Chapitre 33 : L'Examen

Une... surprise. Une bonne ou une mauvaise, je ne saurais dire. Une grosse néanmoins. La nuit était déjà bien avancée, et, pour une fois, je décidai de profiter du calme et de la petite brise qui soufflait sur Konoha. Marchant dans les rues désertes, seuls quelques animaux nocturnes peuplaient le monde diurne des humains. De temps à autre, un chat criait dans la ville, sans doute dérangé à cause des membres de l'ANBU qui remplissaient leur devoir, même de nuit.

Arrivé devant le domicile, je reconnu tout de suite l'odeur caractéristique de ma coéquipière. Elle était de retour ! Heureux à l'idée de pouvoir la toucher à nouveau, j'ouvris la porte, mais un sentiment d'inconfort continuait de me gêner. Ce n'est qu'une fois que la porte était grand ouverte que je compris. Cette odeur caractéristique était composée de plusieurs particulièrement dangereuse : du sang, d'inconnu comme celui d'Hyônaka, en plus d'une autre encore pire. Nisuge, Yonde et Rokute n'avait pas attendu que je revienne pour profiter au maximum du retour de leur partenaire, contre le plan de la cuisine encore occupé par les ingrédients, ou sur le canapé principal du salon, ou encore sur la table à manger. Et quant à Hyônaka, elle attendait sagement mon retour, un doigt sous la ceinture. Dés qu'elle me vit, elle courut vers moi, et quelque chose explosa à proximité de ma gorge. Je fus instantanément pris d'une quinte de toux qui me fit rougir le sol devant ma coéquipière, qui prit enfin conscience de la situation. Mais prendre une douche était trop simple, non. Elle se colla à moi en me regardant d'un air qui arrêta mon coeur pendant une seconde. Puisque je saignais toujours du nez, et que j'avais beaucoup de mal à me retenir de manger toute entière celle qui me plaisait tant, ma main se porta sur la poche de kunai que je gardai toujours sur moi. Malheureusement, dans ma maladresse, je la fis tomber, et ne pus me baisser pour la ramasser, puisqu'une kunoichi particulièrement taquine et avec un cruel manque de sens du danger se dressait sur mon chemin. J'avais de plus en plus de mal à arrêter les pulsions qui vibraient en moi, puis arriva le moment fatidique où ma raison ne comptait plus. Je la saisis par les épaules, et au moment où mes dents devait rencontrer sa chair, elles rencontrèrent un coup de pied retourné qui me fit tomber et reprendre un peu de conscience.

-Dommage, tu y étais presque... lança Hyônaka d'une voix douce.

J'étais frustré, énervé et surtout, j'avais l'appétit sexuel d'une bête sauvage. Je disparus une seconde puis réapparut derrière ma coéquipière, l'enlaçant de manière à empêcher toute fuite. Puis, ma main vint lentement attraper le col de son débardeur, puis l'arracha lentement, dévoilant de plus en plus de la partie supérieur de ma coéquipière. Les autres tentèrent d'intervenir, mais Hyônaka leur fit signe de la tête qu'il valait mieux me laisser faire. Il sortirent discrètement de la salle, puis je ne me souviens plus de rien.

Je sais seulement qu'à mon réveille, on me traitait plus comme une bête sauvage capturée qu'un chef d'escouade. Qu'avais-je pus bien faire pour mériter ça ? On me l'apprit plus tard ; un viol est une relation sexuelle non-consentie par les deux partis. Il parait donc, que lorsque qu'ils sont revenus dans le séjour, une heure plus tard, le visage inexpressif de ma coéquipière, la bouche entrouverte, un filet de salive coulant jusqu'au sol, la tête posée sur le fameux canapé pendant que chaque impulsion la faisait dodeliner, pouvait être considérer comme un viol. Et malgré tout, ce n'est pas parce que cette idiote n'avait pas donné son consentement qu'elle n'avait pas pris son pied comme une folle... sachant que mademoiselle en redemandait encore à peine une heure plus tard... Ce jour là, j'avais vraiment reveillé dans toute sa splendeur l'appétit sexuel de ma coéquipière.

Comme dit plus haut, plusieurs jours passèrent durant lesquels elle m'obligea à rester au lit jusqu'à épuisement. Inutile de vous donner les détails...

