Oups... j'étais tellement occupée entre le boulot et ma nouvelle histoire que j'ai oublié de vous mettre le chapitre suivant.
Je répondrais aux reviews demain.
Désolée, je vais essayer de ne pas oublier le week-end prochain.
Bonne lecture.
Chapitre 32 : Mariage et lune de miel
Ce furent deux jours magiques. Nous avons mangé et Harry a bu du champagne, grossesse oblige, je n'ai pu y toucher. Le repas fut fabuleux. Il s'est régalé de foie gras et de haute gastronomie française. J'étais tellement anxieux et malade que je n'ai que très peu participé. Le dessert est alors arrivé et j'ai décidé de me lancer. Je lui avais fait faire une bague sur mesure, une forme de serpent dont la gueule était ouverte sur un diamant bleu rappelant la couleur de mes yeux. Sachant qu'il n'aime pas les bijoux ostentatoires, j'ai demandé à ce que le diamant ne soit pas trop clinquant.
Ma bague, quant à elle, est un lion qui tient une émeraude dans sa gueule. Je ne voulais pas que nous ayons les mêmes. Peut-être pour le mariage. Bien que ma demande ne l'ait pas surpris, il est très ému par les bagues et les symboliques. Et… il a dit oui, mille fois oui ! Et il me l'a encore répété des dizaines de fois pendant la nuit. Une nouvelle nuit magique. Le lendemain, nous avons fait des balades au bord de la mer en Grèce puis nous sommes rentrés pour finir de préparer les derniers détails avant l'arrivée de ses enfants.
Avec l'arrivée des enfants, le temps est passé encore plus vite. A la fin de mon troisième mois de grossesse, avec l'arrêt des nausées a sonné l'heure de notre mariage. Comme promis, Kingsley a officié. Hermione et Ron sont les témoins d'Harry et Blaise et Théo sont les miens. Mon enterrement de vie de garçon a été un peu triste sans alcool mais mes amis Serpentards m'ont démontré une nouvelle fois qu'ils m'aimaient à leur façon. La soirée a plus ressemblé à une baby-shower qu'à un enterrement de vie de garçon mais tout était parfait. De son côté, Harry est revenu bourré et a passé le reste de la nuit à vomir. Une jolie vengeance pour mes trois derniers mois.
La cérémonie fut simple, entouré de nos amis, beaucoup de Gryffondors, quelques Serpentards et beaucoup de Weasley. Nous avions décidé d'écrire chacun nos voeux et ils en firent pleurer plus d'un même parmi mes amis insensibles. J'ai raconté que ma Némésis s'était transformé en un papillon inaccessible et que j'avais dû quitter le sol pour m'élever à sa hauteur et pouvoir entrevoir de l'atteindre. Harry, lui, a parlé de mon amour indéfectible, dans l'ombre, qu'il n'avait pas remarqué. Il a aussi reparlé de notre rencontre qui, si elle n'avait pas tourné aussi mal, aurait pu être le début d'une belle amitié qui aurait pu évoluer en amour tout comme l'avaient fait Hermione et Ron.
Il parla aussi de notre osmose dans la vie de tous les jours et du fait qu'il savait, était persuadé que j'étais son âme-soeur et qu'il me remerciait de l'avoir attendu si longtemps. Ce fut un instant magique, inoubliable. Puis vint le moment d'échanger nos alliances et ce fut à moi d'être surpris. Harry m'avait demandé s'il pouvait s'en charger, ayant choisi nos bagues de fiançailles. Il nous a choisi la même bague, avec plusieurs anneaux soudés entre eux. Sur chacun des anneaux figurait le nom de l'un de nos enfants, les siens et le mien et la possibilité d'en ajouter d'autres. Au centre trônait deux petites émeraudes et deux petits diamants, un sur chaque anneau. Le quatrième anneau était dépourvu de nom, celui de notre futur enfant. A cause des hormones, j'en suis sûr, j'ai fondu en larmes. Il m'a embrassé tendrement pour me remercier de ma patience envers lui. Il était magnifique en cet instant dans sa robe de sorcier de mariage. J'ai eu envie, très envie de le prendre immédiatement mais cela n'était pas possible. Nous devrions attendre la lune de miel dans les îles.
Après un repas de fête et mille baisers à nos trois enfants confiés aux bons soins de Molly, Arthur, Ron, Hermione et Pixie, nous sommes partis par la cheminée. Comme Harry me l'avait promis, l'endroit est magnifique. Il s'est chargé de tout, voulant être sûr que nous irions là où s'était déroulé son rêve. La chaleur de l'air me surprend et manque me faire suffoquer. L'eau est turquoise et transparente, le sable blanc et si fin. Je pourrais finir ma vie ici si on me le proposait. Nous avions devant nous plus de deux semaines pour ne penser qu'à nous, à notre avenir et à notre vie ensemble.
