Chapitre 27: la révélation :
-Maria ! Purée ! Vous pourriez venir m'aider ? Cette gamine refuse de se taire.
La duchesse arriva amusée de voir le roi dépité face à Emma. La petite pleurait à chaudes larmes depuis qu'elle était arrivée dans la demeure.
-Voyons mon cher ce n'est pas comme ça qu'il faut s'y prendre, donne-là moi je vais la bercer.
Alors qu'Hodin essayait de se battre pour ne pas être atteint par les coups de pieds de la petite fille, la duchesse tendit les deux mains et la récupéra. Contre toute attente elle se montra très maternelle et lui parla gentiment :
-Allez calme-toi ma chérie, tu es avec tatie Gothel… Non… Non, ne te mets pas en colère, ça ne sert à rien.
-Ma…Ma…Maman hoquetait Emma.
Avec la persévérance de la Duchesse elle finit toutefois par se calmer. Elle la berça si bien qu'elle s'endormit.
-Tu vois ce n'était pas si compliqué, répliqua-t-elle en reposant l'enfant sur le lit.
-Eh bien ma chère je te reconnais un grand talent, mais faire du baby-sitting n'est pas notre but premier. Penses-tu qu'ils vont bientôt arrivés ?
-J'ai tellement joué le jeu auprès de cette chère Raiponce qu'elle a mordu à l'hameçon. Je l'ai vu partir en douce tout à l'heure.
-Parfait, conclut Hodin un rictus malfaisant se dessinant sur son visage. Prépare-toi donc à présent !
****Pendant ce temps du côté du groupe. ****
-Est-ce que je pourrais avoir un peu de glace au visage ? Se risqua à demander Raiponce.
-Bah voyons, Et pourquoi pas un verre de cocktail et des cacahuètes aussi pendant qu'on y est, maugréa Anna toujours en fureur.
La reine de Coronna soupira et baissa la tête, honteuse.
-Est-ce qu'on a un plan pour le château ? Demanda à son tour Kristoff.
-Rentrer par la grande porte me semble une idée judicieuse, ironisa la jumelle d'Elsa.
Le livreur de glace se renfrogna en comprenant qu'on se moquait de lui.
-Qu'importe où l'on va, l'important c'est notre fille, renchérit Anna, de toute façon aucun plan n'a jamais fonctionné pour nous.
-Du calme, murmura Elsa toujours aussi blanche, je pense qu'il serait plus prudent de passer par un endroit plus discret.
Ils se retournèrent donc tous vers Raiponce pour connaître le passage.
-Je suis passée par les égouts des prisons, murmura-t-elle d'une voix quasi inaudible.
-Ça tombe bien c'est là que tu comptais nous emmener n'est-ce pas ?
La reine de Corona se mura dans le silence, se contentant simplement d'hocher la tête. La tension était puissante entre tout le groupe si bien que plus personne ne parla durant le reste du trajet.
Ils arrivèrent bientôt devant le Château du roi Hodin. Ils se faufilèrent dans la partie ouest qui était entourée d'herbes hautes ce qui était pratique pour la discrétion.
-L'un de nous devrait peut-être y aller en éclaireur ? Suggéra Raiponce.
Anna lui déversa alors un regard si noir et si antipathique qu'elle regretta aussitôt ses paroles.
-Raiponce a raison, répliqua contre toute attente Kristoff, si nous nous faisons tous prendre cela n'arrangera rien.
-Merci d'être volontaire dans ce cas, le taquina Emma.
-Raiponce m'accompagne car je ne sais pas exactement où c'est, ajouta le livreur de glace.
-Sois prudent ! Ordonna Anna dans un élan de tendresse.
Elle l'embrassa puis les laissa partir. Yohan se mit à compter le nombre de temps pour savoir à combien la distance s'élevait entre leur point et les égouts. Il estima qu'il n'avait rien d'autre à faire.
-Tu devrais peut-être réchauffer Elsa, chuchota alors Anna à Emma car elle voyait de plus en plus inquiète sa sœur pâle, se fléchir.
