Chapitre 27: Long rétablissement et discussions

Je me réveille ce matin là encore légèrement fatiguée. Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi mais nous sommes au moins en journée et je suis en pyjama. J'essaye de me redresser légèrement dans le lit mais mes muscles semble atrophiés. La porte s'ouvre sur Narcissa qui me sourit. Je reste finalement allongée.

- Bonjour Lizzy, dit-elle en s'approchant.
- Tante Cissa, dis-je tout en baillant.
- Comment te sens-tu ?
- Étrangement fatiguée. Nous sommes quel jour ?
- Nous somme le 3 juillet 1997 et il est presque 11 heures. Tu es restée enfermée presque un mois Lizzy. Nous sommes ravis que tu sois en vie.
- Je le suis aussi, croyez moi, dis-je en murmurant.

Je frissonne d'horreur en me rappelant ce qui m'est arrivé. Un mois...

- Quelque chose ne va pas ?
- Non, non juste… un souvenir de là-bas.
- Je vais t'examiner et prévenir que tu es éveillée. Reste ainsi et ne bouge pas.

Elle sort sa baguette et me lance plusieurs sorts. Certains me donnant une sensation de chaud, d'autres de froid, me faisant briller d'une couleur. Elle me sourit et me dit que j'ai été trop longtemps sous-alimentée ainsi qu'immobilisée et que, par conséquent, me lever n'est pas à l'ordre du jour. Elle m'aide à me redresser dans le lit et part de la pièce. Quand la porte s'ouvre à nouveau je suis pris dans une étreinte d'ours pouvant concurrencer Molly dans ses plus grand jours. Plusieurs baisers sont déposés sur mes cheveux.

- Plus jamais… Plus jamais tu nous fais une frayeur pareille par Salazar…
- Man… Tu m'étouffes, dis-je en rigolant un peu.
- Un peu de tenue jeune fille, me réprimande-t-elle gentiment en s'éloignant un peu. Comment vas-tu réellement ?
- J'ai l'impression d'être revenue de l'enfer. J'ai mes muscles qui tremblent dès que je veux faire la moindre action.
- Tu réussiras à passer au-delà de ce que tu as subi, me dit Père qui vient d'arriver suivi de Rabastan.

Ils s'approchent tout de deux de moi et m'enlacent. Mais à chaque fois je me tends. On parle un moment, de ce qu'il s'est passé ici pendant que j'étais absente avant que Rabastan leur fasse signe de partir, voulant parler avec moi. Je baisse les yeux sur mes mains devant moi, je refuse de croiser son regard. Mère m'embrasse sur la tête; père fait de même, me surprenant et je me retrouve seul avec mon amour. La porte se ferme en un "clic" et il appose des sorts d'intimités. Il avance une main et frôle à peine ma joue que je me tends en fermant les yeux.

- Lizzy… Merlin parle moi… que t'est-il arrivé?

- Ma princesse... Je t'en supplie.
- Je... Je suis fatiguée, laisse moi. ... S'il te plait.
- Non, non je refuse de te laisser maintenant. Un mois Salazar… Un mois sans toi, j'ai cru mourir. J'ai eu la trouille de ma vie quand ils t'ont enlevée. Est-ce que tu te rends compte que moi Rabastan Lestrange, Mangemort depuis mes 16 ans, ayant une liste de meurtres plus longue mon bras et ayant fait de la prison à Azkaban… J'ai eu la trouille pour toi. Alors je t'en supplie, m'oblige pas à me mettre à genou devant toi, dis-moi ce qu'il s'est passé.

Je tremble. J'ai la gorge qui se noue et mes larmes qui menacent de tomber. Mais je ne dis rien, aucune parole. Je n'y arrive pas. Il soupire et se lève pour partir, j'entends le déclic de la porte.

- Au départ, murmurais-je, j'étais juste là... j'avais à manger de temps en temps.

Je l'entends s'arrêter de marcher. Je lève mes yeux un moment avant de les baisser quand il se tourne vers moi, me regardant et refermant la porte.

- Dumbledore est venu me voir, mais il est vite reparti sans réponse. J'ai rien dit... Puis "il" est arrivé… Je… il… Je suis sale, Rab… Il m'a salie… j'étais attachée, je pouvais rien faire.
- Qui, Lizzy… Qui à osé poser ses immondes mains sur toi ? me demande t-il la voix pressante et emplie d'une sourde colère.
- Mond… Mondingus… Il me semble qu'il s'appelait comme ça.
- Ce sale fils de ... Repose-toi, je vais aller régler tout ça. Quand je reviendrais, on ira prendre un bain tout les deux d'accord ? Puis un bon repas. Tu es ce que j'ai de plus précieux alors, oui tu n'es pas une petit chose faible, Lizzy, mais laisse-moi m'occuper de toi et te chérir.

