Bonjour bonsoir siège de la 8e division et bienvenue pour la suite de votre histoire
Des incroyable remerciements s'impose pour ma beta plus que jamais mise à contribution.
Les sièges sont attribués, la division est reformée. Place au futur, ou peut être pas ...
Chapitre 46
"Il y a deux choses dans la vie qui ne sont pas négociables: l'amour et la mort" J . Salomé
1 mois s'était écoulé depuis que la 8e s'était dotée de son corps hiérarchique. La vice-capitaine Mariko avait pris place dans son bureau personnalisé à son bon vouloir de même que le capitaine qui avait trouvé un matin, son bureau déverrouillé par le kido supérieur qui le bloquait depuis leurs retour, libérant la vue sur la pièce qu'il avait commandé sur les plans de la division. La situation restait précaire. Les échauffourées dans les districts 80 continuaient à faire rage ce qui occupaient les vices capitaines des divisions alors que les capitaines avaient été dépêchés dans la première expédition en comité restreint pour le Hueco mundo et le monde des humains. Max était parti une semaine en excursion pour faire un rapport complet accompagné par le capitaine Hitsugaya. Tout s'était bien déroulé entre leurs 2 zanpakutos principalement dû au mutisme de sa vouivre. Il s'était d'ailleurs juré de tirer cela au clair à son retour dans la division.
Après avoir énoncé la conclusion de leur mission, qui montrait un nombre normal de hollow dans le monde des vivants, ils avaient écouté les informations transmises par le capitaine de la 11e et de la 6e division qui avaient trouvé le Hueco mundo complètement vide de toute activité.
Cela avait amené des interrogations nombreuses. Il avait été décidé, quand les effectifs le permettraient, d'établir une tête de pont dans la dimension des hollows.
.
C'est las et fatigué qu'il avait franchi la porte de sa maison. Max avait été accueilli avec bonheur par sa petite sœur et sa douce femme qu'il s'empressa d'embrasser. Se réunissant pour le dîner comme convenu, il retraça pour son public les détails de la mission qu'il avait effectué à Karakura, en omettant bien sûr d'aborder le mutisme obstiné de son zanpakuto. Il prit ensuite des nouvelles de sa soeur et de son parcours à l'académie. Arrivant à sa femme pour les nouvelles de la division, celle-ci commença, mais due vite s'interrompre poliment avant de les quitter précipitamment, une main plaquée sur sa bouche. Se tournant vers sa sœur, il demanda:
-Tu as déjà vu ce comportement venant de sa part ?
Aussi surprise que lui, elle fit un signe négatif de la tête. Mariko revint peu après comme si de rien n'était. Ne cherchant pas plus loin pour l'instant, il se dit qu'il allait devoir enquêter plus avant sur ce nouveau dossier. L'occasion se présenta plus tôt qu'il l'eu cru.
.
Le lendemain après le repas du midi pendant qu'il recevait dans son bureau le 3e et 4e siège au sujet de la pacification des districts 80 et plus, il vit du coin de l'œil la gracile silhouette de sa dulcinée filer dans le couloir. S'excusant auprès de ses subordonnés surpris du brusque redressement de l'homme, il fila à la poursuite de sa femme. Son chemin le conduisit devant la porte des toilettes des dames. Sans trop réfléchir, il entra tombant nez à nez avec une soldate étonnée de voir son capitaine dans ce lieu qui lui était normalement interdit. Max posa un doigt équivoque sur ses lèvres suivi d'un coup de tête vers la sortie. Sans un bruit la subordonnée le laissa seul. Au moment où la porte claqua, un bruit de régurgitation se fit entendre. Ne réfléchissant pas plus, il enfonça sans sommation la porte. Mariko penchée sur la cuvette ne sentit sa présence que lorsque d'un geste doux, son mari lui tira doucement les cheveux vers l'arrière tout en lui caressant affectueusement le dos.
-Pas très ragoûtant, parvint à parler en saccade Mariko.
-Pour le meilleur et pour le pire tu te souviens ?
-Ouais...
