Coucou, chers , oulà ça fait un bail que je suis pas venu.e ! (Regarde la date du dernier post) Ah oui quand même ! ^^'

Je reviens pas la hôte vide ne vous inquiétez pas ho ho ho ... mon imitation du Père Noël est à revoir ... bref ! Sans plus de blablas je vous laisse lire ce chapitre (où rien ne m'appartient bien sur !), qui est sous des auspices festifs, en vous souhaitant une très bonne lecture ! ^^

Chapitre 46 - Un Noël en famille

Sirius arbore une mine très concentrée, la langue sortant de sa bouche est pincée par un rictus prudent avec des yeux plissés, alors qu'il termine une tâche délicate avec la plus grande déférence ; voulant de toute évidence qu'elle soit convenablement accomplie.

Une fois que la nappe mordorée ait bien été mise sur la table, bien au carré et lissée sur le meuble, l'ancien Griffondor souffle un bon coup et d'un geste de baguette, attire à lui les multiples couverts pour le repas festif qui s'annonce ; des assiettes et des bols en porcelaine, quatre paires de trois fourchettes et couteaux en inox imitant l'argent, des serviettes blanches en tissus et des verres à vin en cristal.

Le tout est disposé au millimètre près, bien parallèle par rapport aux couverts d'en face, bien droit et rangés méticuleusement comme dans un restaurant gastronomique, puis complété avec un repose-plat en bois clair, deux bougies Moldues à parfait, la table est prête !

"Alors le sac à puces, tu as enfin terminé ta mission super importante ? Tu sais que tu aurais pu faire ça hier soir avant d'aller te coucher, comme pour les cadeaux." rétorque narquoisement son fils, comme à son habitude finement moqueur envers son père.

"Joyeux Noël à toi aussi Bambi ! Pour te répondre, j'étais trop fatigué hier soir, et puis j'avais la flemme. En plus notre journée de Duel, la visite à Los Angeles et celle en Irlande pour voir nos amis m'ont quelque peu épuisé." dit Sirius, tirant la langue à son fils.

"Et bien il fallait pas passer toute la nuit dans cette boite Moldue, au moins tu ne t'es pas incrusté dans la soirée de Véra et Lyanna après leur passage en discothèque. Je ne suis pas sûr qu'elles auraient apprécié de supporter un vieux clébard dans la chambre à coucher. Joyeux Noël au fait !" sourit le jeune sociopathe d'un air faussement angélique.

Sirius proteste sur le fait qu'il n'est pas vieux, il n'a que 31 ans pas trois décennies de plus, et puis pour sa défense il a perdu l'habitude de faire la fête jusqu'à 5 h du matin. Harry ricane en avisant la décoration du salon, faisant fi des protestions somme toutes légitimes de l'ancien Griffondor concernant son âge, puis sur sa faculté à ne pas s'incruster dans les domaines privés.

Dans un coin de la pièce, l'animagus chien a mis un sapin richement décorer de taille moyenne, aux couleurs de Griffondor avec des boules rouges pailletées d'or, mais aussi de Serpentard avec les guirlandes vertes et argentées.

En dessous se trouvent les traditionnels cadeaux destinés à leurs invités, sur les murs, il y a des guirlandes bleues et dorées, sans compter des loupiotes multicolores sur les meubles de la pièce - pour l'instant elles sont éteintes, mais dans l'obscurité cela donne un bon résultat.

Non vraiment, Sirius s'est donné beaucoup de mal depuis les aurores, pour préparer tout cela et si le jeune garçon en croit les odeurs alléchantes provenant de la cuisine, il n'y a pas que sur la préparation de la table et du salon que le beau brun s'est démené !

Même s'il est toujours en pyjama contrairement à lui, Harry ne va pas le juger sur cet état de fait.

"Bien, la nourriture est presque cuite, je vais choisir le vin, tu veux me donner ton avis ?" déclare Sirius, regardant l'heure défilant lentement - leurs invités arriveront à 13 h et il n'est que 11 h 30, il a encore un peu de temps devant lui.

Une fois le vin choisi, un bon rouge de 1960 venant des vignes Potter en Italie, bien parfumé aux épices et à la robe d'un beau rouge sombre, Sirius sort la nourriture du four et la met sous un sort de conservation, avant de filer se préparer.