Lorsqu'elle fut enfin calmée, et plus amoureuse que jamais, je pus enfin sortir de cette chambre que je connaissais trop bien à présent, bien plus que ce que j'aurais voulu, de fait. Le soleil se couchait, et la vue depuis le toit de notre résidence était époustouflante, comme toujours. Pendant que mes camarades se préparaient à m'accompagner au QG de l'ANBU, pour y discuter de l'organisation, maintenant que nous étions de vrais moteurs, je me surpris à contempler ce crépuscule en compagnie de ma meute, au grand complet, Yoru et Sonohi compris. Il était déjà très rare que Sonohi et Yoru se côtoient, mais le silence était inconcevable dans ces moments là. Je réalisai alors que je ne leur avait jamais "montré" le couché de soleil sur le village de la feuille, et leur réaction me semble plus normale, tout à coup. Ils disparurent lorsque ma coéquipière apparut à côté de moi, et me pris pas le bras, l'enserrant entre ses atouts. Elle me sourit gentiment, puis me tira vers le reste de mon escouade, qui attendait patiemment sur le premier perchoir menant au QG. Souriant tristement à mon tour, je me mis en marche, entrainé par une jolie fille sous le soleil couchant. "Au travail", murmurai-je, les yeux sombres.

-QUOI !?

Ce fut la réaction de Teiko à ma demande. La salle dans laquelle se déroulait la réunion était ronde, autour d'une table circulaire, et creuse au milieu, cavité dans laquelle tombait goutte à goutte une eau cristalline, résonnant dans les couloirs du dédale menant ici, au cœur des décisions de la section la plus élitiste du village de la feuille. De grandes tapisseries ornaient les murs, et le signe de la feuille était gravée au dessus de chaque couloir partant de la salle ronde. Il y faisait humide mais pas froid, et les seuls lumières étaient celles des torches, brulant et se consumant dans une fumée évacuée par un réseau de tuyau mystérieux. Étaient attablés une grande partie des chefs de chaque escouade, présents pour rendre compte des décisions prises ce soir. Tous étaient conscients des crimes dont nous nous rendions coupables, ma coéquipière et moi, mais aucun d'entre eux ne souhaitait pour rien au monde tenter quoi que ce soit. En effet, derrières ces tapisseries, se trouvait, comme les réunions de kage, quelques membres de l'escouade d'un des partis présent à la réunion. Ainsi, agir maintenant revenait à déclencher un combat en espace fermé, contre Fubuki au complet.

-Comme je le disais, Fuka-chan souhaite passer un examen pour devenir une membre de l'ANBU à part entière, répétai-je, légèrement agacé.

-... Hatakiso, je te rappelle que tu as tué ses propres parents sous ses yeux. Que tu la garde passe encore, mais j'émettais déjà des réserves quand à son entrainement, mais je refuse catégoriquement de faire entrer une tueuse vengeresse au sein de cette organisation. On a déjà assez de mal a maintenir un semblant d'ordre avec le foutoir que vous mettez partout où vous passez ! finit-il, en haussant la voix.

Je ne pouvais en vouloir à mon senpai de s'énerver. Depuis mon départ, je ne faisais que transgresser les règles les plus absolues à l'ANBU... MAis malgré cela, j'étais au même niveau hiérarchique que lui à présent, et je ne devais pas céder avant d'avoir tenté de le convaincre ;

-Soit rationnel, cette fillette a du cran. De plus c'est une génie, et elle entrera dans une des escouades les plus prestigieuses de Konoha. Il n'y a pas de raison de s'en faire, soupirai-je, sur un ton faussement aveuglé par l'évidence.

-En plus, sa mère me ressemblait pas mal avant... lorsqu'elle était encore en un seul morceau, pouffa ma coéquipière, ce qui fit sourire tout le monde, y compris les Terreurs.

Seul Teiko restait impassible.

-Nous pourrions l'entrainer et en faire un élément de haute importance en cas de guerre, ajoutai-je.

-C'est bien ce qui m'inquiète, renchérit le chef de la seconde escouade la plus crainte.

-C'est à dire ? dis-je.

-Depuis peu, votre escouade se détache de plus en plus de la rigueur enseignée ici, au véritable coeur de Konoha. Vous agissez comme bon vous semble, au nez et à la barbe du kage en vigueur, Tsunade. Il en faudrait pas plus pour que l'on reçoive l'ordre de vous éliminer...

Cette pensée me fit froid dans le dos. Teiko n'était pas quelqu'un que je souhaitais avec son escouade. Malgré notre supériorité numérique, ils étaient plus âgés, donc plus forts et surtout bien plus expérimentés. Mais je ne devais rien laisser paraitre, surtout pas devant les autres chefs d'escouade présents.

Je me levai en écartant les bras, puis répondis :

-Que craignais vous ? Sommes nous une menace que vous ne seriez capable de gérer en temps de crise ? en m'adressant à toute les membres présents.

