gantelets épais et renforcés pour donner plus de poids à ses coups.

A son côté, Hermione était vêtu d'une armure plus légère faite de cuir durci noir dont le plastron recouvrait le haut de son corps et donc les gants et les bottes remontaient à mi bras et mi cuisses. Cependant il ne fallait pas croire qu'elle était moins solide que celle de son ami. Renforcé par du Mallenril, elle était résistante tout en étant aussi flexible et confortable que de la soie. Elle était également équipée d'étuis sur les cuisses pour ses armes. L'un des deux tonfa était d'ailleurs rangé tandis que l'autre se balançait nerveusement dans sa main.

De l'autre côté, Pansy était vêtue d'une tunique chinoise et d'un pantalon bouffant mauve doublé d'une côte de maille faite du fameux métal doré des nains. Le tissu gardait malgré tout son soyeux et sa fluidité pour suivre les mouvements des éventails de métal passés dans le tissu.

Juste à côté d'elle se tenait Blaise. Il était vêtu du même type d'armure que Neville mais plus légère et mobile. Elle était également faite d'un métal plus sombre sur lequel ressortait l'éclat poli des chakrams pendu à sa ceinture. Son armure avait été allégée pour lui permettre de transporte la quantité d'autres ares et objets métalliques que son pouvoir allait lui permettre de transporter.

Enfin, à l'autre extrémité se tenait les Jumeaux, l'un jouant avec ses nunchakus et l'autre, les bras croisés, qui les tenait rangés dans leurs étuis. Ils étaient vêtus de façons identique de pantalons maintenus par des ceinture de cuir et des bottes renforcés remontant jusqu'aux genoux. En haut, ils portaient de simples vestes ouvertes sur leur torse nu et bordés de fourrure aux revers jusqu'au pourtour de la capuche. Le tout était dans les tons bruns et orangés sans oublier l'or du Mallenril qui conférait à leur vêtement de tissu la solidité des plus lourdes armures.

Les six sorciers avaient assistés à la rupture de la barrière et à l'avancée de l'armée de Voldemort. Celle-ci avait rapidement mit le feu aux tentes en espérant sans doute semer la terreur. Mais c'était inutile, elles étaient toutes vides.

Finalement, ils étaient arrive en vu de leur armée et ils s'étaient figés. Cela avait donné l'occasion à Neville de voir les forces en présences. Outre les Mangemorts, il pouvait voir des loups garous. Ce n'était pas la pleine lune mais on devinait la sauvagerie sous leurs traits. Ils n'avaient plus grand-chose d'humain.

D'autres créatures dangereuses sortaient du lot. Il y avait notamment plusieurs géants qui dépassaient de beaucoup le reste de l'armée. Il n'y avait pas de vampires cependant. Mais c'était sans doute parce qu'il faisait encore jour. Si le combat s'éternisait jusqu'à la nuit tomber, nulle doute que des alliés nocturne les rejoindrait…enfin, si alliés nocturnes il y avait. Ce n'était peut-être pas le cas mais Neville était prêt à tout. Des vampires renégats en dehors du système seigneurial existaient encore malgré les efforts de leurs congénères officiels pour les exterminer.

Cependant le plus gros de l'armée était derrière encore. C'était la masse grouillante des créatures artificielles que Voldemort avait créé grâce à son pouvoir. Ils formaient une marée sombre qui s'étendait jusqu'aux limites du terrain. Aucun d'eux n'était aussi gros que le dragon qu'avait affronté Wolf la dernière fois mais leur nombre compensait largement ce détail.

De leur côté, seulement des humains, les Défenseurs. Vêtus de leurs armures blanches, certains encapuchonnés, d'autres non, ils se tenaient tous derrière leurs chefs, prêts à se battre. Ils avaient été entraînés dans le seul but de défaire l'armée e face d'eux et, malgré la peur, c'était ce qu'ils allaient faire.

« Tiens donc » dit Voldemort d'une voix forte. « Je vois beaucoup de gens, d'adversaire, mais je ne vois pas celui que je suis vraiment venu chercher. »

Sa voix était amplifiée. Pas à l'aide d'un simple sonorus, mais à l'aide d'un sortilège plus complexe qui semblait faire en sort que tout le monde l'entende clairement.

« Porter aurait-il peur de l'affronter ? » demanda-t-il alors sur un ton moqueur.

Il y eut du mouvement dans l'armée des Défenseurs. Une grogne commença à s'élever. Cependant, Neville leva rapidement la main et tous se calmèrent.

« Qui te dis qu'il estime que tu sois digne de te battre avec lui ? » demanda alors le Gryffondor.

Sa voix était elle aussi magiquement amplifiée mais cette fois par l'effet de son simple pouvoir.

En entendant ces mots, Voldemort serra les dents.

« Il n'y a que Potter que je veux tuer » siffla-t-il. « Livrez le moi et soumettez vous. Alors je vous laisserez la vie sauve. »

« Et après quoi ? Tu gouvernas l'Angleterre et tu passeras au reste ? »

« Non. Je promets que les autres nations n'auront rien à craindre de moi s'ils se retirent du combat maintenant. »

« Conneries ! » s'exclama alors Hermione. « Ce ne sont que des mensonges et tu le sais très bien. Tu es un danger pour l'Angleterre et pour ce monde et tu dois être arrêté. Chaque nation du monde est conscient de cela et fera tout pour t'arrêter alors ferme ta putains de gueule et vient en au fait ! »

On n'était pas censé gagner du temps ? lui demanda Neville par la pensée. L'énerver n'est pas vraiment la bonne façon de faire.

Il y a des limites à tout, renchérit la jeune fille d'une voix ferme.

« Puisque vous avez choisis de mourir… » commença Voldemort en pointant sa baguette sur l'armée ennemie.

« Attendez ! » cria alors Neville d'une voix forte.

« Je savais que vous finirez par entendre raison. »

« Non » dit simplement Neville. « Je pense toujours que tu es un minable que nous allons écraser. »

Je croyais que l'insulter allait L'énerver ? Se moqua Pansy.

Maintenant qu'Hermione a commencé, autant continuer.

« Cependant je pense qu'il est temps de libérer les otages » poursuivit le commandant.

Alors que des murmures s'échappaient des deux armées, celui-ci tendit la main vers l'ennemi.

