Guys, this is it, this is the end!
Chers lecteurs, voici donc, enfin, le dernier chapitre. 26 mini-chapitres.
J'espère que vous avez appréciez, car effectivement, il y a pas tant que ca de fanfictions en français. J'espère aussi ne pas avoir trop dessus vos attentes, si il y en avait.
Bonne lecture, et n'hésitez pas a laisser une review.
Si non, j'ai mis pleins de références musicales, les avez vous trouvées?
Bonne journée
Sunday_
Perfect world
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Danser à deux, à la tombée de la nuit. Le feu brule et lèche les ombres noires. Combat singulier. Heurter le sol, prier, frapper l'onde de choc dans le ventre, le poing fermé. Se relever. Recommencer. Respirer. « Garder la forme ».
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Sur les draps froissés. L'odeur acide de la sueur, douce, des cheveux de ce frère, aimé. Le gout sucré des pommes sur les lèvres. « Ai confiance en moi ».
Silence.
Les mains. Les mains, les poignets. Les coudes pliés. Ombres du bout des doigts. Caresser la peau si fine, les veines. La pression sur les hanches. Redevenir sauvage. Parce que tout ce qui me fait moi, est toi.
Leurs langues tranchantes deviennent chaudes et douces, invitantes, généreuses et courbes. Vagues lancinantes de chaleur moite, baisers exigeants et longs. De la soie, du velours sous leurs mains abimées, du coton. Des baumes sur la multitude de petites cicatrices blanches. Tes mains gommeront toutes les erreurs.
Une offrande dans des gestes si appuyés.
Les mains passent, et tout est oublié.
Nous sommes nous battus, il y a quelques instants encore ?
La douleur et le désir. Des dieux monstrueux ? Ou des hommes ?
Points sensibles.
Sans réponse.
Se confondre. Se confondre. La douleur comme une bouche sur le corps, comme un étau qui brise, comme une main qui caresse. Indescriptible. Tout s'accélère. La nuit sans défense.
Baisers sur les bleus qui fleurissent sur leurs corps.
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Sans pudeur.
La nuit devant, ça brule. Le feu s'éteint lentement, dehors.
Les ombres transpercent la fenêtre, s'étendent sur les murs.
Pas de négociation. Quand on s'aperçoit que ce n'est pas un rêve.
Seuls au monde.
Eux, les murs, la forêt, et le ciel.
S'ils n'étaient pas si grands, s'ils n'étaient pas ceux dont parlent les livres, ils resteraient là. A l'abri du monde des hommes. Ils se feraient oubliés, et rejoindrait ces ombres, qui ne connaissent ni le bien, ni le mal.
S'ils n'étaient pas si grands, s'ils avaient oubliés ce qu'est le devoir, ils ne repartiraient pas de cette maison, au fond de la forêt.
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Car les arbres ne jugent pas comme les hommes.
Qui s'inquiète des lois des hommes ? S'ils ne sont plus vraiment des hommes ?
Dis, Dean ? Nous sommes nous perdu quelque part ?
Je ne veux pas vivre pour toujours, si c'est pour vivre sans toi.
Leurs gestes de douleur à savourer chaque courbe, chaque creux de l'autre, si appuyés palper leurs corps pour sentir qu'ils ne disparaissent pas dans la nuit, comme le feu, là-bas, dehors. Sentir si fort ce cœur cogner comme un fou sur la cage thoracique. Se libérer. Rire d'ivresse de liberté. Rire de la courbe des lèvres. Les yeux pétillants comme un immortel feu d'artifice.
Franchir le précipice.
Leur corps d'homme.
Je t'aime.
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Ils ne savent même plus, qui des deux prononce ces mots.
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Ils ne savent plus qui est qui. C'est vague. Perdu dans la chaleur, dans l'attention abstraite de l'amour. Dans le noir.
Ils prennent leur temps, toute la nuit s'il faut. Le nez de Dean erre de la tempe à la clavicule. De l'épaule au ventre, au bras. De cicatrice en cicatrice. Les compter une à une. Elles s'effacent dans le noir, comme leurs rides dans la nuit.
Sam dit : C'est magnifique. Les yeux relevés au plafond. On entend plus que les souffles dans l'air et les crépitements des flammes et des cendres.
Leurs mains se cherchent et se serrent. Leurs corps glissent, l'un contre l'autre, au rythme de la nuit noire. Oh, ils pourraient faire ça pendant des heures, jusqu'à que le feu s'éteigne complètement. La nuit les avalerait alors, ne resteraient plus que le monde en relief de leurs corps et les étoiles au loin, au coin de la fenêtre.
Leurs mains serrant leurs sexes, leurs bouches mordant une épaule. La main de Dean dans les cheveux de Sam, front contre front. Les yeux dans les yeux. Une main égarée serrant jalousement une fesse, glissement bassin contre bassin. Comme les vagues, loin, à là-bas, aux confins de la forêt.
L'orgasme les surprend tous les deux, sans prévenir, étoile filante dans le noir.
Il n'y a plus que ce monde merveilleux d'os et de chair, chaude, à garder contre soi. La respiration à bout de souffle de l'autre. Souvenir de lutte, rire. Bouche contre bouche. Doigts autour des hanches, autour des bras. Sensation d'un t-shirt sur la peau sensible, et puis le bruit qu'il fait en atteignant le sol. Jambes emmêlées et draps tirés. Les reflets rouges du feu rendent le lit incandescent. Oh oui, les miraculés, ils resteraient là pour toujours, s'ils avaient oublié ce qu'est le devoir.
On entend de nouveau le bruit des branches et du vent, le bruit de la nuit bien avant l'aurore. Le vent qui passe, le crépitement, le répit de la forêt américaine. Les insectes au loin.
Ils rêvent de quand tout sera fini.
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On vivra tout doucement
Tout doucement comment?
Comme ça?
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