Bonjour bonsoir mes chers lecteurs, et surtout un grand désolé pour cette petite semaine de battement.
La suite de votre histoire est arrivé. On continue l'avancé dans le temps.
Je remercie ma beta lectrice Pandora pour son travail toujours si rapide et précis.
A vos lectures.
Chapitre 43
"Qu'est ce que la mort ? Quelqu'un qui s'en va, qui ne vous adresse plus un mot " B . Yoshimoto
Près de 7 mois c'était écoulés depuis cette macabre découverte et le retour précipité du maître de maison dans sa demeure. Max était resté très évasif auprès de sa moitié sur le sujet qui avait motivé son départ précipité. Il était en conflit quasi perpétuel pour la forme avec son Zanpakuto depuis son retour. Sa vouivre lui reprochait bien assez souvent son absence de sommeil total. Le fait est que depuis ce jour, son maître voyait de plus en plus l'image rémanente de son ami. Au milieu d'un groupe de collègue. Quand il passait les portes, le faisant sursauter avant qu'une domestique ne réapparaisse devant ses yeux là où se trouvait l'incarnation de son tourment quelques secondes plus tôt. Il avait tout naturellement rangé ses états d'âmes au fond de lui et s'était lancé corps et âme dans le travail tout en s'assurant de donner le change auprès d'une Mariko toujours plus proche de lui. Le projet de rebâtir l'académie serait bientôt achevé, les locaux de la 8e division devraient être opérationnels d'ici 3 mois et tout cela était bien secondaire maintenant par rapport à ce qu'il s'apprêtait à faire. Il avait convié Mariko à un dîner. Max avait fait exprès de ne pas la croiser de la journée prétextant toutes les raisons pour cela. L'attendant en tenue habillée, elle fut escortée par les domestiques. Elle avait revêtue une robe longue traditionnelle qui mettait en avant son corps musclé et harmonieux. Profitant de la nourriture délicieuse, ils discutèrent à bâton rompu d'une multitude de sujets. L'ambiance était détendue enfin Max essayait de donner le change alors que le stress le rongeait de l'intérieur. Une fois le dernier plat débarrassé, un fin rideau libéra à la vue de sa compagne un petit orchestre qui commença à jouer un air doux. Se levant, il proposa sa main à sa douce.
-M'accorderiez-vous cette danse ?
Soudain muette, elle s'en saisit et ils commencèrent une valse. Le rythme lent et régulier détendit l'homme. Il savait ce qu'il avait à faire. Max voulait passer le reste de sa vie au bras de cette magnifique créature qui virevoltait avec aisance dans ses bras. Profitant d'une vrille de sa partenaire, il attrapa dans sa poche un petit coffret en velours et dans le même mouvement mit un genou à terre. Alors que Mariko finissait son pas, le sourire aux lèvres, elle le perdit instantanément quand elle découvrit l'homme de ses rêves un genou devant elle lui tendant ouvert un coffret ou reposait une bague d'une beauté irréelle.
-Mariko Ichikawa, Shinigami de la 8e division, survivante de la Grande Guerre, mais surtout femme de ma vie, veux tu m'épouser ?
Il avait réussi à ne pas bégayer la phrase rituelle. Immédiatement, les yeux de sa belle se remplirent de larmes qui commencèrent à couler à torrent. Un petit « Oui » étouffé fut émis avant qu'il ne lui passe la bague au doigt tout en la serrant intensément contre lui. Les tout récents fiancés finirent leur soirée dans leur appartement. Ils consommèrent sans modération la joie de se savoir unis.
Les préparatifs furent bien vite achevés, le clan et surtout Azu ayant sentie la transformation de leur relation. En 3 mois et en ayant embauché une partie du district, la cérémonie était prête.
La veille du jour tant attendu, il était de coutume que la mariée et le marié ne partagent pas les mêmes appartements. C'est ainsi que Max avait bien volontiers laissé sa chambre à sa douce. Sortant de la salle de bain attenant à la chambre d'invité qu'il occupait, il passa une tenue de nuit et pris un fauteuil devant une fenêtre. Il ressentait dans le reiatsu la présence de nombreux hôtes dans la maison. En effet, un certain nombre de soldats du gotei avaient fait le déplacement suite aux invitations émient par le couple. Entendant des coups feutrés à la porte, il lança :
-Entrez c'est ouvert.
-Mon bonsoir au seigneur du clan, fit une voix rieuse le capitaine commandant qui venait de passer le visage par l'entrebâillement.