« Il est temps de rentrer » dit-il. « Surtout toi. Viens, j'ai besoin de toi. »

Il y eut alors un bruit dans l'armée de Voldemort. Un bruit que tous reconnaissait puisque c'était celui qui accompagnait le transplanage. Aussitôt, une silhouette noire apparut juste devant Neville. Celui-ci leva alors aussitôt la main pour éviter tout débordement. Pendant ce temps là, Voldemort s'était retourné et avait remarqué l'absence de la personne qui se trouvait exactement derrière lui. Non, impossible !

De son côté, Neville n'avait pas laissé le temps à la silhouette de retirer son masque et le lui avait arraché avant de presser ses lèvres contre les siennes. Comme c'était bon, comme il lui avait manqué.

« Heureux que tu sois revenu, mon époux » dit-il.

« Heureux d'être près de toi, mon époux » répondit Haldus.

Mystérieusement, malgré le fait qu'ils aient presque murmures ces mots, toutes les personnes présentes, quel que soit leur camps.

« Non ! » cria Voldemort. « Non ! C'est impossible, mon fils ne peut pas…Bella ! »

« Je ne comprends pas mon Seigneur ! » s'écria la femme qui se tenait près de lui avec effroi. « Je lui ai donné la potion avec votre sang ! Il devait être comme vous et vous être fidèle ! »

Haldus se rappela alors la potion que lui avait donnée sa mère le premier soir après son retour et eut la nausée. Donc ce breuvage contenait le sang de Voldemort et devait le changer pour qu'il soit comme lui. Heureusement qu'il n'en avait bu qu'une seule fois.

« Je savais que cette potion était mauvaise » dit Haldus à la femme. « Je l'ai toujours jetée sans la boire. Vous pensiez tellement que j'allais vous obéir que vous n'avez jamais vérifié. »

« Je suis ta mère ! » cria Bellatrix.

« Non ! Vous n'êtes qu'une femme qui s'est laissé engrosser par son seigneur dans l'espoir de lui plaire. Vous m'avez mis au monde et contrairement à ce que vous pensez, ça ne fait pas de vous une mère. »

« J'aurais ou t'offrir le monde » cracha Voldemort.

« J'avais quelque chose de bien plus précieux à protéger » dit Haldus, « l'amour. »

Il prit la main de Neville et les deux se sourirent.

« Et heureusement je n'étais pas seul » ajouta-t-il.

A nouveau, un bruit de transplanage se fit entendre et quatre silhouettes de Mangemorts apparurent près de l'armée adversaire. Face à leurs anciens alliés, les masques et les capuches tombèrent pour révéler Vincent Crabbe, Gregory Goyle, Théodore Nott et Draco Malefoy.

La stupeur se misait sur tous les visages et pas seulement sur ceux des Mangemorts. Le secret des espions avaient été si bien gardés que personne n'avait pu soupçonner qu'une telle chose était possible. Cinq espions et pas des moindres puisque parmi eux il y avait l'héritier de l'un des bras droit de Voldemort ainsi que le fils de celui-ci.

« Draco ! » s'exclama alors Lucius Malefoy. « Que fais-tu ! Reviens ! Ne tourne pas le dos à notre maître ! »

« Ton maître, Lucius, pas le mien » répondit Draco d'une voix froide.

« Comment oses-tu piétiner ainsi l'honneur des Malefoy ? »

« Moi ? Moi je piétine l'honneur des Malefoy ? Tu devrais réviser ta notion de l'honneur avant de continuer à ramper dans la boue devant un sang-mêlé ! »

Il y eut des cris et des grognements et plusieurs baguettes se mirent à pointer en avant des deux côtés, les premiers pour tenter de venger l'affront fait à leur maître et les seconds pour répondre à l'agression. Cependant, aucun sort ne fut tiré.

De son côté, Théo avait baissé les yeux. Il avait vu le masque qui dissimulait le visage de son père se braquer sur lui et il savait que ses yeux le fixaient avec désapprobation. Mais une double présence familière dans son dos et son esprit lui fit relever la tête. Non, il ne devait pas flancher. Il avait beau aimer son père, il ne pouvait pas le suivre et accepter ses choix. Il devait tracer son propre chemin et pour cela, il devait avoir de la conviction.

Soudain, un grand éclat de rire suraigu dissipa le silence tendu.

« Oh mon bébé Draco » dit Bellatrix d'une voix amusée. « Je suis surprise que tu sois dans l'autre camps, surtout avec ces garçons. »

Elle désigna les Jumeaux.

« Des cheveux roux, des tâches de rousseurs…je ne me trompe pas en disant qu'ils s'agit de Weasley » continua-t-elle en crachant le nom de famille comme si c'était quelque chose de détestable. « Sont-ils au courent que c'est toi qui a tué leur mère ? »

Draco laissa échapper un rictus. Typique de sa tante. Diviser pour mieux régner. Elle voulait les monter les uns contre les autres mais elle allait tomber sur un os. Il ouvrit la bouche pour répondre mais à ce moment-là, une silhouette blanche sortit de la foule et se mit à côté de lui.

« Je suppose que tu parles de moi » dit-elle en baissant sa capuche, révélant le visage rouge de colère de Molly Weasley.

« Toi ! » s'étrangla Bellatrix en reculant d'un pas. « C'est impossible ! Tu es morte ! J'ai vu ton cadavre ! »

« Tu veux dire ceci » dit Draco en agitant négligemment la main.

Aussitôt, le cadavre de Molly Weasley apparut sur l'herbe devant lui. Il était tel que Bellatrix l'avait vu pour la dernière fois il y a près de deux ans.

« Tu m'as trompé, petit cancrelat ! » cracha la Mangemorte.

« C'est exact » dit alors une nouvelle voix.

Un autre Défenseur sortit de la masse et se plaça de l'autre côté de Draco.

« Grâce à ça, il n'a tué personne » reprit la silhouette.

Celle-ci baissa sa capuche et révéla des cheveux d'un blond filasse pâle. C'était ceux de Luna Lovegood, celle qui était censé être la première victime de Draco. Bien vivante, elle souriait à ses ennemis, les narguant sans doute sans vraiment le vouloir.

Personne ne se souvint exactement par la suite qui lança le premier sort. Cependant il fut lancé. C'était le signe du début de la bataille.

0o0o0

Comme il l'avait prévu, l'Être Sombre entra dans le château sans encombre et très facilement. Tout le monde était dehors ou dans la salle de contrôle si bien que les couloirs étaient vides.

Il ne se souciait pas vraiment de la bataille. L'issue lui importait peu puisque finalement le grand gagnant, ce serait lui. Il allait retrouver les deux artefacts manquant et retourner à la forteresse de Voldemort pour les réunir avec les autres. Ce serait facile puisque Voldemort lui avait donné la permission d'atteindre sa forteresse.

