Bonjour Bonsoir les shinigamis de Noel et bonne fêtes à tous.

Avec un petit retard inhabituel je vous délivre un chapitre très particulier car il est le 40e. Record incontesté de longévité qui vient de passer les 1800 vues. Je vous remercie toujours autant pour votre fidélité.

C'est une grande étape aussi pour mon incroyable beta pandora qui beta pour une 40e fois cette histoire qui nous passionne et qui n'est aussi bien construite que grâce a tes idées et ton sens de la mesure. L'histoire ne serait pas la même sans toi et son ton travail acharné. Merci beaucoup et joyeux 40e chapitre.

Sur ce je ne vous fait pas languir plus longtemps et je vous relance dans votre histoire.


Chapitre 40

"J'espère vivre jusqu'à ma mort" J. Paulhan

Après avoir mis sa division au repos forcé, il avait reçu via un messager de la 2e division, un grand livre qui contenait tout ce qu'il devait réaliser avant la prochaine réunion. Il avait alors fait la liste de chaque soldat présent à ses côtés. Mettant cette tâche en suspens, il avait profité du reste de la semaine pour enchaîner les réunions avec les chefs de district afin de coordonner les volontés.

Après 8 jours d'intense travail, il avait avec une joie non dissimulée vu réapparaître sa chère vouivre. Il s'était alors gentiment moqué d'elle au vu de la tête qu'elle faisait. Jokuro l'avait alors éjecté de son monde intérieur en hurlant qu'elle venait de se réveiller d'un très long sommeil et qu'ont ne peut pas demander à une femme aussi vénérable d'être présentable au saut du lit. Ce retour remit un peu de normalité dans le mental de l'homme bien que le temps n'était pas au beau fixe. Max ne comptait plus le nombre de fois où il avait déambulé tard le soir dans les couloirs et où il avait "surpris" des sanglots étouffés derrière les portes ou ses hommes et femmes tombant sur lui les yeux rougis ou la peur incrustée au fer rouge sur le visage. Lors de ces moments, il s'armait et se contentait d'un geste de réconfort. Il ne pouvait rien faire de plus que de laisser le temps apaiser les horreurs vécues et rester fort pour eux.

Le jour de la réunion, après avoir remis la division sous le commandement de Mariko, il partit en direction du Sereitei. Ses blessures étaient en grande partie solidifiées, de ce fait, il ne mit que 7 heures pour parcourir le chemin, sa sempiternelle cape sur les épaules. Il eut à peine le temps de poser le pied dans une petite zone qui avait été dégagé par les occupants des lieux aux alentours du bâtiment médical que la réunion commença. Après de longues discussions sur le nombre de blessé, l'épineuse question de la reconstruction fut abordée.

-Les familles nobles sont moins compréhensives que prévu, commença le commandant.

-Je les convaincrais, assura le capitaine Kuchiki.

-Et si par hasard t'y arrivais pas, avait demandé Kenpachi.

-Tu remets en doute mes capacités ?

-Peut-être...

-Si les clans nobles refusent de nous aider, il faudra leur forcer la main, intervient Max avec sévérité.

-Ce n'est pas possible, rétorqua le noble.

-Ah bon ? Ils n'ont plus aucun pouvoir, plus aucune influence pour la plupart. La seule denrée qu'elles détiennent est leur fortune. Je propose donc que toutes les familles nobles financent la reconstruction du Sereitei au titre des sacrifices consentis.

Un silence un peu gêné s'ensuivit.

-J'apporte mon soutien à cette proposition, Kira d'un ton sans sentiment avait parlé.

Le suivant, les capitaines et coordinateurs des autres divisions mis à part la 2e et 6e division se rallièrent à sa proposition.

Souhaitant arrondir les angles, le rose prit la parole.

-Je vois que les esprits s'échauffent un peu, mais avant de penser au paiement, il nous faudrait déjà de la main-d'œuvre, car le peu qui a été déblayé par les hommes de la 11e durant ces 10 jours n'est clairement pas suffisant.

Kenpachi souffla.

-Avec tous mes remerciements bien sur capitaine Zaraki… je vous ai demandé de me faire la liste des hommes en capacité de travailler sur ce point, ou en sommes-nous ?