Il s'approche de moi, m'allonge délicatement et pose ses lèvres sur les miennes, une fois, deux fois, avant de sortir après m'avoir dit qu'il m'aimait. J'ai mis du temps à me calmer et m'endormir, mais c'est avec les caresses d'une main sur ma tête que je m'éveille. Quand j'ouvre les yeux Rabastan est de retour, il semble être tard et je vois des taches sombres, pourpres, sur ses vêtements et quelques-unes sur sa peau.

- Le bain de mademoiselle est avancé. Si vous voulez bien vous donnez la peine, je vais vous portez jusqu'à notre destination.
- Merci Rab…

Je le remerciais. Que ce soit pour m'aimer encore malgré tout, m'avoir vengée et m'aider sans dire quoi que ce soit. J'ai passé la journée à être servie et chouchoutée. J'ai cru pendant un moment avoir autant de pouvoir que le Lord. Dans les jours qui suivirent, c'est dans les bras de Rabastan que je me déplace dans la maison. À un moment, Il m'a fait asseoir sur le canapé sans explication réelle et je compris quand je vis le Lord dans un fauteuil face à moi avec une tasse de thé. Je regarde autour et en effet il y a personne. Bien parfait.

- Bon retour parmis nous, Miss Lestrange.
- Merci, mon Seigneur.
- Des petites voix m'ont fait part que ce que vous aviez subi là-bas était difficile, mais j'aimerais l'entendre de votre part si vous me le permettez.

Ce fut long, très long à raconter. J'ai pleuré, plusieurs fois, j'ai presque hurlé de rage parfois. Mes émotions ont changé rapidement et avec intensité. Mais le Lord était là, simplement à m'écouter, poser quelques questions parfois pour approfondir ce que je disais. Mais jamais il n'a commenté, jamais il ne m'a plainte. Il décroise ses jambes et plante son regard dans le mien. Il lance un sort autour de nous avant de parler.

- As-tu réfléchis à la proposition que je t'ai faite avant tous ces évènements ?
- Pour les objets et... la contrepartie ? demandais-je prudemment.
- En effet, me répond-il avec un sourire ravi. La date approche et je n'ai toujours pas eu de réponse de ta part.
- Cela me tente bien… Malgré tout j'aimerais que Rabastan soit intégré à la formule. Je dois lui en parler dans tous les cas de votre contrepartie à cela... si vous me le permettez.
- Je n'y vois aucun inconvénient. Parles-en lui et dis lui de venir me voir s'il a des questions en plus.
- Je lui en parlerais, répondis-je dans un murmure.

Il fit un signe de tête avant de commencer à se lever. Mais il dut voir ma réticence à lui poser quelque chose. Il émit un petit rire et appela un elfe pour commander un autre thé.

- Tu sembles vouloir me demander quelque chose mais hésite à le faire…
- En effet. Je reviens d'un long séjour dans les cachots ennemis, je ne tiens pas à finir à nouveau en mauvais état pour une curiosité mal placée.
- Pose donc ta question, dit-il après un moment.
- Lors de l'incident avec votre journal, si vous aviez réussi à me tuer ce jour-là, seriez-vous revenu avec votre apparence... humaine ? dis-je hésitante.

Il semble comme figé un moment avant d'éclater d'un long rire qui me donne des frissons.

- En effet, je serais revenu dans la peau de mes jeunes années.
- Mais étant qu'un… morceau de nous-même, ne perd-on pas du pouvoir ?
- Vois cela comme une copie de toi-même au moment où tu fais cela. Ton corps sera le même, mais ton esprit ne le sera pas. Ton pouvoir aura une diminution, mais ce ne serait qu'un temps d'adaptation. Ai-je répondu à toutes tes interrogations ?
- Non, il en reste mais je préfère vous les poser bien plus tard si vous n'y voyez pas d'inconvénient, dis-je en claquant des doigts, appelant un elfe.
- Que peut-faire Pimsy pour Maîtresse Lestrange ? demande la petite créature.
- Dis à Rabastan de venir ici et apporte-moi à manger. Tu nettoieras ma chambre après.
- Bien maîtresse, Pimsy va faire cela. dit-elle en se baissant avant de partir.

Le Lord se leva, passa à côté de moi et caressa mes cheveux un instant avant de partir du salon. Je savais bien qu'il n'était pas du genre affectif mais rien que par ce geste, il me prouva encore un fois que je n'étais pas non plus une Mangemorte parmi les autres. La porte s'ouvrit rapidement sur Rabastan, qui me regardait avec questionnement.

- Un souci Princesse ?
- Assieds-toi Rab, il faut que je te parle de quelque chose d'important.


Coucou les gens et Bonne année 2020.
On recommence l'année en douceur.
Notre Lizzy est de retour et un peu plus en forme
Comme à chaque fois merci pour vos review, fav, et suivis.
(Ça me donne un grand sourire)
cœur dans vos faces les Sorciers (et Sorcières)