Bonjour bonsoir et bonne année mes petits shinigamis.

J'espère que la transition entre 2019 et 2020 c'est bien passé. La transition, un maître mot qui trouve tout son sens dans ce chapitre qui marque un bond en avant sur bien des aspects. Mais je vous laisse découvrir tous cela.

Merci à vous qui m'avez fait un beau cadeau. On a dépassé les 2000 vues sur cette histoire ce qui lance super bien l'année.

Avant de vous laisser, je tenais à remercier ma beta pandora. Je lui souhaite dans le même temps une bonne année, et encore une année à me seconder et à me beta bien sur.

Nous sommes partis.


Chapitre 42

"On nait. On meurt. C'est mieux si entre les deux on fait quelque chose " F. Bacon

3 ans venaient de s'écouler comme de l'eau lancée à vive allure dans un torrent de montagne. Les reconstructions avaient pris de l'avance sur les délais théoriques. Le terrassement ayant été terminé pour les divisions, la 4e était maintenant opérationnelle depuis longtemps ainsi que les 2 et 12e divisions qui avaient préférés utiliser d'autres équipes pour la reconstruction du fait du secret nécessaire pour l'un et de la difficulté technique de l'autre. Sortant le nez de son rapport, Max plus âgé était un homme fait depuis longtemps. Assis à son bureau dans ses appartements, il fut surpris par une paire de bras qui vinrent lui entourer le cou sitôt suivit d'un doux visage venait se blottir sur son trapèze droit.

-Toujours debout mon cœur ?

-Que veux-tu, le travail n'attend pas… bien dormis ?

-Comme un bébé et toi ?

-Parfaitement.

« Toujours des mensonges »

« Chut »

-Bien, je vais descendre pour déjeuner avec les hommes et Azu. Quelles sont les nouvelles.

-La 7e division vient d'ouvrir ses locaux.

-Rappelle-moi ou nous en sommes ?

-Il reste la 10e qui sera terminée dans les 4 mois et la 13e dans les 2 mois. Je viens de recevoir les plans suggérés par Nanao pour notre division. Il restera la 1ere.

-Cela fait bien longtemps que je n'y suis pas allé.

-Une réunion m'appelle là-bas en début d'après-midi, tu veux m'accompagner ?

-Oh encore, mais tu passes ton temps sur la route en ce moment.

-C'est normal tu sais, il y a de plus en plus de shinigamis qui sont de retour et donc l'intendance se déplace. Nous retrouverons bientôt l'organisation que nous avions quitté.

-Les effectifs en moins.

Il pinça les lèvres.

-Tu as raison, c'est d'ailleurs une des raisons de mon départ.

.

Apparaissant sur les dalles immaculées en périphérie du Sereitei, il dut reconnaître que cela rendait bien. Une bonne partie des gravats avaient été éliminés par un procédé corrosif mis au point par la 12e ce qui permettait de renforcer les structures de leur dimension avec les particules spirituelles ainsi relâchées. Remontant une allée où s'affairaient les travailleurs, il fut agréablement surpris de renifler la senteur du café. Se dirigeant vers sa source, il trouva des travailleurs autour d'un chaudron préparé par une vieille femme. Le voyant s'approcher, ils lui firent de la place.

-Bonjour Monseigneur, voulez-vous une tasse ? Demanda celle-ci d'une petite voix.

-Volontiers.

Pendant que le breuvage lui était servi, il nota avec amusement les sachets de grains vides estampillés du logo de sa famille.

-Merci bien, dit-il en mettant celui-ci aux lèvres. Il était délicieux. Sortant de sous sa cape 2 pièces de forte valeur, il ne laissa pas le loisir à la travailleuse de protester avant de repartir en lui faisant un signe de la main.

-On dit que votre clan est un futur candidat pour une entrée dans notre caste coordinateur Risekime.

La voix froide qui devenait de sa gauche était reconnaissable entre mille.

-Capitaine Kuchiki, que me vaut l'honneur.

-Un concours de circonstances, je me rendais au lieu de réunion.

-Allons-y ensemble si vous le désirez.

Il ne reçut qu'un bref mouvement de tête. Un silence polaire avait pris place entre eux.

-Je suis étonné que vous vouliez ce rang, il venait de trancher l'atmosphère par ces mots. Je me souviens d'une charge vigoureuse contre nous lors des premiers jours post guerre. Et maintenant vous voilà aux portes de la noblesse.

