Chapitre 35
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Vous devinez dès que vous sortez de la voiture que ce type ne vous a pas attendu : dans le marché de Noël, au lieu de s'inquiéter de tous les véhicules de police qui viennent de débarquer en se garant en urgence, les gens ont tous le nez en l'air, s'exclamant dans un brouhaha incompréhensible et pointant quelque chose que tout le monde présent vous empêche encore de voir. Lorsque vous vous avancez, en tête de vos hommes juste derrière Hijikata, la foule s'écarte sans que celui-ci n'ait besoin de forcer pour vous dégager un chemin. Apparemment, votre présence était attendue. Vous arrivez finalement au pied de la grande roue, où tous les regards semblent converger. Vous levez les yeux, cherchant ce que tout le monde fixait du regard, quand...
- J'en reviens pas... Il s'est pointé en personne !
- Bien le bonsoir, messieurs du Shinsengumi ! clame dans un porte-voix le pantin en costume lavande qui se tient juché sur une des poutrelles de la grande roue, un projecteur venant se braquer sur lui dès ses premiers mots. Je vois que vous avez reçu mon message ! Je dois vous dire que je suis... plutôt déçu. Mois qui croyais que vous aviez compris la leçon, que j'avais réussi à vous insuffler l'Esprit de Noël en vous faisant réaliser le matérialisme dans lequel vous baignez... Au lieu de ça, vous vous contentez de transférez l'affection absurde que vous portiez à vos possessions, vers... D'autres possessions. Quid de votre âme ? De vos réels souvenirs ? Quid de l'Esprit de Noël ?
- Détrompe-toi, le clown, j'adore l'esprit de Noël ! lui lancez-vous d'une voix assez claire pour être entendue même sans mégaphone. Que dirais-tu de venir nous montrer le tiens de plus près ? On ne le voit pas bien d'ici, avec ton crâne posé par-dessus...
- Ah, s'amuse-t-il, je reconnais bien là le sanglant premier capitaine du Shinsengumi ! Vous n'écoutez pas un mot de ce que je dis, n'est-ce pas ? Dans ce cas, je vais cesser de vous torturer et abréger : j'ai ici tous ces menus objets que vous appelez « souvenirs », dit-il en brandissant un sac de la main gauche, et ici, un petit quelque chose qui a le pouvoir de réduire à néant vos véritables précieux souvenirs : ceux qui sont dans votre tête !
Vos yeux s'agrandissent en voyant ce qu'il porte dans la main droite : c'est une bombe !
- Alors, hommes du Shinsengumi ? Je vous donne le choix : sauver vos souvenirs matériels, ou les immatériels ! Votre vie, ou ce que vous croyez être indispensable à votre vie ! Que choisissez-vous ?
Votre main va chercher le poids qui repose sur votre épaule. Vous êtes certes parti en urgence du quartier général, mais vous n'êtes pas parti à poil.
Vous armez votre bazooka.
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Que décidez-vous de faire ?
Tirer dans la tronche de ce pourri : chapitre 8.
Envoyer une roquette à travers la gueule de ce trou du cul : chapitre 8.
Le faire exploser en toute simplicité : chapitre 8.