-Mon commandant, il se releva rapidement avant de remarquer sa tenue et de courir passer un peignoir plus commode.
-Allons cher Max, pas de ça entre nous.
-Ce n'est pas très correct tout de même.
-C'est moi qui passe à l'improviste.
S'étant rassis aux côtés de son ami, il nota que c'était la première fois qu'il le voyait sans son haori à fleurs.
-C'est une splendide demeure que tu as ici mon jeune ami, dit le rose d'un air amusé.
-Sûrement moins imposante que celles des anciennes familles nobles…
-Possible, mais celle-ci est différente et c'est d'autant plus vrai maintenant.
-Ah bon ?
-Oui, la tienne a une histoire, ce qui ne sera plus le cas des récentes maisons qui seront reconstruites au nouveau Sereitei. D'ailleurs, ton cadeau de mariage est-il prêt ?
-Le délai était court, mais c'est fait.
-Tu as toujours eu un don pour la planification.
-Mais non.
-Ça et l'incapacité à accepter les compliments. Max, accepte ce que peuvent penser les autres de toi surtout quand cela est positif.
Il hocha doucement la tête.
-Prêt pour demain ?!
La gêne l'emplit doucement.
-Tu me crois si je te dis que j'ai rarement été aussi stressé de toute ma vie ? Pourtant je suis passé par pas mal d'épreuves…
-Elles ne sont rien par rapport au cap que tu t'apprêtes à franchir effectivement.
Le plus jeune shinigami fixa étonné son mentor.
-Toutes les épreuves que tu as su surmonter avec les honneurs n'étaient pas le fruit de ta propre volonté. Une partie était due aux circonstances, demain tu seras face au plus grand choix que l'on puisse faire dans une vie. Lier son âme par des liens sacrés à une autre.
Max avait écouté religieusement en observant le profil baigné d'argent de la personne la plus importante du Sereitei qui prenait le temps de lui confier son ressenti.
-Je vous remercie mon capitaine, fit-il touché.
-Shunsui, reprit-il doucement.
Un autre toc se fit entendre à la porte. Entrant doucement, son grand-père s'inclina respectueusement, un petit plateau dans les mains.
-Re-bonsoir capitaine commandant, dit-il avec déférence.
-Ne soyez pas si formel patriarche, je vous remercie encore de votre hospitalité pour cette nuit et de ce que vous avez fait pour ma division.
-C'est bien normal vous savez, il est du devoir de la famille dont Max est le dirigeant effectif de soutenir le Gotei dans cette période difficile.
-Grand père, que tiens-tu ? Max était intervenu afin de casser toutes ces cérémonies.
-Te connaissant un petit peu je me suis douté que tu serais un peu stressé pour demain.
-Et un point, ajouta gaiement Kyoraku.
Il posa doucement une belle bouteille de saké accompagnée de 3 verres. Son ami dans le même temps se mit à regarder partout dans la pièce comme un animal blessé à la recherche d'un prédateur.
-Kyoraku ? Demanda Max.
Sans le regarder fixement il dit « Tu peux continuer à m'appeler par mon prénom »
-Mais que fais-tu ?
-Je cherche si Nanao est dans le coin…
-Pardon ? Il se tourna vers son grand-père qui lui tendait un verre en cristal au fond imposant. Il lui sourit et attrapa celui-ci.
-Depuis ma prise de poste, Nanao a une tendance à m'empêcher de boire afin que je reste en pleine possession de mes moyens.
Un « oh » de compréhension fut poussé par les 2 autres personnes dans la salle alors que Papi Ki prenait place dans le siège à sa gauche.
-Ça a tourné à l'obsession… il lui mit doucement le verre dans la main.
-C'est presque un enfer…
-Étonnant toi qui adore attirer l'attention des jeunes femmes.
Cette réflexion plongea l'homme dans une intense perplexité. Max rompit celle-ci en versant le saké.
-Santé, dit-il doucement.
-A ton bonheur mon fils.
-A ton mariage mon jeune Max.
Le goût très fort, mais fruité de l'alcool était délicieux.
-Où as-tu eu ça grand-père ?
-Un cadeau d'une délégation noble quelconque et je n'ai jamais trouvé la bonne occasion jusqu'à maintenant pour l'ouvrir.
-C'est un très bon cru, ajouta le rose.
Tous se resservirent, après 2 verres, les frontières de rang étaient tombées et son grand-père discutait gaiement avec le capitaine comme de vieilles connaissances. Max lui, avait la tête qui lui tournait délicieusement. Il n'y a pas à dire l'alcool est meilleur en bonne compagnie.