Durant ces 3 années, Max et sa famille n'avaient pas chômé. Ce qui avait été au départ un aspect plaisir des provisions des travailleurs c'était bien vite transformé en commande récurrente pour le compte des armées de la cour, mais aussi des familles nobles. Le café Risekime était désormais un incontournable comme on pouvait en trouver dans le monde des humains. La demande avait été telle que la famille s'était mise à acheter de nombreuses terres pour cultiver de quoi répondre à la demande. Ce qui, dans un premier temps, n'avait pas suffi. Le prix de la denrée avait tellement augmenté que seuls les riches et les équipes de constructions de la 8e division qui en recevait gratuitement pouvaient en consommer. La situation était maintenant stabilisée ce qui avait fait de son clan l'un des plus puissants et influant de cette « nouvelle noblesse » qui pénétrait une sphère très exclusive avec comme passé, leur labeur et leur sens du commerce.

-Je fais ce que je pense être le mieux pour ma famille.

-Oui, c'est bien normal après tout…

-Vous sous-entendriez quelques choses ? Il venait de s'immobiliser en face du glacial capitaine.

-Juste que votre influence vous vient de votre production et de vos équipes de constructions, vous ne serez jamais de vrai noble.

Max tiqua à nouveau, il avait tout fait pour ne pas que la nouvelle activité dans le bâtiment de sa famille se sache. Il avait sous-estimé les ressources des vieilles familles.

-C'est tant mieux. Je ne veux pas de privilège par le sang comme vous autres…

Cette fois les lèvres du noble pincèrent.

-Nous verrons, mais comment croyez-vous que sont nés nos clans ?

-Par le droit divin.

-Il y a de cela, mais certaines nobles familles ont commencé comme la vôtre, le futur nous dira si vous garderez cette approche.

C'est sur ces mots qu'ils reprirent leur chemin. La réunion fut brève. La 12e fit son rapport sur l'état de l'espace entre les mondes qui venaient enfin de se stabiliser. Autorisant à nouveau les voyages entre ceux-ci. Il fut néanmoins décidé que l'heure n'était pas venue pour les 13 divisions de reprendre leurs missions dans le monde des humains. D'autres rapports furent émis attestant de la présence de quelques hollows mineurs dans les parties les plus éloignées du Rukongai sans incidence particulière. Alors que tous les capitaines étaient sortis, Max se tourna vers son commandant.

-Shunsui, un moment, je te prie.

-Bien sûr, Nanao, je te retrouve dans nos locaux.

La femme acquiesça, déposa une bise sur les joues de son ami puis s'en fut.

-Allons marcher.

Déambulant doucement, il commença.

-J'aimerais rouvrir l'académie des arts spirituelle.

Son supérieur abaissa son couvre-chef

-Ce n'est pas encore à l'ordre du jour.

-Je sais, mais je voyais plus ce projet comme l'acte de participation de mon clan à l'effort de reconstruction.

-C'est une proposition très généreuse de ta part, mais je ne peux l'accepter en l'état. Il faudrait une compensation et tous les postes du central 46 ont été pourvus.

Ils quittèrent la zone centrale du nouveau Sereitei durant leur conversation.

-Ce n'était pas là ma motivation première.

-Ah bon, quelle est celle-ci alors ?

-Il se trouve que j'ai eu lors de mon retour après la guerre la malchance de trouver ma petite sœur affublée de l'uniforme de l'académie…

-Oh.

-Je ne te le fais pas dire, j'ai eu beau tout faire pour lui faire changer d'avis et retirer ce symbole je n'ai jamais réussi. Alors je…

-Tu veux qu'elle reçoive la formation la plus complète possible.

-C'est exact de plus l'académie a toujours été le vivier de notre institution en termes de ce qui nous manquera le plus à l'avenir.

-Des hommes pour remplacer ceux qui sont tombés.

Il hocha la tête.

-Je chargerais ton clan de cette tache sois en sûre. Dans le même temps, cela devrait te donner la légitimité pour venir nous rejoindre.

-C'est vrai, j'avais oublié que tu étais un noble.

-Non conventionnel, mais c'est bien le cas.

-Si tu as réussi à survivre tout ce temps dans cette caste, alors tout devrait bien se passer.

-Toujours sympathique ça… Je ne vous félicite pas coordinateur Risekime.

Se redressant en saluant il déclara.

-Mes excuses les plus plates capitaine commandant, sachez que je suis prêt à offrir ma vie au Sokyoku pour mon impertinence.

Ils restèrent ainsi pendant quelques secondes avant qu'une irrépressible envie de rire ne les saisisse. Parvenant à revenir à la normale, le rose demanda :

-Ou sommes-nous ?

Faisant un tour à 360 sur lui-même, il nota l'endroit où son subconscient l'avait conduit. Ils se trouvaient sur une rue pavée où d'imposantes bâches cachaient la vue au curieux.

