Chapitre 24: interrogatoire et mains baladeuses
/!\ torture et Viol sous entendu /!\
plic… plic… squeek... plic… plic… plic…
Folle, j'allais devenir définitivement folle. J'avais ce bruit d'eau en chaîne depuis plusieurs jours. Jour et nuit. J'étais toujours attachée pareil et ça faisait terriblement mal. On me faisait manger une fois par jour parfois deux jours peut-être. Toujours une soupe écœurante. Mais rien, personne ne venait me parler. Me poser des questions. Je ne savais pas combien de temps cela faisait que j'étais là, mais cela devenait long, trop long. Le bruit de la porte me fit relever la tête. Je me retrouvais face à Dumbledore. Evidemment. Je grognais alors qu'il approchait devant moi. Vieux fou.
- Bon après midi Ginny, me dit-il de sa voix de papy gâteau.
- Je m'appelle Elisabeth Lestrange !
- Allons mon enfant, pas besoin de hurler. Je suis peut-être quelque peu âgé, mais certainement pas sourd.
- Et je ne suis pas votre enfant. Vieux machin sénile.
- Il n'est pas nécessaire que vous m'insultiez vous savez… Pourquoi avoir rejoint Tom?
Je serrais les lèvres et détournais mon regard, me gardant bien de lui répondre. J'avais un tempérament de feu, mais actuellement ma survie et celle de MON groupe tenaient à mon silence. Il me croit faible, il me croit naïve, mais je garderais les lèvres closes aussi longtemps qu'il le faudra… même si je dois mourir pour cela, jamais je dirais quoi que ce soit. Mais quoi qu'il arrive, vivante ou morte, il mourra avant l'été.
- Je vois, vous gardez donc le silence. Votre vie avec les Weasley ne vous convenait pas ?
Bien sûr que non elle ne me convenait pas. Vous avez vu ma famille un peu ? Les plus âgés n'ont pas fuis pour rien non plus. Entre un qui est allé avec les dragons et l'autre s'enterrer à Gringotts. Percy est mort, mais il était le fils modèle avec un emploi au ministère. Les jumeaux font leurs commerces, reste plus que Ron qui suit Harry comme un chien et criait partout que je serais la future Lady Potter. Puis y'a mes géniteurs. Arthur employé au ministère mais n'ayant pas assez de revenus pour nous tous et se trouve être presque aussi extravagant que Lockhart certains jours. Puis, il y a Molly qui… reste à la maison, ne bosse pas un poil et après s'étonne qu'on ait du mal alors qu'on était 7 enfants.
Je ne fais que grogner. Je le vois s'avancer comme pour poser une main sur moi. Je tourne la tête vers sa main et essaie de la lui mordre. Il recule, comme brûlé.
- De la colère et la haine, jamais rien de bon ne peut en sortir. Vous aurez beau vous battre pour votre vision du monde, il y aura toujours quelqu'un contre vous… Surtout si vous êtes du mauvais côté de la barrière.
Il me regarda encore un moment avant de sortir, replongeant le lieu dans la noirceur et me laissant dans ma solitude. Je ne sais pas très bien combien de temps je le resterais jusqu'à la prochaine fois.
J'avais faim, terriblement faim et soif à en avoir mal au ventre. La porte s'ouvre et arrive deux personnes. Je ne les reconnais pas. L'un d'eux porte une ration de nourriture. Mais c'est le vieux quasiment chauve qui s'approche de moi. Il me regarde avec des yeux envieux. Il semble pas super net.
- Est-ce que tu vas parler maintenant ?
- Allez vous faire foutre.
- Tututu… Allons allons, que de vilains mots dans cette petite bouche. n'as-tu pourtant pas faim, jolie chose ?
- Je ne parlerais pas.
Le vieux me regarde un moment puis fait signe à l'autre de laisser la nourriture dans le coin avant de partir. Je me retrouve seul avec. Qu'est-ce qu'il me veut ? Il sort sa baguette, me faisant paniquer et d'un sort je me retrouve incapable d'ouvrir la bouche. Deuxième sort et je suis maintenue contre le mur, je ne peux plus bouger. Troisième sort je ne sais pas ce qu'il fait, la panique me prend alors qu'il s'approche et colle presque son corps au mien.
- Écoute-moi bien, murmure-t-il en posant une main dans mon cou. Tu me laisses faire ce que je veux de toi et je te laisse manger. Un tel corps est fait pour être honoré. Shhhtt tt tt… Allons, ne te débats pas, ce sera notre petit secret.
J'aurais voulu dire non. J'aurais aimé pouvoir me débattre et le tuer quand ses mains me touchaient, que sa langue laissait ces traces mouillées sur ma peau... Mais entre parler et faire ça… le choix est mince… et j'ai trop faim. Quand il repart en me laissant la nourriture et m'ayant nettoyer d'un sort, je suis en larmes et tremblante. Je n'ai mangé que la moitié du repas. J'espère qu'il ne reviendra pas.