Une nouvelle régurgitation la plia en deux l'empêchant de poursuivre sa phrase. Après encore 10 minutes de ce traitement, sa femme se calma enfin. L'aidant à se relever tout en la supportant autant qu'elle le laissait faire, ils sortirent.
-Je peux marcher seule tu sais, fit-elle.
-Je ne préfère pas.
-Moi si, je ne veux pas paraître affaiblie devant les hommes.
-Le risque est faible après ta victoire éclatante.
-Ce n'est pas une raison et tu le sais d'autant plus avec mon statut...
Il tiqua un peu, et lâcha avec difficulté sa moitié. Avant qu'il le fasse totalement, Max la retint.
-Une dernière chose, tu dois m'accompagner à la 4e division.
-Et pourquoi ça ?! Déclara-t-elle en levant les sourcils.
-Car je te le demande gentiment ?
-Ce n'est rien.
-Alors raison de plus pour aller te faire ausculter par Isane.
-La commandante, rien que ça ?!
-Toujours pour toi mon coeur.
-Ma réponse reste non, pas besoin.
-Oh, tu me navres, tu le sais ?
-Mon capitaine n'est pas satisfait ? Elle venait de faire passer son index de manière provocatrice sur son torse.
-Tu m'en vois navré ma chère, dit-il en la lâchant. Vice-capitaine Risekime je vous ordonne de m'accompagner à la 4e division.
-Comme...
Elle se tut en voyant le regard sérieux de son mari et les murmures des hommes dans le couloir. Elle était coincée.
-Bien, mon capitaine...
Vers la fin d'après-midi alors que Mariko était sur ses dossiers, elle sentit son mari se poser contre le chambranle de la porte.
-C'est l'heure ? Demanda-t-elle sans lever les yeux de sa feuille.
-Effectivement.
-Bon tu verras que ce n'est rien.
-Mais j'ai hâte de te donner raison mon cœur.
En disant cela, il savait pertinemment que la réponse ne serait pas celle-là. Bras dessus bras dessous, ils passèrent la porte de la 4e division. Remontant les couloirs, ils croisèrent Hanataru.
-Bonjour Capitaine Risekime, vice-capitaine Risekime, dit l'homme intimidé.
-Bonjour 3e siège Hanataru, dit sa femme.
Max lui tendit la main qu'il serra gauchement.
-Qu'est-ce qui vous amène, je peux vous aider ?
-Nous avons rendez-vous avec la capitaine Kotetsu, peux-tu nous guider ? Demanda le capitaine de la 8e.
-Bien sûr, suivez-moi.
Ils furent rapidement arrivés devant le bureau.
-Et voici, rien de grave j'espère.
-Oh non 3 fois rien, la surprotection d'un jeune époux.
-Vous avez bien raison. À plus tard j'espère.
Pénétrant dans le bureau, ils furent accueillis par la nouvelle capitaine de la 4e.
-Bonjour capitaine Kotetsu, fit Mariko en s'inclinant.
-Bonjour à vous deux.
Max lui sourit tout en lui faisant un signe de tête.
-Bon avant de commencer, venez-vous asseoir.
Ils obtempèrent.
-Mariko, je vais te demander de laisser tomber les titres, nous sommes ici dans le cadre du médecin à patient. Maintenant, expliquez-moi ce qui vous amène et qui motive une demande d'entrevue urgente.
Mariko le fixa un instant le regard mauvais. Max se dépêcha d'enchaîner.
-Voilà, depuis peu ma femme à des problèmes de vomissement pour être précis.
-Je vois, cela a commencé quand ? Elle s'était tournée vers la principale intéressée.
-Ça va faire une petite semaine, finit elle par lâcher.
-D'accord, je vais te demander de venir t'asseoir sur le lit médical je te prie.
Elle obtempéra.
-Je souhaite que tu m'en dises plus. Fait comme si ton mari n'était pas présent, tu peux tout me dire voir lui demander de sortir.
S'en suivit un court dialogue pendant lequel sa femme détailla ses ressentis récents mettant en avant des nausées, des pertes d'équilibre et une fatigue plus importante. Pendant ce temps, Isane avait manipulé certaines parties du corps de la jeune femme et écoutait tout en projetant une lumière verte via ses mains qui sans toucher le corps, passait sur chaque centimètre de celui-ci.