Mais alors qu'il savourait déjà sa victoire, un éclair tomba sur le sol juste devant lui. Il eut juste le temps de sauter en arrière avant de scruter le couloir devant lui.

« Tu ne pensais pas que ce serait aussi facile, n'est-ce pas ? » dit une voix qu'il connaissait bien.

Ingrid émergea alors du coin du mur. Elle portait son armure nanique qui était composée de bottes et d'un pantalon de cuir ocre maintenu par une ceinture à très large boucle dorée ainsi que d'un lourd manteau qui descendait jusqu'à ses chevilles et qui était fermé par une seule agrafe au niveau du sternum, révélant qu'elle ne portait rien d'autre en dessous. Il était bordé au col, aux revers et aux manches de plume jaune qui scintillaient. Elle portait sa lance négligemment posée sur son épaule et regardait l'imposteur d'un regard dédaigneux.

« Je crois bien que c'est effectivement ce qu'il pensait » dit une voix dans son dos.

L'Esprit Sombre se retourna et vit Hans qui se tenait négligemment adossé à un mur. Il se redressa, faisant cliqueter les écailles dorées de la cataphracte qui recouvrait le haut de son corps. L'armure sans manche laisser voir la tunique matelassé couleur sable que le garçon portait en dessous. Elle était enserrée à la taille par une ceinture à gros clous dorés et laissait voir également les braies et les bottes de cuir brun en dessous. Ses boucliers, eux, étaient fermement fixé aux manchettes de cuir bouilli qui enserrait ses poignets.

« Désolé de te décevoir » dit enfin une troisième voix qui ne semblait en fait pas désolée du tout.

Hotun venait d'émerger du coin opposé à celui où se tenait toujours Ingrid. Il portait un pantalon de cuir verre forêt enserré dans des bottes montantes et maintenu par plusieurs ceintures sur lesquels étaient suspendus les fourreaux de ses dagues et des sacoches. En haut, il portait une chemise à manches bouffantes du même vert que son pantalon dotés manches étaient terminés par des mitaines noir. Les yeux froid, il regardait l'être qui avait prit possession de son ami. Ses bras étaient croisés sur le gilet de cuir noir décoré de motifs de Mallenril qu'il portait par-dessus sa chemise.

« Comment m'avez-vous retrouvé ? » demanda l'Être Sombre, pensif et peu impressionner par le déploiement de force. « La carte n'aurait normalement pas pu me détecter. »

« On se doutait que tu viendrais pour les artefacts » dit Ingrid. « Ça a toujours été ton but. »

« On en a eut la confirmation quand Neville ne t'as pas vu avec les Mangemorts. »

« J'aurais pu être caché. »

Hotun secoua la tête.

« De la même façon que tu sent notre présence, nous sentons la tienne » dit-il. « Ce simple fait rend facile ta poursuite. »

« Ça et le Mangemort que Voldemort t'as collé aux fesses et qui, lui, apparaît sur la carte » ricana Hans.

« Il est vrai que j'aurais dû me montrer plus prudent » dit l'Être Sombre avec nonchalance. « Je m'occuperai de lui plus tard.

Il avait dit ces derniers mots en se tournant vers l'endroit où se cachait le dit Mangemort. Il n'avait pas fait attention et n'avait pas prit en compte la paranoïa de Voldemort tout excité qu'il était de toucher au but. Mais qui cet imbécile de mage noir avait bien pu lui envoyer ? Rowle ? Rosier ? Oh et puis peu importe.

Il soupira.

« Dire que je ne comptais pas en arriver là » dit-il presque peiner.

Il tendit alors la main. Une immense épée d'y matérialisa. Il enleva sa cape et révéla la lourde armure de plates noirs décorés d'or de Wolf. Il sourit. Bientôt elle serait décorée de sang.

0o0o0

Thorin Hache-Feu, assis sur son trône, ressentit les tremblements presque immédiatement. Quoi de plus normal avec un trône en Mallenril et serti de pierre magiques. Le vrai or nain du siège s'était infiltré dans le sol au fil des siècles si bien qu'il pouvait sentir la moindre vibration de la montagne.

Cependant, des tremblements dans la Montagne de Kazath Dúr étaient courent mais jamais il n'avait ressentit quelque chose d'aussi régulier. Comme des pas, des pas qui se rapprochaient à mesure que les vibrations augmentaient.

Du coin de l'œil, le Roi pouvait également voir quelque chose d'autre qui augmentait. C'était le sourire d'Eloira aux yeux blancs. Il était rare qu'elle vienne dans la salle du trône sans y avoir été mandé ou sans avoir quelque chose à lui annoncer. La dernière fois qu'elle s'était tenue ainsi, sans bouger et avec un sourire sur les lèvres, c'était…

A ce moment-là la porte de la salle du trône s'ouvrit avec fracas et un soldat pénétra à l'intérieur. Contrairement à tout usage, il courrait fébrilement vers le trône. Le Roi remarquable ce n'était pas un de ses gardes, plutôt un soldat de patrouille.

« V…Votre Majesté, il…je…ce n'est pas… »

« Et bien, parle ! » ordonna Thorin en frappant du poing sur l'accoudoir de son trône.

Il sentait que quelque chose d'important allait se produire. Il l'avait su dès qu'il avait ouvert les yeux ce matin là mais il ne voulait pas y penser.

« Des géants ! » s'exclama alors le soldat. Des géants de pierre ! »

« De pierre dis-tu ? »

« Puis-je, sire ! » ils ont ouvert les portes de la montagne à main nu. »

« Ils ne peuvent pas passer les galeries ! » s'exclama le Roi.

« Eux, non, mais les autres, si. »

« Les autres ? »

« Il y a une armée d'êtres étranges avec eux, des êtres de l'ancien monde, des berghens. »

« Des berghens ? Alliés à des géants ? Qui les dirige ? »

« Un homme, un humain » répondit le soldat. « Un cavalier aux vêtements et à la chevelure d'un blanc si pure qu'ils en sont lumineux. »

« D'un blanc lumineux » répéta le roi comme pour lui-même.

« Il monte un destrier et est accompagné d'une chouette, tout d'eux d'un blanc aussi lumineux que lui. Il y a aussi un autre destrier fait d'eau qui chevauchée à ses côtés et une boule de feu qui bouge de sa propre volonté. On dirait même que le vent l'accompagne e fait voler des feuilles mortes autour de lui. »

Thorin se tourna alors vers Eloira.