Nanao s'éclaircit la gorge.

-En l'état, toutes les divisions réunies ne permettent pas un travail de terrassement sur un délai raisonnable.

La nouvelle tomba comme un couperet. Toutes les divisions allaient mal.

-Bien, des propositions ?

-Nous pourrions demander au Rukongai ? Proposa le capitaine de la 10e division.

-Vous qui vivez dans un district, quel est l'état d'esprit ?

-Ils sont ouverts aux propositions que nous pourrions leur faire. De plus, ils ont tous ressentis les effets de la guerre et souhaiterais nous aider…

-Il y a un mais je suppose…

-Ils ne pourront le faire qu'à raison d'une rétribution sinon cela déstabiliserait leurs districts.

-Nous parlons de combien d'hommes pour votre district ?

-Environ 300 hommes.

Un petit murmure enfla, cela représentait près du triple de sa division pensa Max.

« Et pour nous alors ? Nous en avons combien ? »

Il lui fit un sourire mental et lui proposa de regarder.

-Je vois.

-Si vous le permettez commandant. Le capitaine Hitsugaya vient de nous donner la solution pour notre reconstruction. Les sommes « gracieusement » versées par les familles nobles permettront un paiement décent de ces travailleurs dont nous avons terriblement besoin, ainsi que des outils nécessaires et des matériaux pour plus tard.

Un petit vent d'espoir venait de souffler sur l'assistance.

-Le plan se tient effectivement, mais le cas du capitaine Hitsugaya est peut-être un cas isolé, qu'en est-il dans les districts moins au contact du champ de bataille. Il s'était tourné en conséquence vers lui.

-Les opinions sont identiques dans mon district et dans les environs, nous avons même eu des propositions d'aide du district 39 sur le chemin.

Prenant le temps de la réflexion, tous étaient tournés vers leur commandant.

-C'est d'accord finit par déclarer celui-ci, ces valeureux travailleurs seront dédommagés par les nobles.

Un mouvement de recul fut vite étouffé par le 6e capitaine.

-Bien sûr les sommes ne seront pas les mêmes pour tous, le clan Kuchiki donnant déjà beaucoup. Je veux que vous envoyiez vos hommes dans les districts à la recherche de volontaires. Les coordinateurs et capitaines seront en charge de la gestion de ces effectifs en adéquation avec la première division.

-Bien reçu !

-Capitaine Hitsugaya, quand peuvent arriver ces 300 hommes ?

-D'ici deux jours.

-Parfait, est-ce que d'autres ont des pistes ?

-Une équipe de 1500 hommes partira dès mon retour aux locaux de la 8e. Ceux-ci sont d'ailleurs à disposition selon les besoins pour les armées de la cour. Lorsque la première équipe sera de retour, une deuxième composée du même contingent interviendra.

Les attitudes étaient divisées au sein des gradés. Son capitaine avait rabattu son sakkat mais il n'arrivait pas à cacher ses commissures de lèvres levées. Les capitaines de la 2e, 6e, 12e et 3e étaient silencieux. Kenpachi le gratifia d'un reniflement. Isane applaudissait alors que Shuhei et Toshiro arboraient un sourire entendu.

-Très bien, je mets fin à la réunion.

La petite foule commença à se disperser. Max avait repris sa cape bleu nuit alors que son zanpakuto passait en revue les expressions de ses collègues en étant hilare.

-Max ?

Il avait été alpagué par Nanao. Regardant autour de lui, il lui répondit :

-Je peux t'aider Nanao ?

-Nous voulons te voir avec le capitaine.

-Commandant…

-Oui, enfin tu m'as comprise.

Ils se retrouvèrent comme à la belle époque sous la tente de commandement.

-Commandant ?

-Shunsui !

-Pardon.

-Un tour de force ce que tu as réalisé aujourd'hui.

-Je n'ai fait que coordonner les volontés…

-Et trouver la solution au plus grand problème de la Soul Society dans le même temps.

-Ce n'est rien

« Il veut te demander quelque chose c'est sûr »

« Oui, mais quoi ? »

-J'aurais une demande express pour toi.

-Comme toujours, vous pouvez tout me demander capitai… Shunsui.