-Nous n'aurions pas dû vous suivre, s'énerva sa jumelle, j'ai peur qu'elle ne soit malade.
-Ne t'en fais pas je l'ai déjà soigné lorsqu'elle avait un rhume, je m'en suis très bien sortie et tu n'étais pas l… Commença Anna.
Elle s'arrêta en voyant les mains d'Emma faire des étincelles de contrariété. Elle savait qu'elle avait été trop loin.
-Je suis désolée, je ne voulais pas dire ça, bredouilla-t-elle.
Emma inspira fort et rétorqua :
-Ce n'est rien. Tu as raison je vais aller la réchauffer.
La jumelle se détacha d'Anna rapidement. Sa sœur comprit que la tension n'était pas prête de redescendre. Elle lui emboita tout de même le pas pour avoir un œil sur Elsa. Elle se reprocha égoïstement de n'avoir pensé qu'à sa fille alors que sa sœur qu'elle chérissait tant, était mal en point.
-Elsa tu ne veux pas t'assoir en attendant que les autres reviennent ? Demanda Emma, Yohan nous en sommes à combien de temps ?
-169…170…171 secondes… 172… Répondit-il, tout en ne s'arrêtant pas pour autant.
-Non je ne veux pas m'assoir, trancha-t-elle.
-Ça risque peut-être d'être long, insista Anna.
-Je n'arriverai pas à me relever si jamais je m'installe par terre, grogna-t-elle.
-On t'aidera, renchérirent ses sœurs en même temps.
Elles prirent chacune une de ses mains et la posèrent le plus délicatement qu'elles le purent au sol.
-Tu n'as pas froid aux mains ? S'étonna alors Anna.
-Tu dois être vraiment très malade, ajouta Emma, il faudrait qu'on trouve un médecin, ou alors que l'une de nous reste ici avec toi pendant que les autres vont dans le Château régler les comptes.
Elle regarda Anna avec un air de défi. Sa précieuse demi-sœur prendrait-elle le risque de rester avec Elsa laissant Kristoff retrouver leur fille ou bien irait-elle secourir la chaire de sa chaire ? La reine d'Arendelle n'eut pas le temps de répliquer que Yohan cria :
-500…501…502…Les revoilà ! 503…
-Tu peux arrêter de compter, grommela Emma.
-Regardez ! Ils ne sont pas seuls ! La duchesse de Funningur est avec eux !
Tout le groupe pâlit d'un seul coup. Avec ce qu'avait fait Raiponce, ils n'étaient plus certains de la fiabilité des gens.
-Rassurez-vous, les devança la jeune femme, je ne suis pas du côté d'Hodin non plus. J'ai appris que la reine Elsa n'était pas bien, aussi je viens lui offrir ma guérison.
-Vous avez de quoi pratiquer sur vous ? Lui demanda Anna d'un regard soupçonneux. Je ne savais pas que vous étiez médecin…
-Oui très chère soyez sans crainte, il vaut mieux pour vous que je garde Elsa pendant que vous finissez le périple que vous êtes en train d'entreprendre. Et, je connais les moyens de guérir les maux ma chère reine, souvenez-vous quand je suis venue à vous en votre pays j'ai su réconforter une première fois votre sœur.
-Merci ! Enfin une parole sensée ! Laissons la s'approcher, elle saura ce qui est de mieux pour Elsa ! S'exclama Emma.
-Votre altesse, si je puis me permettre en tant que praticien je… Commença Laffortat, offusqué de voir cette duchesse prendre ainsi sa place d'homme de sciences.
-Vous rien du tout monsieur ! Nous ne savons pas non plus qui vous êtes !Je vous suis reconnaissante d'avoir recueilli ma famille après leur naufrage mais pour ce qui est de vos compétences médicales permettez-moi d'en douter, depuis que vous êtes présent, l'état de ma sœur ne fait que me préoccuper, Elsa ne prononce plus un mot et semble très faible bien qu'elle veuille le cacher, et vous ne faîtes que nous répéter que c'est sa convalescence, alors pardonnez-moi, je ne suis pas médecin il est vrai, mais je ne crois plus en vos paroles !