XXX
« Je te jure, je vais vraiment lui faire la peau ! »
Ronchonnant en marchant rapidement dans les couloirs, la vice-capitaine en chef Nanao Ise était au comble de la fureur
« J'ai fait tous les bars proches et pas une trace de lui, s'il n'est pas là ou je pense, je lance la division à ses trousses »
enfonçant quasiment la porte dans un boucan du diable après avoir frappé tout son saoul sous les yeux médusés d'un petit groupe de servante, elle déboula comme une furie dans la pièce à vivre. Rien ne bougeais. Seul témoin d'une activité était un duo de respiration profonde qui semblait dépasser de 3 fauteuils lui tournant le dos. Plissant les yeux elle nota le nombre important de bouteilles de saké vides répartis un peu partout sur les tables alentour ainsi que le désordre au sol. Faisant le tour, un spectacle désolant l'attendit. Son capitaine roupillait, une partie du shiakusho défait et les bras chargés de cadavres de bouteilles. À ses côtés cuvait doucement Max.
« Le jour de son mariage bien sur »
Inspirant une grande goulée d'air elle se mit en position en face des 2 dormeurs.
-DEBOUT LA DEDANS ! Hurla-t-elle à plein poumon.
Comme une fleur délicate, son supérieur ouvrit les yeux et lui fit un sourire enjôleur. Elle l'aurait giflé pour cette tête si dans le même temps elle ne s'était pas trouvée ligotée et immobilisée au sol par la 4e technique d'immobilisation, corde rampante lancée par le marié réveillé en sursaut en hurlant et essayant de dégainer son zanpakuto absent. La femme bascula en arrière et se retrouva sur les fesses. Une seconde blanche s'en suivit. Max venait de reprendre ses esprits et commençait à lever les mains. Kyoraku avait aussi blanchi que Nanao avait rougie. On pouvait voir clairement la colère contenue depuis le début de la matinée et les expériences de ce type de sortie passé se concentrer par la couleur carmin qui avait conquis ses traits. Doucement une aura violette menaçante se matérialisa autour de la silhouette assise et ligotée. Avant que le coordinateur de la 8e division n'ait le temps de lever le sort, celui-ci avait volé en éclat. Tirant un regard vers son ami, il le trouva en train de finir de se signer. L'ambiance était électrique quand Papi Ki, une carafe de café dans la main fit son apparition suivi par ses servantes qui tremblaient de peur.
-Mon garçon tu n'es pas encore prêt ? Allons du nerf tu ne veux pas être en retard à ton mariage quand même ?
Trouvant dans cette intervention une porte de salut inattendu et salvatrice, Max opina du chef et courut dans la salle d'eau.
-Bon bah je vais me préparer moi aussi, dit le Rose non loin sur les pas de son subordonné.
Se retournant, le châtain vit la poigne terrible de Nanao sur le col de son ami. Son regard se fit suppliant quand la porte se referma en un clap sinistre.
XXX
Dans un timing serré, Max se positionna dans le couloir menant à la sortie du manoir. Le temple shinto n'étant pas très loin, il avait été décidé que les mariés feraient le chemin ensemble vers celui-ci. Ayant revêtu la tenue traditionnelle du marié, un hakama noir et un montsuki lui aussi noir brodé sur les 2 pectoraux les armoiries de sa famille. Faisant doucement les cent pas, il se stoppa à l'arrivée de sa future femme. Habillée tout comme lui de la tenue traditionnelle, le shiromuku. Elle portait un kimono de mariage blanc à manches longues et un surkimono tel un long manteau d'une noble couleur carmin orné de motifs brodés au fil d'or. L'obi lui aussi blanc avait été offert par Azu du fait que Mariko n'avait plus de famille. On pouvait y voir un enchevêtrement des symboles de son clan. Mais au delà de cette tenue si particulière, ce qui choqua l'époux fut sans conteste l'impressionnant chignon travaillé avec goût qui devait néanmoins peser très lourd. Mariko avait le visage poudré de blanc et ses lèvres arboraient une magnifique couleur rouge vif. Elle le gratifia du plus beau sourire qu'il lui ait été donné de voir de sa vie. Dans le même temps, les servantes installaient le voile de la mariée.
-Tu es resplendissante mon cœur, parvint à articuler le soldat.
-Merci, fit-elle doucement.