Un soir, n'y tenant plus, Harry m'a demandé comment je l'avais fait revenir de son coma.
- Harry, ce que je m'apprête à te dire risque de te surprendre mais s'il te plaît, ne m'en veux pas. Je n'aurai pas survécu sans toi.
- Dray, que vas-tu m'annoncer ?
- J'ai… j'ai lié nos âmes.
- Tu as quoi ?
- Je t'ai offert une partie de mon âme.
- Comme un horcruxe ? Encore ?
- Non, non, non, Harry, pas comme un horcruxe. J'ai partagé mon âme avec la tienne, elle te maintient en vie.
- Mais, mais, ça veut dire que…
- Oui, Harry, tu as compris. Si tu meurs avant moi, cela me tuera aussi.
- Dray ! Tu es complètement fou d'avoir fait ça !
- Harry, j'ai pesé le pour et le contre. J'en ai parlé à Hermione avant de le faire. Nous ne pouvions pas te laisser mourir. Et rien de ce que nous avions essayé ne fonctionnait. Et sans savoir exactement ce qu'il t'était arrivé, nous étions incapable de trouver une solution.
- Pourquoi ne pas avoir essayé d'entrer en contact avec moi ?
- J'ai tenté mais cela n'a eu aucun effet. Tu penses bien que si cela avait été aussi simple, nous n'aurions pas fait une chose pareille. Tu crois que c'était une décision irréfléchie. Bon d'accord, un peu mais uniquement car je t'aime Harry. Je me suis dit que quitte à mourir, ce dont je doutais fortement, autant le faire en essayant de te sauver.
- Mais… et Scorpius ? Tu ne voulais pas rester pour lui ?
- Bien entendu, Harry mais je n'aurai pas pu survivre sans toi. Si tu m'avais vu… j'étais désespéré, je ne dormais quasiment pas. Je ne quittai pas ton chevet. J'ai exploré tous les livres possibles et inimaginables. J'ai demandé des dérogations au ministère pour pouvoir acheter des livres de magie noire. Je ne savais pas ce qui t'était arrivé, s'il s'agissait d'une potion, d'un sort… Je ne pouvais pas me douter que tu avais été touché par des impardonnables en même temps. C'est démentiel, juste démentiel que tu aies encore survécu.
- A ce sujet, j'ai quelque chose à faire. Crois-tu que cette merveille de petite maison pourrait abriter du papier et un crayon ?
- Je suppose mais pour quoi faire ?
- Te faire un cadeau.
- Harry, je n'ai pas besoin d'un cadeau, j'ai le plus merveilleux…
- Crois-moi que celui-ci, tu vas littéralement l'adorer.
- Qu'est-ce que tu me prépares ? lui demandai-je amusé.
Il finit par dénicher un petit paquet de papier à écrire, une plume et un encrier. Il revient s'installer en face de moi et écrit rapidement une lettre qu'il ponctue d'une signature. Soufflant dessus pour la faire sécher, il me la tend pour que je la lise. Je la relis trois fois pour être bien certain.
- Harry, dis-je, ému, les larmes aux yeux. C'est… c'est un magnifique cadeau, j'avoue. Un cadeau pareil, ça ne se refuse pas mais es-tu bien sûr ?
- Sûr et certain mon amour. Disons que c'est un cadeau de naissance ou de mariage, peu importe. J'y réfléchissais depuis que tu m'as annoncé ta grossesse mais ton discours m'a convaincu. Il est temps pour moi de raccrocher la cape d'auror.
- Mais que vas-tu faire de tes journées ? Cela ne me dérange pas que tu sois à la maison mais tu vas finir par t'ennuyer. Que dirais-tu de réaliser le rêve dont je t'avais parlé ?
- De quelle partie parles-tu ? Parce que l'ensemble me semblait très intéressant.
- De la partie où nous retournons à Poudlard pour enseigner.
- Tu veux dire toi et moi ?
- Moi déjà et toi, quand tu t'en sentiras prêt.
- Je suis prêt ! De toute façon, je ne me vois pas aller au travail au ministère sans toi.
Il me tend une seconde feuille, la plume et l'encrier.
- En es-tu vraiment sûr, Dray ?
- Veux-tu renoncer à ton statut de maître des potions ?
- Je ne renonce à rien, je serai toujours un maître des potions sauf que j'exercerai mon art à l'école au lieu de mettre mon génie au service des aurors.