-Allons, Elsa, soyez forte, n'oubliez pas que la vie est précieuse et courte et qu'il faut la vivre intensément…Commença à minauder la duchesse de Funningur en touchant les cheveux d'Elsa comme elle le faisait jadis, ce qui eut pour effet de raviver davantage encore la migraine de la reine des neiges qui redoublait d'effort pour ne rien laisser paraître.
-Voyons c'est insensé, elle n'a pas besoin de paroles mais de soins d'un vrai homme de sciences…
-Il suffit Monsieur le duc de Laffortat ! Trancha Anna, ne sachant pas vraiment pourquoi elle choisissait de prendre le parti de Funningur, Cette femme doit savoir ce qu'elle fait !
Se sentant ainsi désavoué et défié, le duc de Laffortat chercha en vain des soutiens auprès des autres membres du groupes mais tous se murèrent dans le silence mais c'est celui de Yohann qui blessa le plus l'ancien assassin. Lui, son mentor, son protecteur, lui qui avait tout appris ne pouvait même pas, quand il en avait le plus besoin, obtenir le soutien du jeune homme. Aussi, face à ce tel camouflet il préféra, non sans tristesse quitter le groupe et s'en retourner dans sa demeure sans que personne ne cherche à le retenir.
-Je sens que vous ne me faîtes pas totalement confiance ma chère enfant, relança la pulpeuse jeune femme, vous avez peut-être raison, après tout je suis qu'une étrangère voulant m'occuper de votre sœur. Néanmoins la vie de votre enfant est en danger donc il vaudrait mieux pour vous que vous me fassiez confiance.
-Elle a raison Anna, on a assez perdu de temps, il faut aller retrouver Emma, la brusqua Kristoff.
A contre cœur la reine d'Arendelle se pencha vers Elsa et l'enlaça une dernière fois avant de continuer son chemin.
-Je reviens très vite, murmura-t-elle, ne t'inquiète pas Elsa tout va bien se passer.
La jeune femme, à contre cœur laissa sa sœur et continua sa route sans se retourner sans se rendre compte qu'Elsa, pour la première fois depuis longtemps fit remarquer sa volonté, et, malgré les supplications de Maria de Funningur à propos de son état, continuait de suivre le groupe, avec simplement quelques mètres de retard. Il sembla à Anna qu'il s'était passé plus de temps lorsque Kristoff et Raiponce étaient partis sans elle. Ils arrivèrent bientôt devant un passage trapu et lugubre. Une odeur pestilentielle en ressortait.
-C'est l'évacuation des latrines, précisa Raiponce.
Personne ne releva. Tout le monde se boucha le nez et entra dans la bête.
-C'est immonde ! Je ne sais pas comment je vais retenir mon déjeuner ?! S'exclama Yohan.
-Moi qui croyais que ça ressemblait à chez vous, rétorqua Emma.
-Curieuse façon que vous avez…Votre Majesté de traiter ceux qui ont offert secours à votre famille, après mon mentor voici que vous m'insultez madame ! Fit Yohan vexé de cette remarque.
Cela n'eût pas don de faire rire le groupe plus que de s'en offusquer ce qui contrarie grandement le jeune musicien. Anna était concentrée. Elle se demandait comment elle allait bien pouvoir récupérer sa fille. Elle espérait fortement qu'elle n'était pas dans ses cachots crasseux.
-Il faudrait vous donner la main, ordonna alors la reine de Coronna, il va y avoir de moins en moins de lumière.
-Tu es sûre du chemin ? Demanda Emma, sinon je peux faire des flammes pour illuminer le lieu ?
-Certaine ! C'est une bonne idée, mais la flamme ne doit pas être trop forte pour ne pas éveiller l'attention des gardes.
-Compris.
Emma se débrouilla alors pour faire des flammèches au bout de ses doigts. Les autres se prirent tout de même la main. Ils n'eurent pas à marcher longtemps. Raiponce les fit bientôt s'arrêter dans un cachot qui terminait en cul-de-sac. Des bruits de froissement et de mouvement retentissaient de l'autre côté des barreaux.
