Et voilà, le der des der pour le moment.
Il s'agit d'un chapitre sur Albus et Skorpius.
Bonne lecture.
Chapitre Bonus
POV Scorpius
Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi ? Mais pourquoi l'ai-je embrassé ? Je suis fou ! Notre relation est foutue ! Pourquoi ai-je embrassé Albus ? Merlin, il faut vraiment que j'arrête la Bièraubeurre et tous les alcools pour le restant de ma vie. Ce n'est vraiment pas sérieux. Et lui, pourquoi cet imbécile fini m'a-t-il rendu mon baiser ? Pourquoi ne m'a-t-il pas tout simplement rejeté en me crachant des insultes à la gueule ? C'est de sa faute si j'ai craqué. Il me regardait avec ses magnifiques yeux verts, qui n'ont pas exactement la même teinte que ceux de papa.
Même ses cheveux ne sont pas les mêmes, ceux d'Al sont plus doux et moins en bataille mais je vois ce qui a séduit père chez lui. Ils ont tous deux une telle sincérité dans le regard. Et voilà que je délire maintenant sur mes parents… Je crois que l'alcool ne me réussit vraiment pas. Il faudrait vraiment que je dorme. Al va-t-il vouloir dormir avec moi cette nuit ou la situation fait qu'il n'osera pas ? En même temps, vu mon état, je ne suis pas sûr de vouloir de lui dans mon lit. Fichues hormones d'adolescent ! Mais je n'y suis pour rien s'il est aussi séduisant et les filles si peu… attractives. Personne dans le dortoir ne sait que nous ne le faisons toutes les nuits. Je ne sais même pas si nos parents eux-mêmes le savent.
Enfin, je suppose que si. Avoir été élevé par deux hommes ne m'a jamais gêné ni semblé bizarre. Dès que nous avons été en âge de comprendre, ils nous ont expliqué les choses, calmement. Ils étaient tous les deux mariés, puis ils sont tombés amoureux l'un de l'autre. Ma mère n'a jamais essayé de prendre contact avec moi. D'après ce que j'ai pu apprendre par Tante Hermione, la mère d'Al avait fomenté une idée pour s'en mettre plein les poches en divorçant et en l'accusant d'infidélité. Elle a jeté un sort d'amnésie à mon grand frère, James, quand il était petit et à papa, quand il était sorti du comas dans le cadre de son travail.
Nos parents travaillaient ensemble au Ministère de la magie, papa comme auror et père comme maître des potions. A force de passer du temps ensemble, papa est tombé amoureux de lui, père l'aimant depuis l'adolescence, tout comme j'aime un peu trop Al. J'ai peur d'en parler avec père. Je sais qu'ils ne s'aimaient pas du temps du Collège et que c'était en grande partie sa faute mais il est quand même tombé amoureux et à partir de ce moment, il a tenté de l'aider de loin. Il nous a même avoué, un soir où papa était occupé, qu'il avait demandé directement au ministre de la Magie, d'intégrer l'équipe de potionnistes qui travaillaient avec l'équipe d'aurors de papa. Je trouve ça vraiment trop mignon. Il a vraiment eu beaucoup de chances de pouvoir lui mettre la main dessus.
Je suis vraiment admiratif. Il est resté pendant dix ans dans l'ombre et ce n'est pas si simple que ça quand on est un Malefoy. Maintenant, c'est moi qui passe dans l'ombre par rapport à Albus. Cela fait déjà quelque temps que j'y pense et que cela me garde éveillé une partie de la nuit. Bon, j'avoue que c'est aussi dû à son corps collé au mien. J'aime sa chaleur, sa présence, j'aurai beaucoup de mal à m'en passer. Je ne sais pas s'il me considère plus comme un frère que comme un ami. Après tout, nous avons passé presque toute notre vie ensemble, depuis que papa a emménagé au Manoir.
Je ne me souviens pas de notre vie avant mais père aime nous raconter la différence entre maintenant et sa vie d'avant. Il était seul, isolé et son seul rayon de soleil était papa. On adore tous ces histoires. Plus nous grandissons, plus nous avons droit à de nouveaux détails. Avec James et Albus, nous avons eu droit à quelques nouvelles histoires concernant la Guerre à laquelle ont participé Hermione, Ron, Blaise, Théo et tous les amis de nos parents. Nous les appelons tous tante et tonton même s'ils ne le sont pas. Tante Hermione est notre médicomage attitrée, je l'adore, elle est douce et souriante et prend toujours le temps de nous écouter malgré son emploi du temps chargé. Elle a en plus aidé papa et père pendant leurs grossesses respectives et c'est encore grâce à elle que mes deux petites soeurs vont très bien.
Je les aime tellement, Lily est pétillante et solaire comme papa, Siria est un peu plus réservée, même si elle ressemble physiquement plus à papa. Je remercie nos parents de ne jamais avoir fait de différences entre nous. Que ce soit James et Albus, moi ou nos deux petites soeurs, nous n'avons jamais qu'ils en aimaient un plus que l'autre. Certes, Lily et Siria sont leurs filles biologiques mais papa m'a toujours montré autant d'amour qu'à ses deux fils biologiques. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'il nous aime tout autant. Idem pour père. La seule distinction qu'il y a entre nos deux familles, c'est seulement nos apparences, je ressemble à père, je suis d'ailleurs le seul blond. Lily est la seule rousse, tous les autres sont bruns aux yeux verts.
J'aime beaucoup les yeux d'Albus. Vu que nous avons à peu près le même âge à quelques semaines d'intervalle, beaucoup nous prennent pour de faux-jumeaux mais que diraient les gens s'ils savaient que j'ai très envie de le serrer dans mes bras, de l'embrasser tout mon soûl et de découvrir son corps comme un amant et non comme un frère. Je dégoûterai les gens. Nos parents nous ont élevés dans le respect et la tolérance des autres, eux-mêmes ayant été décriés par des gens les jugeant mais comment réagiraient-ils si nous leur avouions cela ?
