BONNE ANNÉE A TOUS
Plein de bonnes choses et que cette année soit la vôtre.
Je sais... je suis en retard, je m'en veux de chaque fois vous dire pareil... mais je suis toujours là à penser à mes fics malgré tout ! Et relire vos reviews m'ont remotivée. J'ai des soucis de santé me prenant du temps malgré moi, j'en suis désolée mais je suis là ! et Noir sera l'espoir continue !
Je compte sur vous pour m'excuser et montrer votre soutien à cette fic !
Merci à mes revieweurs/euses du dernier chapitre, j'espère avoir votre avis sur ce chapitre-ci, vous ainsi que tous les autres lecteurs, votre soutien m'est essentiel.
Merci donc :
*-* Lilie58 *-* Liz Monnaye *-* PoneyRose *-* cmoa *-* Croyance Moreau *-*
*-*Ange *-* (RAR : hoo non pas Azkaban pour toi tu es un amour. Merci de ton soutien, promis j'essaie de prendre soin de moi même si ya des jours où c'est compliqué que garder le cap. J'espère que ce chapitre te plaira ! 3)
Bonne lecture à tous, et encore Bonne Année
LessaWatberg !
Je lis, et mon esprit s'évade dans une bienfaisante sérénité que je n'ai pas eu le droit de ressentir depuis trop longtemps déjà.
-Les garçons, parlez doucement, fit soudain James en désignant Rémus de la main, je crois qu'il s'est endormi.
Chapitre 35 Dans la peau
Sirius et Peter regardèrent en direction du garçon et constatèrent la même chose. Un bras lui servant d'appuie-tête, le livre sur les genoux, Rémus était parti au pays des rêves.
- On devrait lui enlever le livre, et lui poser une couverture, commença Cornedrue à voix basse
- Non, laissez-le comme ça, j'ai peur qu'en le touchant, il se réveille, c'est déjà fou qu'il s'endorme ainsi, je ne veux prendre aucun risque, répondit aussitôt Sirius, ses traits se détendant en voyant son ami ainsi endormi.
- Si on allait manger ? proposa alors Peter, en chuchotant lui aussi, au moins on fera moins de bruit près de lui.
Et de concert ils se levèrent pour laisser leur ami se reposer.
Leur repas passa au rythme des chuchotements et des bruits de couverts étouffés pour ne pas gêner le sommeil de leur ami, et Rémus se réveilla quand les garçons en étaient au dessert et James lui amena une assiette remplie directement au canapé, pour qu'il déjeune tranquillement.
L'après-midi se déroula ensuite dans une douce ambiance, entre rires et jeux.
S'ils se forçaient un peu, les Maraudeurs arrivaient presque à retrouver leur complicité d'avant. Avec parfois des moments de soumission auxquels se prêtait Rémus avec respect et dévotion envers Sirius qui arrivait chaque fois à garder son calme grâce au regard doux que lui lançait James et à celui beaucoup trop apeuré de Rémus qu'il voulait vite voir disparaître.
Que ce soit pour se resservir un gâteau, aller aux toilettes, tout était une raison pour Rémus de rester cet esclave soumis que Tomson lui avait si bien appris à être.
Quand arriva le soir, alors que la nuit enveloppait doucement la maison en leur faisant profiter de la fraîcheur appréciable des soirs d'été, Sirius proposa à Rémus de monter à la salle de bain.
- Lave toi et quand tu es prêt, tu m'appelles, je viendrai voir ce qu'il reste à soigner, ensuite tu pourras revenir avec nous ou te coucher si tu es fatigué, c'est toi qui vois !
Et sans rien dire, Rémus obéit.
Laissant un Sirius perplexe, contrarié.
Comme il aimerait qu'il s'exprime, qu'il râle, qu'il lui dise qu'il n'a pas besoin d'une maman poule, comme il l'aurait fait autrefois.
Mais ce Rémus n'était plus, enfin si mais étouffé sous cette épaisse couche de traumatismes, incapable de répondre, de rétorquer même pour rire, maintenu par une peur sourde, celle de l'abus et de la punition.
