Bonjour et joyeux Noël !

Voici donc l'épilogue tant attendu ! En retard, évidemment, mais prenez le comme un cadeau de Noël un peu tardif x')

Il va probablement vous paraître étrange parce que ce n'est sûrement pas l'épilogue que vous vous attendiez à voir. Mais j'en parlerai plus en détail à la fin.

Sur ce, bonne lecture !


Albus était de bonne humeur aujourd'hui. En ce jour de rentrée en cinquième année, il avait décidé que cette année allait être une bonne année, si ce n'est la meilleure qu'il n'avait eu jusqu'à présent. C'était ce qu'il se disait tout en écoutant Mr Malefoy, de méchante humeur, rappeler à quel point il était strict et méchant. Du moins, c'était ce que son professeur voulait faire croire à tout le monde, mais l'ayant vu une fois en pyjama et mal réveillé, Albus ne pouvait tout simplement pas être intimidé.

Une fois le discours de son professeur, ainsi que le cours, terminé, Scorpius le rejoint devant les portes de la salle, un air contrarié peint sur le visage.

- Ah ! s'exclama le blond en remontant son sac sur son épaule. Il faut toujours qu'il en fasse des tonnes, à croire qu'il a peur qu'on ne l'écoute plus s'il n'est pas le mec méchant que tout le monde pense qu'il est.

- C'est une façon comme une autre de tenir ses élèves, rétorqua Albus en haussant les épaules.

- Moi je le trouve marrant ton père, dit Orlando, un grand sourire aux lèvres.

Scor ne répondit pas, levant très haut le nez en ignorant la remarque du métis. Albus et Orlando roulèrent des yeux en se dirigeant vers leur prochain cours.

OooooO

À la fin de la journée, et après un cours interminable avec sa tante Hermione, qui leur avait exposé le programme de l'année en long en large et en travers, ils se rendirent à la Grande Salle.

- Je dois voir Rose, annonça Albus en scrutant la table des Gryffondors à la recherche de sa cousine.

- Pour quoi faire ? demanda Scorpius en fronçant les sourcils.

- Pour me plaindre de sa mère et pour savoir si sa rentrée s'est bien passée, répondit-il avec un sourire en coin.

- Il n'y a pas de raison que ça se soit mal passé, fit le blond en levant les yeux au ciel.

- Eh Scor, Virginia t'appelle, intervint Orlando en répondant aux grands signes que leur faisait la blonde.

- Allons bon, qu'est-ce qu'elle me veut encore…

Albus profita de la diversion pour se séparer de ses amis, ayant trouvé Rose. Sa cousine était, comme à son habitude, en compagnie de Violette sa meilleure et insupportable amie, à côté d'une autre fille de sa classe, Marguerite ou quelque chose dans le genre. Il avait déjà entendu son nom quand Mr Malefoy faisait l'appel. Cette fille était toujours accompagnée de Sunny Dubois, la sœur d'un des meilleurs amis de son frère. Étrange que la petite blonde ne soit pas là, d'ailleurs. Ceci expliquait peut-être pourquoi sa copine se trouvait avec Rose.

Il sourit à lui-même, se disant que ce serait l'occasion ou jamais de faire connaissance.

Il s'assit donc à côté de la jeune fille, en train de croquer avec appétit dans une cuisse de poulet. Celle-ci sursauta en sentant quelqu'un s'asseoir à côté d'elle et tourna la tête vers lui, restant bouche-bée. Il lui sourit, se tournant ensuite vers sa cousine.

- C'est ta nouvelle amie ? s'enquit-il avec un mouvement de tête vers la cinquième année qui reposa prudemment sa cuisse de poulet dans son assiette avant de s'essuyer proprement la bouche avec une serviette.

- Oui et non, lui expliqua la rousse en haussant un sourcil, elle reste avec nous parce que sa meilleure amie, Sunny, est à l'infirmerie.