- Scorpius, dépêche-toi, j'ai froid, tonne la petite voix masculine à mes côtés. J'aimerai rentrer et me mettre au chaud.
- Al, tu ne m'en veux pas ?
- De quoi devrais-je t'en vouloir ?
- De… de… de rien, excuse-moi.
- Alors marche plus vite. J'ai hâte de me réchauffer contre toi, cette nuit.
Je tombe des nues et le rattrape. Ce n'est toujours pas ce soir que je vais bien dormir…
Cela fait déjà plus d'une semaine que je ne fais que penser à ça : le baiser que j'ai échangé avec Albus. J'ai tellement mal dormi que je pense aller passer le week-end à l'appartement avec papa et père mais j'ai peur qu'ils ne s'inquiètent. D'habitude, je ne fais pas un pas sans mon ombre. Peut-être croiront-ils que nous nous sommes disputés et ils le feront venir et mon cauchemar n'aura pas de fin. Je me suis réfugié dans la bibliothèque, faisant semblant de travailler. Albus est parti avec Rose et Hugo pour parler à James. J'ai décliné l'invitation, prétextant devoir me renseigner sur un truc pour les cours. En rentrant au dortoir, je trouve Al allongé sur son lit, en pleine lecture. Je rejoins mon lit, étonné de voir la chambre vide de ses autres occupants. Me tournant vers Albus, il me répond, anticipant ma question :
- Ils sont partie faire une partie de cartes dans la chambre de Sean.
- Ah ok.
Je prends place à mon tour, sur mon lit, assis, ruminant de sombres pensées.
- Scorpius ? Je peux venir sur ton lit ? J'ai besoin de te parler.
Me raidissant à ses mots, je l'autorise tout de même à me rejoindre.
S'asseyant en face de moi, je le vois prendre une grande inspiration et débiter :
- Scorpiusjeneregrettepasd'avoirréponduàtonbaiserl'autresoir.
- Euh…
- Désolé, je suis trop stressé. Je disais, dit-il en me saisissant la main, que je ne regrette pas d'avoir répondu à ton baiser l'autre jour. J'en avais très envie moi aussi et si tu ne l'avais pas fait en premier, c'aurait été moi. Je sais bien que tu es mon frère mais je crois que j'ai d'autres sentiments envers toi et je voulais savoir s'il n'y avait que moi ou si, pour toi aussi, c'était devenu étrange.
- C'est étrange pour moi aussi, Al, parce que je ne sais pas vraiment quoi en penser. Je sais que nous avons été élevés comme des frères mais nous n'avons ni la même mère, ni le même père. Biologiquement parlant, nous ne sommes pas frères, ce que nous faisons n'est donc pas répréhensible.
- Exactement, Scorpius, c'est comme si on avait été meilleurs amis toute notre vie en passant très souvent nos nuits ensemble. Ce n'est pas parce que nous sommes deux garçons que nous ne pouvons pas ressentir ce genre de choses. Papa et père nous l'ont suffisamment prouvé au cours de toutes ces années. Je les trouve très beaux tous les deux et ils sont tellement amoureux.
- J'ai toujours voulu leur ressembler dans leur complicité et dans tout ce qu'ils transmettent aux autres mais, j'avoue, je pensais que cela aurait été avec une fille.
- Ce n'est pas parce que nos parents sont deux hommes que nous devons faire comme eux, regarde James, il sort avec une fille et cela ne dérange personne dans la famille.
- Je l'aime bien, moi. Je ne sais pas si c'est la bonne pour lui mais je l'encouragerai dans tous les cas. Tu crois qu'ils nous jugeraient si nous…
- NON, non, Scorpius, pourquoi penses-tu cela ?
- Vois, toi, tu soutiens James même si tu ne partages pas ses goûts.
- Pourquoi lui ne ferait-il pas la même chose ?
- Parce que… nous…
- Tout le monde sait que nous ne sommes pas frères, Scorpius ! Nos pères sont mariés, c'est pour ça que nous avons été élevés ensemble. Nos pères auraient été meilleurs amis, cela n'aurait pas changé le fait que les sentiments se seraient développés. Cela aurait juste moins choqué les gens. Mais tu sais, pour nos parents non plus, cela n'a pas été simple. D'ennemis, ils sont devenus maris. D'autant qu'avant, ils ont été mariés à des femmes et ont eu des enfants. Regarde comment les autres élèves nous ont regardé quand nous sommes arrivés le premier jour : les fils d'Harry Potter le survivant et de Drago Malefoy, ancien mangemort, les mêmes qui sont des professeurs émérites du Collège. On apprend leurs histoires en cours, l'histoire de nos parents, Scorpius ! Ceux-là même qui nous ont appris à faire du vélo, qui se sont occupés de nous chaque fois qu'on était malades, qui nous aiment autant qu'ils s'aiment sans distinction de sang. Peut-être que la nouvelle va les surprendre, les étonner mais ils nous aiment, je n'en ai jamais douté et tu ne dois pas douter d'eux non plus. Les plus durs à convaincre seront sans doute nos frères et soeurs car eux, nous aurons vraiment toujours vu comme tels. Je ne sais pas encore si nous serons ensemble un jour ou si nous finirons marier avec des enfants chacun de notre côté mais j'assume ce que je ressens en ce moment. Et ce que je ressens là, tout de suite, c'est un ensemble de sentiments que je n'ai pour personne d'autre. Et, quand tu m'as embrassé, j'ai eu la certitude de mes sentiments. Je ne sais pas ce que toi, tu ressens mais, pour moi, c'est clair. Mais… je ne te force à rien. Si tu n'as pas les mêmes que moi, je comprendrais. Je ne te forcerai jamais à rien….