-Ah ENFIN, bref, il reprit son ton sérieux. Je veux que tu te joignes à Nanao et moi-même lors des négociations avec les clans nobles.

-Vous pouvez compter sur moi. Mais à quoi devons-nous nous attendre, et en quoi puis-je nous aider ?

-Les nobles ne seront pas spécialement d'accord pour mettre la main aux coffres forts tu peux t'en douter.

.

Le rassemblement des nobles qui était prévu pour le lendemain ne fut pas de tout repos pour les 3 shinigamis et ceux-ci n'avaient rien fait pour arranger les choses. Dès l'entrée, Max avait été alpagué par les gardes de la famille où se déroulait la rencontre. Kyoraku avec son statut de capitaine commandant avait eu tous les égards possibles de même pour Nanao qui était une tête connue aux côtés de son supérieur. Il avait été très vite pris pour un sous-fifre sans importance qu'on pouvait railler et balader à sa guise ce qui ne lui plus pas. Après une intervention très sèche de son ex-capitaine, il avait pu les rejoindre au sein de la grande pièce sombre comprenant tous les représentants des clans nobles de la Soul Society. Durant la première partie de la discussion, il put découvrir comment la guerre qui avait prélevé un lourd tribut dans leur rang n'avait pas changé les mentalités égocentriques de cette petite classe habituée aux privilèges hérités injustement de leur sang. Rendu à l'évidence que les nobles ne céderaient pas facilement après la levée de boucliers suite à la proposition de financement des reconstructions, Max et Nanao c'était vivement opposés à la décision de leur chef qui voulait mettre sur le devant de la scène une solution « avantageuse » pour les 2 parties. Elle consistait en l'attribution de siège au futur nouveau central 46 pour les familles qui participeraient à l'effort de reconstruction. Bien que Kyoraku leur ait expliqué que le central 46 devrait renaître d'une manière ou d'une autre, les 2 subordonnés ne voulaient pas forcément transiger avec cette caste. Avant que la réunion ne reprenne, Nanao était sortie de sa réflexion avec la solution afin que l'influence des nobles reste limitée dans le temps. Elle voulait ajouter une clause secrète dans l'accord donnant le droit au capitaine commandant d'outrepasser les décisions du futur central en cas de crise majeure. Max voulait aussi ajouter quelques limitations et ensemble, ils firent part de leur proposition qui plus énormément aux nobles voyant une parfaite aubaine de retrouver de leur influence détruite.

C'est sur cette victoire que Max, en pleine nuit avait quitté ses 2 amis pour retourner dans son district, il n'avait pas sommeil de toute façon et le temps était une denrée précieuse. Arrivant vers les 5 heures du matin, il fut accueilli par son ancêtre.

-Mon fils…

-Papi ki.

-Tu es déjà rentré ? En pleine nuit ?

-Oui, je n'avais pas de temps à perdre. La reconstruction est lancée et je dois prévenir mes hommes et les équipes du district. Il faut charger l'intendance.

-Tu ne pourrais pas déléguer un petit peu ? Demanda le vieil homme d'un ton concerné.

-Si, je le ferais plus tard d'accord ? Peux-tu faire en sorte de sonner le rappel pour les districts alentour pour 7 heures ?

-Compte sur moi.

Il remarqua un dossier dépassant légèrement de la cape bleu roi de son enfant.

-Encore du travail ?

Le dossier disparu dans les plis du vêtement.

-Une tache dont je me serais bien passé…

Et sans en dire plus, il monta dans ses quartiers.

.

La semaine qui venait de s'écouler avait marqué la mise en place des roulements entre le 50e district, et le Sereitei. Il avait confié à ses hommes valides le devoir de protéger les chariots de ravitaillement, les ouvriers et les matériaux pris en charge par son clan. Il avait aussi expressément demandé qu'ils aident aux travaux et reviennent au roulement de la 2e équipe. Le convoi était parti comme il l'avait annoncé, chargé de nourriture pour les travailleurs, des tentes, un nécessaire de vie et de gros sacs de café pour tout le monde afin de rendre le tout plus efficient et plus facile à supporter. Le grand moment de cette fin de semaine avait été le retour de la première équipe et le lancement de la 2e. L'organisation sera ainsi dupliquée pour les futures semaines.