Ah d'accord. Il comprenait mieux pourquoi cette fille traînait avec sa cousine alors qu'il ne les avait jamais vues ensemble auparavant. Il se tourna vers la jeune fille en question qui lui adressa un regard plutôt méfiant. Intéressant, pourquoi se méfiait-elle de lui ? Ce n'était pas souvent que quelqu'un lui jetait ce genre de regard, surtout sachant qui il était. Cela pouvait paraître arrogant de dire ça, mais c'était la vérité. Quand les gens se trouvaient en face de lui et qu'ils savaient qu'il portait le nom de Potter, il avait droit à deux réactions : la jalousie mal placée ou l'envie irrésistible d'être bien vu et de devenir son ami.

Ils se dévisagèrent un moment, lui et la nouvelle copine de Rose, avant que Scorpius ne fasse irruption dans son dos, faisant se retourner la Gryffondore.

- Sunny ? demanda le blond, l'air confus.

- Oui, approuva Violette l'air ravie que quelqu'un s'intéresse enfin à des potins qu'elle pouvait raconter.

- Tu sais que ton amie est devenue très connue en quelques heures ? ajouta-t-il à l'adresse de la fille en face de lui.

- Tu la connais ? demanda Albus en fronçant les sourcils vers son meilleur ami.

Depuis quand connaissait-il Sunny Dubois celui-ci ? Il ne l'avait jamais vu avec, ni entendu parler d'elle.

- Qui ? s'étonna Scorpius. Elle ? ajouta-t-il en désignant sa voisine. De vue seulement, mais Sunny, oui.

- Ah ? Et tu la connais d'où ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.

- Al, soupira-t-il en réponse, c'est celle qui a vomi sur notre chère directrice !

Quoi ?! Sunny avait fait ça ?! Il n'avait aucune idée que c'était d'elle dont tout le monde parlait depuis ce matin !

- Aaaaaaaah mais oui ! s'écria-t-il ensuite. Bien sûr que je la connais ! Qui ne la connaît pas ?

- Connaître qui ? intervint la voix d'Orlando dans son dos.

Albus regarda avec un certain amusement s'élargir les yeux de la demoiselle à côté de lui. Donc, elle savait bel et bien qui ils étaient tous les trois, à en juger par sa réaction. Mais elle se méfiait quand même de lui, intéressant.

- Sunny Dubois, répondit Scorpius.

- Ah ouais, j'en ai entendu parler, répondit le métis en jaugeant la Gryffondore du regard. Mais ce n'est pas elle.

- Ouais, on sait. Elle, c'est sa meilleure amie, l'informa Albus avec un sourire.

- Elle, intervint soudainement la jeune fille en question, elle s'appelle Margareth et Margareth est là, alors arrêtez de parler comme si je n'étais pas là ! dit-elle en fronçant les sourcils dans sa direction.

La première chose qu'Albus pensa fut : quelle jolie petite moue colérique. La deuxième étant : et bien, elle a du cran pour me répondre sur ce ton. Il jeta un coup d'œil à Orlando qui avait l'air de vouloir se marrer et Scorpius lui lança un regard qui voulait dire « Mon petit Al, je crois que je vais bien l'aimer ». Il lui tendit donc la main avec un sourire.

- Albus Potter, se présenta-t-il même s'il savait que c'était inutile, ravi de te rencontrer Margareth… ?

- Thompson, répondit-elle en lui serrant la main.

Avec toujours ce même regard, empli de défi cette fois-ci, comme pour dire « Tu ne m'impressionnes pas, Potter ».

- Scorpius Malefoy, se présenta à son tour son ami avec un sourire aimable.

Margareth rougit, serrant la main qu'il lui tendit. Tiens donc, elle rougissait maintenant ? Il n'y a même pas dix secondes elle le défiait du regard et désormais, elle rougissait comme si elle était timide. Albus fronça les sourcils en souriant, elle était bizarre cette fille quand même, non ?

- Et bien, Margareth, arrête de rougir ! s'écria Orlando en lui prenant délicatement la main. Orlando Zabini, ajouta-t-il ensuite en lui faisant un baisemain, la faisant rougir encore plus.