« C'est lui n'est-ce pas ? » lui demanda-t-il.

« Tu devrais le savoir Hache-Feu » répondit la devineresse sans se départir de son sourire.

Le Roi prit une grande aspiration et redressa la tête, regardant le soldat droit dans les yeux.

« Fait passer le message. Laissez les passer. Dans les galeries ou dans la ville, sur les points ou même dans le palais, laissez-les venir à moi comme bon leur semble. »

« B…bien Votre Majesté » balbutia le garde avant de s'enfuir.

Le Roi Thorin s'appuya contre son dossier et attendit. Il n'avait pas besoin de bouger. Il viendrait à lui. En effet quelques minutes plus tard, les portes s'ouvrirent et le destrier blanc se mit à avancer. Pas de géants, pas d'armée, seulement le cheval d'eau et une créature étrange, une monture qui ne ressemblait à rien de connu sur lequel était monté un berghen petit, verdâtre et avec une couronne sur la tête.

« Bienvenu à nouveau chez nous Prince Erik » dit le Roi des Nains d'une voix profonde. « Mais peut-être préférez-vous un titre en accord avec votre nouveau statut ? »

« Comme il vous plaira votre majesté » répondit Erik. « Tant que vous respectez les termes de la prophétie. »

« Et pourquoi le ferons-nous ? » demanda Thorin.

« Pour sauvegarder votre peuple. Maintenant que je suis devenu le dépositaire de la Magie Astrale, j'en ai la certitude. Même votre petit monde séparé du notre ne sera pas épargné par les destructions causées par le pouvoir de Voldemort et celui de l'Être de Destruction. »

Il y eut des murmures autour d'eux. La salle du trône auparavant vide s'était peu à peu rempli de nains ayant suivit le cortège. Ceux-ci avaient entendus les paroles du jeune homme et se demandaient s'il s'agissait de la vérité ou non. Tous les regards alternaient entre le jeune humain et leur Roi qui, main croisés devant le visage, l'observait attentivement.

« Et puis » reprit Erik, « depuis quand les nains refusent ils un bon combat ? »

Le roi resta quelques instants silencieux puis ouvrit la bouche. A la surprise de tous, un grand rire jaillit de sa gorge.

« Tu as raison Avatar de la Magie ! » s'exclama-t-il en se levant. « Il ne sera pas dit que les nains auront reculés face à un combat surtout quand d'autres sont déjà acceptés. Je vois que tu as déjà un compagnon berghen ! »

« Euh…salut ! » dit celui-ci. « Je suis le roi Graillon…des berghen de Berghenville. »

« Salutation valeureux Graillon ! » s'exclama Thorin d'une voix forte. « Je serais heureux de combattre et mourir à tes côtés. »

« Euh…on va quand même essayer de rester en vie, hein ? » dit alors une petite voix provenant de quelque part sur le roi berghen lui-même.

« Allez Branch ! C'est qu'une façon de parler ! »

Plusieurs silhouettes émergèrent alors sur la tête de Graillon.

« J'aimerai quand même que vous arrêtiez de me prendre pour votre perchoir » grogna celui-ci en tendant la main pour faire descendre le groupe de troll.

Il y avait bien sûr Branch, Poppie mais aussi Suki, Guy Diamant, Satin et Chenille, Biggie, Smidge, Cooper et Fuzzbert…bref, toute l'équipe des amis de la princesse.

« Bonjour Roi des nains ! Je suis Poppy, Reine des trolls. »

« En voilà de biens petit guerrier » s'exclama Thorin.

« Ils ne sont pas des guerrier mais ils nous seront utiles » dit Erik en les récupérant. « Leur magie est forte et leurs chants sauront renforcer nos cœurs. »

« Nous les nains chantons aussi beaucoup ! » s'exclama Thorin avec un nouveau grand rire. « Maintenant que les présentations sont faites… »

Il se retourna et tendit la main vers la lourde hache qui se trouvait au mur. Celle-ci se mit à trembler et sauta dans sa main. Aussitôt, des flammes en couvrirent la lame, donnant à l'arme un aspect fantastique.

« Donne-moi quelques heures et mon armée sera prête ! » s'exclama-t-il.

« Malheureusement, je n'aurais pas autant de temps » répliqua Erik. « Il me fait trouver d'autres alliés. Cependant un portail sera créé à l'entrée de la montagne pour que vos troupes nous rejoignent. »

« Je t'accompagne alors, jeune Être Sidéral ! » s'exclama Thorin. « Je t'aiderai à convaincre les autres têtes de bois ! Que mon armée se prépare et nous rejoigne ! Que les pioches, marteaux et hachés cessent de frapper pierre, métal et bois ! Bientôt ils seront couverts du sang de nos ennemis car les nains partent en guerre ! »

0o0o0

Ronald se rongeait les sangs. Il se retrouvait seul aux commandes de la bataille, les yeux fixés sur la carte à l'endroit où les points bleus se mélangeaient aux points rouges.

« L'ennemi a-t-il reçu des renforts ? » demanda-t-il sans lever les yeux.

« Rien à signaler » dit l'opérateur qui surveillait la zone aux alentours de l'entrée.

« Mmm… » fit Ronald.

Quelque chose n'allait pas. Voldemort avait réagit exactement comme il l'avait pensé mais il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il manquait quelque chose. Est-ce que c'était trop facile ? Peut-être. Certes les troupes de Voldemort étaient plus nombreuses que les Défenseurs mais avec leur armée, la tendance serait assez vite inversée. S'il calculait bien, pour le moment le rapport de force était de trois pour un en faveur de leurs ennemis. Quand les renforts arriveraient cependant, il serait à cinq pour deux en leur faveur. Il ne manquait plus que…

« Message du terrain d'entraînement » dit alors quelqu'un avec un miroir à la main. « Les troupes sont prêtes et parés au départ. Dois-je communiquer l'ordre de transport ? »

« Qu'en est-il de la force de reconnaissance shaman ? » demanda Ronald.

« Elle est prête mais les officiers veulent faire confiance à la carte. »

Ronald se mordit la lèvre. C'est vrai que jamais encore la magie de la carte ne leur avait fait défaut mais Voldemort avait eut le temps de se préparer, surtout en ayant accès aux renseignements de Wolf…ou plutôt de la chose en lui. Il ne voulait rien laisser aux hasards. Cependant il ne pouvait pas non plus perdre trop de temps au risque que les Mangemorts anéantissent les Défenseurs.

« Quel est l'état de l'infirmerie ? » demanda-t-il alors.