Alors Sirius se gratta la tête, s'exhortant à la patience en regardant son ami-esclave monter doucement les marches de l'escalier, les pas quelques peu trainants encore, et après que la porte de la salle de bains eut claqué, les trois Maraudeurs entendirent l'eau couler.
- Ça me gonfle de le voir obéir comme ça, on dirait une marionnette ! extériorisa enfin Sirius qui se laissa tomber devant le buffet en quête d'un alcool fort à se mettre dans le gosier.
- Patience, Sirius… commença James mais celui-ci le coupa d'une voix tranchante :
- Oui, je sais James, je suis juste… toute l'après-midi il me regarde avant de vous répondre et encore du bout des lèvres, même s'il veut aller aux toilettes, il me demande l'autorisation, je sais que c'est normal, mais je n'arrive pas à m'y faire !
- Bah c'est peut-être bon signe, non ? releva Peter, c'est qu'au moins tu restes le même avec lui, que tu t'en fous de cette histoire d'esclavage. Franchement c'est l'inverse qui m'aurait choqué moi !
En réponse Sirius pouffa, il avait trouvé son vice, un cognac qui traînait par là et s'en servit une belle rasade.
- T'as sûrement raison, Queudver, à ta santé mon ami !
- Et moi je vais avoir raison dans deux secondes, coupa James, l'alcool et toi quand tu es fatigué vous ne faites pas bon mélange, alors ce verre sera le premier et le dernier. Rémus t'attend ensuite en haut pour que tu le soignes, et ce n'est pas maintenant que tu dois déconner, Sirius, par un coup de colère, alors pose cette bouteille de cognac, je te prie.
Non sans son regard noir dont lui seul avait le secret, Sirius posa la bouteille, et revint s'assoir près d'eux.
- Il est encore bien blessé ? interrogea d'une petite voix Peter qui redoutait la réponse.
- On a acheté des trucs efficaces, mais il est arrivé tellement amoché… je pense qu'il aura quelques bleus à soigner encore et peut-être ses plus grosses blessures. On a fait le plus gros, mais il n'a pas fini d'avaler des potions… Ça m'arrange, c'est ce qui lui cause le moins d'angoisse…
Peter hocha doucement la tête aux mots de Sirius et hésita un instant avant de reprendre :
- Dis Patmol…
Il se trémoussait sur sa chaise, faisant doucement rire ses deux amis.
- Un souci Peter ? demanda hilare James
Il lui tira la langue avant de répondre :
- Non, en fait, c'est que… je voulais demander à Sirius, enfin vous m'avez dit cet après-midi que son père vous avait filé le minimum, il lui faudra peut-être des habits, du matériel de base en plus de la liste qu'il a reçu pour cette année. Alors je me demandais si tu voyais un inconvénient à ce que ce soit moi qui lui achète ses fournitures, Sirius.
Si Peter avait jusqu'ici tenu le contact visuel, il baissa soudainement les yeux, comme s'il craignait que la foudre ne s'abatte sur lui.
Sirius l'avait toujours intimidé, même s'il l'adorait, car il avait cette capacité de le faire se liquéfier sur place, notamment à cause de sa maladresse légendaire et son côté gauche des relations humaines.
Trop spontané, trop direct, trop peureux aussi parfois, bref beaucoup de choses faisaient que Peter craignait désormais que Sirius s'en prenne à lui, interprétant mal sa volonté d'offrir ses affaires scolaires à leur meilleur ami.
C'est pourquoi les quelques trop longues secondes qui s'écoulèrent parurent une éternité au garçon qui fixait maintenant ce qu'il restait de ses ongles.
C'est à cause de cela qu'il ne vit tout simplement pas le regard amusé de son ami, qui avala sa dernière gorgée d'alcool, laissa planer, amusé, un silence pesant sous le regard accusateur de James, avant de répondre en pouffant :
- Vous vous êtes filé le mot ou quoi ?
