JOYEUX NOËL ! Et oui, on est le 25 décembre...

On arrive avec notre nouveau chapitre dont le titre n'est qu'une périphrase pour désigner... Aïe ! Non mais ça va pas la tête Miroir ?! Je ne comptais pas leur raconter le chapitre !

Bref...

On vous laisse à votre lecture !

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Un nouveau roi pour Menegroth –

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Voilà plusieurs mois maintenant que les Nains avaient attaqué Menegroth et massacré un grand nombre des nôtres. Les Milles-Cavernes se remettaient difficilement de ce combat dont nous n'avions été ni perdants ni vainqueurs. Certes, le Silmaril était toujours entre nos mains. Mais pouvait-on réellement considérer comme une victoire une bataille un trop grand nombre de personnes avaient perdu la vie ? Nous avions tous perdu des êtres qui nous étaient chers. Mon grand-père Elmo, dont la disparition avait été pour moi brutale et difficile, bien que notre relation n'aie jamais été faite d'autre chose que d'indifférence. Mablung, qui avait combattu à mes côtés, qui était tombé pour sauver notre honneur, et que je considérais comme l'unique à qui revenait le mérite de notre victoire. Et enfin, et surtout, Ravennë.

A chaque fois que Galadriel ou moi évoquions, même de loin, sa mémoire, je revoyais Ravennë s'interposer entre le Nain et son fils, recevoir le coup à sa place, et mourir dans mes bras en souriant. Et ce souvenir me hantait jour après jour, nuit après nuit, sans répit. J'avais tenté de parler avec Oropher, de lui rapporter les paroles que Ravennë lui avait adressées dans son dernier souffle. Mais il était devenu comme une ombre qui glissait le long des murs en silence. Il ne se montrait guère, restant la plupart du temps dans ses appartements. Sa porte me restait obstinément close quand je tentais de l'approcher. La seule fois où j'avais pu le voir, j'avais hasardé une parole de consolation que j'aurais dû ravaler et étouffer dans ma gorge ; je me rappelais de son regard brûlant, de son cri de bête blessée quand il m'avait hurlé que je ne pouvait pas comprendre ce qu'il ressentait, et que la mort de sa femme était de mon fait.

Lorsque Galadriel m'avait vu revenir à nos appartements dans un état second, elle avait tout de suite compris ce qui s'était passé et s'était empressée de me convaincre que ce n'était pas ma faute et que je n'avais rien pu faire. Ravennë avait fait son choix et s'était sacrifiée pour que son fils vive. Elle acheva de me réconforter en me disant que rejeter la faute sur tout le monde devait être le moyen pour Oropher de vivre son deuil. Bien que cette idée ne me plaise pas, je comprenais que cela devait tout à fait être cela et décidai de laisser mon ami seul avec lui-même afin de lui laisser le temps de revenir à nous.

Je me plongeai alors dans mes livres cherchant à oublier les horreurs et les souvenirs qui ne cessaient de traverser ma mémoire. Je me concentrai notamment sur le livre que Galadriel avait tant voulu sauver lors de la mise à sac de Menegroth.

Il s'agissait d'un manuscrit écrit par une personne que je ne connaissais pas mais qui avait vécu en Doriath et qui avait raconté l'histoire de notre peuple depuis la création d'Arda, jusqu'au départ de la reine. Comprenant qu'il s'agissait de noter tous les faits historiques arrivés au cours de notre histoire, je pris à mon tour ma plume et sur les pages vierges du manuscrit, relatais le massacre de notre peuple par les Nains. Et malgré mon envie irrépressible d'y ajouter des notes personnelles, je me contentai d'une chronique des plus factuelles. je les complétai avec un aperçu de ce qui suivit, sans m'étendre sur le désespoir des survivants, mais rapportant les dégâts matériels subis par le palais.

