Vraiment désolée pour ce retard monstre! Je n'ai pas vraiment d'excuse, si ce n'est qu'avec les examens, j'ai quand même été assez occupée, mais surtout... j'ai eu le syndrome de la page blanche. Atroce. Impossible d'écrire le moindre mot.

Ce chapitre est un peu moins long que d'habitude, navrée pour ça aussi. Il sera également plus calme, je crois que Harry le mérite.

Bref, comme d'habitude, j'espère que ce chapitre vous plaira, reviews n'hésitez pas, et bonne fêtes à tous!


Harry peinait à croire ce qu'il vivait : debout dans l'encadrement de la porte, il observait sa chambre, en tous points semblable à quand il l'avait quittée, presque trois mois auparavant : son bureau en désordre, sa bibliothèque remplie à craquer, ses posters de rugby, son armoire brinquebalante… Seule l'odeur de lavande inhabituelle indiquait que James ou Lily y faisait régulièrement le ménage.

Harry regarda sa chambre d'un air perdu : le décor lui paraissait à la fois familier et pourtant étranger. Son ancienne vie lui paraissait si lointaine, désormais. Il avait du mal à croire que cela ne faisait que quatre mois qu'il était à Poudlard.

Le petit brun s'avança d'un pas mal assuré dans la pièce avant de se laisser tomber lourdement sur son lit, pensif. Il y a quelques mois encore, il vivait replié sur lui-même, avec un Tom plus qu'omniprésent lui murmurant des idées noires et effrayantes en permanence. Aujourd'hui, il était bien plus ouvert, bien plus calme, bien plus en paix avec lui-même, en dépit de tout ce qu'il s'était passé.

D'ailleurs, en parlant de Tom… Harry fronça les sourcils. Il ne s'était presque plus manifesté depuis son agression dans la grotte. Plus du tout, même. Comment cela se faisait-il ?

Harry se retourna, le regard dans le vide, perdu dans ses réflexions. Depuis qu'il était arrivé à Poudlard, Tom était devenu totalement imprévisible. Il disparaissait pendant des semaines entières et ne refaisait surface que quand Harry l'appelait. Comparé à avant, où il était en permanence occupé à le tourmenter, on aurait pu s'attendre à ce que l'adolescent se réjouisse. Seulement, Harry était surtout perplexe et méfiant : qu'est-ce qui avait poussé Tom à ce changement ?

C'était la première fois qu'il se posait réellement la question, nota distraitement Harry. Bien sûr, il avait remarqué le changement, mais c'était la toute première fois qu'il se demandait quelle en était la raison.

Tout ce que Tom avait fait, ces derniers mois, c'était le priver de ses souvenirs, soi-disant pour le protéger…

C'est alors que Harry réalisa quelque chose. Quelque chose à laquelle il n'avait pas vraiment pensé ces derniers jours, bien que ça paraisse évident : Tom, depuis le début, savait que Barty Croupton Jr avait essayé de le tuer. Il avait probablement compris dès le début que c'était lui qui l'avait poursuivi dans les bois lors de sa première journée à Poudlard et qui l'avait attaqué lors du jeu des Serpentard ! Sans compter toutes les fois où il l'avait croisé dans le couloir et où Croupton lui adressait son sourire menaçant !

Il fronça les sourcils. À vrai dire, Tom faisait peut-être bien de se faire discret, ces derniers temps !

« Tom ! » appela furieusement Harry. « Tom, il faut que je te parle ! »

Il n'y eut aucune réaction. Après plusieurs minutes infructueuses, l'adolescent dut se résigner : Tom ne se montrerait pas.

Le jeune homme poussa un grognement. Il ne perdait rien pour attendre ! Tom ne disparaissait jamais éternellement : Harry l'attendrait au tournant !

-Harry !

Le jeune homme sursauta à l'entente de la voix puissante de son père. Se sentant étrangement coupable, il se redressa à toute vitesse et alla sur le pas de la porte de sa chambre.

-Oui ? demanda-t-il depuis le palier. Qu'est-ce qu'il y a ?

-Descends un instant, s'il te plaît !

Interloqué, Harry s'exécuta néanmoins et descendit les marches de l'escalier avec rapidité.

-Qu'est-ce qu'il se pa… ?

Le petit brun n'eut pas le temps de finir sa phrase : une tornade de boucles chocolat s'abattit sur lui et l'emprisonna dans une étreinte comparable à une prise de catch.

-Harry ! Oh, Harry, Harry ! s'exclama une petite voix aiguë.

Harry était sur le point d'étouffer, néanmoins, il plaça ses bras dans le dos de son amie et la serra aussi contre lui tandis qu'un déferlement de joie lui étreignait le cœur.