- Al, si je t'ai embrassé, c'est que j'en avais envie et je ne l'ai pas fait parce que tu étais la seule personne à proximité. Cela fait déjà quelques temps que je ne dors plus beaucoup quand tu es là près de moi. Ta chaleur, ta présence me font réfléchir toute la nuit. J'ai sans arrêt envie de te toucher, de jouer avec tes cheveux, d'effleurer ta peau…
Al se rapproche de moi tellement vite que je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'il me saute au cou et m'embrasse… sur la bouche. Cela ne dure que quelques secondes mais j'en oublie ce que je disais.
- Désolé, j'ai pas pu me retenir. Ce que tu me disais m'a fait tellement plaisir.
- Je ne suis tout de même pas sûr que dormir ensemble soit une très bonne idée.
- Certes mais…
- Quoi, Al ?
- Je ne suis pas sûr d'arriver à dormir si nous ne sommes pas dans le même lit.
- On peut essayer dans ce cas mais…, dis-je en levant le doigt, en signe d'autorité, il ne faudra pas en profiter.
- Même pas un bisou ? me supplie-t-il.
- Albus Severus Potter-Malefoy ! tonnai-je. Avant cela, il faudrait qu'on en parle à nos parents.
Je le vois se décomposer et je ris sous cape. Voilà qui devrait un peu calmer ses ardeurs. Puis me faire un très grand sourire et me dire :
- Allons les voir ce week-end. Je suis sûr qu'ils nous donneront de bons conseils.
- Et s'il nous parle de sexualité ?
- Eh bien, on pourra peut-être apprendre des choses intéressantes. Et puis, c'est une conversation normale pour les parents à notre âge. Je crois même que James était plus jeune.
- Devons-nous nous inquiéter du fait qu'ils ne nous en aient pas encore parlé ?
- Crois-moi, après ce week-end, tu ne voudras plus en entendre parler.
- Je veux bien te croire.
- C'est sûr que nous avons au moins la chance de ne jamais les avoir vu coucher ensemble.
- J'avoue qu'ils sont assez discrets. Je suis sûr qu'ils ont des trucs pour qu'on ne les interrompe pas.
- Sans doute partageront-ils leurs secrets.
- Tant qu'ils ne partagent pas leurs expériences, je pense que j'y survivrai.
Et effectivement, ce que nous craignions est arrivé. Nos parents nous ont parlés de sexualité mais ils ont été très bien. Ils ne nous ont pas donné de conseils ou qu'il ne fallait pas le faire avant un certain âge. Ils ne nous ont pas dit que ce n'était pas bien, qu'il ne fallait pas le faire avec n'importe qui… Ils nous ont demandés de nous protéger pour ne pas être enceint. Père nous a même dit qu'il nous montrerait comment faire la potion mais, qu'en attendant, il en mettrait à notre disposition. Je ne me suis pas senti gêné et heureusement car, dans une semaine, c'est les vacances et nous allons passer quinze jours avec eux.
Depuis que nous les avons vus, nous ne sommes plus autant angoissés. Nous nous embrassons même le soir avant de nous endormir. Je crois que nous attendons tous les deux de ne plus être au Collège pour nous découvrir. Cela serait bizarre de faire quelque chose dans notre lit alors que nous sommes entourés d'autres Serpentards. Et, en plus, nous allons apprendre la potion. Et père a dit qu'il nous laisserait l'accès à un labo pour pouvoir être autonomes. Je me demande pourquoi il a bien appuyé là-dessus. A croire que papa et lui passent leur temps à … grrrr, beurk, ce sont nos parents quand même. En même temps, pour avoir nos petites sœurs, ils ont forcément… En même temps, c'est aussi le cas de tante Hermione et de tonton Ron. En réalité, de toutes les personnes adultes que nous connaissons, toutes ont déjà fait… ça. Peut-être même James… ah, je ne peux même pas imaginé mon frère le faire. Par contre, bizarrement, Albus... j'avoue que là, ça réveille en moi une certaine partie de mon anatomie. Je suis foutu. Je ne pourrais plus jamais le voir comme mon frère. Il va peut-être falloir aussi que nous arrêtions de prendre nos douches ensemble au moins celles dans les vestiaires de Quidditch. Merlin, si jamais on nous surprenait en train de nous toucher de façon… non-fraternel… Ce sont nos parents qui seront touchés.
Nos parents nous ont fait une très belle surprise pour les vacances. Ils nous ont offert une nouvelle chambre, éloignée de celles de nos frères et soeurs, avec un lit double et une quantité astronomique de potions, surtout si l'on considère que nous n'avons besoin de n'en prendre qu'une par vingt-quatre heures. Ils ont assorti également la chambre d'un sort de verrouillage automatique avec un mot de passe qu'ils nous ont laissé choisir et d'un sort d'insonorisation de l'intérieur vers l'extérieur, le voilà le secret de leur intimité ! Cette pièce n'a été révélée qu'à nous pour le moment, le temps que l'on décide ce que l'on veut faire par rapport aux autres membres de notre famille. C'était tellement inattendu que j'ai pris nos deux parents dans mes bras pour les embrasser et les remercier. J'ai cru comprendre que James aurait la même chose car il souhaite plus d'intimité afin d'inviter sa petite-amie à dormir. Je sens que père va devoir faire de grandes quantités de potion de protection…
Albus et moi avons décidé de nous contenter de baisers et de caresses pour le moment. Je ne sais pas si je suis prêt au reste, reste pour lequel nos parents, toujours aussi prévenants, nous ont laissés de la lecture dans notre nouvelle chambre. Attention, il ne s'agit pas du Kamasutra pour gay mais d'un livre pour les jeunes sorciers en quête de réponse sur tout type de sexualité. Ce n'est pas trop enfantin, ni trop adulte, cela a été écrit pour que les adolescents n'aient pas de questions embarrassantes à poser aux adultes. Ils nous ont également conseillés de poser des questions à Hermione, si nous ne sentions pas à l'aise pour les leur poser ou à Blaise et Théo mais père ne semblait pas vraiment emballé par l'idée. Il faut dire que les histoires qui circulent à leur sujet ne sont pas tendres. Je me demande si elles sont vraies ou exagérées. Il faudrait que je leur pose la question un jour.