Aucune réponde.

-Alors il vous faut un tribu pour reconnaitre ma loyauté. Fuka, au rapport.

La petite aux cheveux verts apparue à côté de moi.

-Elle est l'objet notre différent aujourd'hui. Alors pour le régler, vous n'avez qu'à la tuer ! dis-je en souriant froidement.

La petite fille ouvrit de grands yeux mauves ahuris, puis son sang froid revint immédiatement. S'éloignant de moi, une larme coulant sur sa joue de petite fille, les yeux rageurs d'avoir été abandonnée une fois de plus, elle sorti sa longue chaine, qui se mit à briller d'un bleu électrique. Elle la passa derrière sa tête et enroula le reste autour de ses bras, en s'essuyant les yeux du revers de sa protection métallique flambant neuve, et me lança un regard assez menaçant pour me faire reculer, ne serait-ce qu'un peu.

D'abord dans l'incompréhension, les chefs d'escouade donnèrent l'ordre d'encercler la petite, à part Teiko, qui me fixait, à la fois triste, et déçu. Je restais de marbre, pour ma part, pour cacher la peur indescriptible qui me serait le ventre, émanant de la présence de ma coéquipière derrière la tapisserie dans mon dos.

Mêlant sanglot et rage, la petite se battit vaillamment. Se servant des chaines sur ces bras pour bloquer ou dévier, elle les dépliait pour contre-attaquer, alors que les éléments se succédaient sur son arme. Véritable toupie humaine, elle déchirait et enflammait les tapisseries, embrasait les shinobi, les électrisait, les étincelles fusaient sous ses chaines, et les cris de guerre se mêlaient aux sanglots d'une fillette abandonnée. Une fois le menu frétin mis hors d'état de nuire, elle s'effondra sur un genou, essoufflée. Mako sorti de derrière Teiko, le regard sombre, et décrocha son immense épée de son dos en s'approchant de la fillette épuisée. Il leva la lame, pour l'abattre... sur une gangue de glace, avant d'être projeté par un coup de pied très reconnaissable. Ma coéquipière avait dépassé ses limites et s'était jeté sur la petite Fuka pour la protéger. L'enfant brisé se réfugia dans les bras de sa mère, et éclata en sanglot, pendant que celle-ci me fixait avec une haine indescriptible. Pourtant, rien de cela ne me faisait d'effet. J'avais véritablement perdu toute trace d'humanité. Le combat repris lorsque les Terreurs attaquèrent Hyônaka, sans que Teiko ne bouge pour autant, ni aucun de mes subordonnés, comme pétrifiés. invoquant son immense katana, signe de mort dans tout le QG, elle hurla en faisant reculer le grand shinobi, vite rejoint par ses coéquipiers. Mako utilisait le force brute, comme le laissait deviner sa carrure imposante. Tavona semblait adepte du genjutsu, et Mizuno arborait une armure de chakra intégrale. Hyônaka était méfiante, mais voyait bien que l'état de leur chef préoccupais les ninja de légende, tandis que leur coordination était mise a rude épreuve, devant se battre contre l'habitude de laisser certaines tâches à Teiko.

Alors qu'elle n'était pas du tout essoufflée, elle ne me vit pourtant pas venir. L'attrapant par le coup, puis la jetant dans un des couloirs, elle disparut de la vue de tous alors que je me jetai à sa poursuite.

Fuka-chan hurla le nom de sa mère adoptive dans mon dos, puis repris l'affrontement de plus belle. Elle esquiva chaque coup, enchainant souplesse et rondade avec une facilité déconcertante, le temps de cerner ses adversaires. D'un coup, elle se redressa, et, utilisant sa chaine comme fouet, la dirigea vers le crâne de Tavona. Elle eut perdu la vie si Mako ne s'était pas jeter devant sa bien aimée, et tentant tant bien que mal de bloquer l'attaque bien trop rapide, hurla de douleur lorsque ses bras furent tous deux brisés par la chaine qui venait de se couvrir de pierre. Celle-ci se transforma en poussière, qui aveugla les membres des Terreurs blanches lorsque la petite fille lança un coup de pied dedans, et, shidori au point, transperça l'armure de chakra de Mizuno. La petite fille avait bien compris leur principe. Les attaques physiques étaient laissées à Teiko et son taijutsu remarquable, les attaques élémentaires à Mizuno, Mako était le fer de lance, et Tavona la soigneuse. Seulement, aujourd'hui, il n'y avait personne pour maitriser cette chaine de furie, raclant les paroies dans un bruit sinistre et s'abattant sans relache sur le groupe de shinobi qui tentait tant bien que mal de soutenir les assauts. Cette fille était une véritable génie des arts shinobis, et la portée de sa chaine empêchait le groupe de se mettre à l'abri. Teiko était, quant à lui, toujours attablé, les mains croisés, en transe. Finalement, la fillette s'élança dans les airs, et, en plein salto avant, déplia sa chaine en criant, fracassant le sol devant elle, obligeant ses adversaires à se séparer en emportant leur chef, qui s'effondra comme une poupée de chiffon, les yeux dans le vide.

