Bonjour à tous

J'espère que vous allez bien?

Voilà le chapitre 37, comme promis, samedi 1er février

Le chapitre 38 paraîtra dans 15 jours, soit le 15 février.

J'espère que ce chapitre vous plaira, merci à tous ceux qui m'ont laissé des reviews, vous êtes une véritable force !

Merci aussi à tous mes lecteurs.

J'embrasse :

- Mitsuha - Lilie58 - Croyance Moreau - PoneyRose - Liz Monnaye - cmoa -

et Ange :) Merci pour ton soutien, ok pour le partage de cellule toutes les conditions me vont :p la réponse à ton espoir dans ce chapitre :) bonne lecture

Peace, love, coeur sur vous tous !

LessaWatberg qui a besoin de vous pour garder sa motivation en ces temps durs pour elle ! :)


Chapitre 37 Remise en question

- Et tu ne l'as jamais vu ? Vraiment ? Tu es en train de me dire que ce fils de Serpent a réussi à glisser cette potion dans vos sacs, sans que ni toi, ni Peter ne remarquiez rien ? James, tu te moques de moi ? Vous avez forcément dû le voir, cette fiole n'est pas arrivée toute seule dans ce sac !

Sirius fulminait. Et faisait les quatre cent pas devant cette table basse sur laquelle reposait l'objet de toute sa colère. Sa voix semblait faire trembler les murs de la pièce.

Quelques secondes plus tôt, juste après le dîner, ils s'étaient réunis dans le salon pour déballer les affaires achetées dans la journée.

Ils avaient annoncé à Rémus que James et Peter s'étaient cotisés tous les deux pour lui offrir tout ce qu'il nécessitait pour suivre son année scolaire normalement. Ce qui avait provoqué des larmes dans les yeux trop tristes d'un garçon qui réapprenait à vivre.

Mais baillant à s'en décrocher la mâchoire, il monta se reposer tandis que les garçons profitaient de la soirée et ils avaient naturellement décidé de déballer leurs affaires.

Mais c'était Sirius qui s'occupait du sac qui allait bouleverser leur soirée et rapidement sa main s'était refermée avec étonnement sur une fiole de verre entourée d'un bout miteux de parchemin.

Curieux, il détacha rapidement la corde nouée autour, et lut, d'abord dans sa tête, puis à voix haute les lignes traçées par l'écriture en patte de mouche de leur ennemi.

- Elle n'est là que pour l'aider, donnez-la-lui, demain, vers midi. Elle l'aidera, croyez-moi. Rogue.

Et là il avait éclaté. Hurlant et piétinant le sol.

Peter et James étaient confus, ils n'avaient même pas remarqué Rogue sur le chemin de traverse mais celui-ci avait, semble-t-il, réussi à leur glisser le paquet à leur insu.

James ne cessait de jeter des coups d'œil à Peter qui déjà se rongeait les ongles. Lui-même n'en menait pas large, mais quelque part, au fond de lui, une étincelle d'espoir. Peut-être qu'acculé, Sirius accepterait le coup de main de leur ennemi. Pour Rémus.

Mais Sirius ne décolérait pas :

- James, explique toi bon sang ! Comment Servilo a-t-il pu vous approcher ?

Ses yeux rétrécirent soudain, et se firent accusateur :

- Par pitié, ne me dis pas que c'est un coup monté ? Que tu es allé le voir pour lui demander de l'aide ?

Mais le choc qu'il vit apparaître sur le visage de James le frappa en plein cœur et l'incongruité de la chose le fit pouffer nerveusement, récoltant un magnifique regard noir de la part de son ami.

- Pardon, dit-il aussitôt, non évidemment.

- Comment peux-tu penser que je sois capable d'une telle traîtrise ?

La voix n'était pas en colère, juste attristée.

- Pardon James, vraiment, reprit Sirius mais celui-ci l'interrompit :

- Je te jure que je n'ai rien fait, avec Peter, on a fait les boutiques et ensuite on s'est attablé au glacier, je suppose qu'à un moment il nous a vu et a réussi à nous mettre ça dans le sac… Aucunement Peter ou moi sommes responsable de quelque chose là-dedans !