Lui tendant son bras, sa future s'en saisit et ils avancèrent, se plaçant en tête de la petite procession qui allait partir en direction du temple. Le prêtre, un vieil homme lança celle-ci alors qu'une de ses assistantes, les mikos, ouvrit une ombrelle d'un rouge profond au-dessus des mariés. La petite ligne de convives fut bien vite installée dans le temple ou dans le plus pur respect des traditions, le prêtre officia. Après la liturgie traditionnelle, les 2 âmes échangèrent leurs vœux. Par la suite, ils passèrent chacun l'alliance. Mariko eut un mouvement de surprise quand elle vit apparaître les anneaux cérémoniels. En effet Max avait fait une petite inversion. L'anneau initialement prévu avait été remplacé par un cercle d'or incrusté de pierre d'une aura surnaturelle, on aurait dit des saphirs trouvés au plus profond des océans. Mais ne pouvant pas assouvir ses questions, elle se contenta de fixer son cher et tendre très content de son effet. Mariko passa ensuite un simple anneau d'or blanc à son annulaire. La cérémonie se clôtura par les paroles rituelles du prêtre et les danses des mikos. Nouvellement unis, ils se tournèrent ensemble vers l'assistance qui se mit à applaudir à tout rompre. La salle n'avait pas été rangée de manière particulière afin de ne pas montrer une différence entre les 2 familles. Max fut heureux de voir Rukia et Renji l'un à côté de l'autre en forme. Papi Ki pleurait alors que Azu souriait comme jamais. Comme convenu, c'est le couple qui reprit la tête du cortège pour retourner au clan. Là où ils s'attendaient à gagner rapidement la salle de réunion, ils s'étaient trompés. Une foule massive composée du district et de quelques notables des districts environnants s'était attroupée pour saluer le mariage de l'homme qui avait pris sans le vouloir, un rôle d'image et de porte-parole des districts lointains de la Soul Society. Cette masse de gens était si importante que sa division laissée sous le commandement d'un vétéran s'était placée comme un cordon de sécurité bienveillant. À peine avaient-ils fait un pas dehors qu'un véritable brouhaha de voix, de cris et de vivats emplirent leurs oreilles complétées par une pluie de pétales de fleur lancés depuis les étages par des enfants enthousiastes. Dans le même temps, un homme avait hurlé d'un ton martiale.
« Présentez armes ! »
D'un mouvement synchrone, une haie de Zanpakuto avait formé une arche leur ouvrant la voie. C'est ainsi que pendant plus d'une demi-heure sur les 10 minutes prévues, le cortège fut douché sous les vivats, les fleurs et le respect des hommes de la 8e. Quittant sa moitié pour qu'elle aille se changer, Max se retrouva à l'attendre pour leur entrée conjointe dans la salle contenant toute la division ainsi que plus de 150 dignitaires du Sereitei ou de la noblesse. Sa femme redescendue après avoir enfilé une robe plus confortable et avoir retiré sa coiffure stricte attrapa son bras en un sourire resplendissant. Ils passèrent sous les applaudissements tenus des noblesses et les sifflets des soldats, la droite allée créée entre les différentes tables.
La soirée fut plus que bonne. L'ambiance était à la fête et tous les convives trinquaient et mangeaient l'impressionnant buffet offert par sa famille. Plusieurs moments ressortirent. Comme lorsque la voix pleine d'émotion, son grand-père avait retracé pour toute l'assistance comment « ce grand gaillard » avait été amené un soir par Azu et de fil en aiguille avait transformé leur vie à tous, mais aussi celle de tous ceux vivant dans le district. Max qui avait pris le partie contre la tradition de mettre sa famille dans le cercle le plus proche de la table de marié, à égale distance avec la table accueillant le capitaine Kyoraku, Nanao, Renji, Rukia, Shuhei et tous ses amis des autres divisions. Il s'était alors levé pour venir prendre dans ses bras le vieil homme ainsi que sa petite sœur elle aussi les yeux mouillés et son Ben qui luttait pour ne pas les suivre.
-Merci pour tout.
-Je n'ai pas fini mon fils. Suite à une discussion avec ce Monsieur.
Un homme de haute stature qu'il connaissait de vue s'était approché.
-Coordinateur Risekime, mes félicitations pour votre union de la part de moi-même ainsi que des familles nobles.
Un silence était tombé sur la salle.
-Merci de votre sollicitude. Il n'aimait pas trop cette situation.
-Votre patriarche dispose d'un présent qu'il souhaite vous offrir.
-Voici, fit son grand-père en faisant glisser devant lui un coffret assez imposant.