Entre les vacances de février et les vacances de Pâques, les choses ont bien évolué entre Albus et moi, un peu trop même. Hormis le fait de dormir ensemble, avec de moins en moins de vêtements, nous passons désormais une bonne partie de la nuit à nous découvrir physiquement et à nous embrasser longuement. Nous commençons même à nous endormir un peu trop souvent affublés d'une trique de tous les diables mais nous n'arrivons toujours pas à sauter le pas tant que nous sommes à l'école. Je pense que les prochaines vacances seront placées sous le signe de la découverte sexuelle et de manque de sommeil. J'ai tellement hâte d'y être.
Les vacances sont enfin arrivées et cela doit se sentir que nous sommes excités, au sens propre comme au figuré. J'ai vu papa et père rire sous cape en nous regardant et je suis quasiment sûr qu'ils se moquaient de nous. J'avoue ne pas être rassuré par notre première fois mais, vu que tout le monde le fait, c'est que cela doit être quand même agréable, non ? Je pense que le livre que, père ou papa ou les deux, nous a offert risque de bien nous servir. Je pense qu'Al est dans le même état mais il le cache bien. Auprès de nous, parmi nos amis, il ne semble pas y avoir de personnes gays ou en tout cas, personne n'en fait mention. Je pense que je prendrais contact avec Théo ou Blaise, même si j'ai un peu peur de leurs réactions. Ce sont d'anciens Serpentards, quand même mais je n'oserai pas demander plus de détails à père, peut-être à papa. Oui, papa… c'est une idée. Je vais en parler à Al.
Le samedi matin, nous sommes partis avec toute la famille pour le Manoir par la cheminette. En arrivant, j'ai attrapé papa pour lui demander si je pourrais lui parler seul à seul. Avec un sourire, il acquiesce. Il pose sa main sur mon bras, chaleureux et rassurant. Cela me fait du bien. Je me sens mieux.
- Après déjeuner, nous parlerons, me dit-il en rejoignant père pour reprendre possession des lieux.
J'ai choisi de parler tout seul à papa. Après tout, lui n'était pas gay au début. C'est père qui lui a fait virer sa cutie. Quelle drôle d'expressions !
- Alors Scorpius, de quoi voulais-tu me parler ?
- De sexe, papa.
- Eh bien, voilà un sujet sérieux. Que veux-tu savoir ?
- J'ai tellement de questions.
- Alors c'est moi qui vais t'en parler si tu me le permets.
- Euh.
- Rien de trop personnel, ne t'inquiète pas, mon chéri.
- D'accord, merci papa.
- Tu sais qu'avant d'être avec ton père, j'avais une femme, je n'étais donc pas du tout au courant de tout ce qui se pouvait se passer dans un lit entre un homme et un autre homme.
- Je m'en doute bien.
- Avant de te parler de ce qui peut se passer entre deux hommes dans un lit, je vais te faire le parallèle avec ce qui se passe avec une femme. Cela te fera prendre un peu de distance mais tu verras, cela t'éclairera.
- Vois-tu, quand arrive l'adolescence, on se sent attiré vers une autre personne. Pour certains, ce sont les hommes, pour d'autres, les femmes ou pour d'autres, les deux. Ce n'est pas une période simple et nous nous posons tous beaucoup de questions. Pour ma part, j'étais amoureux de Ginny, la mère d'Al. Ton père m'exaspérait et avait un fausse réputation de tombeur de filles. Il s'est avéré par la suite que toutes ces rumeurs n'émanaient que des filles qui aimaient se faire mousser car Drago ne manquait pas d'argent et était un très bon parti. Au final, il n'y a eu qu'une seule femme à avoir partagé son lit : ta mère. Heureusement pour lui, grâce à sa chambre de préfet, il pouvait faire ce qu'il voulait. De mon côté, avec la Guerre, Ginny et moi n'avions pas vraiment beaucoup de temps pour nous découvrir, si ce n'est quelques caresses et baisers un peu osés. Nous avons dû attendre la mort de Voldemort pour vraiment expérimenter. Tu as donc tout à fait le droit d'aller à ton rythme, Scorpius. Si la personne avec laquelle tu es t'aime et te respecte, elle acceptera de le faire pour toi. Mais, si tu es prêt à aller plus loin, ce que je respecte totalement aussi, tu devras faire la même chose. Avancer au rythme de ton partenaire, respecter ses envies et les choses qu'il ne veut pas faire ou qu'il ne veut pas essayer. Dans le cas d'un couple hétérosexuel, c'est la femme qui reçoit l'homme en elle. Et sa première fois peut être effrayante, elle peut se poser plein de question sur la douleur, etc. Dans le cas d'un couple de même sexe, plus particulièrement un couple d'hommes, il y a plusieurs stades dans une relation. La première est la découverte du corps de l'autre. Généralement, on sait comment se donner du plaisir en se masturbant mais que va aimer l'autre ? Il y a donc cette première phase qui ne passe pas par la pénétration mais qui commence à la préparer. Cette phase peut-être plus ou moins longue selon les couples, l'âge et l'expérience. Vu ton âge, je te conseille de ne pas négliger cette phase, elle est importante pour la confiance entre les partenaires. Pour des personnages de notre âge, nous pourrions nous en passer car nous connaissons nos limites, ce que nous voulons, ne voulons pas et surtout aimons. Mais vous deux êtes… vierges si je ne m'abuse.