Albus roula des yeux, en le regardant faire. Typiquement Orlando ça ! Le métis devait toujours en faire trop ! Même s'il devait avouer que Margareth était plutôt mignonne quand elle rougissait comme ça.

- Bon voilà, coupa-t-il avant qu'Orlando ne se mette à draguer la Gryffondore, maintenant que j'ai une nouvelle connaissance, Rosie, t'aurais pas vu James ? demanda-t-il en se tournant vers sa cousine.

Elle lui désigna l'autre bout de la table comme seule réponse, visiblement lassée de leur cinéma à tous les trois. Albus lui sourit en retour, il adorait quand Rose lui jetait ce regard là. Il se leva, se mettant à appeler son frère, Scorpius et Orlando traînant derrière lui.

OooooO

- Ah ! s'écria-t-il alors que lui et ses amis étaient dans leur dortoir. J'ai oublié de demander à Rose comment ça s'était passée sa rentrée !

Orlando, qui s'était arrêté alors qu'il défaisait sa valise pour lui jeter un regard inquiet quant à sa soudaine prise de conscience, roula des yeux une fois qu'il se rendit compte que c'était futile.

- Elle avait l'air d'aller bien, répondit Scorpius tout en faisant son lit.

Albus n'avait jamais compris pourquoi le blond faisait toujours son lit au carré avant d'aller se coucher. C'était idiot de le faire si c'était pour le défaire juste après non ?

- Oui, elle s'est même fait une nouvelle amie, remarqua Orlando en lançant un coup d'œil amusé vers Scorpius.

- Ah, tu veux parler de Margareth Thompson ? demanda le blond en lui rendant le même regard.

Albus fronça le nez, qu'est-ce qu'ils avaient ces deux-là ? Ils complotaient un truc ou quoi ?

- Elle avait l'air sympa, dit Albus en s'asseyant sur son lit.

- Oui, on a bien vu, dit simplement Scorpius en supprimant un sourire en coin.

- Tu ne l'as pas lâché des yeux une seule seconde, elle a dû se sentir dévisagé la pauvre ! rigola Orlando en rangeant ses affaires dans l'armoire.

- Quoi ? s'insurgea Albus. Je ne l'ai pas dévisagée !

- Ouais, ouais, fit Orlando avec un mouvement de main.

- C'est vrai qu'elle est plutôt jolie, ajouta Scorpius l'air de rien, y a pas de quoi être gêné.

- Mais je suis pas gêné, bouda-t-il en croisant les bras.

Les deux autres reniflèrent en se moquant de lui. Tss, ce n'était que des idiots de toute façon. Ils ne pouvaient pas comprendre.

- Oh, allez Al, fit Orlando en lui jetant son oreiller à la figure. Arrête de bouder !

- Tu vas lui reparler ? demanda Scorpius avant qu'il ne se décide à faire manger son coussin au métis.

- Je ne sais pas, répondit-il après quelques secondes d'hésitation. Je pense que oui.

- Comment elle s'appelle déjà ? s'enquit Orlando, esquivant l'oreiller que lui jeta Albus après sa question.

Comment pouvait-il déjà avoir oublié son prénom alors que Scorpius venait juste de le dire ?! Ce gars était vraiment un idiot imbu de sa personne quand même !

- Magui ! répondit le brun en incendiant son camarade du regard.

Et le surnom qu'il lui donna à cet instant précis sonna si bien sur ses lèvres qu'il décida que ce serait comme ça qu'il l'appellerait à partir de maintenant, ignorant les moqueries de ses deux amis.


Et me revoilà ! C'est donc la fin, la vraie, l'unique. Le dernier chapitre. Ah c'est si bizarre d'écrire ça ! Je ne pensais pas voir la fin de cette histoire un jour, vu le temps que ça m'a pris, mais ça y est !