Lorsqu'il ressort de la salle de bain, le jeune homme s'est passé une chemise grise avec un pantalon blanc et une cravate de même couleur, ses cheveux sont légèrement décoiffés, son menton est rasé de près et son parfum Moldu se mêle avec le gel douche aux fruits rouges.

Harry quant à lui, n'est pas en reste avec cette élégance décontractée : cravate et pantalon noir sur une chemise rouge sombre - pour changer du vert, du bleu et du sacro-saint blanc ! -, avec sa coiffure habituelle quand il n'est pas à Poudlard (c'est à dire autre chose que ce foutu nid de pies !) et un peu d'eau de Cologne ; Sirius lui a permit cette excentricité en ce jour de fête.

Les deux sorciers ont convenu d'avoir des apparats décontractés, tout comme un repas sans chichis, une ambiance simple, des discussions légères ... en bref, un repas de midi tardif suivit par une après-midi spécialement réservée pour une promenade en ville, puis ils reviendront ici afin de déballer les cadeaux.

Ensuite, ils feront la fête dans le bar en bas - fermé en ce jour de Noël, ils l'auront pour eux tout seuls - pour mettre de la musique, danser, jouer aux jeux se trouvant dans l'habitacle festif et bien sûr, boire pour les adultes.

Il a été convenu que Remus et Drusilla passeront la nuit et la matinée chez eux, l'ancien Griffondor dormira avec son père bien sur, et la barmaid sera avec Harry - qui ne rechigne pas à partager son lit avec son invitée ; ce sera toujours mieux que le canapé après tout !

Une sonnerie de porte retentit dans l'appartement, lorsque Harry l'ouvre, une avalanche de bras s'abat aussitôt sur sa personne - le crispant légèrement -, mais il se détendit en humant les odeurs familières des invités et un fin sourire brise son visage, d'habitude de marbre.

"Salut Lunard, salut Drusilla ... ça fait plaisir de vous voir, mais si vous pouvez me lâcher avant que je ne m'étouffe ce serait encore mieux !" ricane le jeune garçon, alors que les deux loups-garous le relâche enfin.

La jeune femme est vêtue d'un jean bleu avec une chemise blanche, l'Italienne a coiffé ses cheveux en de multiples tresses fines, ses yeux améthystes sont souligner de mascara - cela met son visage en valeur - et elle utilise un parfum pour homme qui lui allait à ravir ; brillamment assorti avec son sourire pétillant.

Quant à Remus, il est vêtu d'une chemise et d'un pantalon gris-clair, avec une cravate mordorée, le même parfum épicé que la brune et le visage parfaitement dégagé de toute barbe et des cheveux arborant une coupe d'entretien toute fraîche ; il est tout aussi souriant que sa comparse.

Le jeune garçon les laisse entrer dans le vestibule, les débarrassant de leurs trench-coats et écharpes, en voyant l'homme de sa vie, Sirius eut un grand sourire sur son visage paraissant soudainement plus jeune, ses yeux pétillants de bonheur et son aura débordante d'amour, il fonce littéralement dans les bras de son loup.

Loup qui l'accueille avec un sourire tout aussi grand, ses lèvres réceptionnant celles de son aimé avec tendresse, pour se mouvoir ensuite avec une douce passion, humant profondément l'odeur de son compagnon ; boisée et forte par un parfum sans doute Moldu, mais aussi celle plus douce et fruitée d'un gel douche, un régal pour ses sens lupins !

Quelques raclements de gorge les coupent dans leur échange buccal passionné, Drusilla et Harry roulant des yeux devant cet étalage de passion, faisant cesser ce baiser digne du film de Hitchcock "Les Enchaînés" où à la fin, les deux protagonistes partagent un moment d'intimité si intense, que le réalisateur a dû remonter la scène pour éviter la censure du Code Hays !

"Bon les deux amoureux, ça suffit les effusions d'émotions, on a comprit que vous êtes content de vous retrouvez !" soupire Drusilla, de façon faussement mélodramatique.

"Je crois bien que sur ce point-là, je suis d'accord avec Drusilla ! Arrêtez de vous embrasser comme des collégiens en manque, il faudrait plutôt passer à table. Et par pitié restez chastes cette nuit !" ricane Harry, son regard moqueur.

Sirius lui tire la langue en réponse, mais invite promptement ses invités à s'asseoir et de trois coups de baguettes, attire la bouteille de vin ainsi que les deux entrées ; huîtres au citron et du foie gras au miel - un classique en somme.

