Je ne possède aucun des personnages des livres ou des adaptations au cinéma. Par contre Idelwën et Gohenlass sont des créations qui m'appartiennent.

Faisant suite à « L'histoire d'un roi » et « L'histoire d'un prince », voici une série de plusieurs moments s'attachant aux combats menés par les Elfes d'Imladris et de Vertbois alors que le danger se fait de plus en plus présent. Après avoir consacré ces deux premières tomes à Thranduil et Legolas, j'avais envie de parler un peu plus de la famille d'Elrond, ce sera chose faite dés le 1er chapitre de cette fic.


Alors voilà enfin ce dernier chapitre. j'ai du le relire 50 fois, le reprendre autant, mais voilà. Je me suis dis qu'il fallait vraiment que j'arrête de le reprendre et que je vous le poste. Je tenais à tous vous remercier pour avoir lui ce 3eme tome. Cette histoire se termine mais j'ai d'autres projets sur ce fandom donc je vous dis à une prochaine fic et MERCIIIIIIII !


La mort plane sur la cité des elfes

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.


L'HISTOIRE DE DEUX ROYAUMES

Chapitre 38 : Le manteau de la mort

Gohenlass fit signe à sa patrouille de s'immobiliser quand une odeur fétide plus violente que celle qui émanait des nids des araignées géantes parvint à ses narines. Le capitaine des Elfes sylvains patrouillait le long de la frontière nord avec ses guerriers depuis l'aube et cette horrible odeur lui donna presque immédiatement la chair de poule parce qu'il savait ce qu'il allait découvrir, c'était le cas bien trop souvent en ce moment.

Dans son dos, il perçut les murmures un peu terrifié de ses guerriers, comme il voulait bien les comprendre ! Ce n'était jamais très agréable.

Avec une certaine appréhension, il écarta les buissons et eut un haut-le-cœur qu'il ne put retenir. La scène qu'il venait de découvrir était encore plus atroce qu'il aurait pu l'imaginer.

Un groupe d'humain avait passé la frontière, un groupe qui avait sans doute tenté d'atteindre la cité des elfes pour leur demander asile et protection comme cela se passait par moment, sauf qu'ils avaient fait une mauvaise rencontre… Certains se faisaient attaquer par les araignées et disparaissaient à jamais, réduit à l'état d'amas putride puis d'os blanchâtre au fond de leurs nids… Là c'était différent… Ce groupe avait croisé le chemin des orcs et les orcs… avaient fait preuve d'une barbarie et d'une cruauté à nulle autre égale. Les plus chanceux avaient été tués sur le coup, empalés, décapités, mais pour d'autres, hommes comme femmes, ils avaient pris leur temps, tout leur temps, les torturant et les mutilant apparemment pendant de longues heures.

Gohenlass avait l'impression d'entendre leurs cris d'agonie et leurs appels à l'aide. Ils avaient dû se croire en sécurité à peine la frontière avec le territoire des elfes franchi, sauf que ce n'était pas le cas et que personne ne les avait sauvés. Certain, à demi nus pendaient à une branche par un bras ou une jambe. Les corps étaient presque réduits en charpie et ils finissaient de se décomposer dégageant une odeur nauséabonde de mort.

L'un des plus jeunes elfes de sa patrouille ne parvint pas à supporter cette vision de cauchemar et se plia en deux pour vomir. Gohenlass se retourna vers lui, posant une main sur son dos tout en disant aux autres.

- Nous allons les mettre en terre.

OoooO

L'air de Thranduil était aussi sombre que celui de son fils adoptif qui lui faisait face.

- Tu sais ce que je pense de cette proposition, je ne suis pas prêt à remettre la vie de mes guerriers en danger pour les Humains où pour tout autre personne dont nous aurions à nous préoccuper du sort selon un précepte qui devrait régir nos vies.