- Vantard.
- Et fier de l'être.
- Et fier de t'avoir épousé.
Il se lève pour m'embrasser tendrement.
- Je veux que tu sois sûr mon amour. Tu n'as pas à prendre de décision aujourd'hui. Tu as le temps d'y réfléchir.
- Harry, ce n'est pas comme si j'avais besoin financièrement de travailler. Pas plus que toi. Quand j'ai postulé au ministère, c'était pour être proche de toi. Si tu pars, je te suis. Je suis plus coriace que tu ne le crois, Harry. Où tu iras, j'irai, que tu le veuilles ou non.
- Que dirais-tu après avoir écrit ta lettre de démission, que nous en écrivions une à la directrice de Poudlard ?
- Qui sait ? Nous pourrions bien commencer plus tôt que prévu.
- Laisse-moi d'abord expulsé notre enfant de mon magnifique corps avant de me remettre au travail. Mais, je suis d'accord. Envoyons-lui un petit mot pour nous rappeler à son bon souvenir.
- Il va surtout falloir lui faire comprendre que nous ne battons plus maintenant et que nous ne détruirons pas l'école.
- Tu as raison, nous devrions la rassurer sur ce point.
Sitôt dit, sitôt fait. Je rédige tout d'abord ma lettre de démission avant que nous ne nous concertions afin de trouver quoi écrire pour demander une faveur à McGonagall. Deux hiboux partirent le soir-même pour le Royaume-Uni.
Le voyage fut moins mouvementé côté sexe que Harry l'avait rêvé, la faute au petit être qui grandit en moi. Certes, comme dans son rêve, j'ai été très fatigué, en plus de la chaleur étouffante qu'il y régnait. Harry et moi en avons profité pour nous découvrir sexuellement et sensuellement. Il est plus habitué que moi maintenant à être en dessous. Je le pratique moins que lui pour le moment mais je compte bien me rattraper. La grossesse me rend malade un jour sur deux. Quand ce ne sont pas les nausées, ce sont les maux de tête et les sensations de vertige. Malgré cela, je suis très fier de porter notre enfant. A notre retour, Hermione nous a annoncé qu'elle pourrait nous annoncer le sexe. J'ai tellement hâte, je croise les doigts pour que l'on nous annonce qu'il s'agit d'une fille. Nous n'avons pas encore commencé à réfléchir pour les prénoms. Je ne voulais pas avant que l'on ne sache le sexe.
J'ai déjà une petite idée, croisons les doigts pour que ce soit une fille. Je suis sûr qu'il aimera. Ceci étant, son rêve n'était pas totalement faux, il prend de plus en plus les devants niveau sexe. Il est très demandeur mais comprend les tourments de la grossesse. Je me surprends moi-même. C'est lui le pervers et c'est moi qui refuse. Le monde à l'envers… mais je lui ai promis de me rattraper. J'espère vraiment pouvoir le faire. J'avoue que depuis qu'il a emménagé chez moi, nous n'avons pas pu profiter autant que je l'aurai souhaité. Entre la sortie de son coma, sa convalescence, ma grossesse inattendue, les deux procès et le débarquement de ses enfants, nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour penser à nous et encore moins pour nous découvrir.
Mais ce n'est que partie remise. Nous sommes pères, nous ne sommes plus des adolescents malheureusement. C'est dans ces moments-là que je regrette que nous ne soyons pas découverts plus tôt mais nous n'abandonnerons pas nos responsabilités. J'aime ses enfants autant que j'aime mon fils. J'espère d'ailleurs qu'ils finiront par s'entendre comme des frères. Je les aime tellement. Ils ne sont peut-être pas de mon sang mais j'en prendrai soin avec tout autant d'attention que Scorpius.
Après ces deux semaines paradisiaques qui nous ont permis de nous ressourcer et d'asseoir les bases d'une relation solide, nous sommes rentrés plus unis et plus amoureux que jamais. Nous avons directement été récupérés nos trois loupiots chez les Weasley. Ils se sont montrés très accueillants et chaleureux malgré ce qui est arrivé à leur fille. Je craignais qu'ils n'en gardent une certaine rancœur à notre égard et tout particulièrement envers moi mais non, ce sont des personnes intègres qui savent dissocier les choses. Je pense que le fait qu'ils puissent continuer à voir leurs petits-fils aide grandement. Je les remercie chaleureusement, leur confirmant qu'ils seraient les bienvenus au Manoir quand ils le souhaiteraient pour voir James et Albus. J'en profite pour les inviter, eux ainsi que toute la famille Weasley à dîner à la maison. Il n'y aurait qu'à convenir d'une date.