-Et maintenant ? Murmura Anna.
-Il y a apparemment ici un grand secret qui vous concerne, c'est bien pour cela que vous êtes venues ici mes cousines ?
-Comment sais-tu pour nos correspondances ? Interrogea Emma.
-Neal…Nous avons beaucoup discuté ensemble, il m'a dit que vous cherchiez des réponses, comme moi ici.
-Il est vrai qu'il y a un prisonnier mystérieux sans doute retenu ici ! Confirma Killian, C'est bien pour cela que je me suis retrouvé dans vos geôles ma reine !
Raiponce lui fit signe de se taire. Elle sortit une énorme clef en cuivre de la poche de sa robe.
-C'est Maria qui lui a donné tout à l'heure, chuchota à son tour Kristoff.
Elle tourna la clef et la serrure céda. Elle ouvrit ensuite la porte et s'exclama :
-Vous pouvez sortir ! Vous êtes libre !
Son visage s'éclairait enfin comme si ce qu'elle avait découvert allait changer le monde. De ce fait tout le monde retint son souffle. Le grand mystère dont avait parlé Killian Jones était sur le point d'être acté. Et pourtant. Le groupe s'était attendu à tout sauf à ça : Anna s'évanouit instantanément rattrapée par son mari. Emma dut faire beaucoup d'efforts pour ne pas envoyer une flamme destructrice. Quant aux Capitaine Flynn et Yohann ils s'écrièrent en même temps :
-Comment cela est-ce possible ?! Vous n'êtes pas censée être morte depuis 5 ans ?!
-D'une délicatesse sans nom, murmura le livreur de glace.
-Raiponce, donne-moi une seule bonne raison de ne pas faire un barbecue, là, tout de suite, maintenant ! Ragea la jumelle rouge.
-Du calme mademoiselle, laissez-moi vous expliquer, renchérit… La vraie reine d'Arendelle.
-Serait-il possible d'allonger ma femme sur votre paillasse ? Questionna Kristoff qui se fichait royalement de faire des politesses à sa belle-mère, Elle est enceinte tout de même ! Je voudrais que le deuxième héritier arrive sain et sauf.
-Donc ma fille a jeté son dévolu sur vous ? Demanda à son tour la quadragénaire d'une voix vexée qu'on ne lui fasse pas les courbettes qu'elle espérait tant.
Elle observa le livreur de glace de la tête aux pieds.
-Ça vous pose problèmes peut-être ?! Répliqua Kristoff, moi au moins je ne lui ai pas menti sur ma propre mort, ajouta-t-il d'un ton acerbe.
Sans attendre sa réponse il emmena la jeune reine d'Arendelle sur une vieille planche à moitié rongée par les rats. A contrecœur les autres la suivirent. Le règlement de comptes se ferait donc à l'intérieur de la cellule.
-On vous écoute attentivement, déclara Emma en prenant soin de bien détacher chaque syllabe, comment cela se fait-il que vous soyez miraculeusement vivante ?
La vraie reine d'Arendelle prit une profonde aspiration et commença ses aveux :
-Quand le roi Quentin, feu mon mari, sentit que tout allait être dévoilé : la vérité sur l'abandon d'Emma, sur son premier mariage d'amour, sur sa double fonction de roi d'Arendelle et des îles du Sud…
-On connait déjà tout ça ! La coupa Emma, venez-en aux faits !
-Il est entré dans une rage folle. Il savait que le seul moyen de se protéger était d'être passé pour mort. Mais il avait peur que je parle à mon tour. Aussi décida-t-il de me faire passer morte également. Le mariage de Raiponce fut une excellente opportunité. Nous prîmes le bateau. Il y eut bien une tempête mais nous l'avions évité grâce à vous capitaine Jones !
-Plait-il ? Demanda le capitaine Killian.
-Vous avez arraisonné notre vaisseau n'est-ce pas ?
-Si fait madame mais…vous aviez essuyé la tempête ! Se défendit le capitaine.