- Mais la bataille devant Erebor nous a montré que nous pouvions leur…

- La bataille d'Erebor ? Gronda Thranduil en frémissant de rage. Ne la cite pas en exemple, ce n'en est pas un ! Les batailles à Dale puis devant Erebor ont été les plus mortelles depuis Dagorlad. Elles l'ont été parce que j'ai perdu le contact avec la réalité. J'ai laissé mes sentiments prendre le pas sur ma raison. A l'heure actuelle, ma raison me dit que tout est en train de s'accélérer ! Que les orcs sont chaque jour plus nombreux, plus violents, plus puissants. Ma seule préoccupation est de préserver mon peuple ! Cela devrait être la tienne aussi !

- Vous n'avez pas vu ce que j'ai vu là-bas !

- Ne t'en fais pas, j'ai tellement vu pire !

Gohenlass ne releva pas la pique contenu dans sa réponse et soupira.

- Qu'est-ce que vous me demandez alors ?

- De remplir ton rôle de capitaine ! Tu défends nos frontières ! Cela reste ta seule tâche, tout le reste n'a pas d'importance !

- Défendre nos frontières… Et je me moque des gens qui se font massacrer ? Des gens qui viennent implorer nos protections parce que vous venez de le dire, les orcs sont de plus en plus dangereux et barbares ?

- Tu as déjà bien assez à faire avec les elfes !

- Devrais-je achever les survivants de ma main si j'en retrouve par miracle ?

- Ne dis pas ce genre de chose. Je n'ai rien mentionné de tel !

- Mais si nous les laissons se faire massacrer, cela ne revient-il pas au même ?

- Je ne dis pas que leur mort n'est pas une tragédie, mais tu n'es pas à ma place. Le rôle d'un roi est de défendre les siens. Que ces humains s'en remettent à leur chef, c'est lui qui ne fait pas ce qu'il faut pour les protéger. Je ne ferais plus couler le sang pour les manquements des uns et des autres !

- Ar nin, Ecoutez, je…

- Non Gohenlass ! Le coupa abruptement Thranduil. Cette discussion est close ! Je ne changerai pas d'avis. Notre peuple passe avant les autres. Remonte au Nord, trouve la faille prise par les orcs et fait en sorte de les faire reculer. Si jamais vous vous rendez compte que seuls c'est impossible, reviens au palais avec tes hommes que nous puissions établir une stratégie et coordonner une attaque.

- Je pourrais en profiter pour pousser jusqu'au village et…

- Non ! S'exclama Thranduil en se relevant brusquement de son siège. Je suis le Roi, tu feras donc ce que je t'ordonne. Laisse les Hommes se débrouiller. Trouve juste cette faille !

- Mais ils pourraient nous aider. Nous ne savon pas combien sont ces orcs ! En nous alliant avec les humains…

- Nous allier ? Nous n'avons aucun allié !

- Justement, je pense que…

- Non ! Ne pense pas ! Et n'ajoute plus rien, rétorqua froidement Thranduil en se laissant tomber assis sur son siège. Tu feras uniquement ce que je te dis. Personne ne s'occupe des Elfes des bois depuis des siècles, pourquoi se soucier des autres ?

- Je…

- Non ! Maintenant laisse-moi !

Gohenlass soupira et effectua une légère révérence avant de sortir de la pièce. Il n'aimait pas les tournures que prenaient les choses, mais il devait obéir à son Roi… C'était son rôle et il comprenait sa position. Le fils adoptif de Thranduil dévala les marches jusqu'à la garde salle de garde. Là, l'attendait ses guerriers qui le saluèrent.

- Que fait-on alors ?

- Préparez-vous ! Nous devons retrouver les orcs qui se sont introduits depuis le Nord.

- Le Roi ne nous donne pas ses consignes ? Demanda l'un des archers en se retournant en direction de la porte de la salle.

En temps normal, Thranduil venait toujours dire un dernier mot aux patrouilles qui quittaient la cité elfe, mais il n'était pas là aujourd'hui. Ce n'était pas plus mal au vue de la discussion qu'il venait d'avoir. Agacé comme il l'était, Gohenlass n'aurait pu retenir son ressenti et ce n'état pas le moment de montrer ces dissensions à ses guerriers.

