Merci à AnnaMerteuil pour tes reviews et de me lire depuis si longtemps ! Merci merci !
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Drago était agité. La petite Rosalie venait de fêter sa première année sur terre, nous avions fait une superbe fête dans le manoir un mois auparavant. Pansy, Théodore et Blaise étaient venus. Mes parents avaient fait le déplacement depuis la France. Et il avait même eut le cœur d'inviter Fleur et son mari. J'avais revu ma cousine après presque trois ans sans la moindre nouvelle. Pourtant la hache de guerre n'était pas enterrée. Elle me parla des Weasley et tenta de me mettre en garde contre une menace que je ne compris pas. Elle finit par me demander sérieusement de questionner mon époux et leurs amis sur leur rôle avant la guerre, voulant me faire entendre qu'ils étaient du mauvais côté de la barrière et que j'étais dans l'erreur si je pensais qu'ils étaient des gens bien.
La semaine suivante, le malaise s'accrut lorsque je croisais Hermione et Ginny sur le chemin de traverse. Elles me lancèrent un regard de défi, je leur demandais tout de même comment elles allaient.
- « Tu t'inquiètes pour nous après avoir détruit la vie de mon frère ? » Siffla Ginny, qui semblait remontée contre moi.
Je restai béate, incompréhensive. J'avais fait mon possible pour que tout ce passe bien, en tout cas il me semblait.
- « T'es-tu jamais demandé quelle était la nature profonde de ton mari et de ses prétendus amis ? » Ajouta Hermione.
Je décidais de les ignorer : après tout elles avaient toujours refuse de m'admettre dans leur cercle d'amis très fermés. Il me semblait qu'Hermione m'avait caché plus de choses que mon mari et qu'il était mal venu de sa part de me faire de telles réflexions. Notre prétendue amitié d'il y a dix ans s'était changée en ressentiment. Leurs yeux accusateurs me scrutaient, prête au moindre signe pour me lancer d'autres remarques désobligeantes.
- « Drago est mon mari. Il ne m'a fait aucun mal et m'a toujours protégé. Je n'ai rien à lui reprocher. Alors je ne vois absolument pas où est le problème.
- Ne t'a-t-il jamais parlé des agissements de son père, de la mort de Dumbledore … ? »
J'ai beau essayer, je ne me souviens pas avoir entendu mon époux parler de ses études, et encore moins de son père. Excepté une fois, et sa colère m'avait tant bouleversée que je n'avais plus posé la moindre question. Les paroles firent leur chemin dans mon esprit et je répliquais :
- « Attendez… Vous croyez que Drago a jeté un sort à Ron qui l'a rendu fou ?
- Tout le monde sait qu'il vient d'une famille de sorciers très liés aux maléfices noirs.
- C'est du délire ! Jamais il n'aurait fait quoi que soit qui mettes ma vie en danger !
- Si tu le dis. » Répondirent-elles d'un air circonspect.
Sans que j'ai eu le temps d'argumenter plus, elles partirent de leur côté, me laissant perdue au beau milieu de la rue. Comment pouvaient-elles croire que Drago était responsable de l'état de Ron ? Je savais au plus profond de moi qu'il n'aurait jamais fait une chose pareille. Mais alors : qui l'avait fait ?
Je voyais donc mon mari faire les cents pas dans son bureau au beau milieu de la nuit, l'air préoccupé. Et je savais qu'il devait y avoir un lien avec cette anecdote. Je me dirigeais donc vers lui et tentais de l'interroger. Il fut d'abord réticent à s'engager dans ses réponses, puis ses barrières semblèrent tomber. Je m'assis dans un fauteuil face à lui. Il se tourna vers moi et pour la première fois depuis que nous nous connaissions, il consentit à parler de son enfance, de son père, avec franchise et sans ambages. Lorsqu'il eut fini son récit, il semblait attendre une réaction de ma part qui ne vint pas. Je tentais d'encaisser la nouvelle avec difficulté. Je comprenais maintenant que la haine qui opposait les deux seuls amants de ma vie était beaucoup plus profonde que ce que j'avais pu croire en premier lieu.
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