L'atmosphère était froide, lourde.

Un moment de flottement passa, chacun perdu dans ses pensées, les yeux rivés sur cette si petite fiole, responsable de tous leurs maux.

- Et s'il y avait du poison dedans ? demanda au bout d'un moment Sirius

- Réfléchis un peu, si Servilo avait voulu tuer Rémus, tu ne crois pas qu'il aurait tous les moyens d'y parvenir auparavant ? répondit du tac-au-tac avec aigreur James

- Et on fait quoi ? On lui en parle ou pas ? la voix hésitante de Peter posa la question que tous redoutaient.

Mais le parquet à l'étage grinça, faisant sursauter et se retourner vers l'origine du bruit.

Les yeux ensommeillés, Rémus se tenait debout contre la rambarde, apeuré des éclats de voix qui l'avaient sorti de son sommeil.

Les garçons discutaient vivement dans le salon et personne n'avait pensé à tempérer sa voix pour ne pas réveiller le lycan.

- Pardon, fit aussitôt Sirius, j'ai crié et je t'ai réveillé. Ça fait longtemps que tu es là ? demanda-t-il mais sans attendre la réponse de son ami, il rajouta, Tu peux retourner dormir, ça n'arrivera plus.

- Il y a un souci ? demanda d'une voix trop lente Rémus, suspicieux.

Mais alors que chacun cherchait quoi lui répondre, ses yeux se posèrent sur la table basse du salon où une fiole remplie d'un liquide rouge sang semblait comme l'appeler.

Et le loup répondit à cet appel.

Grondant doucement dans la poitrine de Rémus comme s'il s'éveillait, comme s'il mourrait d'envie d'aller vers elle car elle l'appelait, car grâce à elle, il ne souffrait pas.

Et par-dessus les manifestations lupines, la voix plus douce, plus terrifiée de Rémus s'articula en même temps qu'il descendait les marches de l'escalier, comme hypnotisé :

- Où avez-vous eu ça ?

Sa voix n'était qu'un souffle qui sembla projeter un vent glacial dans le pauvre petit salon.

Un ange passa.

James s'arma de courage et passa par-dessus le regard noir de Sirius qui n'était pas prêt à apporter des réponses.

Il arracha le petit mot des mains de Sirius, ignora sa manifestation mécontente et le tendit à Rémus.

Celui-ci l'attrapa, en lançant un regard d'excuse à Sirius et son visage perdit toute couleur tandis que ses yeux parcouraient du regard ce qui était écrit.

- Je connais cette potion, murmura-t-il finalement, mais comment a-t-il su que je suis chez vous ? Que Maître Black m'a racheté ?

-Assis-toi, Rémus, indiqua d'abord Sirius qui se sentait acculé, et il détestait ça.

Les trois maraudeurs s'étaient mis d'accord, Rémus ne devait pas savoir qu'ils savaient tout concernant Rogue et Sirius gardait bien précieusement caché les lettres qu'ils avaient reçues de lui.

Sirius s'agenouilla devant Rémus pour lui répondre :

- Je ne sais pas, dit-il avec éclat sombre dans la voix.

Il pouvait sentir le regard noir de James sur lui, mais n'en avait cure, il restait certain que ce doux mensonge valait mieux que la vérité. Comment réagirait Rémus s'il savait qu'ils savaient tout du traitement que Tomson lui avaient infligé, que c'était leur ennemi, qui l'avait violé, qui leur avait tout dit… qu'ils savaient le comportement que Rogue avait eu avec lui…

Non Sirius en était sûr, c'était mieux ainsi.

Il n'y aurait pas de gêne, pas de malaise, ou moins si Rémus ignorait toute cette terrible vérité..

Doucement, Rémus le regardait, sa main serrant toujours ce bout de parchemin qui semblait lui brûler les doigts, comme si Rogue était dans cette pièce, était contre lui, était en lui.

Il n'en pût plus et ferma les yeux.

Rogue, un nom, cinq lettres, qui lui inspirait tout un camaïeu d'émotions toutes si fortes, toutes si terribles, dégoût et empathie.

C'était étrange et douloureux.