-Quelque chose que je devais allez voir à la suite de la réunion.

-Qu'est-ce donc ?

-Vous n'êtes pas au courant ? Il avait changé de sujet, car des ouvriers venaient de les saluer.

-Disons que je suis au courant que tu t'es porté acquéreur de cette parcelle parfaitement bien placée dans l'ancienne zone noble encore non reconstruite.

-Je fais bâtir un cadeau pour un événement très spécial, il faudra d'ailleurs que vous trouviez du temps pour venir dans le 50e.

.

A peine deux semaines après avoir laissé son ami circonspect à l'extrême devant son chantier, que Max avait reçu la « déplaisante » visite d'un messager du gotei le sommant d'y retourner. Ronchonnant de sa malchance, il avait rapidement répondu à l'homme.

-De quoi est-il question…

-Les travaux de votre division ont été stoppés sur ordre du capitaine commandant. Vous êtes convoqué en urgence.

Mariko qui se trouvait non loin s'était empressée de réapparaître avec sa cape. D'un air ennuyé et las, il l'avait remercié.

-Je suis prêt.

-Parfait, par ici je vous prie, le messager venait de lui indiquer la porte de sa propre demeure.

-Je vais partir devant, si le commandant me convoque je dois être rapide.

C'est ainsi qu'il disparut sans un mot supplémentaire en laissant l'homme surpris de la vitesse déployée. Seulement 3 heures après, le souffle un peu cours, mais heureux du fruit de ses entraînements, le coordinateur de la 8e division foulait des pieds la zone en cours de dégagement final de la future 8e division. Il était 18 heures. Dans un premier temps ce qui l'interloqua fut le comité d'accueil. Vérifiant qu'ils étaient seuls, Max dit :

-Shunsui, Nanoa que se passe-t-il ? J'ai entendu dire que les travaux étaient à l'arrêt.

-C'est le cas Max, répondit doucement la vice-capitaine en chef.

-Et en voici la cause, conclut d'un ton lourd de sens le rose.

Max s'approcha et pris la gauche de son gradé. Ses yeux s'exorbitèrent de surprise. Au fond d'un escalier fraîchement dégagé, un couloir de plus en plus sombre alors que le soleil terminait sa course journalière les attendait.

-C'est ? Commença-t-il

-Il y a peu de doute.

Nanao incanta une boule de lumière. Sans se concerter, les 3 shinigamis les plus importants dans l'histoire de la 8e division descendirent la volée de marche. L'air était saturé de poussière alors qu'ils finirent leur route devant une double porte noire aux lourds battants. Instinctivement Nanao et Max se positionnèrent devant leur capitaine à la recherche d'un piège.

-Allons les enfants, ne faites pas comme tout le monde en me prenant pour un vieillard incapable de se défendre. Dans le même temps, il les avait dépassé puis avait poussé la porte, faisant grincer les gonds.

Un air rance et un petit peu chaud les frappa doucement. Habitué à l'odeur des charniers, personne ne se manifesta. Le trio passa l'entrée. Devant eux se dressait comme si rien n'avait jamais changé, la salle « mortuaire » de leur division. Max fut estomaqué et ne se sentit pas très bien. Devant lui, parfaitement aligné, mais pas couvert des draps traditionnels, un nombre important de corps dans un état de conservation décent compte tenue des années les attendaient. Le silence était assourdissant. Nanao avait une main plaqué sur la bouche. Kyoraku avait rabaissé son sakkat sur ses yeux. Max avait repris une attitude détachée.

-Comment se fait-il qu'ils soient ici ? Osa-t-il demander.

-Ce sont les premiers tombés lors de l'assaut des Quincys, murmura Nanao.

-Tu veux dire qu'ils sont là depuis…

-Plus de 5 ans en effet, termina Kyoraku en commençant à marcher dans les travées ou des yeux fermés et d'autres non l'épiaient.

-Au moins ces hommes auront une sépulture décente, nous n'aurions pas à les brûler comme nos semblables à la sortie de la guerre, pensa à haute voix Nanao en faisant les cents pas.

Max imita son capitaine. Une partie de la salle s'était tout de même écroulée, condamnant 50% de celle-ci. Marchant sans trop oser regarder de part et d'autre, il était replongé dans ses pensées macabres tout en sentant comme un danger, une créature derrière lui prêt à le dévorer. Prenant son courage à deux mains au milieu des morts, il se retourna d'un bond, 2 doigts en avant. Son geste fit sursauter Nanao qui poussa un petit cri aigu.