La remerciant après 20 minutes d'examen, ils se refirent face dans la position initiale de leur arrivée.
-Bon, je peux vous rassurer tout de suite, cela n'est pas grave quoique récent depuis peu dans notre dimension…
-Alors ? Pressa la femme.
-Je vous félicite, madame Risekime, vous êtes enceinte d'un mois et demi.
La stupéfaction se lisait sur leurs visages. Voulant clarifier la situation, Max avança son haut du corps.
-Tu es sûr ? La probabilité de concevoir au sein de la Soul Society est un événement si difficile et si rare, que nous…
-En très peu de temps, tout à fait. Et il n'y a pas d'erreur.
-Je suis enceinte, fit d'un air absente Mariko en se caressant le ventre.
-Mais, mais, c'est…
-Impossible ? Non ! Depuis quelques temps, on note une explosion du nombre de futures jeunes mamans dans les rangs du gotei, vous n'êtes pas un cas isolé loin s'en faut.
-Je vais être maman… toujours le regard dans le vague.
-Je vais être papa…
Ce sentiment était grisant. D'un coup, ils se jetèrent dans les bras l'un de l'autre en riant aux éclats.
La joie venait de déborder en eux. Ils allaient devenir parents dans un monde ou les naissances étaient normalement aussi rares que précieuses. Coupant gentiment cet incroyable moment, Isane reprit.
-Je vous revois dans 1 mois si je comprends bien ?
-Avec plaisir, dit Mariko
-C'est toi qui te charge en personne de cela ?
-Eh oui, je suis la seule formée à cette médecine si particulière pour l'instant.
-Sans entrer dans le détail, on parle de combien de cas actuellement dans le Sereitei ?
-Je garde cela pour demain, la réunion des capitaines abordera cette situation…
-Ah quand même.
Elle leur sourit tout en les conduisant hors du bureau. Sur le pas de porte, ils tombèrent nez à nez avec un couple qu'ils n'avaient pas vu depuis longtemps.
-Rukia, Renji, ça fait longtemps.
-Bonjour Max, bonjour Mariko.
Le couple descendit le regard vers les mains entourant un ventre qui laissait de moins en moins de doute sur ce qui s'y déroulait. Les 2 sourirent à pleines dents devant le couple. Mariko sans un mot prit la petite brune dans ses bras alors que Max déposait une tape virile sur l'épaule gauche du capitaine de la 5e division. Le couple de la 8e les laissa dans le flou total.
Après avoir décidé de garder cela secret le plus longtemps possible afin de pouvoir bénéficier de ce bonheur pour eux seul, Max s'excusa auprès de la future maman. Il avait besoin de calme pour ce qu'il allait faire.
.
Se retrouvant seul dans la noirceur d'une nuit à la lune voilée, il prit une position qu'il n'avait plus adoptée depuis au moins 5 ans. S'asseyant en tailleur à côté du beau plan d'eau qu'il avait fait installer. Profitant de cette bonne nouvelle et du fait qu'il n'avait pas vu le cadavre de son meilleur ami depuis la victoire de Mariko. Se concentrant, Max eut quelques difficultés à arriver dans son monde intérieur. Il se matérialisa enfin au bord du lac. La surprise le saisit. Là ou dans ses souvenirs, la faune avait toujours été luxuriante et lumineuse, celle qui l'accueillit était marron et desséchée sur pied. La cascade n'était plus qu'un mur de pierre grise s'effritant par intermittence dans un lac ayant perdu une bonne moitié de son niveau. L'eau était d'ailleurs comme un goudron noir. Très loin de ce qu'il avait connu. Ce qui était le plus choquant dans ce tableau de désolation était sans conteste l'air. Il l'avait l'impression de pouvoir le tenir dans ses mains tellement il semblait lourd, la couleur marron était omniprésente accentuée par des particules de végétaux morts en suspension donnant à la scène un aspect de décomposition lugubre. Sortant de sa contemplation par un sursaut, il sentit chose non normale, une sueur froide lui descendre la colonne vertébrale. Doucement, il appela « Jokuro ? »
Le silence lui répondit. Absence de sons angoissant dans un monde normalement rythmé par les clapotis de sa cascade. Décidant d'avancer, il posa le pied sur le rebord en obsidienne souillée de végétaux mort.