Parce que si Rémus était vivant, c'était grâce à lui, grâce à ses soins.

Parce que si Rémus était détruit, c'était grâce à ses abus, ses attouchements.

Haine et reconnaissance.

Dégoût de lui-même. Comme une cerise sur le gâteau dont Rémus se serait bien passé.

Et en même temps cet attachement fou, car seul être connu dans cet univers nouveau, et à force de le voir Rémus s'était attaché à cet être qu'il détestait. Non, qu'il pensait détester, car du temps de Poudlard, les chamailleries semblaient maintenant bien vaines, bien inutiles. Univers fermé, cloisonné, aseptisé où les sentiments ne pouvaient revêtir de telles ampleurs.

Maintenant Rémus savait ce que tous ces mots signifiaient, peur, douleur, terreur, haine, dégoût. Et attachement. C'était fou en même temps d'être cruel.

Il voulait le frapper, il voulait le haïr, il voulait lui arracher les yeux, mais là en ce moment il voulait aussi le remercier de lui avoir par quelconque moyen fourni la potion pour la pleine-lune.

Et Rémus, pour tous ces sentiments entremêlés se détestait encore plus. Il décevait son maître, il se décevait.

Il n'y tint plus et jeta au sol le morceau de papier, semblant s'être brulé avec.

Ce fût James qui le ramassa et en profita pour s'assoir à ses côtés.

Rémus savait que tous devaient entendre le loup s'exprimer et il trouvait ça irréel de ne pas les voir réagir, comme s'ils n'entendaient pas, ou comme si cela était quelque chose de normal.

Il revoyait les coups, il ressentait les Doloris reçus pour cet affront qu'il faisait chaque fois à Maître Tomson, il se rappelait les jeux pervers pour exciter le loup, pour le punir.

Et il était là, perdu entre trois hommes qui le regardaient si doucement, qui ne le punissaient pas.

Un voile de douceur passa sur son âme brisée et apaisa un instant la douleur d'être lui.

Et tandis que le loup continuait de ronronner, les larmes lui montèrent aux yeux.

Et comme par un besoin de se libérer, d'expliquer sa réaction, Rémus bredouilla :

- J'ai déjà pris cette potion une fois, chez mon ancien Maître.

Il semblait bien incapable de regarder les garçons en face.

Il torturait ses doigts nerveusement, culpabilisant de se sentir attirer par cette potion qui l'avait quelque peu réconforté, l'empêchant de s'auto-mutiler le temps d'une nuit.

- Et elle t'a fait du bien ?

James venait de poser la question ressentant comme s'il le brûlait le regard choqué de Sirius sur lui. Mais insensible comme semblaient l'être Sirius et Peter aux grondements émanant de la poitrine de Rémus.

Et si celui-ci craignait leur réaction, il était drôlement surpris de les voir faire comme s'ils ne l'entendaient tout simplement pas.

Il devait cependant répondre à la question de l'homme et c'est avec crainte et déférence qu'il haussa les yeux pour se confronter au regard de son maître qui n'avait pas quitté sa position, toujours accroupi devant lui.

Il croisa deux orbes grises transpirant de douceur et d'inquiétude.

Son maître ne semblait pas fâché, alors il s'enhardit à répondre, ignorant que tous étaient pendus à ses lèvres.

- Oui, c'est lui, l'ami de mon ancien Maître, Severus Rogue qui l'a mise au point. Elle, … elle m'a empêché de me faire du mal pendant la nuit de pleine lune. Et je ne m'explique pas comment il a su que je n'étais là ni pourquoi il me l'a fait parvenir.

L'atmosphère qui régnait était lourde.

Tous réfléchissaient à vive allure mais pas autant que Sirius.

- Tu ne penses pas que peut-être, c'est justement Tomson qui lui aura dit que tu es maintenant avec moi ?

Le regard de Rémus brilla d'un éclat nouveau, comme si cela pouvait être évident, mais l'éclat dans l'œil de James brûla lui de mécontentement et Sirius comprenait ce qu'il disait, il n'acceptait pas ses mensonges.

- Vous avez raison sans doute Maître.