Sa voix avait des accents tellement rieurs que Peter releva la tête, l'étonnement se lisant sur son visage et Sirius mit fin à son angoisse :
- James m'a proposé la même chose, lui aussi, répondit Sirius à la question muette de son ami, et je vais te dire la même chose que ce que je lui ai dit, à mes yeux, Rémus n'est pas mon esclave, donc si tu veux lui offrir ses fournitures, fais- le, ou vois avec lui au pire, mais je ne crois pas qu'il y verra d'inconvénients.
Peter hocha frénétiquement la tête et inspira d'une manière qui ne laissait rien à cacher qu'il était jusqu'ici en apnée, ce qui provoqua un bruyant éclat de rire des autres Maraudeurs.
- Je vais lui faire la surprise alors, reprit Peter, il sera content.
Puis après un instant de silence songeur, il ajouta d'un air soudain sombre :
- On est d'accord qu'il n'a plus rien ? Je veux dire, comment il payait les autres années ? Son père vous croyez ?
- Sûrement, ou alors il a un coffre mais doit pas y avoir grand-chose dessus, répondit James dont les yeux s'étaient eux aussi assombris.
- Si je dois l'entretenir, je le ferai, affirma Sirius, une détermination farouche sur le visage.
- Sauf que tu n'es pas tout seul, on l'aidera aussi, Sirius.
La porte de la salle de bain grinça à l'étage et tous se turent. La gêne se réinstallant doucement, tandis que le silence régnait de nouveau en maître.
- Lunard ? Tout va bien ? cria en direction de l'étage Sirius.
Mais il n'obtint pas de réponse, et préféra monter le voir.
Quand il arriva, il trouva le jeune garçon en larmes, appuyé contre l'encadrement de la porte, comme incapable de franchir la barrière de la salle de bains, essayant en vain de retenir des larmes lorsqu'il vit apparaître devant lui son maître.
Il les essuya rapidement mais elles furent très vite remplacées par d'autres tant il était emporté par l'émotion.
- Pardon, pardon Maître, disait-il en hoquetant.
Mais au lieu de rassurer ou de calmer Sirius, cela ne fit que renforcer son inquiétude.
- Lunard, que t'arrive-t-il ? Viens, viens avec moi, on va aller dans la chambre on sera mieux.
Ce spectacle, Sirius le trouvait pathétique, venant achever de briser son cœur déjà bien mis à mal cet été.
Il attrapa délicatement son ami par le bras, constata sa tenue légère, un boxer et un short noir qu'il avait donné, mais il n'avait pas mis le tee-shirt que Sirius lui avait prêté en même temps.
Se disant qu'il verrait ça plus tard, Sirius se concentra sur ce qui mettait autant en émoi le garçon.
Quand il l'eut assis sur le lit et que Rémus n'avait pas cessé de pleurer, son inquiétude fut rejointe par un détestable sentiment d'impuissance et il lui attrapa la main avant de lui parler :
- Rémus, va falloir que tu m'expliques là, arrête de t'excuser et dis-moi ce qu'il t'arrive, ou tu veux peut-être plutôt parler à James ou à Peter
Mais Rémus fit non de la tête, continuant des litanies d'excuses qui agacèrent Sirius.
- Rémus, pitié, arrête de t'excuser, lui dit-il les yeux dans les yeux, après avoir attrapé son menton dans ses doigts pour le contraindre à le regarder.
- Tu as le droit de pleurer, largement, mais je veux savoir ce qui ne va pas, ne m'oblige pas à te forcer à obéir s'il te plaît Rémus, parle-moi, je t'en prie !
Il savait qu'il était particulièrement détestable de mettre sur la table l'argument du lien d'esclavage, mais il était dépassé par la situation. Rémus, si renfermé en temps normal et d'autant plus depuis qu'il l'avait ramené de chez Tomson subissait un flot de larmes intarissables.