-Hermione !

Dans le dos de la brunette, Ron avait un large sourire sur le visage. Le rouquin s'avança vers lui et lui administra une grande tape dans le dos.

-Comment ça va, mon vieux ?

-Ron ! protesta Hermione en relâchant enfin son ami. Ne le frappe pas !

-Et toi, alors, tu peux l'étrangler sans qu'on te reproche rien ?

Harry éclata d'un rire joyeux, des étincelles dans les yeux.

-J'ai une impression de déjà-vu, pas vous ?

Les trois amis échangèrent un regard complice, un sourire niais sur le visage, avant d'éclater d'un rire collectif. Cela faisait tellement du bien de se revoir, après plusieurs mois de séparation !

James Potter, qui se tenait devant la porte d'entrée et qui avait permis aux deux adolescents de rentrer sans faire de bruit, contempla les trois amis avec affection. Son fils était ami avec Ron et Hermione depuis si longtemps qu'il avait parfois l'impression de les connaître aussi bien que Harry !

-Et si on allait s'installer dans le salon ? proposa-t-il aux adolescents qui acquiescèrent joyeusement.

Dans un concert de babillements, ils se dirigèrent vers le grand salon des Potter, où Lily était confortablement installée dans un canapé et manifesta son plaisir de revoir Ron et Hermione.

-Vous voulez boire quelque chose ? Ou manger ? proposa la femme. J'ai préparé du brownie en revenant !

-Oh, oui, avec plaisir ! accepta Ron, les yeux brillants, s'attirant un rire amusé du reste des personnes présentes.

James se leva et alla préparer les morceaux de gâteau. En revenant dans le salon, en plus d'avoir miraculeusement fait tenir cinq assiettes sur ses bras, il avait également déposé une petite boîte en carton sur l'une d'elles.

-N'oublie pas tes anti-inflammatoires, Harry, recommanda-t-il en distribuant les assiettes.

Le petit brun le remercia d'un grand sourire.

-Je ne risque pas d'oublier, crois-moi, affirma-t-il en prenant une gélule dans sa main.

Il ne manqua pas le regard coupable que Ron et Hermione échangèrent discrètement. Harry se doutait qu'il allait avoir du mal à les convaincre qu'ils n'y étaient pour rien dans ce qui lui était arrivé – surtout Hermione. Cela lui paraissait absurde : c'était lui, après tout, qui avait insisté pour n'en parler à personne et qui avait préféré mener son enquête dans son coin ! Voilà où ça l'avait mené…

-Tu n'as pas trop mal ? demanda la jeune fille d'un ton où la culpabilité était clairement perceptible.

Harry se tourna vers elle lui adressant un sourire qui se voulait rassurant.

-Non, ça va, tant que je prends mes médicaments, je me sens comme si je n'avais rien ! J'ai l'impression que je pourrais aller courir un marathon !

-Ce n'est pas pour autant que tu vas aller courir partout ! réprimanda Lily en jetant un regard réprobateur à son fils. Tes blessures sont encore fraîches et certaines coupures viennent à peine d'être recousues, donc tu vas me faire le plaisir de rester tranquille jusqu'à ce que tu sois guéri !

Harry se renfonça dans le canapé et ne manqua pas le sourire amusé qu'échangèrent ses amis et son père. Lui-même adressa un sourire angélique à sa maman.

-Bien sûr que non, Maman, je disais ça pour imager à quel point les médicaments sont efficaces !

James secoua la tête devant la fausse effronterie de son fils et mit en bouche un morceau de brownie.

-Mais, insista timidement Hermione, il n'y a rien de trop grave, rassure-moi ? Pas de muscles atteints trop gravement ou quelque chose comme ça ?

Harry hocha négativement la tête, la bouche remplie de gâteau, tandis que James répondait à sa place.

-Le médecin dit qu'il a eu une chance relative : aucune des entailles n'est trop profonde, même si certaines ont nécessité des points de suture. Il faut les désinfecter matin et soir pendant encore trois semaines et appliquer une bonne crème : normalement, les cicatrices devraient être presque invisibles.

-J'ai hâte que les coupures disparaissent, surtout celle-ci, déclara Harry en désignant celle qui lui barrait le front avec une grimace. Déjà avec celle en forme d'éclair on pensait que j'étais servi, mais maintenant…

-Encore que ça te donne un air d'aventurier, remarqua Ron d'un ton faussement expert. Je suis prêt à parier que toutes les filles vont te sauter dessus !