Mais après un instant, il rajouta :

- Mais dans quel but m'envoie-t-il cette potion ? Il voulait juste s'entraîner sur moi chez mon ancien Maître, pour mettre au point une potion pour les êtres comme moi…

- Les êtres comme toi ? Peter couina derrière lui, faisant se retourner Sirius.

- Tu es un être comme tout le monde, fit finalement Sirius, en posant une main douce sur ses épaules. Tout ce que ces enflures t'ont dit est faux. Tu n'es pas un monstre.

Cette dernière phrase provoqua un long frisson chez Rémus qui releva vivement la tête sur son Maître.

Et la poigne sur son épaule se renforça comme pour ancrer ses mots en lui.

- Maintenant, concernant le geste de Rogue, James reprit, et désigna la potion, peut-être que cet imbécile veut racheter sa conscience. Je ne pense pas que tu doives tant réfléchir au comment du pourquoi Rémus, la potion est là, disponible, qu'importe les motivations réelles de Servilo, non ?

Malgré qu'ils dussent tous à Rogue le fait d'avoir pu sortir Rémus de l'enfer, subsistaient les vieilles tensions d'écoliers et rajouté à cela ce qu'ils avaient appris des gestes de Rogue sur leur ami.

C'était donc une évidence de dire que le torchon brûlait entre le Serpentard et eux. James ne voulait que profiter de l'aide qu'il pouvait leur apporter, sans toutefois cesser de haïr l'homme. C'était déjà plus que Sirius qui ne souhaitait que l'étriper….

Les yeux de Rémus glissèrent au sol aux mots du cerf. Il pensait être sorti de là-bas, mais Rogue revenait tel un terrible mantra dans sa vie. Comme un trauma qui se répète, comme un rappel permanent que sa condition a changé.

Et un long soupir, émanant de lui cette fois, rejoignit les légers grognements du loup.

Cette plainte vint briser le cœur de Sirius qui dût prendre une décision. Car si ça ne tenait qu'à lui, il aurait renvoyé cette potion à son expéditeur avec une menace de mort qu'il exécuterait sitôt qu'il le verrait sur le chemin de traverse le 1er septembre.

Il détestait que Rogue soit de la partie de quelque façon que ce soit, mais à entendre Rémus et son loup, cette foutue potion pouvait vraiment l'aider et il semblait avoir envie de la prendre.

- Hey Rémus, il attrapa délicatement son menton pour l'obliger à tenir son regard, si tu avais le choix, la prendrais-tu en prévision de la pleine lune de demain soir ?

Le regard de Rémus se noya de larmes et c'est en hochant la tête, comme craintif de la réaction de son maître qu'il lui fit comprendre que oui.

Sirius se releva, était-il assez fier pour laisser son orgueil dépasser le bien-être de son ami ? Non, jamais !

- Alors tu la prendras. Tu sais comment elle se prend ? C'est indiqué de la prendre vers midi sur le papier.

Le regard surpris de James et Peter passèrent inaperçus, tant Rémus et Sirius se regardaient intensément. Les pupilles de l'Animagus brillaient d'une détermination farouche, tandis qu'il lisait chez son ami une forme de reconnaissance mêlée à du soulagement.

- Oui, Maître, c'est aussi ainsi que je l'avais prise le mois dernier.

James et Peter échangèrent alors un regard soulagé, nul doute que si Rémus n'avait pas été réveillé par les cris de Sirius, ils auraient passé un très mauvais quart d'heure.

Il régnait maintenant dans le salon une atmosphère beaucoup plus légère. James savait bien que l'aide apportée malgré sa volonté contrariait Rémus, mais il était fier de voir que son ami avait su voir au-delà de ses sentiments et décisions, dans le but d'aider Rémus.

Au moins, si la crise de colère n'avait pu être évitée, elle avait eu cet avantage de libérer la parole de Rémus. Et Sirius avait mis de la bièraubeurre dans son eau, il voulait toujours tuer Rogue, mais il permettait à Rémus de prendre la potion.

Un pas venait d'être franchi.

Quelques cinquante minutes plus tard, le flacon de potion semblait narguer tout le monde, trônant au milieu de la table basse, le parchemin de Severus posé à ses côtés, et les garçons discutaient plus ou moins avec agitation, notamment Sirius qui n'en revenait pas que Rogue ait réussi à les approcher.