Il n'irait jamais jusque-là, et il faudrait qu'il clarifie cela par la suite avec Rémus, mais son état était tel qu'il justifiait bien l'usage des grands remèdes !
- Tout le monde va savoir, murmura finalement Rémus
- Quoi ?
Sirius ne comprenait pas vraiment, ils en avaient déjà parlé avec James hier à midi. Pourquoi soudainement Rémus mettait cela sur le tapis en sortant de la douche ?
Et là, Rémus désigna d'une main tremblante sa clavicule gauche.
Et Sirius déglutit, comprenant immédiatement ce qui avait mis son ami dans cet état.
Depuis qu'il était devenu esclave, Rémus avait été magiquement marqué.
Il y avait autrefois du temps de Tomson, un tatouage représentant les initiales de son maître, mais celui-ci s'était magiquement effacé au profit des initiales de son actuel maître, deux lettres noires S.B, gravées dans un entremêlas de courbes folles.
Il était l'esclave de Sirius Black. Cela était gravé dans sa chair. Le réduisant à l'état d'objet.
Malgré lui, Sirius pouffa nerveusement :
- Lunard, depuis que j'ai été chez Tomson te racheter, tu as ce tatouage, il était aux initiales de cet enfoiré de Tomson avant, mais depuis qu'il t'a acheté tu as cette marque. La marque des esclaves, souffla-t-il froidement, culpabilisant des mots qu'il devait annoncer à son ami.
- Je ne savais même pas que j'avais un tatouage. Personne ne me l'avait jamais dit…
La voix était atone au milieu des larmes. Et la tristesse s'empara de Sirius.
- Tu ne t'étais jamais vu ? Même chez Tomson ?
Et malgré la légère grimace, Rémus fit doucement non de la tête au milieu de ses larmes, venant froisser encore un peu plus le cœur de Sirius.
- C'est, enfin, pardon Lunard, je ne savais pas que tu l'ignorais cette histoire de tatouage. Tout esclave sorcier est marqué du sceau de son maître. Et non, ça ne change rien à tout ce que je t'ai dit avant, tu restes mon ami. Qu'importe cette marque ! On n'est pas revenus dessus avec James car pour nous ça ne signifie rien, ça ne change rien à notre relation. N'accorde aucune important à cette marque, et Lunard, reprit d'un ton extrêmement doux Sirius, avec l'uniforme de Poudlard, personne ne le verra jamais ça, ne t'en fais pas.
Les pleurs se tarirent doucement. Rémus semblait être sous le choc de cette nouvelle.
Ça faisait beaucoup pour lui d'un coup de s'apercevoir qu'en plus d'être cette bête monstrueuse, cela était gravé donc visible en lui.
Sirius se leva, fouilla dans sa valise et l'encouragea à passer un tee-shirt, bien trop grand pour lui…
Il entendit quelqu'un toquer à la porte et alla voir.
- Tout va bien ?
C'était James et Peter qui étaient montés, inquiets.
- Oui, oui, vous en faites pas, je gère, et plus doucement Sirius ajouta en tapotant sa propre clavicule pour illustrer ses mots, il vient de voir son tatouage.
James pinça les lèvres, mais préféra laisser agir son ami seul, et redescendit donc avec Peter.
- Rémus, regarde-moi.
Il lui sembla que son ami mit une éternité à relever ses yeux larmoyants. Sirius s'était appuyé à la porte, se tenant les côtes d'une main, l'autre occupée à gesticuler dans l'air pendant qu'il parlait :
- James et moi on ne savait pas comment aborder ça avec toi, mais ça ne signifie rien, pour nous, tu le sais n'est-ce pas ?
- Rogue non plus m'avait pas dit que j'avais ça.
Sirius ne répondit rien. Ne s'inquiéta même pas de sa non-réaction quand au fait qu'il devait venir d'apprendre que Rogue avait fréquenté Rémus du temps de chez Tomson, son ami était trop bouleversé pour remarquer cela, et tant mieux, car il n'était pas prêt pour lui avouer comment en réalité, ils l'avaient retrouvé.