Il commençait à se faire tard lorsque je posais enfin ma plume et contemplait les pages écritures que je venais de couvrir. Je n'avais pas hésité à donner des détails sur la géopolitique, la situation de Doriath, des cartes du Beleriand… afin de l'illustrer au mieux. Je n'étais certes pas très doué en dessin, mais je n'étais pas mécontent de mes croquis… Je refermais alors le manuscrit, qui comportait encore de multiples pages vierges, et partis me coucher.

Les jours et semaines qui suivirent se ressemblèrent tous sans que rien ne vienne les perturber.

Tous les matins, je me rendais à la salle d'armes et m'entraînais pendant de longues heures. J'avais besoin de me maintenir prêt au combat, et je n'étais pas le seul. Nous étions tous sur le pied de guerre, nous attendant à moitié à ce que les Nains reviennent nous donner le coup de grâce. Après l'entraînement, je rejoignais Galadriel pour partager le déjeuner, et je passais mes après-midi à lire dans la bibliothèque ou à m'occuper de mes plantes.

Lors de mes séances d'escrime, j'avais la désagréable impression que quelque chose ou quelqu'un manquant. Je m'exerçais soit seul face au mannequin, soit face à un soldat régulier qui se trouvait là au même moment ; mais jamais ce sentiment de manque ne me quittait. En effet, même si l'absence de Thranduil me permettais d'être tranquille toute la journée, je ne pouvais m'empêcher de regretter son absence. Sa fougue et son entêtement me manquaient atrocement. A cette pensée, j'imaginais mon élève, enfermé dans sa chambre qu'il ne quittait plus, à se morfondre, peut-être même à culpabiliser...

Même si sa mère lui avait demandé de ne pas se sentir responsable, je savais qu'il avait pris sur lui le poids de sa disparition. J'aurais aimé le voir, essayer de l'aider. Mais la porte d'Oropher s'opposait entre nous. Presque chaque jour, je tentais ma chance, sans succès.

Un jour pourtant, Oropher m'ouvrit la porte, et en apprenant que je venais pour son fils, il me laissa passer. Je ne sus ce qui motiva ce changement d'attitude, mais plutôt que de le questionner, je le remerciais chaudement avant de me diriger vers la chambre de Thranduil. Oropher me lança qu'il y était enfermé depuis des jours entiers sans jamais en sortir, refusant de l'ouvrir à quiconque, même à lui. Je sentis l'amertume dans sa voix, mais décidais de l'ignorer, et frappais à la porte de mon neveu. Comme il ne répondait pas, je pris la liberté d'entrer en me passant de son autorisation.

La chambre était déserte.

Oropher, qui était entré à ma suite, paniqua aussitôt. J'entrepris de fouiller méthodiquement la chambre, mais l'enfant ne se cachait ni sous le lit, ni dans le placard, ni derrière les rideaux, ni dans le pot de chambre. Invraisemblable. Oropher m'assurait qu'il l'aurait vu sortir s'il avait fugué. La porte était la seule issue. Il était forcément ici.

Soudain, alors que je tournais autour du lit, je remarquais un étrange creux, naturellement impossible, sur le matelas. Thranduil était là, sans l'être. En résumé, il était invisible.

Je me tournais vivement vers Oropher en lui conseillant d'aller chercher dans les autres pièces des appartements pendant que je finissais de fouiller la salle. Oropher me jeta un regard reconnaissant et quitta la chambre en appelant son fils.

Une fois qu'il se fût éloigné, je m'assis sur le lit et chuchotai doucement :

« Allez Thranduil… Montre-toi !

A côté de moi, l'air bruissa et mon neveu apparut, allongé sur le matelas, la tête posée sur son oreiller.

- Te voilà !

- Vous êtes content ?

- Je suis inquiet, et ton père aussi… Tu n'as pas donné de signe de vie depuis trop longtemps.

- Il était tellement occupé à pleurer sur son sort que j'aurai pu le menacer d'une épée, qu'il m'aurait probablement supplié de l'achever, répondit hargneusement l'enfant.

- Tu ne penses pas ce que tu dis…

- Si… Tout le monde sait que c'est de ma faute si nana est morte ! Si seulement j'avais su me défendre correctement ! Et même avec tout ce que vous m'avez appris, j'ai été incapable de la sauver.