Harry rougit comme une tomate bien mûre tandis que son ami lui adressait un sourire faussement innocent et que Hermione se retenait de rire. L'enfoiré !

Quand il leur avait annoncé, par téléphone que lui et Blaise sortaient ensemble, Ron avait d'abord eut l'air abasourdi. Il lui avait fallu cinq bonnes minutes pour se reprendre de la nouvelle. Harry ne s'était pas trop fait de souci concernant sa réaction au sujet de son orientation sexuelle : son grand frère Charlie était homosexuel et Ron avait toujours réagi vivement aux critiques homophobes qu'il avait pu entendre. Quant à Hermione, Harry avait presque pu sentir son sourire suffisant lorsqu'elle lui avait annoncé qu'elle s'en doutait.

-Ah oui, tiens, Harry, embraya James, un sourire coquin aux lèvres. Tu n'as pas rencontré une fille qui te plaît, à Poudlard ?

Harry lança discrètement un regard noir au rouquin, promesse de mille tortures lorsqu'ils seraient seuls. Ron, nullement impressionné, s'étira paresseusement sur le canapé, un fin sourire aux lèvres.

-Non, marmonna Harry. Je ne traîne pas beaucoup avec les filles, à part Luna…

-Qui est une adorable jeune fille, le coupa James. Tu penses que…

-Non, Papa, je ne pense rien du tout, dit Harry en levant les yeux au ciel d'un air exaspéré. Luna est mon amie, rien de plus.

-Et il n'y a pas d'autres…

-Non.

Dans leur coin, Ron et Hermione regardaient le plafond d'un air fasciné, sans parvenir à masquer leur sourire amusé.

-James, tu vas arrêter de le taquiner ? intervint Lily en prenant la défense de son fils. Cesse de l'ennuyer !

James leva les mains en l'air en signe de reddition.

-Très bien, très bien, abdiqua-t-il, un sourire néanmoins bien présent sur ses lèvres. J'ai compris, Harry, tu n'es pas intéressé par une fille à Poudlard, tu préfères passer tout ton temps avec Draco et Blaise…

Ron, qui était en train de prendre une gorgée de jus d'orange, faillit tout recracher par le nez. Heureusement, les Potter ne le remarquèrent pas, contrairement à Hermione qui jeta un regard dégoûté au rouquin secoué d'un fou rire silencieux.

-Bon ! s'exclama Lily pour couper le monologue de son mari. Je vois bien que vous trépignez de vous retrouver à trois ! James et moi devons de toute manière faire des courses, donc nous allons vous laisser !

-En fait, intervint Hermione, nous pensions amener Harry au marché de Noël. Si ça ne vous dérange pas, bien sûr, ajouta-t-elle poliment, comme à son habitude.

Le visage de Harry s'éclaira et il lança un regard plein d'espoir à ses parents, qui, comme il s'y attendait, paraissaient légèrement inquiets.

-Et bien…, commença Lily, hésitante. Avec tes blessures, Harry…

-Maman, je viens des prendre mes anti-inflammatoires, et je prendrai la boîte avec moi, s'exclama Harry d'une voix suppliante. Et on ne va certainement pas faire un jogging !

Le regard de sa mère restait soucieux, et Harry comprit que ses blessures n'étaient pas la seule chose qui l'inquiétait.

-Et, heu… ajouta-t-il un ton plus bas en s'approchant de la jolie femme rousse, il n'y aura pas de problème avec Tom. Promis.

Sa mère rouvrit la bouche, mais James la devança :

-C'est bon, sortez vous amuser. Mais soyez prudents ! Et pas de folie au niveau des achats !

Les trois adolescents leur adressèrent un sourire rayonnant et les remercièrent chaleureusement avant de se précipiter dehors, après avoir enfilé leur veste.

Lily adressa un regard plein de reproches à son mari qui lui adressa un sourire innocent.

-Quoi ? se défendit-il néanmoins. Tu ne t'attendais pas à ce qu'il reste enfermé pendant deux semaines ?

-Non, répliqua sa femme, mais la dernière fois qu'il est sorti seul dans Londres…

-Il n'est pas seul, la coupa James en la prenant dans ses bras. Il est avec Ron et Hermione, qui connaissent bien ses… problèmes, peut-être même mieux que nous. Et tu as entendu son psychiatre : Harry a fait d'incroyables progrès, ces derniers mois. Le moins que nous pouvons faire, c'est de lui montrer qu'on lui fait confiance.

Lily soupira, touchée par la véracité de ces propos.

-Je ne peux pas m'empêcher d'être inquiète, soupira-t-elle en lui rendant son étreinte.