Bon, j'ai beaucoup de choses à dire mais, déjà, faut que je vous explique pourquoi j'ai choisi de faire cet épilogue là en particulier (attention, je vais raconter ma vie pendant un long moment, vous pouvez directement aller à la fin si vous vous en fichez éperdument).

Au début, j'avais deux épilogues et je ne savais absolument pas lequel choisir, l'un se déroulait quelques mois après la fin du chapitre 42, l'autre plusieurs années après. Aucun des deux n'est terminé à ce jour parce qu'aucun des deux ne me plaisait vraiment. Surtout que le chapitre 42 n'était toujours pas fini, j'avais une idée de ce que je voulais faire pour le dernier chapitre mais, comme pour l'épilogue, j'avais plusieurs fins et plusieurs scènes sans rapport les unes avec les autres.

Au final, je me suis lancée dans la relecture de toute l'histoire et, franchement, j'ai bien rigolé. Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un peu honte des premiers chapitres qui ne sont vraiment pas top tout de même, puis au fur et à mesure que l'histoire avançait, je me suis vraiment rendue compte que mon style avait évolué, ma façon d'écrire, de tourner mes phrases, etc. Même les thèmes abordés étaient plus sérieux, les personnages bien mieux développés et avec une vraie histoire derrière chacun d'eux.

On dirait que je me lance des fleurs mais j'écris simplement ce que je pense de cette histoire et de comment elle a évolué. C'est une sorte de conclusion que je partage avec vous, en somme !

Je me suis lancée là-dedans sans trop savoir ce que je voulais écrire, sans réel but concernant l'évolution de tout ça et au final, je suis plutôt fière d'avoir réussi à boucler cette histoire, pendant longtemps j'ai cru qu'elle resterait une histoire inachevée comme tant d'autres et ce n'est plus le cas. Elle est enfin terminée !

J'ai vraiment eu du mal à me décider sur comment la finir, l'histoire est tellement longue, il y a tellement de personnages, tellement de scènes, tellement de trames et d'histoires secondaires. Mais après avoir tout relu, cette idée d'épilogue m'est venue. Reprendre exactement le prologue mais du point de vue d'Albus et avec ma façon d'écrire telle qu'elle est aujourd'hui.

Peut-être que ce n'est pas une bonne idée mais à mes yeux, c'est le meilleur épilogue que j'ai écrit des trois que j'ai commencé. Et c'est d'ailleurs pour ça que c'est le seul que j'ai fini.

Pour la fin du chapitre 42, j'ai eu plus de mal. J'ai pris plein de notes pendant ma relecture, sur tous les passages marquants de l'histoire. Au début je voulais faire une longue scène qui rappelait chaque personnage et les scènes associées. C'était au final, beaucoup trop long, beaucoup trop fastidieux et, faut l'avouer, hyper chiant.

J'ai donc gardé l'idée mais en raccourcissant le tout et surtout j'ai rajouté cette scène finale, où ils descendent du train à la fin de l'année. Je trouvais que c'était important de terminer l'histoire en terminant l'année par la même occasion, comme pour boucler la boucle. Et surtout, finir sur les yeux verts d'Albus, élément principal de son histoire avec Magui, sans oublier la naissance du surnom également.

Bref, tout ce blabla pour dire que c'est terminé.

Je vous remercie tous d'avoir lu cette histoire, d'avoir pris le temps de lire mon long monologue de fin aussi et surtout d'avoir survécu jusqu'à la fin de cette interminable fiction. J'ai perdu beaucoup de lecteurs en cours de route, j'en ai conscience, mais j'en ai rencontré d'autres par la même occasion, alors peut-être était-ce un mal pour un bien.

Merci encore pour tous les retours qu'il y a eu, vous êtes tous géniaux, sachez-le.

Concernant la suite, j'ai beaucoup de projets, très peu de temps et très peu de choses terminées, donc je ne sais pas si vous me reverrez de sitôt (mais si je reviens, je ne mettrai pas 6 ans à terminer une histoire, promis).

Des bisous à vous, encore merci et bonnes fêtes !

Leaule.