- Tu n'es encore qu'un enfant. Tu n'as pas à t'en vouloir ! Aussi sur que ce soit à accepter, ta mère s'est sacrifiée pour que tu vives... Rappelles-toi ses dernières paroles. Ne la pleure pas trop et ne t'en veux pas. C'était son choix. Alors accepte-le, ce serait une offense à sa mémoire que de ne pas suivre son dernier conseil.

- C'est facile pour vous de dire ça… Vous n'avez pas perdu de proche.

- Détrompes-toi… Ta mère comptait beaucoup à mes yeux, et j'ai perdu mon grand-père, Elmo, soupirais-je.

- Ce n'est quand même pas pareil, s'entêta Thranduil.

- Je n'irai pas te contredire. J'essaie juste de te réconforter pour que tu…

- THRANDUIL !

Aussitôt, une furie nommée Oropher se précipita dans la chambre et attrapa son fils.

- J'ai cru te perdre aussi ! S'écria-t-il.

- C'est bon ada ! Je suis là ! Répondit-il en repoussant son père.

- Laique ! Comment l'as-tu retrouvé ?

Je ne m'étais pas du tout attendu à une telle question. Pourtant, elle était justifiée.

- Je… Euh…

- J'étais sous le lit, expliqua nonchalamment Thranduil.

Sous la surprise, je me contentai de corroborer sa version des faits en effectuant des signes positifs de la tête. Ce garçon avait toujours été surprenant quant à sa capacité à tordre la vérité de façon suffisamment correcte pour qu'elle semble être la vérité. Alors qu'il ne s'agissait que d'un simple mensonge. Lorsque Thranduil eut fini d'expliquer à son père le pourquoi du comment il s'était mis sous le lit, et pourquoi il n'avait pas répondu lorsque ce dernier l'avait appelé, Oropher se rappela que j'étais présent et sans autre forme de procès, me mis à la porte avec un vague « merci » prononcé à la va-vite.

Planté devant la porte de mon ami, je restais un instant interdit avant de retourner à mes appartements, pensif. Thranduil, qui ne s'était jamais montré très doué en magie, venait de réussir dans difficultés apparente, à se camoufler entièrement et à réapparaître dès qu'il l'avait souhaité. Ce progrès soudain était-il dû à un entraînement régulier ou… à la mort de sa mère ? Ce fut en me posant cette question que je rentrais dans mes appartements. Plongé dans mes pensées, je ne vis pas Galadriel qui se trouvait devant moi, sur le point de sortir et je manquais de lui rentrer dedans. Au dernier moment, elle vit que je n'étais pas attentif et attrapa mes épaules pour m'arrêter ce qui eut pour effet de me faire relever la tête.

-Ne regardez-vous donc jamais où vous allez, melleth nin ?

- J'étais plongé dans mes pensées…

- Je l'ai vu. Mais ne tardons pas, nous sommes convoqués dans le Hall du Roi. Le Seigneur Dior vient d'arriver.

Et sans me laisser le temps de répliquer, elle me sourit, de ce sourire qui faisait toujours chavirer mon cœur, et me prenant la main, elle m'emmena en direction de la salle du trône.

Une fois sur place, il ne fallut même pas jouer des coudes pour se trouver dans les premiers rangs. La bataille contre les Nains avait décimé tant des nôtres, et beaucoup manquaient à l'appel. La garde du palais avait formé une haie d'honneur à une délégation elfique qui s'avançait dans le Hall. Mon père Galadhon, qui avait repris les rênes du royaume en tant que plus proche parent vivant du Roi, se tenait debout devant le trône pour les accueillir.

En tête marchait un elfe de haute stature à la chevelure d'argent, vêtu richement aux couleurs de Doriath. Il ne me semblait pas l'avoir déjà vu, mais il dégageait une aura de force tranquille familière. Il était suivi d'une fort belle dame elfe qui tenait par la main une enfant aux cheveux de nuit qui devait avoir l'âge de Thranduil ; deux jumeaux qui avaient la chevelure de leur père étaient dans les bras de la dame de compagnie qui la suivait. Cet équipage était encadré de soldats dont le blason était frappé d'armes que je reconnus vaguement pour celui de l'Ossiriand.

