Chapitre 43

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Vous êtes assis sur le canapé du salon destiné à recevoir les rares clients des yorozuya ; les deux gamins étaient assis face à vous, leur énorme chien couché à côté d'eux, et leur patron s'était installé à son bureau, les pieds sur le plan de travail et les bras croisés derrière la tête, mais l'air parfaitement réveillé pour une fois. Réveillé et mécontent, comme s'il n'avait pas eu sa dose quotidienne de sucre. C'était probablement révélateur de ce qu'il s'était fait voler... Le jeune Shimura, lui, se tordait nerveusement les mains, et la gamine, elle, semblait toujours aussi remontée qu'après avoir fait voler ce bol de nouilles. Pour elle non plus, il n'était pas nécessaire de se questionner bien loin sur ce qu'elle avait perdu : ses cheveux roux pendaient tristement de chaque côté de sa tête, sans ses habituels macarons noir et or pour les retenir.

- Donc, commença le patron, tu voulais nous voir pour...

- Cette série de vols dans le quartier, achevez vous en même temps que votre cigarette que vous écrasez dans le cendrier au milieu de la table. Je me doutais bien que vous en auriez entendu parler...

- On en a pas juste entendu parler, on a été volés, nous aussi ! vous coupe aussitôt la chinoise.

- Ce qui prouve bien que ce n'est pas nous, renchérit son patron.

- Je ne suis pas venu vous accuser. Je ne pense pas que ce soit vous...

« Parce que je ne pense pas que vous soyez assez dégourdis ni assez discrets pour réussi un coup pareil », songez-vous en votre for intérieur, mais vous vous gardez bien d'exprimer vos pensées à voix haute. Les vexer serait contre-productif.

- Mais je pense que vous devez en savoir pas mal sur le sujet, poursuivez-vous. J'imagine que des gens sont venus requérir vos services ?

- Oui, mais pourquoi pensez-vous qu'ils nous auraient donné plus d'informations qu'à vous ? vous demande Shinpachi.

- Parce qu'ils sont venus vous voir de façon individuelle. Vous voyez, vu la nature des objets disparus - des babioles, essentiellement - il y avait peu de chance qu'ils viennent se plaindre auprès de la police. Beaucoup pensaient les avoir simplement perdus, et retrouver des objets perdus, c'est plus le genre de tâches qu'on vous confie à vous. Ils ont commencé à en douter quand il s'est avéré que ça touchait tout leur quartier ; nous avons eu une « plainte de groupe », en somme, mais trop peu de détails pour nous permettre d'établir un profil. Ceux qui sont venus nous rapporter les faits ne pouvaient pas même nous dire avec précision quelles maisons ont été touchées.

- Je vois... Vous voulez donc avoir une liste précise des victimes et le maximum d'informations les concernant, c'est cela ? résume Shinpachi.

- En effet.

Vous suivez le regard de l'adolescent qui s'est tourné vers son patron, très occupé à se curer le nez à son bureau.

- Une liste, une liste... Ouais, on a eu quelques demandes, mais de là à parler de liste... Je suis pas sûr qu'il y ait grand-chose à en tirer... Nous-même, on n'a aucune idée d'où chercher tout ce bordel disparu...

Il ment, vous le sentez. Où plutôt, il rechigne à vous dire ce qu'il sait. Évidemment, ç'aurait été assez naïf d'espérer une coopération pleine et entière... Il va falloir lui tirer les vers du nez.

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Quelle méthode employez-vous pour faire cracher leurs infos aux yorozuya ?

Vous avez besoin d'eux, autant ne pas les braquer, donc vous tentez l'approche diplomatique et raisonnable : allez au chapitre 56.

Ces types sont intéressés, vous le savez. Vous essayez d'éveiller leur intérêt en les appâtant par la ruse : rendez-vous au chapitre 14.

Vous n'avez pas que ça à foutre, vous envoyez les menaces direct : filez au chapitre 32.