Max le prit dans ses mains ne sachant trop quoi faire et fixant plus les 3 sourires éclatants de sa famille que le noble aux Kenseikan. Ouvrant finalement, il découvrit son contenu. Une chevalière trônait sur le velours noir. Celle-ci était gravée en bleu royal sur fond blanc les initiales du clan, il se voyait tout de suite que sa conception avait due coûter une somme importante. Le métal utilisé était lourd. C'était un anneau à l'image de sa famille et de lui-même, sans fioritures inutiles sobre et élégante. Pendant qu'il essayait de connecter 1+1, le noble poursuivit.
-Voyez en ce présent plus que la matérialisation de votre statut de chef de clan. Cette chevalière représente dans un premier temps votre accession pour vous et votre famille, au statut de la noblesse. Mes félicitations renouvelées. Sur cette bombe lancée, il se retira pour retrouver ses semblables. D'une petite voix, Azu siffla au niveau de son oreille droite
-Tu peux nous expliquer ?
-Plus tard d'accord ? Ce n'est pas le moment.
Moyennement convaincu sa sœur le laissa pour autant retourner à sa table. Retombant dans un petit soufflement, il fut bien vite accueilli par sa douce qui posa sa main sur la sienne. Max plongea un instant dans ses yeux comme pour se couper du monde.
-On ne peut pas dire que les nobles soient très « discrets »…
-C'était calculé en même temps, ils veulent essayer de me discréditer au milieu de la division ce qui n'a pas de risque d'arriver, mais cela pourrait rafraîchir les liens que nous entretenons avec les districts.
-Je ne pense pas.
Surpris il se tourna vers Mariko.
-Développe ?
-Les districts se sont rangés avec toi pour ta personnalité et ce que tu leur as apporté : Revenu, stabilité, confort, sécurité. Et cela tu l'as fait par toi-même et sans appuis extérieurs.
-Nous.
-Nous ?
-Nous l'avons fait, je n'aurais rien pu faire si tu n'avais pas tenu le rôle de vice-capitaine durant cette période.
-Oh quand même pas…
-Bien sûr que si et tu le sais toi aussi.
Ils rirent ensemble.
-Bon alors, chef de famille noble, mets donc ton symbole.
Il caressa pensivement le coffret.
-Si tu insistes épouse du chef du clan.
Les lèvres tirées dans un rictus moqueur, il passa le lourd anneau sur son auriculaire gauche.
-Te voilà avec plus de bagues que moi.
-Je peux encore m'estimer heureux qu'ils n'aient pas amené les Kenseikai.
-Je me demande si ça tirait ?
-Certainement pas !
Leur discussion fut coupée par le bruit cristallin produit lors du choc entre un couvert et un verre. Tous se tournèrent vers la grande silhouette du capitaine commandant.
-Merci de votre attention. Je dois vous avouer que j'ai rarement fait ce type de discours et ce malgré le nombre de banquets de mariage auxquels j'ai assisté. Mais que voulez-vous, le rôle de capitaine commandant est un horrible supplice d'autant plus pour un tel événement.
Des petits rires furent émis.
-J'aimerais vous parler en détail du marié que je connais maintenant depuis de nombreuses années. J'aimerais vous détailler tout ce qu'il a fait pour le Sereitei alors même qu'il n'avait pas de Zanpakuto formé, mais ces événements sont classifiés et je ne suis pas sûr que connaissant sa famille, sa vie se continue encore longtemps après ce récit.
Nouveaux éclats de rire dans la salle.
-Mais je peux vous dire que c'est un ami très proche et que je suis très heureux d'être ici avec vous tous pour cet événement. D'autant plus quand nous voyons la mariée à ses cotés. Il tendit les bras pour mettre en valeur sa femme qui rougit doucement.
-Cette jeune diplômée de l'académie est apparue dans notre division dans le premier contingent de recrues après la guerre d'hiver contre Aizen. Je me souviendrais toujours du verbe et du calme dont tu avais fait preuve en face de moi, mais aussi de ton futur mari qui t'avait déjà à l'époque recommandé.
Elle se tourna vers Max surpris, il lui rendit son regard par un autre amusé tout en hochant la tête.
-Mariko a été le major des recrues de cette époque. Alors qu'elle n'avait que peu d'expérience elle a survécu et vaincu la guerre. Tout cela pour finir par se marier et trouver le bonheur. Enfin j'espère.
La foule répondit à la blague encore une fois.
-Je conclurais en vous souhaitant la même longévité que le feu commandant Yamamoto. À vos 1000 ans de bonheur. Il leva son verre imité par Nanao et le reste de salle. Max et Mariko s'étaient aussi levés pour remercier l'homme de son discours poignant.