« Ça devrait être sous un mètre d'eau… »
Se plaçant au centre de la surface lisse, il posa un genou à terre, les paumes à la surface de l'eau noire. Il ferma les yeux et se concentra envoyant une impulsion mentale vers son cœur. Rien ne se passa. Commençant vraiment à avoir peur, il refit un essai cette fois chargé au maximum. Une onde de pression mentale rida l'eau. 5 minutes passèrent comme 5 mois. Puis du fond de l'eau remontant paresseusement, il vit une forme se préciser de seconde en seconde. Jokuro était en train de remonter vers lui. Se redressant, Max se retrouva face à sa vouivre comme si de rien n'était.
-Tu es déjà de retour Max ? Du nouveau ?
Rien n'avait changé dans son ton, tout était normal.
-Jokuro, tu vas bien ?
-Bah oui ? Pourquoi cette question ? Après tout, ça ne fait que la deuxième fois que nous nous voyons aujourd'hui pourquoi ça aurait changé ?
Le capitaine était perdu, ça faisait une éternité qu'il n'était pas venu…
-Tu ne trouves pas que ça a changé ? Demanda-t-il avec circonspection en embrassant la zone des bras.
-Ca ne va pas ? Tu me sembles bizarre
-Peux-tu répondre à ma question s'il te plaît. L'homme allait vraiment commencer à paniquer.
-Comme tu veux, non, la nuit est belle, l'eau est fraîche et ta cascade coule à un débit rarement égalé. Tout est parfait pour un animal comme moi.
Il regarda le paysage décharné autour de lui.
-Tu es sûre ?
-Absolument certaine ! Mais qu'est-ce que tu as bon sang ? Tout allait bien ce matin pourtant.
Max ne comprenait plus rien, le tout était couronné d'une pression de plus en plus intense. Une sourde menace enflait. Ennemi sous-jacent tapi dans l'ombre. Ne sachant trop comment réagir, il décida de tenter sa chance.
-Tu as raison, je me demandais juste, cela fait longtemps que nous n'avons pas utilisé la même vision tu ne crois pas ?
-C'est pas faux, tu veux ressayer ?
-Si je peux.
-Bien sûr, allons Max.
-Très bien alors, j'y vais.
Fermant les yeux et se concentrant, il prit le regard de sa vouivre sans difficulté, sentant sa main sur son épaule. Ce contact leur permettait de se sentir très proches physiquement. Là où d'habitude il s'en servait pour voir dans son monde, il ouvrit progressivement les yeux sur leurs alentours. Comme Max s'y attendait, le même paysage désolé lui apparut, il ne s'attendit pas par contre à la réaction de son arme. Celle-ci eut un sursaut de surprise. Rompant le contact, il se tourna vers sa vouivre en train de découvrir la véritable apparence de son domaine. Là où tout allait bien dans son esprit, elle découvrit un monde de noirceur, de crasse et de mort.
-Que qu'est-ce que c'est ?
-C'est mon monde intérieur Jokuro, notre monde…
-Mais, mais, tout allait si bien alors pourquoi ?
Elle semblait dévastée.
-Je ne le sais pas, mais je peux t'assurer d'une chose, cela fait très très très longtemps que je suis venue te voir ici.
Jokuro cherchait la cohérence qui lui manquait. Alors qu'elle passait sa main dans la sorte d'eau croupie plus proche du goudron que de l'eau pure de ses rêves éveillés.
-Qu'est ce qui t'a fait revenir alors ?
-Je voulais tirer au clair notre absence de communication, ton mutisme même en présence de Hyorimaru ainsi que t'annoncer de vive voix la bonne nouvelle.
Il s'était rapproché.
-Je vais être papa.