J'acquiesce timidement.
- Ce n'est pas une honte, Scorpius. Selon moi, le plus important, c'est d'apprendre à vous connaître afin de développer la confiance entre vous. L'avantage pour vous est que vous vous connaissez depuis toujours. Vous pouvez vous faire confiance mais pour un couple nouveau, cela s'acquiert. Après, à force de caresses, vous pourrez passer aux préliminaires, qui sont expliqués dans ton livre. Et non, il n'y a pas de meilleure façon de faire une fellation ou de masturber son partenaire, ce qui est important c'est comment lui aime cela et que tu le fasses avec plaisir. Le sexe, c'est avant tout du partage. Si tu fais des choses dont tu n'as pas envie, ce n'est plus du partage. Il faut apprendre à deux, prendre son temps, ne pas se précipiter. Quand les deux partenaires sont prêts tous les deux, ils le sentent et peuvent sauter le pas. Si l'un des deux est réticent ou ne se sent pas prêt, l'expérience ne sera pas bonne. Ou dans ce cas-là, si la personne ne se sent pas prête à être en dessous, il peut être le dominant. Le choix du dominant et du "soumis" n'est pas forcément figé dans un couple. Après certaines personnes aiment être soumises à leur partenaire et d'autres sont profondément dominantes mais cela n'est pas obligatoire. Souvent les personnes attendent d'être avec une personne qu'ils aiment pour se laisser soumettre. Comme je te l'ai expliqué tout à l'heure, il faut de la confiance et certains ne peuvent pas faire assez confiance pour ça avec une personne de passage. Pour ce qui est de la pratique, ton livre devrait répondre à toutes les questions que vous pourriez vous poser. Mon seul conseil serait surtout de prendre votre temps. Une première fois réussie, c'est des centaines d'autres faites avec plaisir. Si la première fois est trop tôt, cela risque de braquer l'autre et l'éloigner. Je te conseille de profiter des vacances et de l'intimité de votre nouvelle chambre. Prenez le temps de découvrir le corps de l'autre, d'expérimenter des préliminaires afin de découvrir ce qui vous plaît, chacun est différent. Il faut aussi s'habituer au sexe de l'autre, ce n'est pas si simple que ça, une fellation quand on ne sait pas comment s'y prendre, parfois on a aussi peur de faire mal à l'autre. Soit à l'écoute de ton partenaire et il te le rendra. James partira lundi chez sa petite-amie et les filles vont aller chez leurs grand-parents. Vous serez tranquilles et en cas de besoin, Drago ou moi serons là pour vous aider. Et si vous avez besoin d'autres personnes, je ne doute pas que d'autres pourront vous aider. Méfie-toi seulement de Blaise et de Théo, ils peuvent dire pas mal de bêtises. Ils sont très expérimentés mais je ne suis pas sûr qu'ils aient jamais ressenti ce que tu ressens pour Albus. As-tu des questions ?
- Une principalement. Ça fait mal ?
- Excellente question. Et à ton avis ?
- Pas si on se prépare correctement et que l'on fait confiance à son partenaire ?
- Exactement ! Après, même si ton partenaire te prépare correctement, la douleur sera quand même là. La question est surtout : ton partenaire mérite-t-il cette douleur ? Si oui, tu la tolèreras mais sinon, je te conseille d'arrêter. Mais rassure-toi, cette douleur ne dure pas. Ton corps s'habitue. Et s'il ne le fait pas assez vite, le lubrifiant sert à ça. D'ailleurs vous devriez nous dire ce que vous voulez comme arôme, il existe plein de choses.
- D'autres questions ?
- Non, merci papa.
Il se lève et vient m'embrasser les cheveux.
- Avec plaisir, fiston. N'hésite pas si tu as besoin. Il n'y a aucune honte à être bien préparé. Un homme avisé en vaut deux.
Nos parents sont vraiment formidables. Comme promis, nos frère et soeurs sont partis dès le lundi. Nous avons décliné l'invitation de grand-mère, prétextant des devoirs pendant les vacances. Nous lui avons par contre confirmé notre présence pour le repas de dimanche midi avec nos cousins et cousines. Ils nous ont aussi déposé un tube de lubrifiant dans notre chambre avec une petite note disant 'N'en mettez pas trop si vous ne voulez pas glisser hors du lit ou parfumer la pièce". En l'ouvrant, nous avons effectivement découvert une forte odeur de fraises. Si on ne veut pas se taper l'affiche, effectivement… ou alors il faut prendre une douche. Il ne manquerait plus qu'on empeste le lubrifiant, il y a plus discret quand même. En y repensant, je n'ai jamais senti ce genre de choses chez nos parents. Yerk ! Il faut vraiment que j'arrête de penser à eux comme ça. Concentrons-nous plutôt sur Al. Grâce aux conseils de papa, nous sommes en pleine phase de découverte et je sens que, ce soir, j'aurai envie de faire un peu plus. Peut-être le prendre dans ma bouche ? C'est fou ce que ma propre queue ne me tente pas mais que la sienne me donne autant envie. Les mystères du corps humain ou de sa psyché.
Le moment de se coucher est enfin arrivé et avec lui, celui des jeux. Je suis content de découvrir tout ça avec lui. Cela me fait tellement plaisir de savoir qu'il m'appartient et que personne d'autre que moi ne le touchera, ses gémissements sont miens, son plaisir aussi. Ce soir, je compte lui faire une petite surprise. Tout est prêt et n'attend plus que nous. Quand nous entrons dans la chambre, lui me suivant, je me retourne pour lui faire volte-face et le plaque contre la porte qui se referme sous son poids. Il est tellement beau quand il est surpris, j'adore l'étincelle que cela allume dans son regard.