-C'est ce que mon mari voulait faire croire ! Mais il a saboté le navire et me faisait garder au secret. Vos hommes m'ont alors transporté et si j'ai bien tout compris nous partageâmes vous et moi les mêmes cellules aux Iles du Sud. Quentin souhaitait semble-t-il me faire passer pour morte ainsi que lui et se débarrasser d'Arendelle. Son identité officielle n'existait ainsi plus et il pouvait être le seul roi des Iles du Sud…Mais à ce que j'ai compris, aujourd'hui il est décédé. Lança la reine obtenant la confirmation de tout le groupe…Elle continua alors son récit. Un jour, je fus emmené, j'entendis une conversation entre mon mari et le roi d'Elrédor, un pacte était passé entre eux et j'étais la marchandise. Je devais être gardée au secret, jamais je ne devais parler, j'étais trop dangereuse pour lui. Pourquoi ne m'a-t-il pas tué ? Je pense qu'au fond il devait m'aimer, croyez-moi Elsa, Anna, mes filles, si votre père était un monstre, nous avons été des parents aimants pour vous !
-Attendez ?! Vous voulez dire que vous êtes coincée ici depuis près de 5 ans ? Réagit Emma.
-C'est exact, répondit la reine en baissant la tête.
Les traits d'Emma se détendirent en comprenant qu'Idun avait été tout aussi piégée qu'elle. Néanmoins, elle restait sur ses gardes. C'était peut-être encore du baratin. Anna en profita pour revenir à elle.
-Mère est en vie, murmura-t-elle d'une voix faible et remplie d'émotions, Mère est en vie… Mais comment ça se fait ?
-Pour faire court, ton père est un homme ignoble qui a réussi à berner tout le monde, résuma Kristoff.
-Ça ne change rien au fait que j'ai dû me débrouiller pendant toute mon enfance et mon adolescence, surenchérit Emma, et maintenant vous allez le payer ? Comment cela se fait que vous n'avez jamais tenté de vous échapper ?!
-Et comment avez-vous découvert le secret madame ? Demanda Elsa qui sortit pour la première fois de sa torpeur avant d'être à nouveau étreint par la duchesse de Funningur et retomber dans une certaine léthargie, tandis qu'Anna se rendit enfin compte que sa sœur ainée les avaient finalement suivis.
-Madame ? Tu m'appelles madame, tu sais donc toute l'histoire ma chère Elsa, tu as pourtant été ma fille également tu sais…
-Répondez à mes questions ! Ordonna Emma.
-Je ne le pouvais pas Emma, je suis désolée pour ce qui s'est passé pour toi. J'étais surveillée par les gardes 24 heures sur 24. C'est lorsqu'ils apprirent que le roi Quentin était mort qu'ils décidèrent de me laisser pourrir ici. Je les ai suppliées de me relâcher mais ils n'ont jamais voulu. Et pour ta question Elsa…j'ai été mariée sans amour à ton père pour des raisons politiques, nous étions promis l'un à l'autre. Avec les années, nous avions fini du moins pour ma part à nous apprécier grandement. Mais la reine Victoria demeurait ma meilleure amie, et elle a fini par me confier le douloureux secret de la perte de ses deux jumelles ainées…J'ai alors fait mes recherches, et j'ai ainsi compris qui était mon mari, j'étais partie en quête de vous mademoiselle, vous n'êtes pas un rêve, vous existez bel et bien ! Mais mon mari a commencé à épier tous mes faits et gestes, j'ai dû arrêter d'envoyer mes émissaires…Et le mariage de Raiponce est arrivé comme je vous ai raconté. Mais tout va changer grâce à vous.
-Grâce à nous ? Hasarda encore une fois Emma et Anna.
-Oui grâce à vous. Vous allez me libérer et je vais pouvoir régler son compte à Hodin. Son œil va violacer !
-Tiens, tiens ça me rappelle quelqu'un dit Kristoff tout en secouant un peu Anna.
-Trop d'émotions… Je sens que je vais vomir… Répliqua cette dernière.