La surprise était totale, mais à l'inverse des autres, celle-ci fit très plaisir à sa vouivre qui sourit de toutes ses dents.
-Félicitation Max, j'ai hâte de découvrir ce nouveau membre de la famille.
Ils se prirent dans les bras.
-Bon, maintenant il nous faut savoir ce qui se passe…
À cet instant, une matière blanche lancée à vive allure remonta des profondeurs dans leur direction. Ils sautèrent respectivement en arrière. La substance non identifiée bifurqua trop rapidement vers sa Vouivre et commença à la recouvrir alors que Jokuro rageait et se débattait comme une lionne. La forme de fonctionnement symbiotique s'accrochait et gagnait du terrain. Ne restant pas sans rien faire, son maître se projeta en avant afin de l'arracher sans pour autant parvenir à endiguer la lente progression du parasite. Alors qu'il ne restait que son visage de non recouvert, Max hurla.
-Mue maintenant !
Il lui empoigna les bras. Alors qu'elle faisait craquer sa peau, il tira de toutes ses forces, arrachant littéralement sa vouivre au monticule remuant. Tombant tous les 2 à la renverse, ils se relevèrent à toute vitesse Max plaçant son Zanpakuto dans son dos pour faire barrage. La forme de vie parasite continua de blobloter pendant le temps d'absorption de la peau. Elle s'étira, se brisa, regonfla et refit plusieurs cycles jusqu'à prendre une taille et une silhouette humaine. Plus le temps passait et plus cette forme se précisait pour terminer en une transformation qui fit frémir l'homme. Devant lui se tenait son ami Izuko, dans sa forme de cadavre démembré.
-Qu'est-ce… commença Jokuro.
-C'est l'image qui me hante depuis plusieurs années… fit il avec dégoût.
-Mais je ne l'ai jamais vu pourtant !
Une voix moqueuse froide et dangereuse sortie de la mâchoire béante.
-Rien de plus normal voyons, je ne voulais pas que vous soyez deux à me voir, c'est toujours préférable d'isoler sa cible pour l'affaiblir…
Il avait dit cela avec toute la méchanceté possible.
-Parles, qui es-tu ? Cria Max en pointant son arme vers lui.
-Moi ? Tu me connais allons. Je suis ton ami…
-C'est faux ! Il savait que ce n'était pas possible et en même temps il ne se sentait pas bien.
-Non tu as raisons je ne suis pas lui.
-Je n'aime pas trop les intrus dans ton genre, cracha sa vouivre.
-Quoi ? Tu n'aimes pas ce que j'ai fait de cet endroit. Il fit un tour les bras écartés comme pour désigner son œuvre. L'ancienne version était trop éclairée.
-Parles dit nous qui tu es et n'omets rien.
-Tu ne me reconnais pas ? C'est très blessant ça ! Je suis la cause de tes malheurs pour commencer… Je suis la cause du mutisme de ton arme, de tes hallucinations, de tes sautes d'humeurs en combat.
Ses mots le perforaient comme autant de lames.
-Je suis celui qui a aveuglé la vouivre légendaire en me faisant passer pour toi. J'ai re-décoré l'endroit en obstruant ton cœur et ton âme.
Jokuro et Max commençaient à craindre le pire.
-Vous vous demandez sûrement depuis quand je suis ici ? Il avait penché la tête sur le côté d'une manière surnaturelle. J'ai toujours été là.
À ces mots, il tapa le sol du pied, ridant l'eau noire et faisant apparaître une image. Une personne en train de courir. Un jeune adolescent épié du toit par une sorte de serpent ailé hollow. L'âme perdue et affolée venait de s'endormir d'épuisement quand l'image commença à s'approcher de lui. 2 crocs en avant en direction de la nuque du pauvre errant. Puis tout alla très vite, l'adolescent se décala dans son sommeil tout en hurlant alors qu'il venait de recevoir l'attaque létale direction sur le trapèze gauche. On le vit retirer précipitamment le hollow avant de l'écraser de toutes ses forces au sol en le tuant sur le coup. L'image disparue et tous se refirent face. Max mit à jour la blessure qu'il avait toujours eu sur le trapèze.