Il est revenu, encore un fois. Je n'ai pas parlé encore une fois. Il m'a touchée… mais cette fois plus bas encore. Il m'a fait manger sans que je ne dise rien et est reparti. Je suis restée là, sans rien dire. J'avais encore faim, mais j'avais aussi envie de vomir.
Quand quelqu'un entre dans ma cellule ce jour là, je ne sais pas qui c'est car je ne regarde pas. Une claque me fait lever la tête de surprise. L'homme en face de moi est imposant et plutôt pas très engageant.
- Puisque la méthode douce ne fonctionne pas avec toi d'après les autres, je vais te faire vivre un enfer. Tu parleras, crois-moi.
Je ne déglutis pas mais j'avais peur. Il sortit de sa poche une serviette enroulé. Il la déplia au sol me dévoilant plusieurs objet. Des pinces, des ciseaux, plusieurs dagues… tellement d'objets. Il prend en premier une dague et la pose sur ma peau. Je connais parfaitement ce que ça fait, je vais souffrir. Je vais hurler sûrement. Merde…
Je ne sais pas combien de temps cela fait que je suis là, à hurler de douleur. Subir coupure sur coupure. Sort sur sort. Mais je suis fatiguée.
- Encore une fois, où se situe le seigneur des ténèbres ?
- Je ne sais pas… dis-je de ma voix cassée.
- Mauvaise réponse.
La douleur du sort me fit crier, hurler. Mais je ne suppliais jamais. Je ne lacherais rien. Mon sang faisait un tapis pourpre et un manteau macabre sur moi. Mes yeux me brûlent, ma gorge me fait mal, tout mon corps n'est qu'un écrin de douleur. La porte s'ouvre derrière lui, je n'ai pas l'énergie de lever la tête.
- Que fais-tu ici Mondingus ? Demande mon bourreau à l'arrivant.
- Je viens la voir et la nourrir. Dumbledore veut la garder en vie, alors dégage que je la soigne un peu. Tu reviendras demain.
Cette voix, je la reconnais. C'est celle de mon violeur. Je suis presque soulagée de l'entendre. Mon bourreau grogne et se tourne complètement vers Moundi… Mondigus? Mondingus?
- Elle refuse de parler, je ne vais pas la chouchouter non plus !
- Si tu continue tu vas la tuer surtout, c'est pas ce qu'on veut ! Ce ne sont pas les ordres !
- Tu me fais chier. Je vais voir Dumbledore, surveille là.
La porte claque et j'aperçois l'homme s'approcher de moi. Il sort un vieux chiffon de sa poche et délicatement essuie mon visage puis mon corps. Je sens mes sentiments me prendre à la gorge. Je me mets à pleurer. Je gémis parfois de douleur mais je ne peux rien faire. Je l'entends marmonner de m'avoir abimée, d'avoir laissé autant de marques sur ma peau. Il n'y a pas un bruit de plus jusqu'à ce que la porte s'ouvre à nouveau. Je lève mes yeux. Longue barbe blanche, robe colorée, lunettes en demi lune. Dumbledore.
- Je vais m'en occuper. Tu peux nous laisser, dit-il.
Je finis donc par me retrouver seule avec mon ancien directeur. Je ne savais vraiment plus qui était le mieux dans toute cette histoire. Il sort sa baguette et je sens plusieurs sorts me traverser. La douleur est encore présente mais mes plaies ne sont plus là. Le sang a disparu. Il s'approche de moi et pose une main sur ma joue.
- Vous ne voulez toujours pas parler on dirait bien.
- Je refuse de parler et vous ne comprendriez pas, dis-je sans bouger.
- Que comprendrais-je pas Miss Weasley ?
- Ce que je vous expliquerais... Après tout nous ne sommes pas de la même génération, vieux débris.
Je me mis à rire. Tout d'abord doucement, comme à une bonne blague, puis de plus en plus. Je vis le regard bleu pétillant de Dumbledore devenir choqué puis terne, comme déçu de ce que j'étais. Il secoua la tête et sortit de la pièce en marmonnant des trucs, faisant redoubler mon rire. J'avais certainement l'air hystérique. Mère serait fière de moi. J'étais finalement bien devenue folle.
Hum... Sorry again ?
Bien je vais vous annoncer de suite :
Je suis absent du 22 au 28 Décembre
Aussi ayant très peu accès à mon PC
Les chapitres 25 et 26 seront postés
ensemble au environ du 25/26 décembre
Le n° 27 sera posté en janvier
Des bisous et Joyeux Yule