« D'après le dernier rapport, il y a une affluence de blessée » dit la personne qui était en lien avec les guérisseurs. « On estime que nous ne sommes plus qu'au huit dixième de nos forces. »

Et ça ne faisait qu'une demi-heure. Ça allait trop vite.

« Transmettez l'ordre de déploiement des troupes en forêt et à l'entrée du passage » dit-il d'une voix qu'il espérait ferme. « Mais dites leur bien que les Shamans qui le peuvent doivent absolument analyser leur environnement. »

« À vos ordres ! » s'exclama l'opérateur avant de se touret vers son miroir.

De son côté, Ronald tourna à nouveau les yeux vers la carte. Il avait hâte de voir apparaître de nouveaux points bleus. Peut-être que cela allait le rassurer.

« Arrivée des 3ème et 5ème bataillon à l'entrée de la grotte » dit une voix.

« Arrivée du 2ème bataillon dans la partie est du secteur 36 » dit une autre.

« Arrivée du 4ème bataillon dans la partie est du secteur 37 » dit enfin une troisième voix.

Tout était presque en place. Les bataillons 3 et 5 allaient traverser la grotte et se cacher à l'entrée du côté de l'école tandis que les bataillons 2 et 4 se rapprochaient de à lisière de la forêt. Mais le mauvais pressentiment de Ronald n'était pas partie.

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Yohmei Asakura posa le pied sur le sol de la forêt de façon assez assuré. En six mois, il avait eut le temps de s'habituer aux transports sorciers. Aussitôt, il tendit la main et diffusant son furyoku tout autour de lui. Quelques feuilles fraîchement tombés se mirent à flotter dans les airs et furent rapidement entourés d'une flamme bleue sans se consumer. La flamme se stabilisation et l'énergie shamanique prit la forme de petits êtres humanoïdes.

C'était des koonis, de petits esprits de la nature vivant dans tout ce qui vivait et même ce qui mourrait. Fusionné avec le furyoku du vieil homme, ils étaient devenus des shikigami, des messagers.

Yohmei fit un autre geste et les petits êtres se dispersèrent aux alentours. Ils seraient ses yeux, ses oreilles et son sixième sens pour repérer tout danger. Normalement, son petit-fils, Yoh, qui se trouvait dans un autre bataillon, devait faire la même chose mais il n'était pas très doué pour ce genre de chose.

« Rien à signaler Maître Asakura ? » demanda une voix dans son dos.

Il se retourna et vit un homme qui venait vers lui vêtu de l'armure des Défenseurs. Des protections semblables avaient été distribuées à tous les membres de l'armée mais comme les shamans ne pouvaient pas en activer les protections sans magie, la plupart, comme lui, s'en passait.

« Tout va bien Yosef » dit le vieux shaman. « Enfin je pense. »

« Vous pensez ? » demanda l'Israelite en soulevant un sourcil sous son capuchon.

Yosef Gelb était un sorcier de la Vieille Jérusalem. Descendant des premiers sorciers Cananéens, ses ancêtres, au citrate des non sorciers n'ont jamais quittés la Ville Sainte. A l'arrivée des romains, ils avaient fait comme à l'arrivée des babylonien plus de 600 ans auparavant et s'étaient cachés. Ils avaient donc réchappés à l'esclavage et une nouvelle fois sauvée le temple de la ville. Ils avaient préservés celui de Salomon, leur fondateur, de la destruction la première fois et avaient la même chose avec le second, en laissant une copie su place dont l'un des murs était encore debout aujourd'hui.

Ils avaient vécus en autarcie complète pendant plusieurs siècles jusqu'à ce que la Jérusalem non magique devienne un centre cosmopolite important. Elle avait alors attiré des marchants et des érudits dont certains étaient aussi des sorciers. Ils étaient donc devenus un état indépendant reconnu dont le territoire s'étendait seulement à la ville elle-même.

« Cette forêt est ancienne et puissante » reprit Yohmei. « Nous en avons quelques unes comme cela au japon. Dans ces lieux, il est difficile de bien percevoir les choses. »

« Je vois » soupira Yosef.

« Mais vous pouvez communiquer aux chefs de compagnies de faire bouger les troupes. En cas de problème, je vous préviendrai. »

L'autre homme hocha la tête et s'éloigna pour donner ses ordres. A ce moment-là, Yohmei ressentit quelque chose. Il se retourna et scruta la forêt. Est-ce que c'était…

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« Monsieur ! Lord Londubat demande quand les renforts vont arriver » dit l'opérateur chargé des communications avec les officiers sur le terrain. « Selon lui, le front principal risque d'être dépassé. »

« Où en sont les bataillons de l'entrée et de la forêt » demanda Ronald.

« Ils ne sont pas encore en place. »

Il allait donc devoir modifier sa stratégie.

« Dites aux bataillons 6 et 7 d'agir maintenant ! » ordonna-t-il. « Faites passer le message : que les deux fronts essaient de repousser les ennemis soit en direction de l'entrée, soit de la forêt. »

« Bien Monsieur ! » s'écrièrent plusieurs voix.

S'ils ne pouvaient pas venir aux ennemis alors les ennemis iraient à eux. Ronald était tout de même préoccupé par la possibilité que le terrain soit un désavantage. La pleine était bien utile pour la liberté de mouvement. Cependant le passage de la grotte était étroit. Si jamais les troupes ne sortaient pas à temps, ils devraient combattre à l'intérieur. Du côté de la forêt, le sol serait plus inégal et les cachettes plus nombreuses. Heureusement, ils ne seraient pas les seuls à subir les désagréments donc ça devrait s'équilibrer…enfin, il l'espérait.

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Voldemort s'était installé sur une légère colline dont il avait monté le niveau par magie afin d'observer la bataille. Il était encore énervé que son fils ait pu le trahir mais finalement ça n'avait pas beaucoup d'importance. Il lui suffirait de le récupérer plus tard. S'il avait voulu sa loyauté c'était plus par jeu qu'autre chose. Au final, son consentement lui importait guère. Il était prêt pour ce qu'il voulait en faire.

Soudain, il entendit de nombreux bruits de transplanage. Il tourna alors la tête en direction du lac et vit qu'une troupe importante venait d'apparaître. Elle était environ deux à trois fois plus importante que ceux qu'ils combattaient déjà et fonçaient dans leur direction.

Loin d'être désappointé, un rictus déformation son visage. Oui, il avait prévu qu'il y aurait des renforts. C'est pour cela que lui aussi avait préparé quelques petites surprises.