-C'est moi que tu as tué ce jour-là, fit la voix grinçante. Depuis lors je me cache en toi, car ma blessure t'a infecté. Une partie de mon âme s'est infiltrée en toi. Au début j'étais trop faible pour me manifester et de plus je ne l'aurais pu. Cette catin de bas étage m'aurait tué sans aucune hésitation. Il avait dit cela en regardant Jokuro dans les yeux.
-Et c'est toujours ce que je vais faire.
Max l'arrêta avant qu'elle ne lance une attaque non considérée.
-Continue, dit froidement le capitaine.
-J'ai donc durant toutes ses années repris des forces, mais ton pouvoir combiné avec celui de ta vouivre m'a maintenu dans une petite zone muette de ton subconscient. J'ai tout vu de ta vie. Mais le jour où j'ai pu enfin intervenir, c'est lorsque tu as absorbé la pilule d'Urahara. Celle-ci contenait une infime partie d'adn hollow empêchant le vol des bankais par tes ennemis. À la suite de quoi j'ai commencé progressivement à intervenir. Ta perte de contrôle face à Rose et Kensei. L'impossibilité pour ce stupide animal de voir cette « forme ». Il passa ses mains sur le corps d'Izuko. J'ai entretenu ta fragilité de sortie de guerre, celle que tu as refoulée pour soutenir tes hommes. Je l'ai fait grandir et le jour de ta réutilisation du bankai pour ta nomination en tant que capitaine, j'ai pris le contrôle de ton monde intérieur.
-Tu veux quoi ?
-Moi, mais tout voyons. Je veux retrouver mon indépendance et en prime, je vais mettre la main sur les pouvoirs de la vouivre légendaire et d'un corps de capitaine.
Cet aveu leur glaça le sang, la menace n'était clairement pas vaine.
-Tu oublis que je suis toujours la moi, rugit Jokuro.
-Et que je ne te laisserais pas faire, conclut Max.
-Vous essayerez.
Le capitaine et son arme se ruèrent lame en avant sur le monstre. D'un rapide mouvement, il expédia la vouivre dans l'eau alors qu'il contra la lame de Max.
-Tu ne peux pas me tuer. Tu ne le peux plus.
-Je ne pense pas non.
Il se dégagea tout en décochant un coup de pied rotatif directement dans la mâchoire. Le monstre ne bougea pas. Un masque de hollow d'un blanc strié de 4 traits noirs mal défini l'ornait. Le haut de celui-ci était de forme oblongue, mais avec les 2 côtés de celui-ci non arrondis donnant un effet de démon. Pour compléter ce tableau, le bas du masque était bien moins imposant que la partie supérieure. Au niveau de la mâchoire, on aurait dit que les côtés avaient été arrachés pour y insérer des rangées de crocs pointus et acérés surmontés par 2 crochets de serpent caractéristique du monstre qu'il avait vu. Le tout se finissait sur un menton fin, mais lui aussi garnie de dents. Les traits noirs creusaient des fossettes non humaines et très agressives. 2 yeux jaunes sur fond noir à vous dévorer l'âme étaient fixés dans ceux de son adversaire. Armant et frappant, un poing droit fit décoller le soldat. Aussi rapidement que possible, la forme blanche liquide du hollow le recouvrit avant qu'il n'ait pu faire un geste pour se relever. Se débattant comme un beau diable, il parvint à s'extirper de la matière visqueuse suite à l'intervention de Jokuro. Le tirant à son tour, la vouivre le redressa.
-Tu vas bien maître ?
Il la fixa un instant
-Le terme est bien choisi effectivement.
Ils se refirent face, particulièrement échaudés, mais ils n'en crurent pas leurs yeux. Devant eux là où se dressait précédemment leur ennemi se tenait la copie en colorimétrie inversée de Max. Le hollow releva son masque d'un air de défi et lança.
-Ah, on est bien mieux dans une reconstitution de son corps que dans celui d'un cadavre. D'un geste, il fit quelques échauffements et étirements. Le regard goguenard.