Le Manoir était désormais la maison d'Harry et je ne m'opposerai jamais à ce qu'il voie sa famille. Déjà proche d'Hermione, je ne voudrais pas priver mon mari des autres Gryffondors qui jalonnent sa vie même si cela signifie une invasion de Rouge et or. J'ai pu voir à l'anniversaire d'Harry qu'ils ne sont pas comme je les voyais pendant mon adolescence. La preuve la plus flagrante est que je viens d'en épouser un et que je n'ai jamais été plus heureux qu'en ce moment. Et côté sexe, il n'est pas en reste. Ne parlons même pas de George qui exploite un filon unique dans le Londres Sorcier, celui du sex shop. Il va sans dire que je m'associerai bien à lui, financièrement parlant, afin de faire prospérer ce business et d'en profiter également. Mais chaque chose en son temps. Pour le moment, il n'est pas question de cela, même si j'en toucherai deux mots au rouquin dès que je le verrais.
De retour au Manoir, nos trois enfants sous les bras, nous prenons le temps de nous poser. Nous couchons Scorpius et Albus, sous la garde de Pixie et nous gardons James avec nous. Harry et moi devons lui expliquer la suite des événements. Certes, il a bien compris que quelque chose clochait et que les choses avaient changé mais il mérite une explication pour un enfant de son âge. Le plus important est de lui dire que nous l'aimons très fort et ne pas dénigrer sa mère en sa présence. Après cette discussion compliquée pour Harry, je récupère notre courrier dans le petit salon.
- Harry, nous avons une réponse de McGo.
- J'arrive, me répond-il, tout en déposant un léger baiser sur le front de son fils et en l'emmenant avec lui.
J'ouvre l'enveloppe, fébrile. Notre avenir est sans doute là, même si je ne doute pas que nous pourrions également être recrutés par n'importe quelle école de sorciers.
Je la lis à haute voix.
- Harry, Drago, tout d'abord, toutes mes félicitations pour votre mariage. Bien que la nouvelle m'est surprise, il est sûr que de la haine à l'amour, il n'y a qu'un pas, je suis fière que vous ayez pu le franchir tous les deux. Pour en revenir à votre demande conjointe, sachez que je serai très fière de vous compter parmi nos effectifs. Malheureusement les deux postes sont pourvus pour cette année. Cependant, je conserve vos candidatures pour la prochaine année scolaire. Ainsi, Drago pourra vivre sa grossesse au mieux. Suis-je sotte… félicitations pour le bébé.
On peut dire que quand vous faites quelque chose, vous ne le faites pas à moitié. Sachez en tout cas, que si cela se confirme pour l'an prochain, vous aurez des appartements à disposition où loger tous vos enfants, nous pourrons également aménager vos horaires afin que vous puissiez vous occuper au mieux d'eux. Tout cela bien sûr, dans l'hypothèse de place disponible aux postes recherchés. Passez une bonne journée et n'hésitez pas à me rendre visite. Harry, Hagrid a hâte de te revoir et serait comblé que tu nous rejoignes l'an prochain. Malefoy, montrez-vous patient envers Harry, il n'a pas de mauvais fond mais il ne sait pas forcément très bien ménager son auditoire.
J'éclate de rire en lisant cette dernière phrase.
- Elle te connaît, mon amour.
- Oui, c'est une femme que j'admire beaucoup.
- Il va vraiment falloir que je m'habitue à la couleur rouge…
- Tu as tout intérêt, mon cher. Et c'est l'une des raisons pour lesquelles je t'aime, tu fais vraiment beaucoup d'efforts pour moi.
- Pour toi et pour nos enfants. Il y a beaucoup de chances pour qu'il y ait des petits gryffies dans le lot.
- Si tu ne les pervertis pas avec ton côté serpy.
- Mon côté serpy ? Tu sais ce qu'il te dit ?
- Qu'il y a des oreilles chastes ici, Drago…
Puis, il se penche à mon oreille et y ajoute dans un murmure :
- Mais je serai plus qu'heureux que tu me montres ce que toi et ta queue êtes capable de faire ce soir…
- Maudit Gryffie…
- Ou Serpy.
Le lendemain, après une nuit éreintante pendant laquelle nous avons peu dormi, nous nous rendons enfin au cabinet de la meilleure amie d'Harry, à la première heure.
- Harry, Drago, bonjour. Quel étonnement de vous voir déjà ici.
- Bonjour Mione, tu connais Drago, dès qu'il a une idée en tête…
- Je sais, il ne l'a pas ailleurs, je m'en souviens très bien.