La reine d'Arendelle se rapprocha alors de sa fille.
-Et si tu venais plutôt dans mes bras, conclut-elle.
Bien qu'un peu farouche au départ, Anna se laissa bientôt enlacer. Elle déversa plutôt des larmes. De joie et de soulagement. Le reste du groupe se retrouvait gêné au milieu de ces retrouvailles.
-Bon c'est très touchant tout ça mais si on y allait ? Finit par demander Emma. Vous ! Idun ! Vous faîtes la tête d'Hodin, et moi je m'occupe de lui embraser le corps.
-Et nous on regarde, enchaîna Yohan en donnant des coups de coude à Killian et Viktor.
-C'est parfait pour moi, déclara Idun avec un sourire.
-Mais pas pour moi malheureusement ! Tonna soudain une voix.
Il y eut un claquement de serrure. Effarés le groupe comprit un peu tard qu'il venait de se faire piéger. La flamme d'Emma dévoila alors le visage terrifiant et amusé d'Hodin.
-Raiponce tu nous as encore piégé ?! S'énerva Anna.
-Ah non cette fois ce n'est pas moi ! Se défendit la reine de Corona. Vous voyez bien que je suis enfermée aussi !
-Votre chère cousine nous a quand même été d'une aide précieuse sans le vouloir, rit Hodin tout en tapant dans ses mains, vous avez fait un travail remarquable. Merci pour la petite histoire et les retrouvailles larmoyantes, la petite dort, mais ne vous en faîtes pas je lui raconterai tout avant de mieux la tuer ensuite.
-Touchez à un seul cheveu de notre fille et je vous jure que vous aurez autre chose que des brûlures et un œil au beurre noir ! S'exclamèrent Anna et Kristoff en même temps.
Hodin les observa et rit de plus belle.
-A propos de brûlures ! Ajouta Emma, si vous restez devant la porte, je vous promets que vous allez en recevoir une, là ! Tout de suite !
Le roi d'Elrédor ne bougea pas pour autant.
-Je ne vous le dirai pas une troisième fois ! S'exclama la jumelle tout en formant une énorme boule de feu.
Hodin ne se déplaça pas plus. Enervée, Emma lança la boule. Mais contre toute attente rien ne se passa.
-Aaaaaaaaaah ! Hurla la jumelle.
-Emma qu'est-ce qui se passe ? Demanda Anna avant de voir les mains de sa demi-sœur qui avaient changé de couleur.
-Mais ce n'est pas possible…Commença-t-elle.
-… SI C'EST DE LA GLACE ! ET CA BRULE !
-Haha ! Elle fait moins la maligne maintenant la petite reine des îles du Sud ! Rétorqua Hodin.
-VOUS AVEZ INTERET DE M'ENLEVER CE SORTILEGE TOUT DE SUITE ! Continua d'hurler Emma.
Instinctivement les autres reculèrent pour ne pas se faire geler. Kristoff se plaça devant Anna pour la protéger. Pas trois fois.
-Mais ce n'est pas moi très chère ! Vous savez bien que je ne suis pas un monstre doté de pouvoirs magiques !
Emma vit alors que c'était l'œuvre d'Elsa, le sort partait bien de sa direction. Terrifiée, elle crut que son cœur allait éclater. Sa jumelle se tenait là, l'air toujours aussi fatiguée mais retenue par… La duchesse de Funningur.
-ESPECE DE SALE TRAITRESSE ! ENLEVE-MOI CA DEPECHE-TOI ! Hurla-t-elle encore tout en déferlant des cris de douleurs.
Alors que la jumelle continuait de pester, Anna sentit un immense dégoût l'envahir. Elle regarda sa sœur, droit dans les yeux. Mais celle-ci fuyait les siens. Toutes ces trahisons, c'était trop pour elle : Sa cousine qui enlevait sa fille, sa mère qui était en réalité en vie mais prisonnière à cause de son père. Et maintenant sa sœur qu'elle chérissait temps qui passait du côté obscur. Elle préférait être loin plutôt que de voir ça. Elle perdit à nouveau connaissance…