La fillette était à court de ressource. Alors que les Terreurs s'occupaient de leurs blessés, elle put enfin prendre un peu de repos. Jusqu'à mon arrivée.

Hyônaka était complétement hors-combat, sur mes épaules, les vêtement déchirés, un filet de salive au coin des lèvres, le regard vitreux. Je la déposai doucment par terre, puis portai mon regard vers la petite épuisée.

-Quel bande d'incompétents... jetai-je aux Terreurs, honteuses.

-Pourquoi...

Seuls ces mots sortirent de la bouche de la petite Fuka. Elle regardait sa mère étendue par terre, puis leva les yeux vres moi, prête à en découdre une dernière fois dans sa courte vie. Elle se releva, et dans un élan de désespoir jeta vers moi sa chaines dans un mouvement circulaire, alors qu'une odeur d'ozone s'élevait dans la pièce.

Déviant sa chaine avec mon voile, améliorant les capacités de mes yeux et membres, je me ruait sur elle, notant la course de ma coéquipière pour m'arrêter. Celle -ci, toujours plus rapide que moi, ce qui m'étonna, se jeta sur son enfant ne le pris dans ses bras, prête à le défendre jusqu'au bout, comme dans mon rêve au pays des tourbillons. Armant mon bras pour asséner le coup final, je me préparai à achever ce combat gagné d'avance.

Finalement, je pense arrêter la fic plus tôt que prévu. Ce chapitre est une amorce à la fin de l'histoire, une bad ending au final...

Nan je rigole, la suite en dessous ;D

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Je pris dans mes bras les deux filles les plus précieuses à mes yeux.

-Félicitation Fuka-chan, bienvenue à Fubuki, dis-je en l'embrassant sur la joue, pendant que tous ceux debout autour de moi me regardait ébahis.

-Comment ça ? répondit ma bien aimée, toujours ahurie.

J'ordonnais à Yume de défaire son genjutsu, et Teiko ainsi que les membres de mon escouade se réveillèrent, et Hyônaka écarquilla les yeux. Elle avait réussi a se défaire d'elle même d'un genjutsu de Yume elle même... Elle était véritablement une déesse des sceaux...

-Ceci était le test de notre petite Fuka, qui l'a passé haut la main, bien plus que ce que j'avais imaginé.

En disant cela, j'invoquais une tenue de rechange pour ma coéquipière, alors que je lui tendais les morceaux de tissu que j'avais arraché pendant qu'elle "dormait". Elle réalisa qu'elle était presque nue, rougit, me regarda avec désapprobation, se souvint sans doute de son "rêve", car en se relevant, elle attira mon visage entre ses fesses en faisant semblant d'être indignée, puis couina pour de bon lorsque ma langue s'aventura là où elle ne s'y attendait pas. Elle fit une mou adorable avant de disparaitre de la salle, me laissant avec une envie pressante de rentrer.

-Voici une pile de sceaux curatifs, une création de ma coéquipière. Appliquez le sur une blessure, et celle-ci guérira d'elle même, si vous avez le chakra pour activer le sceau. Aucune connaissance en médecine n'est requise, dis-je en laissant une pile de parchemin sur lesquels étaient gravés des signes obscures pour le commun des mortels. Sur ce, emportant ma petite fille avec moi, qui s'était endormie contre mon torse, le visage serein et le bonheur au joues, je rejoins notre domicile commun, sous les regards agacés, ironiques, ou amusés, selon le shinobi en question, vite rejoins par mes camarades, tandis que Tavona courait sur cette scène de blessés, le sourire au lèvre.

Me haïssez pas trop s'il vous plait ^^'. Je vous poste ce chapitre possiblement en tant que avant dernier de la série. Si l'envie me manque de continuer, je ferais une grande ellipse temporelle racontant le dénouement, en replaçant le contexte etc... Cette finira, aucune inquiétude. Si c'est ainsi que ça se termine, comptez sur moi pour faire un chapitre bien plus long que d'habitude. A plus tard, je ne sais pas quand ^^'