Max quittant son document de gestion se frotta doucement les yeux. Il était tard et la prochaine réunion des capitaines serait d'ici 1 mois. Il allait avoir le temps de se concentrer sur d'autres tâches.

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3 semaines passèrent ainsi sans qu'il trouve le temps. Un soir, il fut alpagué par son arme.

« Tu travailles beaucoup trop tu le sais ça ? »

« Mais non, je fais ce qui doit être fait »

« D'accord, alors dis-moi depuis combien de temps tu n'as pas dormis ? » Sa vouivre semblait exaspérée

« J'ai fais une sieste il y 4 jours pourquoi ? »

« C'est trop peu ! »

« Tu sais que les âmes n'ont pas besoin de sommeil d'autant plus pour les utilisateurs de forte pression spirituelle »

« Ça n'empêche et pour tes repas ? »

« C'est comme pour le sommeil"

« Alors résumons, tu ne dors pas, tu ne manges pas, ton sang doit être à 80% composé de café si noir qu'il relèverait un mort et tout vas bien ? »

À cette expression, les yeux de son hôte avaient immédiatement glissé vers le document qu'il avait ramené de son dernier aller-retour au Sereitei.

« Tu devras le faire, tu sais… tu y seras obligé, mais je serais avec toi ! Et tu n'as pas à être seul ! »

-Alors qui ? À qui dois-je imposer cette sinécure ! Tu veux vraiment que je partage cette tâche avec quelqu'un en sachant pertinemment qu'elle me soulève le cœur !

Il avait hurlé ces mots tout en tapant sur le bureau. Il avait fait le tour de la pièce pour se calmer puis avait positionné ses mains à plat sur le bureau, le corps à demi penché et la tête ballante.

« Tu ne vas pas bien Max, laisse les autres t'aider… »

« Je suis leur coordinateur, je dois être fort pour eux ! Car si je m'écroule la division tombera »

Sortant de son dialogue intérieur, il remarqua la présence timide de sa bien-aimée sur le pas de la porte. Elle semblait profondément attristée. Le 3e siège se mit une claque mentale, il n'avait eu que peu de temps à lui consacrer et il s'en voulait énormément. Comme un rappel physique de son amertume, son flanc droit qui restait sa seule blessure active à la surprise de la coordinatrice de la 4e division, le fit souffrir. Il posa sa main dessus.

-Désolé de t'avoir imposé ça… dit-il en direction de la jeune femme.

Sans dire un mot, elle tira une chaise à ses côtés et commença à apposer ses mains dans un kido de soin sur sa blessure. La laissant se concentrer, il ne pipa mot alors que son corps se détendait un peu. Son esprit vagabonda un moment. Sa moitié avait étonnamment bien trouvé ses repères au sein de son clan. Azu et elle avaient brisé la gêne de la première rencontre et étaient devenues de bonnes amies. C'est d'ailleurs sous l'impulsion de celle-ci que Mariko avait put un peu intégrer les événements du clan, calmement, doucement. Elle était maintenant devenue plus qu'une shinigamie comme on pouvait en croiser dans la maison. Son statut était différent et Max savait pourquoi, car Azu avait sûrement vendu l'histoire de leur lien auprès de Papi Ki et de Ben.

-Et voilà.

Il revint dans le présent.

-Merci, il lui prit les mains dans les siennes, plongeant ses prunelles sombres dans celles éclatantes de sa partenaire.

-Je n'ai pas l'habitude de te voir perdre ton calme, est-ce que je peux t'aider ?

L'homme continua à fixer les 2 lacs d'une pureté sans égale. Il pouvait y lire ce qui affligeait tant de soldats, du remords, du désespoir et la fatigue qui les étreignaient tous tel un serpent insidieux. Mais par, il ne savait quel miracle, Mariko parvenait encore à rester debout, comme lui. Comprenant qu'il prenait trop de temps pour répondre, il se lança.

-Le regroupement des gradés interviendra d'ici 2 jours et une tache reste en suspens. J'ai reçu il y a une semaine les estimations finales de la 4e division. Il va me falloir maintenant remplir ceci. Il se détourna de la vue angélique pour regarder l'immonde classeur sur le bureau.