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« Monsieur, venez voir ! » dit l'unes opérateurs qui surveillait la forêt.

Rapidement, Ronald se déplaça à travers la salle et regarda par-dessus l'épaule de la personne qui l'avait appelée.

« Au nom de Merlin ! Ce n'est quand même pas… »

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Yoh Asakura serra fort son sabre Harusame dans sa main droite. Dans l'autre il tenait Futunomitama no Tsurugi, l'ancienne relique familiale sculpté en forme de lame dans une pierre rouge. La légende disait qu'elle avait appartenu à un dieu de la guerre et avait toujours permit au jeune shaman de déployer son pouvoir. Aujourd'hui plus que jamais il allait en avoir besoin.

Autour de lui il pouvait entendre des bruits qu'il avait appris à reconnaître pense les six mois qu'avaient duré son entraînement. Des ennemis arrivaient et en grand nombre. Il avait suivit à tactique qui avait été mise en place mais il semblait qu'elle se soit retournée contre eux.

« Amidamaru » dit-il.

« Je suis là, Maître Yoh » dit le fantôme de samouraï aux cheveux d'argent en se matérialisant au dessus de lui.

Mais aussitôt sa forme commença se diluer. Il se décomposant en filament d'énergie spirituels qui se rassemblèrent pour former une sphère bleuté come embrasée et avec le visage du samouraï visible en son centre.

« Entre dans l'épée et dans la relique en même temps » s'écria Yoh.

Il leva les deux armes au dessus de sa tête et Amidamaru fusionna avec dans un jaillissement lumineux.

« Oversoul ! Esprit de l'Épée ! »

Quand la lumière se dissipa, Yoh ne tenait plus qu'une seule épée mais celle-ci était immense. La garde et la chappe étaient composés de plaques rouges cerclés de noir comme l'armure d'Amidamaru et la lame était faite d'énergie shamanique pure.

Son grand-père lui avait laissé le choix. Au village Pache, il lui avait parlé pour lui dire qu'il allait participer à cette guerre mais que lui n'y serait pas obligé. C'était nouveau pour Yoh. Quand était venu le temps du Tournoi des Shamans, il n'avait pas été question de choix.

Mais cette fois c'était différent. Tant le tournoi était important pour restaurer l'honneur du clan tant cette fois cela ne le concernait que lui. En vérité, Yoh avait bien sentit que le vieux Yohmei ne voulait pas voir son petit-fils sur le champ de bataille. Était-ce à cause de son perpétuel esprit de contradiction ou tout simplement parce que cette fois il voulait vraiment se battre ? Yoh ne savait pas vraiment mais il avait accepté.

Parmi ses amis, ils l'avaient tous fait. Peu avaient de famille pour les dissuader de toute façon. Yoh savait que son ami Ren Tao avait reçu le même genre de choix de la part de son père, Hen et que son autre ami Horo Horo avait dû convaincre ses parents mais ils étaient tous là.

« Apparemment, on va devoir se battre plus tôt que prévu » dit une voix dans son dos.

« On dirait bien, Morgan » soupira le jeune shaman.

Le sorcier américain baissa sa capuche et sortit sa baguette. Il avait encore l'habitude de la porter même s'il n'en avait plus vraiment besoin. De toute façon les consignes avaient été claires : gardez votre baguette le plus longtemps possible car l'effet de surprise reste votre meilleure arme.

« Des groupes d'ennemis apparaissent un peu partout autour de nous » dit Rachel Kowalski.

Elle était chargée de communiquer avec le central et de transmettre à Morgan qui était chef de groupe.

« Des combats ont déjà été engagés » poursuivit-elle. « Apparemment, ce sont principalement des créatures créés par Voldemort menés par des Mangemorts mineurs. Ils devaient sûrement servir au transport. »

« Des nouvelles des troupes du lac ? » demanda Yoh.

Son frère Hao se trouvait là-bas. Ils étaient ennemis mais pour Yoh, il demeurait son frère. N'étant pas du genre à agir de façon discrète, le bataillon où il se trouvait avait été placé au seul endroit qui devait agir directement.

« Tu veux que je demande ? » lui proposa Rachel.

« Non » soupira le jeune shaman. « Mieux vaut éviter d'encombrer les communication. »

« Dans ce cas, le mieux pour le moment c'est d'y aller » dit Morgan alors que son visage androgyne s'ornait d'un rictus.

« Ne vas pas te blesser avec des actions héroïques stupides » soupira son amie.

« Ne vous inquiétez pas ma chère Rachel. En cas de blessure, ma Chère Eliza et moi somme là. »

La personne qui venait de parler était un jeune homme étrange aux cheveux blonds court et aux yeux bleus soulignés par des cernes. Dames androgyne, il portait des bijoux et un rouge à lèvre pourpre. Il était grand, maigre à faire peur et avait la peau blême bien que par endroit des points de sutures de limitaient des zones de peau plus sombre, comme si certaines parties de son corps n'étaient pas à lui au départ.

Il portait un pantalon et des bottes en cuirs noirs ainsi qu'une blouse blanche ouverte sur son torse nu. Son allure inquiétante était encore renforcée par l'arme qu'il tenait, une lame de guillotine fixé sur une hampe en bois rouge. A ses côtés se tenait le fantôme d'une femme très belle, aux longs cheveux dorés et aux yeux azur et qui portait une tenue d'infirmière rose.

« Je ne sais pas si on ne se sentirait pas plus mal après qu'avant ton intervention Faust » dit Yoh avec un petit rire.

« Que nenni, Maître Yoh » dit l'homme. « J'ai beau être nécromancien, je n'en reste pas moins un excellent médecin. N'est-ce pas ma bien-aimée ? »

Il se tourna vers le fantôme et prit sa main pour l'embrasser. Comme à son habitude, Eliza Faust, sa défunte femme le regardait avec des yeux énamourés.

Le sourire de Yoh se fit plus triste. Il enviait Faust de pouvoir être détendu à cet instant. Tout son corps était raide en prévision du combat à venir. Il fallait qu'il soit prêt.

Près d'eux, un buisson se mit à bouger.

0o0o0

Miríel se tenait droite sur son trône de bois brut.

Celui-ci était une pousse de l'arbre qui accueillait son palais et que les artisans avaient enchanté pour donner cette forme. Les elfes ne coupaient pas le bois, ils le sculptaient avec leur magie. Les troncs devaient ainsi murs et colonnes, sièges, tables et lits sans jamais être séparé de la terre. Les objets de la vie de tous les jours poussaient au bout des branches comme des fruits et tombaient tout seul.