- Je sors d'un entrevue et je n'ai pas besoin du Roi pour me donner ses consignes, je sais parfaitement ce qu'il attend de nous ! Répliqua Gohenlass encore énervé par la dispute qu'il venait d'avoir avec son père adoptif.

Aucun des guerriers ne releva la remarque. Le groupe d'elfes se mit en route. Gohenlass adressa un signe la main à Legolas et Tauriel qui entraînaient un groupe de recrues, puis il s'engouffra dans les bois.

OoooO

Thranduil était assis sur les premières marches menant à son trône. Il avait voulu allait s'y asseoir, mais ses jambes ne l'avaient pas porté jusque là-haut. Alors, l'elfe à la haute stature s'était laissé tomber là, assis sur ses marches, attendant une réponse à ses interrogations. Des bruits de pas le tirèrent de ses réflexions et le Roi redressa la tête. Il vit Galion se diriger vers lui d'un pas rapide. Il avait le visage fermé et Thranduil ne put réprimer un frisson d'angoisse. Que ce soit lui et non Feren n'annonçait rien de bon. Galion et Thranduil partageaient une intimité plus forte, chose importante en ces jours sombres.

L'elfe aux cheveux cuivrés s'immobilisa devant son roi qui était aussi son ami, un ami sincère savait être là en cas de besoin et devant lequel il se sentait, aujourd'hui, parfaitement inutile, pourtant il ne pouvait pas reculer. En silence, il le dévisagea quelques secondes, inspirant pour se donner du courage puis murmura dans un souffle.

- Nous les avons retrouvés, ar nin. Ils ont été massacrés.

Les phrase étaient courtes, cinglantes comme la lanière d'un fouet, trahissant l'état d'esprit de l'elfe des bois. Thranduil leva vers lui un regard à la fois interrogateur et perdu auquel Galion répondit par une troisième phrase toute aussi douloureuse.

- Il n'y a pas de survivants.

Cette fois, Thranduil sembla comprendre les mots qu'il venait de prononcer. Son corps se mit à trembler de manière incontrôlable pendant que ses émotions tentaient de le vaincre.

- Ils sont tous morts ? Demanda le Roi au bord des larmes.

- Les patrouilles ont ramené leurs corps dans la grande salle.

Thranduil émit un glapissement de douleur pendant que le sol lui donna l'impression de s'ouvrir sous ses pieds et que les larmes jaillirent sans qu'il ne puisse les retenir. Galion ne fut pas tellement plus fort pour contenir les siennes et lui aussi se mit à pleurer tout en gardant sa stature raide et droite. Toutefois, lorsqu'il vit son roi basculer, prêt à s'écrouler sur le sol, il se précipita et lui évita la chute en l'agrippant. Thranduil ne protesta pas et se laissa appuyer contre le torse et le bras de son ami. Il lui fallait du temps.

...

Il lui avait fallu quelques longues minutes le temps que Thranduil parvienne à maîtriser sa douleur et à se lever. Puis, presque en courant, poussé par une détresse sur le point de le submerger, il s'était précipité dans la grande salle. Les plaintes, les murmures et les discussions cessèrent toutes lorsque le Roi parut dans la pièce. En baissant la tête, les yeux emplis de larmes, les elfes s'écartèrent pour lui laisser le passage.

A bout de souffle, presque au bord de l'évanouissement, Thranduil découvrit alors les corps étendu sur le sol. Le corps de la compagnie qui n'était pas rentré depuis trois jours.

Ses guerrir=ers avaient soufferts, les orcs avaient été brutaux et barbare. Certains étaient mutilés atrocement, amputé d'un bras, d'une main, la peau brulée, d'autres non, mais tous les corps de tous étaient recouverts de sang. Des corps parmi lesquels il remarqua une chevelure de chêne aux reflets roux. Un cri guttural et terrifiant se noua dans la gorge du Roi.

- Non !