Je me rue aussitôt sur ses lèvres que je dévore avec envie. Il passe ses bras autour de mes épaules et je me rapproche de lui assez pour sentir son sexe se réveiller et commencer à grossir et à pulser. Le mien n'est pas dans un meilleur état et je m'amuse intérieurement à cette pensée. Qui, parmi nos amis, pourrait imaginer ce que nous faisons en ce moment ? Cela en choquerait sûrement plus d'un. A tâtons, je cherche le bas de son pull pour passer mes mains dessous. Sa peau frissonne à mon contact et je l'entends soupirer d'aise entre deux baisers.
J'aime tellement l'entendre que je déplace mes lèvres vers son cou pour l'entendre pleinement, sa bouche à quelques centimètres de mon main aventureuse passe entre nos deux corps et va s'arrêter sur la bosse de son pantalon. Entreprenant, je la remonte jusqu'à sa ceinture que je défais des deux mains pour me faufiler sous son pantalon et dans son boxer. Mon majeur est le premier à entrer en contact avec la peau chaude et douce de son membre. J'en tressaille d'envie et d'impatience. J'espère qu'il aimera ce que je lui ai prévu car je compte bien le mener jusqu'à la jouissance ou même un peu plus loin.
Ma seconde main vient se placer sur son fessier et y applique une pression afin de maximiser la sensation de son corps contre le mien. Son gémissement de plaisir atteint mes oreilles et me transcende. Je me fais plus entreprenant, commençant à toucher plus fermement sa verge. Quel plaisir de l'entendre me gratifier de sons si envoûtants. Le tenant toujours étroitement contre moi, je recule de quelques pas afin de trouver le lit. Le touchant des mollets, je le fais tourner jusqu'à ce qu'il soit dos à lui.
Je le pousse tendrement à s'y allonger et m'assieds à califourchon sur lui. Me redressant, j'enlève mon pull et me penche pour faire de même avec lui. J'en profite pour toucher sa peau chaude et douce, l'effleurant du bout des haut prend le même chemin, dévoilant enfin à mes yeux son torse en plein développement. Depuis que nous pratiquons tous deux le Quidditch, nos silhouettes se sont affinées et élancées. Nos abdominaux commencent à poindre le bout de leur nez, creusant de petits sillons sur lesquels j'adore promener ma langue. J'adore aussi le V qui se dessine sur ses hanches étroites.
Je m'imagine déjà en pleine action, lui sous moi, nous unissant, plus en osmose que jamais. J'ai tellement hâte que nous atteignons cette intimité. Je passe inconsciemment ma langue sur ma lèvre supérieure et il sourit. Depuis que nous sommes ensemble, c'est un tic qu'il m'a dit avoir remarqué. Tout comme j'ai remarqué le sien que je trouve plus que tentant. N'y résistant plus, je me penche pour l'embrasser, y mettant autant de fougue et de passion que j'en ressens. Soudain, nous tournons, à l'initiative d'Al et je me retrouve dos au matelas avec un jeune homme entreprenant bien décidé à faire disparaître à son tour mes vêtements. Même si sa technique diffère de la mienne, elle est tout aussi efficace. Il préfère cependant la faire durer et en profite pour embrasser chaque portion de peau dénudée.
Il commence donc à la lisière de mon jean, embrassant le côté gauche puis le droit, tenant toujours mon tee-shirt dans une main. Arrivant au nombril, il en fait le tour de sa langue avant de trouver mes abdominaux attractifs et de les remonter un à un. Passant une zone vide de toute attraction, il découvre mes tétons, déjà pointés vers lui. Sa langue mutine les taquine pendant quelques secondes, chacun leur tour avant de trouver mes clavicules qu'il mordille. Il sait que j'adore ça. Mes hanches prennent leur indépendance et tente de trouver du réconfort au fessier de mon vis-à-vis qui y a élu domicile.
Son poids, loin de me faire revenir sur Terre, semble m'emporter vers des cieux plus hauts dont je n'ai aucune envie de redescendre. Je crois que je l'aime. Cette révélation me ramène d'un coup sur Terre et je ne peux m'empêcher de partager cette vérité avec lui. Je redresse un peu la tête afin de croiser son regard vert et déclare :
- Albus, je crois que je t'aime.
Il part dans un éclat de rire si sincère que je m'interroge.
- Moi aussi, Scorpius, je t'aime. Je le sais depuis un moment mais je te remercie de me l'avoir avoué en t'en rendant compte.
- Je viens de m'en rendre compte mais les sentiments existaient déjà.
- Bien sûr, Scorp', je le sais, tu n'es pas du tout pareil avec mon frère.
- Il ne me fait pas autant d'effet que toi.
- Mon frère te fait de l'effet ?
- Non aucun ! Berk, c'est mon frère !
- Tout comme je suis légalement le tien.
- Papa et père nous ont dit qu'il suffisait de leur demander pour qu'ils annulent ça.
- De toute façon, cela ne changera rien tant que l'on sera au Collège, tout le monde sait que nous portons les mêmes noms de famille. Je pense qu'il serait plus simple de leur demander d'officialiser tout ça quand on sortira diplômés. Enfin, si tu es d'accord, Scorpius.
- Pas de problème pour moi mais cela va vouloir dire que nous ne pourrons en parler à personne avant et que nous devrons nous cacher pour avoir des moments d'intimité.
- Cela te dérange que l'on cache notre relation ?
- Pas vraiment, tu sais, je suis un Malefoy, on n'aime pas vraiment les démonstrations d'affection en public.
- Petit coquin, tu n'es un Malefoy que quand ça t'arrange. Et je ne suis pas vraiment d'accord, j'ai déjà vu Père minauder autour de papa.
- Uniquement quand ils se prennent la tête pour des détails.
- Tu penses que ce sont des détails sexuels ?
- Berk ! Je ne veux pas savoir ce qu'il se passe dans leur chambre. Par contre, je suis beaucoup plus intéressé par ce qui se passe ici… au dessus de moi.