-Tu m'as fait peur ! Dit-elle tout bas, afin de respecter le sommeil des défunts.

-Mais qu'est-ce que tu faisais derrière moi aussi.

-J'étais venue te prévenir que le capitaine et moi-même remontions, nous avons encore du travail et cette nouvelle tâche va nous pendre pas mal de temps. Elle avait en même temps épousé la pièce des yeux.

-Bien compris, puis-je te laisser relancer les travaux, je ne souhaite pas laisser la division seule trop longtemps.

-Part l'esprit tranquille, je m'en charge.

-Merci bien.

Elle lui sourit et tourna les talons. Reprenant son exploration, il retourna bien vite dans une ambiance oppressante et lugubre. Au détour d'une allée, il sentit comme si une main venait de lui saisir la cheville. Ruant comme un diable, il s'immobilisa, le Zanpakuto au clair. Dans le noir de la crypte, il décida de recourir aux yeux de sa vouivre qui était restée bien silencieuse. La vision qui s'offrit comme illuminée d'une nouvelle journée lui serra le cœur pour de bon. Il avait espéré faire une erreur quand il avait cherché, annoté, compté. Il s'était dit qu'il le déclarait mort sans preuve et qu'il le verrait un jour apparaître en mauvais état, mais vivant à ses côtés pour revenir comme avant. Le corps déchiqueté qui lui faisait face avait anéanti ses espoirs insensés. Izuko, les yeux clos, reposait. Son ami, la majorité de son corps brûlé aux 4e degré, le bras droit arraché, la mâchoire inférieure manquante lui faisait face. Il sentit le sol tourné violemment. Il eut besoin de poser un genou par terre tout en essayant de calmer son rythme cardiaque qui s'était affolé. Devant lui, Izuko était tout près. Toujours plié en 2, il commença :

« Tu n'avais pas à faire ça tu sais… je m'en serais sorti, je m'en… non nous nous en sortons toujours et je… »

Un bruit sourd venait de se répercuter dans les voûtes. Dégainant silencieusement sa lame, il se dirigea aussi souplement qu'un serpent. Avec sa vision dédiée et sa pression cadenassée, il n'eut pas à attendre longtemps avant d'apercevoir une forme ramassée sur elle-même rassemblant à un ensemble de matériaux hétéroclite. Alors que Max s'avançait, sa cape émit un petit bruit diffus qui dans le silence de mort qui régnait aurait tout aussi pu être une sirène de pompier. Tout se passa très vite. La forme se releva d'un bond en faisant apparaître un arc lumineux et en le pointant vers lui. Le 3e siège n'était pas resté sans rien faire et avait sprinté pour combler la distance. Avant que la flèche ne soit formée totalement, l'arc disparaissait en poussière accompagné par sa main et une partie du poignet qui était toujours serré sur le pendentif nécessaire à la matérialisation de leur pouvoir. Le quincy tomba au sol en hurlant alors qu'il plongeait sur lui pour le relever et le plaquer contre une paroi, son arme sous la gorge.

-Un monstre ! Cria la voix sous le masque caractéristique des troupes régulières de l'empire déchu.

-J'aurais pu dire la même chose. Il lui décocha une gauche dans la mâchoire ce qui sonna l'adversaire vaincu qui tenait son moignon pour essayer d'endiguer le flot carmin.

-Arrêtez ! La voix était suppliante.

-Que fais-tu là chien d'Ywatch !

-Je-je-je, je me suis caché ici lorsque….

-…Vous avez reçu la monnaie de votre pièce ?

Dans le même temps, il venait de retirer la sorte de casque, découvrant un visage marqué par les épreuves, mais terriblement jeune. Max vit un instant se superposer les images des jeunes shinigamis dont il avait écrasé avec dégoût le corps durant les mêlées de la guerre. Il retrouvait la même peur dans le regard de ce Quincy.

-Comment as-tu survécu ?

-Je, j'étais réduit à voler pour survivre. Il y a un passage étroit dans le mur écroulé qui donne sur la surface. Le soir je me glissais dans votre camp et dérobait de quoi à peine subvenir à mes besoins.

Il tint rudement l'effrayé jeune soldat pendant qu'il réfléchissait sur la suite à donner. Instinctivement, il tourna la tête en direction des cadavres parfaitement alignés. Le souffle lui fut coupé. Izuko était assis, le torse relevé. Max n'en croyait pas ses yeux. Il voulut lui parler, mais aucun son ne parvint à sortir de sa bouche devenue pâteuse. D'un mouvement désarticulé digne des plus grands films d'horreur, son ami se leva, mettant par le fait l'impossibilité de la situation. Aucune personne ne pouvait vivre dans l'état où se trouvait le corps qui avançait vers lui. La peur le saisit. Une peur si immense et pourtant si différente de toute celle qu'il avait ressenti lui coupa les jambes à chaque fois qu' « Izuko » avançait d'un pas traînant.