Mon père Galadhon s'avança et s'inclina devant l'elfe aux cheveux d'argent, une main posée sur le cœur. Celui-ci lui rendit son salut, avant de se dresser face à tous ceux qui étaient assemblés et attendaient, silencieux, qu'il prenne la parole.

- Mon nom est Dior Eluchil, fils de l'Homme Beren Erchamion et de Lúthien Tinuviel, qui fut princesse de Doriath et fille d'Elu Thingol. Jamais je ne vins en ce royaume où règne le peuple de ma mère, et je lis dans vos regards votre surprise de voir un inconnu, un étranger, se tenir aujourd'hui devant vous. Mais je suis prince de Doriath par ma naissance, et il est de mon devoir de revenir vers mon royaume alors qu'il est au bord du péril. Je ne vous demande que de m'accorder votre confiance et votre entière transparence, car je ne pourrais régner parmi vous qu'en vous connaissant et en sachant votre opinion de moi. Je ne viens pas en ennemi ou en voleur ; je viens pour relever Doriath et lui rendre son éclat.

Mon frère Galathil parut à cet instant précis, portant entre ses mains un coffret de bois ouvragé. Quand il l'ouvrit pour la présenter au fils de Lúthien, celui-ci s'agenouilla sans hésiter. Mon père se saisit de l'objet contenu dans le coffret ; il s'agissait de la couronne de Thingol, que personne n'avait plus portée depuis la mort de notre Roi. Se tournant face à nous, il leva la couronne vers les voûtes des cavernes et prononça : « Longue vie au roi ! » Et quand il déposa la tiare sur la tête de Dior, toute l'assemblée répéta en écho : « Longue vie au roi ! » Je joignis ma voix à celles des autres, un peu déconcerté par la précipitation de cette cérémonie, s'il en était une. Mais les temps étaient trop sombres pour nous étendre en festivités. Nous avions besoin d'un roi ; nous l'avions. Maintenant, il devait agir.

Avec l'arrivée de Dior, un changement s'opéra en Doriath. Les réparations des Milles-Cavernes s'amorcèrent avec une volonté nouvelle, comme si le sang neuf de la couronne royale nous avait a tous communiqué une nouvelle énergie. Il y avait tant à reconstruire… Les galeries inférieures avaient particulièrement souffert, et certaines s'étaient écroulées. La moitié du palais n'était plus habitable Même Thranduil, dans son éclat de colère quand il était tout petit, n'avait pas fait autant de dégâts...

Lorsque l'an 505 du Premier Âge naquit, un messager arriva à Menegroth afin d'annoncer une funeste nouvelle. Lúthien et Beren venaient de mourir. Cela provoqua un grand émoi, car Lúthien avait été très appréciée en Doriath et sa disparition était une grande perte pour le royaume. Des funérailles s'organisèrent afin de confier leurs âmes aux Valar. S'ensuivit une nuit de veille pour ses proches, et le roi resta debout toute la nuit sur la butte qui surplombait la cité. Le lendemain, à son cou brillait le Nauglamir serti du Silmaril. Il ne le quitta plus depuis. Et une crainte secrète nous emplis tous, entachant l'espoir que nous avions retrouvé ; car nous craignions que notre nouveau roi, comme son aïeul, comme tant d'autres, subisse l'influence néfaste du Joyau de Fëanor. Mais rien ne donna raison à cette crainte, pour un temps du moins, alors nous fîmes taire nos inquiétudes vaines.