Je l'attire à moi pour échanger un baiser que j'espère fougueux avant de le serrer dans mes bras afin de sentir battre son coeur tout contre moi. J'aime le sentir contre moi. Cela doit être ça, l'amour. Ne pas pouvoir se passer des petites choses qui font l'autre, que ce soit les petits tics ou les petites habitudes. Il faudra que je pose la question à papa ou à Père, il a toujours l'air si amoureux. C'est bien la seule chose qu'il n'arrive pas à cacher. Cela fait vraiment plaisir de le voir aussi épanoui. Je ne les ai jamais vu vraiment se disputer, ils ont dû avoir leur lot quand ils étaient jeunes pour une vie entière. C'est une question qu'il serait bon de lui poser car Al et moi, nous ne nous disputons jamais et cela me fait assez peur. Si ça se trouve, cela pourrait nous porter préjudice. Je le vois se pincer les lèvres, comme s'il voulait me demander quelque chose sans oser. A chaque fois que je le vois faire ça, j'ai envie de lui happer les lèvres et de ne jamais lui rendre. Il est tellement beau.
- Que veux-tu faire ce soir ? lui demandai-je avec envie.
- Comme tu veux, je n'ai pas de préférence, ce que nous faisons me plaît beaucoup.
- Tu aimes être sur moi ?
- Peu m'importe, tant que c'est avec toi, tout me va.
- Tu voudrais tester de nouvelles choses, lui proposai-je.
- Tu penses à quoi ?
- A une surprise.
- Je vais l'aimer ?
- Normalement oui mais si tu n'aimes pas, il suffira de me le dire et nous pourrons essayer autre chose.
- Je suis partant, Scorp' tant que c'est avec toi, je n'aurai pas peur. Et même si c'était le cas, je ne doute pas que tu trouverais le moyen de dépasser ça.
- Tu sais, quand papa m'a parlé, il m'a dit que la chose promordiale, c'était la confiance.
- Eh bien, tu l'as. Ai-je la tienne ?
- A 110% !
- On commence ?
Je le fais se rallonger à mes côtés.
- Je commence si tu veux bien. On pourra échanger tout à l'heure.
- Pas de souci, je suis prêt.
Prenant place à ses côtés, je me prépare psychologiquement à ce que je vais faire, ce sera une grande première pour moi mais j'y ai pensé toute la journée et maintenant, je suis prêt. Je passe ma main sur son torse, partant de sa clavicule et descendant toujours plus bas, vers son pantalon dégraffé et sa ceinture défaite. Cette vision m'excite encore plus et je passe de nouveau ma langue sur ma lèvre supérieure. Fichu tic, me dis-je en constatant son sourire enjôleur.
Mes mains finissent d'ouvrir son pantalon que je fais glisser le long de ses cuisses fermes, habituées à serrer fortement un balai, hum, je peux déjà les imaginer contractées autour de mes reins… Concentration, Scorpius ! Je continue la descente du vêtement le long de ses mollets et le lui retire totalement. Je lui enlève en même temps ses chaussettes, le laissant nu et offert à mon regard scrutateur. Son corps, assez plat, ne connaît qu'une exception : son membre fièrement dressé, ouvert à toutes mes envies.
M'allongeant perpendiculairement à son corps, je parsème son torse de petits baisers, le mordillant timidement de ci, de là. Je lui donne ensuite quelques coups de langue sur ses tétons, jouant à alterner avec de petits suçotements qu'il semble apprécier au vu des merveilleux sons dont il enchante mes en continuant mon petit manège labial et lingual, ma main descend et se rend vers l'objet de toutes mes convoitises. J'adore le toucher et lui flatter le sexe qui, malgré sa croissance inachevée, est déjà fortement développé.
Je n'ose imaginer l'effet que cela me ferait s'il essayait de me prendre. Cette seule pensée me subit à passer la langue une nouvelle fois sur ma lèvre et son rire cristallin vient envahir la pièce. N'y tenant plus, il me fait vraiment trop d'effet quand il fait ça, je me penche pour l'embrasser une nouvelle fois, interrompant, temporairement sa descente à quelques centimètres de son but ultime.
- Al, tu me rends fou quand tu rigoles ainsi.
- Et toi, tu me rends complètement dingue à jouer de ta langue comme ça. J'ai toujours envie de t'embrasser quand tu le fais.
- On risque d'y passer la nuit si on continue comme ça.
- Cela te dérangerait ?
- Pas le moins du monde mais je ne garantis plus mes performances passées minuit.
- Tu sais qu'à me parler de performances, tu redoubles mon excitation ?
Je lui souris et reprends ma position. Ma main part de nouveau en quête d'un sommet à gravir tandis que l'autre se balade sur son torse. Il est tellement beau qu'il me donne envie de le mordre. Je dois vraiment manquer de sommeil pour penser des choses pareilles. J'atteins enfin mon objectif, je suis prêt. Je commence par le malaxer tranquillement, parcourant dans les deux sens la longueur, appuyant tendrement dessus pour y imprimer ma marque. Il se cambre un peu, semblant vouloir imposer son propre rythme. Mon autre main se pose sur l'un de ses tétons et le pince un peu pour lui faire comprendre que c'est moi qui dirige la session. Il semble comprendre le message car ses hanches se reposent sur le lit.