Ses jambes lui permirent de se déplacer plus vite qu'il ne l'aurait pensé et il se jeta à genoux devant le corps. Un corps lui aussi recouvert de sang et dont les yeux clos et la peau blanche furent un coup de poignard en plein cœur. Ses larmes se firent plus fortes et ses doigts se mirent à trembler pendant qu'ils effleuraient sa joue droite profondément entaillée.

- Non… Ce n'est pas possible… Mon tout petit… Gohenlass… Non…

Tout en continuant de trembler, Thranduil passa les bras sous le corps de son fils adoptif, le tirant dans ses bras. Il fit reposer sa tête contre son épaule et ses larmes devinrent plus douloureuses.

- Mon enfant… C'est un cauchemar. Pas toi… Mon grand fils, pas toi… Je t'en supplie, je suis là. Ouvre les yeux. Gohenlass… Ouvre les yeux.

Bien évidement, le jeune elfe ne put répondre à la supplique de son père adoptif et ce dernier ne parvint plus à contenir sa douleur. C'était si injuste… Tout était de sa faute…

- Mon grand fils… Mellin le[1]… Ne me laisse pas…

Sa main pressa plus fort sa joue, se rendant compte qu'il avait été torturé par ses adversaires avant d'être égorgé… Tout ce sang sur son corps venait de là, de cette lame qui lui avait tranché la jugulaire en lui ôtant la vie.

Thranduil laissa échapper des plaintes de douleur et s'accrocha au corps de son fils adoptif. Il fit glisser sa tête dans son cou et le berça avec tendresse.

- Pardonne-moi mon enfant… Tout est de ma faute.

- Non, dit Galion en s'agenouillant en face de son Roi. Ils étaient en mission de repérage, mais apparemment ils se sont fait débordé sans s'en rendre compte et…

- Ça reste de ma faute ! Le coupa Thranduil au bord de l'évanouissement dont la peau palissait de plus en plus… A chaque fois qu'il s'en allait, je venais le voir Galion. Je lui souhaitais bonne chance en le serrant dans mes bras et en lui demandant de me jurer de revenir en vie… Je ne l'ai pas fait… Je n'ai pas souhaité bonne chance à mon garçon… Pardonne-moi Gohenlass… Je t'en prie… Que les Valars me permettent de me réveiller ! Ne faites pas ça… Laisse-moi mon fils… Ne lui faites pas payer mes erreurs…

Galion tenta de poser une main sur l'épaule de son Roi, qui était aussi son ami, mais Thranduil le repoussa enfouissant son visage dans la chevelure de Gohenlass qu'il continua de bercer.

- Ne me le prenez pas… Rendez-moi mon fils… Je l'aime tellement ! Pardonne-moi ! Pardonne-moi… Comment mes derniers mots ont-ils pu être ceux que je t'ai dits… Je t'aime. Je t'aime !

Autour du Roi, personne n'osait plus le déranger. Les autres elfes emmenaient les corps de leurs compagnons tombés au combat et Galion aurait bien emmené celui de Gohenlass, mais Thranduil était solidement accroché à sa dépouille et en larmes. Alors, il n'osait plus le déranger.

Ce fut à cet instant, que dans son dos jaillirent Legolas et Tauriel. Les deux jeunes gens étaient dans les jardins, supervisant l'entraînement des recrues lorsque l'horrible rumeur les avait atteints. Aussitôt, ils avaient couru pour remonter au palais, priant les Valars que cela soit faux, mais la scène qu'ils découvrirent les glaça.

Tauriel observa le Roi bercer un corps sans vie dans les bras. Un corps qu'elle reconnut et un hurlement d'horreur et de douleur jaillit de son corps.

- Non !

La jeune elfe rousse se précipita vers eux, Legolas sur les talons. Ensembles ils se laissèrent tomber à genoux en face du Roi et Tauriel glissa une main dans les cheveux de Gohenlass.

- Non, ce n'est pas possible ! Gohenlass ! Gohenlass !