Les années passèrent et tous en vinrent presque à oublier l'horreur survenue en Doriath. Oropher surmonta peu à peu son désespoir et commença à reconstruire sa vie, dont son fils unique était le centre. Il entreprit de reprendre personnellement l'éducation de Thranduil sur le plan militaire du terme. Il me laissait quand même le soin de m'occuper de son enseignement culturel. Mon élève et moi étions attristés par cette nouvelle décision, alors nous nous rejoignions de temps en temps dans la salle d'armes pour une séance de partage de connaissances. Ce n'était pas exactement un cours, alors Oropher pensait que nous croisions simplement le fer. Je m'en voulais un peu de le cacher à mon ami, mais Thranduil m'avais rappelé que son père voulait à tout prix être le responsable du niveau d'entraînement de son fils dans ce domaine, et que serait malvenu de lui forcer la main.

Avec Galadriel, nous coulions des moments heureux. Dès le retour du printemps, nous nous rendions dans le verger de Menegroth afin de regarder les Elanor et les Niphredil s'ouvrir.

Un jour cependant, le Roi Dior convoqua le conseil restreint dont je faisais partie, et nous montra une missive qu'il venait de recevoir des fils de Fëanor. Ce nom seul suffit à nous hérisser. Ils avaient appris que le Silmaril se trouvait en Doriath et exhortaient Dior à leur rendre ce qu'ils considéraient comme leur bien. Après nous avoir consulté, Dior leur rendit un refus catégorique bien que courtois, et le sujet fut pour nous clos.

Quelques temps plus tard cependant, une autre lettre des Fëanorion réitéra leur demande, en des termes cette fois bien moins diplomatiques. Et à chaque refus de notre roi, un nouveau message arrivait en Doriath avec la même demande, mais de plus en plus ferme. Et la réponse était inlassablement la même.

Après plus d'un an de ce lassant manège, Dior en eut assez. Et sur un coup de colère, il répondit à la dernière missive d'une manière violente qui ne manquerait pas d'irriter les Fëanorion. Galadriel, qui connaissait fort bien ses cousins, prophétisa avec un demi-sourire que Curufin, Celegorm et Caranthir ne manqueraient pas de s'emporter et de réclamer la guerre. Je lui demandai si elle était ironique. Elle me regarda droit dans les yeux, sans me répondre ; son sourire s'était effacé.

Dior reçut quelques jours plus tard la réponse de Maedhros, qui demandait une audience au sein même des Milles-Cavernes avec ses frères, afin de s'entendre, entre princes elfiques, d'une façon courtoise et réfléchie. Les membres du conseil restreint grimacèrent à l'unisson, mais avions-nous le choix ?

Galadriel se raidit quand je lui annonçai la nouvelle, et son visage se ferma.

- Les fils de Fëanor en Doriath ?

Elle était pareille à un fauve qui s'apprêtait à bondir. Prenant ses mains dans les miennes, je lui demandai ce qui n'allait pas.

- Vous m'avez demandé il y a quelques jours si je plaisantais en affirmant qu'ils déclareraient la guerre au moindre prétexte. Mon ami, ces hommes ne sont pas les cousins avec qui j'ai grandi. Ils sont féroces et sans pitié. J'étais là lorsqu'ils ont prêtés le serment qui les pousse à reprendre les Silmaril. J'étais aussi présente lorsqu'ils ont vilement massacré ceux d'Aqualondë. Ils ne reculeront devant rien pour reconquérir ce qu'ils considèrent être leur possession de droit.

- Mais en venant en tant qu'ambassadeurs, objectai-je, ils se soumettent aux lois sacrées de l'hospitalité.

- Pensez-vous vraiment qu'ils les respecteront ? Me demanda-t-elle en haussant un sourcil.

- Le futur est un voile délicat que nous ne pouvons soulever que lorsqu'il devient présent, répondis-je philosophiquement.

- Vous avez raison melleth nin.

Un sourire effleura sa lèvre, mais ses yeux restaient graves et pensifs.

Les fils de Fëanor seraient en Doriath dans deux semaines. Et l'issue des négociations signerait soit une trêve durable, soit la chute du royaume.


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Et on vous abandonne sur cette note tendue, pour vous souhaiter un TRÈS JOYEUX NOËL !

On espère que vous avez aimé ce chapitre un peu tristounet...

A la prochaine fois !