- Bonjour Hermione, désolée mais l'attente est en train de me tuer.
- Pfff, tu ne trouves pas que tu abuses un tout petit peu.
- Bon d'accord, elle me ronge et m'empêche de dormir.
- C'est l'attente ou Harry qui t'empêche de dormir ?
- Euh…
Touché !
- Ok, les deux mais n'oublie pas que nous venons de rentrer de lune de miel, c'est normal.
- Totalement. Bon, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps. Drago, allonge-toi, s'il te plaît. Comment vas-tu ? Des nouveaux symptômes ? Des changements ?
- J'ai toujours beaucoup de nausées, j'ai l'impression d'avoir grossi mais pour le reste, il vaut mieux demander à mon mari.
- Harry, des commentaires. Et évite-moi le refrain sur le fait qu'il n'a pas grossi, je suis médicomage, pas psychologue.
- Euh, pareil que lui. Il est souvent malade mais il vomit moins qu'avant. Je ne trouve pas qu'il ait grossi mais il semble que ses pantalons le serrent à certains endroits, enfin, c'est Drago qui le dit. Je ne me permettrais pas.
- Tu n'as pas intérêt, jeune homme, confirmai-je.
- Je trouve que certaines de ses formes prennent de l'ampleur mais il faut le voir nu pour le voir.
- Ce dont je me passerai très bien, je te remercie, Harry.
- Je ne suis pas pudique, Hermione, si tu voulais me voir nu, il suffisait de demander.
- Personnellement, je ne dirais pas non mais je doute que Ron apprécie. Déjà que j'ai vu Harry, il m'en voudrait de voir les plus beaux hommes d'Angleterre.
- Flatteuse.
- QUOI ?
- Oh Harry, c'est bon, ne t'inquiète pas, c'était purement médical et avec Drago.
- Dray, tu as des choses à me raconter.
- Je te les dirais ce soir. En attendant, si cela ne te dérange pas, j'aimerai connaître le sexe de notre bébé. SI nous voulons pouvoir choisir un prénom, il faudrait déjà que nous sachions si nous devons chercher un prénom masculin ou féminin.
- Alors regardons ça de plus près. Avale cette potion que nous puissions procéder à l'échographie.
- Bien madame.
J'avale la potion et me rallonge. Hermione saisit sa baguette et la pointe sur mon ventre.
- Prêts ?
- Prêt, lui confirmai-je en prenant la main d'Harry.
Une incantation plus tard, la poche des eaux apparaît comme flottant dans les airs. Cette fois-ci, bébé a bien grandi et ressemble à un vrai humain. Hermione fait tourner l'image à 360°, l'observant sous toutes ses coutures. Un petit sourire apparaît sur son visage, intriguant.
Elle reprend.
- Votre bébé va très bien. Nous allons maintenant écouter les battements de son coeur.
Aussitôt, un bruit de tambour retentit, très rapide. Je m'inquiète immédiatement.
- Hermione, il bat trop vite.
- Ne t'inquiète pas, les battements des bébés sont beaucoup plus rapides que ceux d'un adulte, le tout est surtout qu'il soit régulier. Je te le répète, bébé va très bien. Je voulais que vous l'entendiez afin que cela soit plus réel pour vous. Je sais qu'il peut être compliqué pour les hommes de se faire à l'idée d'être enceint. Entendre le bébé peut faciliter le lien entre le père et l'enfant, encore plus pour toi, Harry, vu que tu ne le portes pas. Drago ne devrait plus tarder à le sentir bouger mais je ne suis pas sûr que tu le puisses avant le dernier mois, Harry. C'est pourquoi il faudrait que tu commences à parler à votre fille, tous les deux.
- Bien sûr, Herm… Une… une fille, c'est merveilleux, dit mon mari en sautant de joie dans les bras de sa meilleure amie.
- Et moi, tu ne me remercies pas, grognai-je gentiment, souhaitant l'embêter.
- Toi, Drago, je te remercierai une fois à la maison. Ce ne sont pas des choses que l'on peut faire en public…
Je pique un fard, je suis sûre que je pique un fard. Maudit Harry…
- Harry, arrête de l'embêter, tu vois bien que la grossesse lui joue des tours niveau hormones. Je ne voudrais pas le voir pleurer, il serait capable de me tuer après l'accouchement.
- Tu as raison, merci Hermione. Y a-t-il d'autres choses que nous devrions savoir pour le mois à venir ?
- Venez vous asseoir, je vais tout vous expliquer.
Voilà, le chapitre 32 est fini. Je vais essayer de ne pas vous oublier le week-end prochain.