-Et au plaisir de vous retrouver bientôt au Sereitei, hurlèrent un Shuhei et un Renji bien imbibé.
Un blanc suivit cette déclaration. Max venait de passer la main sur les yeux. Mariko avait l'air gênée, Kyoraku avait rabaissé son chapeau pendant que Nanao avançait doucement, mais dangereusement vers les 2 vices capitaines comprenant au fur et à mesure qu'ils avaient peut être fait une bêtise. Leurs hommes comme un seul s'étaient tournés vers le couple qui les dirigeait depuis maintenant plus de 6 ans.
« On n'était pas censé le faire maintenant » chuchota les lèvres plissés Mariko
« Je sais, et je ne voulais pas qu'on parle de ça durant notre mariage… »
« Tu n'as pas le choix »
« Hey Kyoraku est la il peut s'en charger »
Ils se tournèrent vers le Rose qui s'avançait doucement vers le couple.
-Il semblerait que nous ayons une annonce à faire.
-Effectivement. Je vous laisse commencer.
-Trop d'honneur.
« Soldats de la 8e division. Le ton avait changé, plus martial et solennel. Vous avez quitté le Sereitei depuis bien longtemps. Vous y êtes revenus pour les travaux. Le temps est venu » Il se tourna vers Max qui vint se placer à ses côtés.
« Suite à l'avancée des travaux et les dernières phases de reconstruction, la 8e division sera entièrement fonctionnelle d'ici 5 jours. »
Un murmure de commérage empli, un mélange d'appréhension et de joie.
« Sur ordre de notre capitaine commandant, la 8e division réintégrera ses baraquements d'ici 7 jours à compter de maintenant. »
Les murmures s'étaient changés en brouhaha infernal. Mais ils ne furent pas assez fort aux oreilles de Max pour couvrir le bruit des 2 coups qui venaient de retentir sur les crânes des 2 pipelettes.
Après la fin de la fête et après avoir raccompagné personnellement les invités, le couple lessivé s'assit au milieu de la famille dans le salon du clan. S'y était joint Kyoraku.
-C'était un très bel événement mon fils.
-Merci grand-père, mais c'est grâce à vous tout ça. Il sentait Mariko doucement collé à lui, la tête reposant sur son épaule les yeux mi-clos.
-Désolé pour le travail au milieu de la réunion Max, fit son supérieur.
-Ce n'est pas de votre faute Shunsui, je m'occuperais à ma manière des 2 zozos. Qu'en est-il de l'enceinte Bankai ?
-Je vois ce que tu veux faire…, elle ne sera pas prête avant au moins 1 an et demi.
-Bon je patienterais.
-Tu vas repartir, dit d'un ton triste Azu en face de lui.
-Oui c'est le cas.
Sa sœur semblait vraiment peinée.
-Allons Azu, dit Ben en lui frottant les épaules, tu savais que ce n'était pas pour toujours.
-Oui, mais…
D'un rapide coup d'œil lancé vers Kyoraku, il prit note.
-Mais la division ne sera pas la seule à repartir, dit doucement le Rose.
La jeune femme blonde releva la tête.
-Je ne t'en ai pas parlé, commença Max, mais tu seras du voyage.
Un énorme sourire prit place sur les lèvres de sa sœur.
-Le clan noble Risekime a participé à l'effort de reconstruction, énonça Kyoraku, grâce à elle, l'académie des arts spirituelles va rouvrir ses portes pour le retour de la 8e au Sereitei. Et toi petite Azu, tu es inscrite en 4e années.
-4e ! Mais pourquoi ? J'étais en seconde.
-En effet, mais à l'égard du contrôle que je ressens sur ta pression spirituelle et au fait que tu te glissais tous les matins au sein de l'entraînement divisionnaire, j'ai jugé bon de te donner cette graduation.
Au comble du bonheur, Azu sauta au cou de son frère en faisant sursauter Mariko au passage.
-Azu ! Fit son grand-père
-Je te signale que tu as le commandant des 13 divisions en face de toi, lui fit remarquer Max.
-Oh oui, elle se remit droite et saluât. Mes excuses capitaine commandant.
-Il n'y a pas de mal. Sur ce, je vous laisse, je repars demain.
Et voici. Le mariage de notre héro. C'est bien de changer des fois vous ne trouvez pas ? dit moi tout en reviews.
Et je vous dis au week end prochain.
Bye