Cependant, la présence de Rémus au milieu d'eux, qui était reparti dans l'ouvrage sur les loups-garous que Peter lui avait offert, l'empêchait d'avoir une verve trop développée, et il usait de stratagèmes, parlait à mots couverts que seuls James et Peter comprenaient.

Il en voulait au garçon. Il lui avait bien écrit qu'il ne voulait plus aucune interférence dans la vie de Rémus, considérant qu'il avait fait déjà bien assez de dégâts comme ça, et malgré cela, malgré la menace de sa propre mort, il avait pourtant réussi à leur faire parvenir cette foutue potion.

Un poids tomba sur ses épaules, il pensait que tout allait aller correctement désormais, mais c'était faux. Comment avait-il pu se fourvoyer à ce point ?

En fournissant la potion, Rogue venait de se rappeler à eux et avec lui c'est un tas de problèmes qu'il n'avait pas entrevus. A commencer par Poudlard, où Rogue serait aussi, au quotidien, participant aux cours, errant dans les couloirs, mangeant dans la Grande Salle. Et tous ces éléments perturbaient Sirius.

Il craignait à la fois la réaction de Rémus, celle de Severus, et la sienne.

Il ne pût s'empêcher de soupirer, attirant malgré lui les regards de ses amis sur lui, et même celui de Rémus, qui planqué derrière la grosse couverture de son livre avait levé les yeux, emplis de déférence et de respect. Il les baissa cependant bien vite quand les prunelles de Sirius s'ancrèrent dans les siennes l'espace d'un bref instant.

L'échange n'échappa pas à James qui remplaça vite fait Rémus et ancra à son tour ses yeux dans ceux de Sirius, tant de mots étaient ainsi échangés dans ce simple regard. Et naturellement, de concert, les yeux interrompirent le contact pour aller se poser sur cette petite fiole. Ils la regardaient comme si soudainement, elle pouvait se métamorphoser en un Serpentard aux long cheveux noirs, au teint cireux et aux cheveux gras.

Les yeux de Sirius se noircirent, mais en son for intérieur, il sût qu'il ne changerait pas d'avis.

Rémus avait indiqué que cela le rassurerait de la prendre.

Alors Sirius prenait sur lui et ses côtés paranos qu'il évitait jusqu'ici avec aisance, tâchant de se convaincre que non, la fiole envoyée par Rogue ne contenait ni poison ni substance capable de nuire à Rémus mais bel et bien rien d'autre qu'une potion lui permettant de passer la pleine lune de façon plus douce.

Alors qu'il regardait encore Rémus, il vit celui-ci étouffer un bâillement.

Apparemment il n'osait pas retourner se coucher de son propre chef. Il interrompit donc gentiment Peter, lancé sur le sujet des plantes françaises, et proposa à son ami de partir au lit.

Comme si c'était le signal que Rémus attendait, il referma rapidement le livre et après une courbette respectueuse, se dirigea vers l'escalier.

Mais au moment où il posa la main sur la rambarde de celui-ci, la voix de son maître l'appelant le fit se crisper.

- Rémus !

Quand il vit le dos droit et tendu effectuer un demi-tour, Sirius sourit doucement avant d'ajouter :

- La prochaine fois que tu veux aller dormir, n'attends pas ni mon ordre, ni ma proposition s'il te plaît, agis de toi-même, tu es libre ici, et ça ne changera pas !

Et il relança le sujet des herbes médicinales françaises que Peter avait découvert cet été, sans plus un regard pour Rémus, un simple sourire ornant son regard doux.

Rémus soupira de soulagement et remonta l'escalier, les mots de son maître tournant dans son esprit. « Tu es libre, ici » Voilà quelque chose auquel il avait encore de croire.

Le sommeil s'abattit rapidement sur lui, l'esprit plus soulagé que jamais à l'approche de la pleine lune.


Voilà pour ce chapitre

J'attends vos avis, j'espère que vous trouvez la réaction de Sirius normale et des micros mais positifs changements chez Rémus !

Amitiés

LessaWatberg :)

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