Le garçon semblait amer. Tripotant nerveusement un bout de tissu entre ses doigts.
Pourquoi personne ne lui avait rien dit ? Parce que même son propre corps ne lui appartenait plus à ce point ? Pour qu'on ne lui dise même pas qu'il avait été gravé ?
De la bile remonta dans son estomac, le faisant brûler, manifestation physique de ce qu'il ressentait émotionnellement.
Mais pendant ces quelques secondes de silence, leurs regards ne s'étaient pas lâchés.
Maintenant que Rémus digérait la nouvelle, un nouveau problème s'offrait à lui. Son maître venait de perdre du temps, pour lui, il l'avait rassuré, il avait pris ce temps pour lui. Et maintenant, il avait refermé la porte, et s'appuyait contre elle. Faisait déglutir le lycan qui redoutait maintenant d'avoir à « remercier » son maître.
Sirius soufflait doucement, il avait noté que Rémus s'apaisait doucement, mais il remarqua bientôt le regard troublé de Rémus se teinter peu à peu de peur.
Il fixait la porte du regard, revenant parfois doucement sur Sirius toujours appuyé contre celle-ci, et pour l'Animagus, la lumière vint rapidement dans son esprit.
- Tu as peur, parce que je bloque l'accès à la seule sortie de la pièce ?
Il n'y eut pas de réponse, mais toujours le même ballet des pupilles de Rémus qui semblait ne pas arriver à s'arrêter de déglutir.
Alors Sirius éclata d'un rire sans joie avant de libérer la porte et même de l'entrouvrir un peu avant de revenir s'asseoir près de Rémus.
- Tu me vois encore comme une quelconque menace, hein ?
- Vous auriez toutes les raisons de me punir, maître, prononça à voix basse Rémus
- Mais personne ne te punira, jamais plus !
- Ou alors vous voulez que je vous remercie, vous venez de perdre du temps pour votre esclave, ce n'est pas normal, je devrais être en train de vous remercier à genoux pour cela, Maître.
Si le proverbe aurait pu être dit innocemment, autrefois, l'Animagus comprit aussitôt le sous-entendu sexuel que comprenait la phrase de Remus et Sirius soupira bruyamment. Il ferma les yeux et s'exhorta à la douceur quand il répondit :
- Tu ne te mettras jamais à genoux, mon ami, ni devant moi ni devant personne. Tu le sais n'est-ce-pas ?
Il n'obtint qu'un vague hochement de tête de Rémus en réponse et il ne sût pas s'il devait insister là-dessus ou simplement laisser filer, laisser du temps à Rémus de prendre, enfin reprendre confiance en lui. Il préféra laisser couler, patience, encore et toujours.
Un silence les enveloppa, Rémus triturait toujours son tee-shirt d'une main hésitante, portant parfois un doigt sur son tatouage, l'autre main emprisonnée dans celle douce de Sirius qui laissa Rémus reprendre ses esprits avant de doucement détacher ses doigts entremêlés dans ceux de Rémus pour envelopper son épaule et l'attirer à lui.
- Ne laisse pas ce tatouage te définir, Lunard, tu es tellement plus que ça, tellement plus que ça à mes yeux, et aux yeux de James et de Peter.
Rémus, coincé contre le torse fort mais réconfortant de son maître, avait les yeux qui lui brûlaient. Il lui semblait maintenant son tatouage lui brûlait la peau. Encore quelque chose à digérer, à accepter. Ce tatouage, c'était peut-être la goutte de trop.
Mais en même temps, il était là, dans une étreinte douce et chaste qu'un homme lui procurait. Ça lui faisait si bizarre, les bras ballants, il inspirait doucement sentant l'odeur des cheveux de son maître qu'il connaissait tant. Et cela l'apaisait.
- Je verrai avec Dumbledore, si on peut faire quelque chose pour ça, finit par dire Sirius, qui ne croyait pas vraiment en une possible solution.