Il ferme les yeux tandis que j'assène les premiers va-et-vient, prenant soin de passer délicatement sur son gland humide pour lubrifier un peu ma paume. Ce liquide m'est précieux car il signifie que ce que je fais lui fais de l'effet et cela me motive encore sexe parfaitement tendu, suintant de plaisir, dans la main, l'autre prend le même chemin, effleurant du bout des doigts sa chair brûlante. Atteignant son but, elle rejoint sa jumelle pour redoubler d'ardeur. De petit gémissement, Al m'offre désormais des soupirs de plaisir et de petits grognements approbateurs. C'est fou comme je peux l'aimer…
Je vérifie que ses yeux sont toujours fermés avant de me pencher le plus discrètement possible et de saisir son gland entre mes lèvres. Il sursaute et ouvre les yeux de surprise. Je ne lâche pas ma prise mais me tourne vers lui pour croiser son regard. Un film de plaisir semble s'y être déposé. Je le vois reposer sa tête sur le matelas tout en continuant de me fixer. Il saisit un oreiller derrière lui pour m'observer. La pression monte dans mon coeur, il faut que j'y arrive. Affermissant ma prise de mes lèvres, je commence à faire glisser son sexe dans ma bouche, l'humidifiant de ma langue. Je ne veux pas aller trop vite, j'ai peur de lui vomir dessus.
Je préfère y aller petit à petit et il semble plutôt d'accord si je me fie aux bruits de satisfaction qui sortent de sa bouche. Sa main, de mon côté, s'approche de moi et se pose sur mes fesses, les malaxant, c'est tellement bon. Je continue mon oeuvre, faisant descendre toujours plus bas, son sexe dans ma bouche chaude et je l'espère accueillante. J'essaie de faire passer ma langue sur tous ses côtés, cela m'amuse, j'aime assez. Rien que de savoir qu'il apprécie me met dans un état pas possible.
D'ailleurs mon sexe pulse contre son torse. S'en rendant compte, Albus ramène sa main de mon fessier à mon entrejambes afin de le soulager de quelques va-et-vient savamment placés. J'adore son habileté. Soudainement, je me décide. Je pense que je suis prêt. J'ai envie de plus que ça. Je retire ma bouche délicatement et Al m'interroge du regard sans cesser ses mouvements du poignet.
- Al, que dirais-tu ? Arrête, s'il te plaît, je n'arrive pas à me concentrer quand ta main fait ça.
Il stoppe tout mouvement mais garde tout de même mon membre entre ses mains.
- Al, je veux qu'on passe au niveau supérieur. J'ai...
Je détourne le regard, incapable de le regarder dans les yeux en lui faisant cette proposition.
- J'ai envie de te sentir en moi.
N'entendant aucune réponse venir, je commence à paniquer, pensant que je vais trop vite pour lui. J'ose tourner le regard vers lui et ce que je vois me donne envie de rire. On dirait que je l'ai figé. Il me regarde toujours mais il semble que les neurones ne soient plus connectés. Je le secoue un peu et vois son cerveau se remettre en marche.
- Hein, quoi ?
- Al, ça va.
- Oui, l'espace d'un instant, j'ai cru que tu me proposais d'aller au bout.
Je ne réponds pas le regardant intensément.
- Oh…
Toujours muet, je continue à l'observer, de plus en plus défait.
- Crois-tu que nous soyons prêts ? C'est un grand pas et nous n'en sommes qu'aux préliminaires.
- Et alors, tant pis si nous ne sommes pas doués, j'ai vraiment envie d'essayer. Les couple hétéros ne se posent pas autant de questions. Et puis si nous en avons, le livre est là pour y répondre. Et si vraiment, les réponses n'y sont pas, on diffèrera les choses et on ira poser des questions à papa ou à père.
- Tu crois vraiment ?
- Oui, papa s'est montré très ouvert l'autre jour et je suis sûr que père le sera aussi. Après tout, je suppose qu'ils savent s'y prendre vu qu'ils ont eu deux enfants et vu que chacun en a porté un…
- Oui, c'est bon, je vois ce que tu veux dire, nul besoin d'en rajouter.
- Et puis, si tu préfères, on pourra chacun aller en voir un, ils auront peut-être des trucs différents à nous apprendre.
- Ok mais pour l'instant, tâchons de nous débrouiller seuls.
Fin POV Scorpius
Quelques années plus tard, sur une île paradisiaque, étrangement familière.
- Mais si, ce serait trop bien, Scorpius !
- Tu imagines le travail que ça va être ?
- Oui, ce sera compliqué mais nous ne serons pas seuls.
- Tu veux vraiment faire ça maintenant ? Tu ne veux pas en profiter pour voyager, faire d'autres choses ?
- Non, Scorp', ce que je veux, c'est ce qu'on eut nos parents grâce à nous.
- Mais Al, nous allons devoir arrêter le travail et…
- Et ? Ton travail est plus important que nous ?
- Bien sûr que non !
- Alors ils pourront bien se passer de toi pendant quelques temps. S'il te plaît, Scorp', dis oui, s'il te plaît, mon amour. Je le sens en moi, c'est le bon moment.
- Tu te prends pour une nana, maintenant ?
- Très drôle, le sceptique ! Ce que tu peux me faire penser aux Serpentards quand tu es comme ça, comme ceux des histoires de père.
- Je t'aime Albus, je dis simplement qu'on devrait y réfléchir.
- C'est tout réfléchi pour moi, dès ce soir, j'arrête de prendre ma potion et tu ferais bien de faire pareil parce que père t'a dit ce qui se passerait si l'un de nous est enceint.
- Albus, c'est notre lune de miel !
- Et alors, quand nos parents se sont mariés, père était enceint de Lily et je ne doute pas que cela les ait dérangés outre mesure.
- Est-ce que tu me laisseras tranquille si je cède ?
- Je te le promets !
- Alors c'est d'accord, j'accepte que nous ayons des grossesses ensemble. Mais pour bien faire, allons-nous entraîner !
FIN
Voilà pour cette dernière histoire que je voulais publier sur Fanfiction. J'ai déjà commencé à écrire mon roman qui sera encore une histoire entre hommes et plus particulièrement entre un vampire et un humain.
Je mettrais des infos sur mon profil pour ceux qui voudront.
Bonne lecture et encore une très bonne année.
Et encore merci de m'avoir suivie et lue !