-C'est le recueil de la 8e si je comprends bien…

Il hocha la tête.

« Demande-lui ! »

-J'aurais, sa voix était mal assurée pour la première fois depuis des siècles, voudrais tu m'aider ?

Sa lieutenante officieuse eut un mouvement de recul tellement la situation lui semblait surréaliste.

-Bien sûr ! Je vais faire un dernier compte de nos hommes. Elle prit une liste sur le bureau, déposa un rapide baiser sur ses lèvres et partit.

Pendant ce temps, Max avait sorti en une pile les photos de toute la division. Il avait trié les shinigamis qu'il savait vivant. Mariko revint pour le dîner qu'ils prirent en tête à tête dans ses appartements. Une fois la table débarrassée, ils firent le dernier tri des vivants avant de commencer à insérer les photos sur les pages de leur détenteur. La tâche en elle-même n'avait rien de compliqué. Un élève de maternelle aurait put le faire, mais pour ces soldats, c'était une modélisation de la triste réalité et de la situation peu enviable dans laquelle ils se trouvent. Max avait redouté cela et à raison. Chaque visage qu'il devait barrer en rouge en y apposant un tampon « Décédé » était un déchirement. Le rythme lent eu bientôt raison de la jeune femme qui somnola. Sans lui laisser le choix, le 3e siège avait doucement apposé ses doigts sur son front afin qu'au moins l'un d'entre eux ait un sommeil réparateur. Il avait bien vu malgré l'apparente neutralité, que Mariko avait été impacté par la mise en lumière de leur perte. Elle avait sûrement des amies dans ses personnes. Revenant de son lit où il avait allongé sa belle endormie, il continua sa macabre besogne.

« Le 8e siège, le 4e siège, le 9e siège, le 16e … il venait à peine de sortir de l'académie ! »

« Du calme Max »

« Comment veux-tu que… »

« Te souviens-tu de ce que je t'ai dit le jour de ton réveil après la bataille contre Aizen ? »

« Que c'est le lot de chaque guerre »

« Et que tant que tu ressentiras ces sentiments tu resteras humain, dis toi que cela montre que le bon est toujours là »

Il resta pensif un instant.

« Merci Jokuro »

« Ne dis pas de bêtise et finit cette sinécure, ton lit m'appelle et je suis sûre que ta dulcinée apprécierait de se réveiller dans tes bras »

Cette perspective lui remit un peu de baume au cœur. Ce moment flétri un peu quand le visage du prochain shigami apparut.

« Le 20e siège Uchimon Futokai »

Cherchant dans la liste de Mariko comme pour avoir une bonne surprise, il ne le trouva pas. Max s'assit doucement.

-Repose en paix mon vieil ami que tes années de service et ta gentillesse t'octroient toutes les largesses du paradis.

Un « clanc » caractéristique fit apparaître la mention décédé. Soufflant doucement, il sentit que le rouge lui montait aux yeux.

Jokuro le gratifia d'un « Je l'aimais bien aussi, mais au moins il a vécu sa vie comme il l'entendait »

Le prochain portrait fut dévastateur pour le 3e siège. Une petite bouille, des yeux verts en accord avec sa chevelure hirsute de la même couleur lui souriait. Faisant le tour des listes, il ne le trouva pas.

-Non…

« NON NON NON NON ! » il bouillonnait d'un mélange de rage et de chagrin.

« Il était vivant, il était derrière moi ! Derrière le sort de kido ! »

Jokuro ne pipa mot.

« Il ne peut pas » au fond de lui, il le savait…

« Il était le meilleur avec moi ! C'est impossible, il doit y avoir une erreur ! »

« Quelles sont les dernières images que tu as Max ? »

Fermant les yeux, il s'autorisa à retourner à ce moment. Il revit l'attaque ennemie d'une force sans égale briser son sort et fondre sur lui. Puis avant l'impact, il avait été poussé par… Izuko.