-Il ne me reste plus qu'une seule chose à faire.
La créature fut littéralement happée par l'eau sombre. Avant que ses opposants ne puissent répliquer, il avait ressurgi sous les pieds de Max, le poing gauche en l'air venant impacter durement son menton. Hurlant, il fut projeté dans les airs, le regard tourné vers le bas pour voir son amie dans une lutte sans victoire possible. Elle fut bien vite forcée et entraînée sous la surface. Profitant de sa chute, Max plongea à leur suite. Alors qu'il gagnait du terrain sur sa vouivre emportée sans douceur par le hollow. Il fit tout son possible pour le faire lâcher prise et ainsi la sauvée, cependant cette eau n'était pas un élément qu'il pouvait contrôler. Jokuro perdant peu à peu conscience, fixant dans les yeux Max, a la lutte pour sa survie.
-Maître, je suis désolée
-Ne dis pas ça ! Je vais te sauver !
Il peinait à maintenir la distance.
-Tu ne peux pas continuer… je… laisse-moi. Les gens au-dehors ont besoin de toi. Plus maintenant que jamais.
-Non je ne t'abandonnerais pas tu m'entends ! Tu es mon amie !
-Amie… oui, sache que j'ai été heureuse d'accord.
-Arrête ne dis pas ça.
-Pardonne-moi.
Elle l'attrapa par le haori et d'un mouvement douloureux de la main, força sur l'emplacement de son cœur. Soufflant et criant, il respira de l'air pur tout en basculant, tombant à côté du petit plan d'eau, en sueur et désorienté.
Il hurla
-T'a pas le droit ! J'avais mon mot à dire !
Reprenant ses esprits, il ne bougea pas, les membres écartés et les yeux rivés vers la lune qui venait d'apparaître dans le ciel. Se redressant, il ne se sentait pas bien du tout. La tête lui tournait. Reprenant son Zanpakuto qui était tombé à demi dans l'eau, il sentit un picotement dans son crâne.
« Re bonsoir Max, tu m'entends bien ? »
Cette voix, non impossible.
« Et si c'est moi. Comment ça va depuis les 5 dernières minutes. »
Cette saloperie de hollow avait l'air de s'amuser comme un fou.
« Qu'est-ce que tu as fait de mon arme parasite ?! »
« Quelle violence, mais j'ai pourtant pleins de bonnes nouvelles pour toi »
Sa voix prit un timbre sérieux et inquiétant.
« Enfin 2 bonnes et une mauvaise, vu que je suis quelqu'un de magnanime, je vais te donner la mauvaise en premier pour faire passer le choc d'accord ? Alors je suis désolé, mais tu ne verras plus ton « ami Izuko » dorénavant, je sais ça doit te faire un choc. Mais les autres nouvelles sont excellentes. Tu ne verras plus non plus cette stupide vouivre et surtout, nous allons devenir de très bon ami… » Un rire de fou emplit son esprit.
« La ferme ! » Hurla celui-ci en tapant du poing dans la marre.
« Tsch tsch tsch, tu ne devrais pas me parler comme cela, mais bon je te pardonne, car ta nouvelle est bonne aussi, j'ai toujours rêvé d'être papa. Je te conseille d'habituer très vite ton enfant à me voir, car je ne voudrais pas qu'il ait peur de son « père » »
« Jamais tu m'entends jamais ! »
Il ne reçut qu'un rire ponctué par la perte totale de vision de son œil gauche. Passant sa main devant celui-ci, il regarda l'onde se calmant du point d'eau. Son reflet lui donna un haut-le-cœur. Son œil gauche avait le blanc qui avait noirci et une iris jaune uni semblable à celle du hollow le fixait.
« Ne t'inquiète pas, je viens pour la totalité… »
Scellant sa pression et fermant son esprit, le capitaine trempé partit prendre une douche et rejoint sa femme endormie. Il la fixa un instant dans son sommeil, se jurant de profiter de chaque instant entre eux avant que le hollow ne vienne.
c'était trop beau non ? ba vous aviez raison.
La suite le week end prochain, n'oubliez pas de fav follow et review
a +