En écoutant son hurlement, Thranduil se redressa un peu et laissa basculer le corps sans vie contre la poitrine de l'elfe rousse. Il comprenait la force de sa peine. Tauriel observa les yeux clos et le visage aux couleurs mortelles de cet elfe qui avait pris soin d'elle avec tendresse et amour depuis son enfance. C'était un cauchemar, elle ne pouvait pas le perdre lui aussi !

Elle se pencha en avant, déposant un baiser sur sa joue avant de laisser sa propre joue reposer sur son front. Sa main lissa ses cheveux et elle continua de pleurer.

- Gohenlass… Non… Pas toi…

Pendant qu'elle pleurait, Thranduil redressa la tête, croisant le regard en larmes de Legolas qui avait agrippé la main de cet ami qui avait toujours été son grand frère. Il tremblait lui aussi, terrassé par la douleur et murmura dans un souffle.

- J'aurais dû l'accompagner…

- J'aurais dû lui dire de rentrer en vie, lui rétorqua son père.

OoooO

Il faisait nuit. Dans sa longue tenue grise étoilée, Thranduil ressemblait presque à un spectre et au final c'était bien comme ça qu'il se sentait. Il n'était plus un Roi, plus un elfe, plus un guerrier… Il n'était qu'un fantôme dénué de vie… L'ombre de ce qu'il était.

Il aimait et il détestait à la fois l'arbre millénaire au pied duquel il se trouvait. Il était beau, majestueux et il ne pouvait que l'admirer, mais il le haïssait aussi ! Il le haïssait parce qu'il venait de creuser une autre tombe à ses pieds. Une tombe dans laquelle il se devait de déposer le corps qu'il tenait encore fermement serré contre lui.

Avec un cri de rage, Thranduil avait congédié tous les gens autour de lui, prenant soin tout seul du corps de son fils adoptif. Il lui avait retiré ses vêtements souillés, avait nettoyé le sang qui maculait son corps supplicié et lui avait enfilé l'une de ses propres longues robes grises et l'un de ses manteaux au décor de fils d'argent. Il était si normal qu'il offre l'un de ses vêtements au corps de son enfant… Gohenlass n'était pas de son sang, mais du jour où il avait pris soin de lui, il était devenu un petit frère puis un fils… un vrai fils qu'il était en train d'allonger auprès de son frère cadet déjà tombé sous la barbarie des orcs.

Un pas en arrière de son père, se tenait Legolas. Le jeune prince pleurait encore. Il avait bien essayé de se reprendre, mais la mort de son ami, de son deuxième grand-frère était presque la mort de trop. Il n'arrivait pas à empêcher ses larmes de couler et Tauriel, blottit aux creux de ses bras exprimait elle aussi toujours autant de détresse.

Thranduil leva la tête, observant la Lune dont les rayons se reflétèrent sur sa peau trop pâle, faisant scintiller les sillons de ses larmes. Puis, il se décida enfin à faire un pas et se laissa tomber à genoux sur le sol. En frémissant légèrement, il serra le corps de Gohenlass contre lui, s'attardant quelques secondes le temps de déposer un baiser à la racine de ses cheveux et de lui murmurer une dernière fois combien il pouvait l'aimer.

Puis, il se pencha et déposa doucement sa dépouille au fond du trou. Sa main caressa une dernière fois sa joue avant de se tourner en direction de Legolas et Tauriel. Les deux jeunes elfes se rapprochèrent, se laissant tomber à ses côtés. Ils pleuraient et ils tremblaient toujours. Tauriel tendit elle aussi la main, caressant une dernière fois sa peau.

- Tu me manques, murmura-t-elle en larmes.

Elle faillit s'évanouir et Legolas la rattrapa par les épaules pendant que son père recouvrait la dépouille de leur ami d'un fin linceul brodé. Lui aussi ne pouvait pas s'arrêter de pleurer et tout en plongeant ses mains dans la terre pour recouvrir le corps de son enfants, il adressa une prière à ceux qu'il avait déjà perdu et qui reposaient là, à ses côtés.

- Prenez soin de lui, dites lui à quel point je l'aime… Un jour nous serons tous réunis…


[1] Je t'aime.