Cependant pour être utilisés, ils ne pouvaient pas rester ainsi. C'était donc seulement après qu'objets et mobilier avaient pris forme que les elfes utilisaient des outils pour enlever l'écorce et polir le bois.

Mais ce n'était pas le cas du trône de la Reine des elfes. Le bois était brut et les branches formaient une canopée au-dessus de la tholos de marbre blanc qui composait la pièce où siégeait Miríel. C'était là, sous la lumière dorée du soleil qui passait à travers les branches qu'elle recevait ceux venus faire doléances auprès d'elle.

Chaque visiteur était impressionné par l'apparence de la reine. Chaque rayons lumineux traversant le feuillage de marbre trône semblait converger vers elle, créant des tâches de lumière se reflétant sur le métal de ses bijoux, sur l'éclat cuivré de ses cheveux mais surtout dans ses yeux d'or liquide qui semblaient perpétuellement briller d'une lumière intérieur.

Pour tous ceux qui la voyaient, la Reine ressemblait à une statue chryséléphantine fait de l'ivoire le plus blanc et de l'or le plus pur. Son expression était souvent ce qui marquait le plus les visiteurs. Son visage figé semblait irradier d'une froide douceur et d'une noblesse éthérée, qui n'était pas de ce monde.

Cependant aujourd'hui, son expression était gâtée par la colère et le dégoût qui de formait ses traits et ses yeux, habituellement doux bien que lointains, lançaient des éclairs. A lumière du soleil était éclipsée par une autre plus brillante encore et qui se tenait juste en face d'elle.

« Reine Miríel » dit l'être si brillant. « Il est temps de tenir vos engagements. »

La reine serra les dents. Comment cet être, cet…humain osait il venir chez elle et lui réclamer quoi que ce soit ? Il avait débarqué dans sa forêt avec des nains, des géants de pierre et des êtres répugnant que les légendes appelaient berghens. Sans compter le cheval fait d'eau, la salamandre de feu et les petits êtres aux couleurs bigarrés sur ses cheveux.

Alors que l'armée était restée au pied de l'arbre, lui et son escorte étaient montés jusqu'à elle sans même descendre de cheval et toute sa magie avait été inutile pour les en empêcher. A présent il se tenait devant elle avec à sa droite un de ses crasseux et difforme berghen portant une couronne et à sa gauche, même si elle n'en avait pas vu depuis longtemps elle pouvait les reconnaître, un roi nain.

« Je ne me souviens de n'avoir pris aucun engagement, humain »

Le petit roi berghen qui ressemblait à un crapaud clignant des yeux tandis que le roi nain ne fit qu'esquisser un rictus méprisant.

« Ces engagements ont été pris bien avant vous et par la magie elle-même » précisa calmement Erik. « Pour la sauvegarde du monde, vos armées doivent se lever et me suivre. »

« La sauvegarde d'un monde que nous avons quitté et dont nous ne nous préoccupons plus » renifla Miríel. « De plus je ne peux accepter un humain qui se prétends Avatar de la Magie Sidérale. »

« Vous ne pouvez l'accepter mais au fond de vous, vous savez que c'est vrai. Seul votre orgueil vous empêche de voir clair. »

La Reine serra les poings, tant à l'insulte qu'au fait qu'elle soit vraie. Elle sentait la présence de cet être jusque dans ses tripes mais elle ne pouvait accepter qu'un tel pouvoir soit entre les mains d'une espèce inférieure comme les humains.

« De toute façon » reprit celui-ci, « votre armée viendra avec moi, que vous soyez à sa tête, à mes côtés ou pas. »

Il fit tourner bride à son cheval et le nain et le berghen l'imitèrent. Une silhouette postée jusque-là à la droite de la reine leur emboîta alors le pas.

« Que fais-tu Fëanor ? »

« Je suis ma destiné » répondit celui-ci sans se retourner.

Restée seule, Miríel serra les dents encore plus fort et tapa du poing sur l'accoudoir de son trône. De son côté, Fëanor rejoignit le grand balcon où se trouvait Erik. De là, il dominait les plates-formes de la ville elfique sur lesquels toute la population s'était rassemblée pour une mystérieuse raison.

« Peuple elfe ! » s'écria alors Erik. « Le temps est venu de prendre les armes. Votre monde est en danger. »

La foule commença à s'agiter.

« Mensonge ! » s'écria quelqu'un.

« La Reine nous l'aurait dit ! » s'écria quelqu'un d'autre.

« Où est la Reine ? »

« Pourquoi devrions-nous croire un humain ? »

Les cris, les huées et les quolibets retentirent face à Erik qui restait imperturbable.

« Toujours aussi piailleurs et à se voiler la face c'est elfes » dit une voix moqueuse près de Fëanor.

Celui-ci se retourna puis inclina la tête.

« Eloira aux yeux blancs » salua-t-il la voyante naine.

« Fëanor Orvision » répondit celle-ci en hochant la tête à son tour.

« C'est la première fois que nous nous rencontrons en personne. »

« Dans la réalité certes. Tu ne vas pas m'aider ? »

Elle désigna Erik.

« Il n'a pas besoin de moi. »

Comme pour confirmer ses dires, Erik se mit à hausser la voix.

« Ça suffit ! » s'exclama-t-il pour faite taire la foule.

Si celle-ci se tut effectivement, ce n'était pas seulement à cause de l'autorité perçu dans la voix mais à cause de la vague de magie qui accompagna l'ordre. L'onde d'énergie les traversa aux mais aussi les arbres et les plantes qui se mirent à chanter comme seuls les elfes savaient les faire chanter.

Ceux-ci, qui tentaient d'ignorer depuis le début le sentiment qui les étreignaient se calmèrent immédiatement. Ils surent alors qui étaient vraiment Erik.

« Les nains, les berghens et les trolls ont déjà pris les armes » reprit Erik. « Ils savent à quel point ce combat est important, ils savent que l'avenir du monde dépends de lui. Comme il est dit dans la prophétie de l'Être Sidérale, je viens vers vous pour vous mener au combat. Qui me suivra ? »

Le tonnerre de voix fut la réponse qu'Erik attendait. Il savait que déjà, les elfes se préparaient à la bataille.

« Ils vous suivront » dit une voix dans son dos.

« Merci Fëanor » répondit Erik avec un sourire. « J'aurais juste aimé que la Reine… »

« Miríel n'est pas stupide » dit le voyant elfe en ignorant le toussotement de son homologue naine. « Elle se rangera à l'avis de son peuple afin de garder ses faveurs. »

Sonne pression ainsi que celle d'Eloira se firent alors grave.

