Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Note : Recueil d'OS écrits pendant les nuits HPF (une heure pour un texte sur un thème donné), d'où les formats et les ratings variables.

Univers : UA saison 2.

Rating : K+


Respiration


La panique gagne peu à peu Frederick, accentuée par l'obscurité de la pièce. Son cœur tambourine dans sa poitrine, sa respiration devient difficile et il est obligé d'allumer la lampe pour se ressaisir. Son pyjama est trempé par la sueur et ses mains tremblent furieusement alors qu'il se force à s'appliquer ses propres méthodes pour se calmer. Cependant, il ne parvient pas à oublier le cauchemar qui vient de le réveiller et, dès qu'il ferme les paupières, c'est le visage de Gideon qui apparaît dans son esprit. Le psychiatre se débat avec ses draps pour sortir du lit et il trébuche maladroitement contre la table de nuit, se cognant une jambe dans le tiroir en produisant beaucoup trop de bruit dans le silence de la nuit. Il retient de justesse un juron avant de traverser la pièce pour rejoindre la porte. Son pas est lent, peu assuré, il a peur que son rêve soit trop réel.

En sortant de la chambre, il a un instant d'arrêt. Ses pensées se remettent peu à peu en place et il se souvient avec amertume de son départ de chez lui. Frederick sent un certain chagrin l'envahir et il renifle pour retenir des larmes qu'il refuse de verser. Il avance vers la cuisine pour boire un coup afin de quitter cet état d'anxiété qui croît de minute en minute. Il n'a pas le temps d'ouvrir le placard qu'une main saisit la sienne pour l'empêcher de faire un geste de plus. Le directeur de l'hôpital psychiatrique pour détenus plonge son regard vert dans celui du consultant du FBI qui l'observe avec une certaine inquiétude. Will l'a entendu lorsqu'il a heurté le meuble de la chambre et il a aussitôt décidé d'aller voir ce qu'il se passait.

« Respire, Frederick, lui souffle l'empathe en serrant ses doigts entre les siens. »

Puis remarquant que le psychiatre est au bord du gouffre, le plus jeune l'enlace et le serre fortement contre lui en percevant ses sanglots. Il le berce longuement sans un mot, pour ne pas accentuer son embarras, même s'il aimerait pouvoir le réconforter avec les bonnes paroles.