- Ça serait drôlement bien, chuchota Lunard qui s'était calmé à présent.
Il relâcha doucement Rémus et l'invita à s'installer correctement sur le lit.
- Tu me laisses te soigner ? Je pense qu'on a bientôt fini de t'embêter avec tout ça, je prends les fioles. Installe-toi pendant ce temps.
Alors Sirius sortit un instant de la chambre, un instant pendant lequel Rémus se sentit incroyablement chanceux d'avoir ce maître qui prenait soin de lui.
Quelques longues minutes plus tard et après une énième séance de soins, Patmol avait bordé Lunard et quittait la chambre à pas de loup, le laissant se reposer après ce camaïeu d'émotions intenses.
C'est l'esprit embrumé qu'il rejoint ses amis au salon, occupés à discuter à renfort de grands gestes et d'un mouvement de baguette il insonorisa l'endroit pour qu'ils puissent se détendre sans perturber le sommeil de leur ami.
- Il a vu le tatouage alors ? demanda aussitôt James en interrompant Peter qui râlait des devoirs de métamorphose laissées par leur enseignante pour l'été.
- Oui, répondit dans un grognement Sirius en s'affalant à côté d'eux.
- On aurait vraiment dû lui dire avant, dit dans une grimace emplie de remords James
- Ce qui est fait est fait, répondit laconique Sirius qui n'avait pas envie de revenir sur ce sujet.
Il y avait réfléchi, Lunard ne leur faisait déjà pas confiance, alors si en plus il s'était vu physiquement marqué du sceau de son ami qu'il voyait toujours comme son maître, comment se serait-il laissé amadouer…
- Il va s'y faire, les réconforta Peter qui avait tout appris de cette histoire par James entre-temps, et il saura bientôt que ce n'est qu'une simple marque qui ne veut rien dire !
Son ton sûr étonna ses amis et James pouffa nerveusement :
- Pour une fois que Queudver fait preuve d'un peu de sagesse !
Sirius grommela quelque chose, mais James ne releva pas. Il semblait épuisé.
- Les gars, il est presque minuit, on file au lit ? Demain on doit aller acheter les fournitures, proposa alors le cerf en se levant.
Ce fût alors le défilé à la salle de bains, puis James et Peter gagnèrent chacun leur lit, un dans sa propre chambre, l'autre sur le canapé sur salon.
Quant à Sirius, il ne semblait pas remarquer qu'il dérangeait James, restant assis sur son lit à parler de tout, de rien, comme pour prolonger la soirée.
Mais il ne le trompait pas.
- Sirius, tu es au courant qu'il va falloir que tu ailles dormir, dans la chambre d'amis, termina James en levant un sourcil.
Un mouvement anxieux de bouche lui fit comprendre qu'il avait vu juste, Sirius appréhendait d'aller dormir près de Rémus.
- Sirius, fit doucement le cerf en posant une main sur son épaule, il ne va pas te manger…
- Non, il pense que c'est moi qui vais le manger, marmonna en réponse Sirius dans sa barbe
- Tout va bien aller, Sirius, on a fait pas mal de progrès là, non ? Et tu as même été le seul à calmer Rem' de sa crise d'angoisse.
Il dut alors plier et se lever du lit de James.
Sirius n'était pas rassuré, alors quand il rentra dans la chambre d'ami, il tâcha de faire le moins de bruit possible. Et finit par s'allonger de côté, dos à Rémus en gardant une distance entre eux plus que raisonnable.
Aurait-il dû le réveiller ? Avait-t-il mieux fait de ne pas le réveiller ?
Ces questions le hantèrent jusqu'à ce que vaincu de fatigue, Sirius s'endormit.
Voilà pour ce chapitre plus long pour me faire pardonner, et je crois si j'écoute mon petit doigt que le prochain devrait particulièrement vous plaire...
J'espère recevoir un nombre de reviews à faire péter le compteur pour m'encourager et me soutenir
Je vous aime, merci d'être là
Amitiés
LessaWatberg