-Nous n'avons cessé d'être inquiet ces derniers mois, répondit doucement James. Et j'ai l'impression que Harry ne peut pas être pus en sécurité que maintenant, vu ce qui lui est arrivé…

Lily frissonna au souvenir de la nuit où Poudlard les avait appelé pour leur dire que Harry s'était fait violemment agressé par un autre pensionnaire et qu'il était dans un état grave. À ce moment-là, elle avait réellement cru que son cœur s'était arrêté de battre. Si James n'avait pas été là, puis Sirius et Remus qui lui avaient prononcé des paroles rassurantes tandis qu'ils fonçaient vers l'Ecosse, elle se serait effondrée.

-Je crois que maintenant, nous avons le droit de nous détendre, continua James. Et je connais une excellente technique pour ça…

Lily éclata de rire tandis que son mari l'entraînait dans leur chambre avec un sourire coquin.

XXXXXXXXXXX

-Ah ! 'est 'au ! 'est 'au ! s'exclama Ron la bouche ouverte en trépignant sur place.

Harry éclata de rire en enfonçant le nez dans son propre cornet de marrons chauds tandis que Hermione jetait un regard dépité au rouquin.

Ron avala son marron en grimaçant. C'était bouillant et il l'avait mis en bouche sans y penser un instant.

-Et si on prenait un verre de vin chaud ? proposa Hermione tandis qu'ils passaient devant une échoppe qui en proposait.

Ses deux amis approuvèrent l'idée avec enthousiasme et ils payèrent chacun un verre à la dame qui tenait le stand.

-Bon appétit ! leur souhaita-t-elle avec un sourire en leur tendant les verres respectifs.

Les trois amis la remerciaient avant de s'éloigner.

Harry contemplait la ville autour de lui avec ravissement. Londres lui avait tellement manqué ! De plus, la ville était tout simplement splendide en hiver, avec les lumières étincelantes et les nombreux sapins décorés de mille boules et guirlandes colorées.

Ils avaient profité de leurs retrouvailles pour faire leurs achats de Noël : Harry avait trouvé des cadeaux pour ses parents, Sirius et Remus, ainsi que pour Tonks et Teddy : il essayerait d'un trouver un pour Ron et Hermione pus tard, une fois qu'il ne serait plus avec eux.

-Ça fait plaisir, de se retrouver ici tous les trois, fit remarquer Ron et buvant une gorgée de son vin.

Hermione et Harry échangèrent un sourire avant de passer chacun leur bras libre autour des épaules du rouquin.

-Oui, ça faisait si longtemps ! renchérit Hermione. Tu nous as si manqué, Harry.

-Vous m'avez manqué vous aussi, répondit Harry qui commençait à se sentir légèrement ému.

-Oui, enfin, heureusement, tu as trouvé quelqu'un pour te consoler, répliqua Ron avec un sourire goguenard. Quelqu'un avec des grands bras musclés, des yeux qui sondent l'âme. Quelqu'un qui s'appelle Blaiiiiseuuuuuh…

Harry donna un coup dans l'épaule du rouquin en poussant une exclamation indignée tandis que Hermione éclatait de rire devant les pitreries de Ron qui s'enfuyait en riant à gorge déployée.

-Taisez-vous un peu, grogna Harry devant les rires de ses amis. Et surtout, si vous faites encore des allusions comme ça devant mes parents, je vous massacre !

-Oui, c'est ça, répliqua Ron d'un ton moqueur, avec ton mètre vingt, tu vas nous démolir. J'en tremble déjà.

Harry soupira et mit un marron chaud en bouche avec un air boudeur.

-D'ailleurs, tu comptes leur dire un jour ? demanda Hermione.

-Quoi ?

-Blaise et toi ?

Harry se renfrogna légèrement.

-J'en sais rien. D'un côté, je sais qu'ils n'ont rien contre les homosexuels, mais là, ça va être différent parce qu'il s'agit de leur fils, j'imagine.

Hermione hocha la tête d'un air compatissant tandis que Ron haussait les épaules.

-Après, avec Sirius qui saute sur tout ce qui bouge, homme comme femme, ça ne devrait pas trop les choquer non plus, tu ne crois pas ?

-J'espère, répondit Harry. C'est un peu sur ça que je comptais aussi. D'ailleurs…

Harry leur raconta la manière dont Sirius les avait surpris, Blaise et lui, juste avant qu'ils ne se quittent. Comme il fallait s'y attendre, Ron éclata à nouveau de rire.

-Excuse-moi, Harry, souffla-t-il entre deux éclats, je ne peux pas m'empêcher d'imaginer ta tête…

Et il repartit dans un fou rire.