« C'est un cauchemar, c'est un cauchemar, c'est un cauchemar »

Il s'était retourné vers le Quincy qui avait pâli encore plus qu'avant. Il semblait incapable de retirer les yeux de ses geôliers. Max sentit son « ami » s'arrêter dans son dos, si proche qu'il pouvait sentir sa respiration, enfin il le croyait. Son corps tétanisait à force d'être tendu.

Une voix surnaturelle emplit ses oreilles et son esprit :

« Qu'est ce que tu attends ? »

Surpris, il tourna les yeux vers l'arrière et se trouva face au visage défiguré d'une manière abjecte de son frère de sang.

« Tu ne vas pas le tuer ? »

-Il n'est pas une menace, parvint il à articuler.

« Pas une menace, pas une menace, il nous a tué ! Venge-moi ! » Il avait crié ces mots.

Abaissant la tête dans ses épaules, il fixa le jeune homme paniqué.

« Tant qu'un seul vivra, il viendra pour te tuer, pour nous tuer » La voix était si insidieuse.

-Il représente un risque ?

« Énorme, regard ce qu'ils m'ont fait » Izuko lui attrapa le visage rudement de sa main gauche devenue noir suite au feu l'ayant dévoré. Il lui planta les yeux dans sa cavité buccale béante.

Si l'enfer existait, Max ne devait pas en être loin. Au contact de son ami, des milliers de flashs l'avaient assailli, lui remontrant les pires moments de la guerre. Des souvenirs qu'il avait profondément enfuis en lui sans jamais en parler pour pouvoir tenir son rôle de chef par intermittence de la 8e.

« Tu veux revivre ça ?! »

-NON !

« Alors tu sais ce qu'il te reste à faire »

D'un geste, le châtain fit glisser la lame dans un mouvement ample, détachant la tête du Quincy. Le sang coula bientôt sur ses mains. Se retournant pour faire face à son ami, il se permit un sourire.

-Tu avais raison, il était trop dangereux.

Izuko ne bougea pas, se contentant de le fixer. Après quelques secondes de gêne instance. Celui-ci se rua sur lui tout en plaquant sa main restante sur sa gorge y imprégnant une force phénoménale pendant que ses ongles noirs perçaient sa peau.

-Arg, Izu… l'air lui manquait.

« Tu vas me rejoindre maintenant ! »

Sous le choc, ses réflexes de survies prirent le dessus. D'un mouvement rapide, il dégagea la prise en impactant avec la garde de son arme le poignet de son ami qui céda en poussière. Enchaînant, il posta un kick retourné directement dans son visage. Se redressant comme sortit de transe, il se retrouva en sueur dans la salle mortuaire de la 8e division. Voyant les rangées de cadavre et la faible lueur de la sortie. Il ne comprit pas ? Venait-il encore de faire un de ces rêves étranges qu'il faisait de plus en plus ?

-Non c'était trop réel.

Sans réfléchir, il courut vers la dépouille d'Izuko. Il la trouva parfaitement allongée comme il l'avait laissé. Secouant la tête pour essayer de démêler le vrai du faux, il sentit une substance collante sur ses mains. Max sursauta en les voyant recouvertes de sang frais. « Impossible ». Faisant le chemin inverse, il tomba sur le corps décapité du jeune quincy maigrelet qu'il avait passé au fil de sa lame.

-Qu'est-ce que j'ai fais ? Il ne comprenait pas. Avait-il rêvé ou non ?

Ne sachant que faire du corps et ne voulant pas être soumis à la question, il trancha.

« 54e technique de destruction : flammes de bannissement » la zone s'enflamma. Le feu violet eu tôt fait de nettoyer toute trace de ce qui venait de se passer. Retournant vers la sortie, Max regarda son camarade toujours inerte. Le fixant un instant comme pour attendre quelque chose, il se questionna sur son état mental. Remettant son attention sur le visage de son ami, il trouva 2 yeux verts devenus aveugles le fixant. Max vrilla et prit ses jambes à son cou, la gorge le brûlant à l'endroit où le cadavre l'avait saisi.


Et voici, un bond dans le temps et un chapitre qui lance la deuxième phase de l'arc post guerre. Hate d"avoir vos retours en reviews. N'oubliez pas de fav et follow et je vous dit à Lundi prochain.