« Vous savez comment ça se passera ? » demanda l'elfe.

« Vous savez ce que vous devrez faire » poursuivi la naine, « et ne pas faire. »

Erik hocha la tête.

« Je sais ce qu'i savoir en tant qu'Avatar de la Magie » dit Erik en caressait la crinière de l'esprit de l'eau. « Je connais mes devoirs et je sais aussi pourquoi je dois rassembler cette armée. Parce que quand viendra l'heure du combat, je n'aurais pas le droit de me battre. »

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Alors que l'enfer se déchaînait autour de lui, Draco ne bougeait pas. En face de lui, son adversaire ne bougeait pas non plus. Malgré le chaos qui les entourait, ils semblaient seuls au monde. Leurs cheveux blonds flottaient dans les airs et leurs yeux gris étaient fixés les uns sur les autres.

« Draco. »

« Lucius. »

« Il fut un temps où tu m'appelais père. »

« Je ne te considère plus comme mon père depuis mes treize ans. Depuis que j'ai comprit que tu ne serais jamais un père. »

« Je t'ai élevé pour être un meneur. Je ne pouvais faire preuve de sentimentalisme envers toi. »

« Comme si tu le pouvait » ricana Draco.

« Ne me parle pas sur ce ton » cracha Lucius. « Je t'ai élevé pour être mon digne fils. »

« Plutôt tenté de me mouler à votez image je dirais. Et je n'appelle pas ça non plus vraiment élevé. »

Les deux Malefoy se jaugèrent du regard.

« Je suppose que nous pouvons seulement nous mettre d'accord sur le fait que nous ne sommes pas d'accord » dit Lucius avec une grimace de dédain.

« En effet c'est bien la seule chose que nous avons en commun. »

« À part être en vie mais je me charge de changer cet état de fait. »

Lucius sortit rapidement sa baguette et envoya un sort à son fils mais celui-ci était déjà prêt. Il de via le sort avec un bouclier et celui-ci toucha un autre Mangemort dans le dos.

« Pratique » commenta Draco sarcastique. « Je n'aurai même pas besoin de me battre si tu te débarrassé de tes propres alliés. »

Lucius plissa les yeux et pointa à nouveau sa baguette sur Draco. Mais soudain, il se figea, comme s'il écoutait quelque chose. Il eut un rictus et rangea son arme.

« Malheureusement, je pense que ce sera pour une autre fois » dit-il sur un ton léger. « Si autre fois il y a. »

Puis, sans que Draco ne comprenne pourquoi, Lucius disparut. Autour de lui, les autres Mangemorts disparaissaient aussi les uns après les autres. Il jeta un coup d'œil en direction de Voldemort et vit qu'ils étaient tous réapparut près de lui. Est-ce qu'il cherchait à rassembler ses troupes ?

Quelque chose, un bruit, lui fit alors lever les yeux. Il les écarquilla.

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« M…Monsieur, j'ai une lecture étrange de la carte » dit un opérateur. « C'est…comment est-ce possible ? »

Ronald se précipita et jeta un coup d'œil. Une marée de points rouges étaient apparut à l'extrémité de la carte et avançaient en ligne droite et à la même allure sans se soucier des routes, des forêts ou des reliefs. Le jeune stratège sentit alors son cœur tomber au fond de son estomac. C'était ça. C'était ce qui n'allait pas, ce qui manquait.

Mais comment avait-il pu être aussi bête ? Pendant plus d'un mois ils avaient essayé de forcer les barrières de Poudlard lorsque celle-ci était scellée. Comment avait-il pu oublier à peur de voir leur bec et les serres ou autres appendices percer la magie qui les protégeait.

Les créatures oiseaux.

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Draco dressa immédiatement un bouclier pour se protéger de la charge des créatures volantes. Non ! S'il faisait ça, il allait rester coincé !

Il surchargea sa protection magique qui explosa, repoussant les monstres. Il tendit la main et tira un rayon de lumière pur sur l'un d'eux. De manière aussi concentrée, la lumière devenait une arme qui brûlait tout sur son passage, de la même façon qu'une loupe exposée au soleil pouvait déclencher un incendie.

Autour de lui, les cadavres carbonisés se mirent à s'empiler. Certains arrivaient à lui échapper et lui griffaient le visage mais leur nombre diminuait. Heureusement, son action avait été perçue et d'autres sorciers s'étaient mis à attaquer.

Mais soudain, un rugissement figea le jeune homme. A nouveau, il tourna ses yeux vers le ciel. Ce cri. Il était très différent de n'importe quel autre cri que l'on pouvait entendre dans la nature. Il ne l'avait entendu qu'une seule fois jusqu'à ce jour. C'était le jour de la première bataille de Poudlard.

C'était le cri du dragon noir, la créature gigantesque créé par Voldemort. Sauf que cette fois elle n'était pas seule, loin de là.

Sous les yeux paniqués de Draco, plus d'une centaine dénommés et menaçantes silhouettes fondaient sur eux.

A suivre…

Encore une fois désolé pour le retard…mais pas vraiment pour le suspens par contre. Vous savez bien que c'est comme ma marque de fabrique. Donc voilà un chapitre supplémentaire et le premier de la bataille finale. Croyez-moi, il va y en avoir d'autres. Ça va être épique.

Si vous avez du mal à imaginer les armures de personnages. Sachez que celles de Neville et Blaise sont inspirés de celles des chevaliers dans Saint Seiya. Quand à celle de Fred et George, je me suis inspiré d'un visuel de Maxi de Soul Calibur (le 5).

Enfin ! Depuis le temps que j'attendais ça ! La scène du retour des espions de façon aussi théâtrale, j'en rêvais. Et le retour de Molly, depuis qu'elle est morte vous vous rendez compte ? Qu'est ce sue vous en avez pensé ? Pas très crédible mais je m'en fous, j'adore.

Oui, je sais. Miriel est une emmerdeuse. Mais que voulez-vous ? J'aime PAS les elfes.

Finalement ce petit retard est pas mal. Ça m'a permis de modifier mes chapitres (j'en ai rajouté un en fait…). Il y a une meilleure cohérence avec ces corrections. Bon, c'est vrai, d'un coup le chapitre fait pas vraiment 20 pages mais c'est quand même pas mal, non ?

Allez, je vous dis à dans deux semaines (sans fautes) et n'hésitez pas à me laisser des commentaires !

Ah oui, et Bonnes Fêtes