-Au moins, il n'a rien dit à tes parents, fit remarquer Hermione qui ignorait dignement le rouquin derrière eux.

-Arrête, c'est peut-être encore pire, soupira Harry. Il ne dit rien, mais il fait des stupides allusions en me lançant des regards soi-disant discrets…

-Oui, on peut compter sur Sirius pour faire ce genre de choses, répondit Hermione avec un sourire amusé.

-En plus, on va manger chez eux demain, marmonna Harry. Je vais devoir lui en parler ou je n'aurai plus jamais la paix…


Harry, caché sous ses draps, composa le numéro de Blaise avant de coller le portable à son oreille, le cœur battant.

Il était sans doute stupide de stresser autant. C'était Blaise, il le connaissait. Mais il ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine fébrilité, en même temps qu'une impatience certaine. Ça faisait à peine deux jours qu'ils s'étaient quittés, et Blaise lui manquait déjà affreusement.

Harry avait dû attendre que ses parents soient endormis avant d'appeler Blaise. Il ne voulait pas prendre le risque qu'ils l'entendent et devoir leur fournir des explications… prématurées sur sa relation avec le métisse.

Soudain, un bruit résonna dans son oreille et la voix de Blaise retentit.

-Allô ? Harry ?

Le petit brun poussa un léger soupir de soulagement en entendant la voix de son petit ami. Il ne sait pas ce qu'il avait craint, mais maintenant qu'il l'entendait, il se sentait déjà mieux.

-Blaise, chuchota-t-il, c'est moi.

Un rire résonna à travers le téléphone.

-Je sais bien que c'est toi, puisque c'est ton numéro qui s'est affiché, patate ! Comment tu vas ?

Harry sourit.

-Plutôt bien, confia-t-il. C'est chouette, d'être avec ma famille et de revoir Ron et Hermione…

À la demande de Blaise, Harry lui raconta dans le détail ce qu'il avait fait depuis qu'il était revenu à Londres.

-… et si tu voyais la ville, c'est si beau ! J'adore Londres pendant Noël, c'est tellement… magique.

-J'imagine, oui. Je suis vraiment content pour toi, déclara Blaise avec sincérité.

Harry sentant son cœur se serrer en pensant à Blaise, seul à Poudlard – la mère de Draco était en effet venu le chercher la veille pour qu'il passe les vacances au Manoir avec eux, à la surprise du blond.

-Tu me manques, déclara Harry d'une petite voix. J'aimerais que tu sois ici, avec moi.

-Moi aussi, Harry.

Il y eut un léger silence.

-Tu sais quoi ? demanda alors Blaise. On va se faire une promesse.

Harry eut un mouvement de surprise.

-Une promesse ? répéta-t-il ? Quel genre de promesse ?

-Le genre… fleur-bleue romantique. Tu veux bien ?

Malgré lui, Harry sentit une bouffée de chaleur l'envahir. Il fallait croire qu'il l'était bel et bien, fleur-bleue romantique.

-D'accord, répondit-il.

-Je veux que dans un an, on passe Noël à Londres, toi et moi, tous les deux. Pas parce qu'on sera en vacances et que nos parents nous auront repris pour deux semaines, mais parce qu'on sera sorti de Poudlard. On ira au marché de Noël et on fera les magasins ensemble.

Harry sentit ses joues rougir et son cœur se serrer d'émotion. Parce que, par cette promesse, Blaise sous-entendait qu'ils seraient toujours ensemble dans un an. Et rien ne pourrait faire plus plaisir à Harry.

-D'accord, chuchota le petit brun d'une voix légèrement enrouée. Je promets que dans un an, on fera les marchés de Noël ensemble, qu'on ira boire du vin chaud ensemble, et tu viendras fêter Noël dans ma famille.

-Moi aussi, je promets que dans un an, on fera tout ça ensemble. Et dans deux ans aussi.

-Et dans trois ans aussi, dans l'idéal.

-L'idéal, ce serait toute la vie.

Harry sentit qu'il était submergé par l'émotion. Ça ne lui était jamais arrivé, jamais à ce point.

Il comprit qu'il était profondément, désespérément et inéluctablement amoureux de Blaise.

-Je t'aime, souffla-t-il dans le combiné.

-Moi aussi, je t'aime, répondit Blaise. Je t'aimerai toujours.

-Moi aussi, je t'aimerai toujours.


Mon côté romantique s'exprime dans ce chapitre...

Harry a un peu de répit, comme vous l'avez remarqué... Qu'il en profite, parce que ses soucis sont loins d'être finis, hinhinhin...

Bonnes fêtes à tous et à bientôt! N'héistez pas à me laisser des reviews!