« Il est mort… »

« C'est vrai, mais son ultime sacrifice a été pour toi »

Max ne se sentait pas bien du tout. Il avait besoin d'air, courant doucement, il s'immobilisa sur le rebord de son balcon, inspirant l'air froid de la nuit. Les mains jointes sur son visage, il sentit pour la première fois les larmes couler. Immobile jusqu'à ce que le froid perce ses résistances, il finit par relever les yeux, les posant sur un district endormi et couvé par une pleine lune éclatante. Pivotant pour rentrer, il crut discerner une forme debout sur un toit. Faisant volte-face, il eut un mouvement de recul.

« Jokuro ! »

Il ferma une fraction de seconde ses yeux pour les changer par ceux de sa vouivre. Mais plus rien.

« Tu as vu ?! »

« Non quoi ? »

Rafraîchit, il utilisa sa tête. Avait-il réellement cru discerner une forme sur un toit qu'il aurait juré être Izuko ? Impossible, il était mort ! À cette pensée son cœur se serra.

« Max ça va ? »

« Oui pardon c'était rien, de la fatigue, je vais finir le travail et je vais me coucher »

30 minutes plus tard, il se couchait aux côtés d'une Mariko qui bougeait et semblait se débattre dans son sommeil, de fine perle sur le rebord des yeux.

« Chacun fait face comme il le peut… »

Il pris moult précautions, entoura la jeune femme de ses bras protecteurs ce qui la calma instantanément puis s'endormit pour la première fois depuis une éternité.

XXX

Depuis cette nuit-là, les choses avaient évolué pour Max. Il était allé rendre le dossier et participer au conseil des capitaines. Il avait ainsi put apprécier l'avancée plus rapide des travaux de terrassement. La tâche restait titanesque et ce n'était pas avec les travailleurs actuels qu'il retrouverait tout de suite leurs baraquements. Marchant doucement au milieu des hommes, il trouva son chemin vers une zone dégagée derrière la 4e division. Surmontant une douce pente descendante, un panorama surnaturel le cueillit en plein coeur. Des rangées et des rangées de corps recouvert d'un drap blanc. Le cimetière improvisé semblait s'étaler sur des lieux à la ronde. Des soigneurs de la division médicale masqués s'affairaient dans les travées ainsi formées. Ne se sentant pas bien, il s'assit sur un morceau de pierre blanche, les mains jointes et le menton posé sur celles-ci. Sa triste réflexion fut interrompue.

-Nous en trouvons tous les jours.

Se tournant, il fit face au 10e capitaine.

-Bonjour à vous capitaine Histugaya.

-Bonjour, le ton était bien moins froid que d'habitude.

-Comment va votre division ?

-Elle stagne, les blessés se soignent, mais les esprits sont brisés. Et pour vos subordonnés, la vie au Rukongai ?

-Tous vont bien sur ce point, mais je partage votre analyse. Une attaque sur la Soul Society maintenant signerait notre fin à tous.

-Qui pourrait ?

-Les quincys n'avaient pas prévenu, qui sait ce qui se dissimule encore dans les ombres ? Nous n'avons plus aucuns moyens de contrôle sur les dimensions.

Sa remarque fit pincer les traits de l'ex jeune garçon devenu un homme fait. Voyant qu'il était aller trop loin, il reprit:

-Hypothèse, mes excuses capitaine. Il se releva. Je vais vous laisser, ma division doit repartir sur ses rails.

Au moment où il le dépassa, Toshiro le retint par le bras.

-Tu n'as pas à garder ce que tu ressens pour toi. De nombreux capitaines passent voir le commandant ou Isane pour parler. Nous échangeons beaucoup entre nous. Il est vrai que nous dirigeons, mais il nous ait possible d'avoir des failles et de vouloir quitter notre position de meneur afin de parler avec des personnes qui peuvent nous comprendre. Notre position est loin d'être évidente.

Max fixa les yeux froids de son interlocuteur.

-J'y penserais, Merci Toshiro. D'ailleurs il faudra que tu m'expliques ton nouveau look à l'occasion. Concluant sur un sourire qu'il espérait avenant, il reprit la route en disparaissant devant un Kenpachi qui accourait, ayant senti leurs 2 pressions spirituelles toutes proches.


Et voici qui explore un peu le cadre générale. J'espère que ce chapitre vous aura plus. Pensez à review et follow pour me faire de beaux cadeaux de noel et je vous au week end prochain pour le chapitre 41.