Harry supplie son père de lui donner un peu de vin, au moins un fond pour goûter ! Mais Sirius ne cède pas, tout Remus et même Drusilla, comme quoi les yeux doux du jeune sociopathe ne peuvent pas corrompre tout le monde, l'Italienne s'amuse même à embêter le jeune Serpentard, en lui faisant une mauvaise blague sur les huîtres.

La tête dégoûtée du jeune garçon fait rire son père et le compagnon de celui-ci, tandis que Drusilla pique les dits mollusques de son neveu de cœur avec un grand sourire gourmand, Sirius a pitié de son fils et lui redonne un supplément de foie gras ; se retenant visiblement de rire devant la déconfiture de Harry.

"Arrêtez de rire de moi, bande de sacs à puces, sinon je vais vous donner du vermifuge." grogne le brun, faussement en colère.

"Oulalala ! Sac à puces ? Dis donc Patmol, tu avais raison à propos de Bambi, il a beaucoup de répondant !" sourit Remus, le regard malicieux.

Les protestions furent noyées sous leur appétit, en un rien de temps, l'entrée est avalée et la moitié de la bouteille déjà vide, l'ambiance allait bon train entre les discussions et les rires tonitruants ; Harry jurant à Drusilla que sa vengeance sera terrible, la jeune femme répondit qu'elle attendait cette dernière de pieds fermes .

Sirius et Remus s'absentent un moment, pour mettre les couverts de l'entrée dans le lave-vaisselle et ramener le plat de résistance avec le bol de sauce à table, du moins c'est ce qu'ils devraient faire car leur présence en cuisine dépasse largement le délai de cette mission !

Mais Harry et Drusilla ne leur feront pas des remarques à ce sujet, ni même des moqueries ou des sous-entendus, car bon le couple mérite bien des instants solitaires pour se retrouver, et en plus cela permet de digérer un peu ! Parce que le foie gras c'est bon, mais ça prend de la place mine de rien.

"Et nous revoilà enfin, ma chère Drusilla et mon cher Harry, Rem' et moi on vous présente la dinde façon Potter !" sourit Sirius, d'une voix claironnante.

"Super Patmol ! Doit-on lui dire bonjour comme si elle était notre invitée, ou bien lui servir du thé ?" se moque son fils, regardant la dite volaille d'un œil gourmand.

"Ha ha ha, très drôle Bambi ! Sache que tes grands-parents savaient merveilleusement cuisiner la dinde, j'ai réussi à leur piquer la recette en toute légalité." sourit Sirius, découpant soigneusement le défunt volatile avec des gestes experts.

"En toute légalité ? Patmol, Fleamont t'a littéralement transmis la dite recette avec un air cérémonieux, il n'y rien d'illégal ou d'épatant là-dedans mon chéri." rétorque son compagnon, lui faisant un baiser sur la tempe pour atténuer la moquerie, même si le beau brun n'a pas l'air de lui en tenir rigueur.

"Moi je trouve ton faux récit épique Sirius, et puis ça l'air bon ! Ça sent ... le poivre, plusieurs fruits, mais aussi l'alcool et quelque chose de sucré. Du moins je crois, parce que tu as bien rôti la viande, donc l'odeur de la chair camoufle le reste." essaie de deviner Drusilla, inspectant son morceau avec attention.

Sirius valide l'hypothèse de la louve, confirmant que la farce comprend des figues, des raisins et des pommes qui ont bien baignés dans du cognac et du miel, il y a également de la sauce au poivre à mettre sur la viande ; une recette familiale qui a toujours porté ses fruits - sans faire un jeu de mots plutôt facile.

Une fois la dinde presque finie, tout le monde complimente l'ancien prisonnier, qui comme à son habitude accueille les compliments avec la fierté d'un paon et comme pour l'entrée, les deux amoureux mettent les couverts dans la machine Moldue, prenant bien leur temps afin de ne pas "renverser" quoique ce soit.

"Ce serait malheureux si ton père venait à casser une assiette, en plus ça porte malheur donc il faut qu'il fasse attention." rétorque la brune au jeune Serpentard, avec un regard complice qui lui est rendu par son hôte.

Le dessert se compose de verrines de tiramisu au chocolat, afin de terminer leur repas par quelque chose de léger ou du moins facilement mangeable. Dire qu'ils doivent sortir dehors, afin d'admirer les atours festifs de la ville, cela s'annonce compliquer de par leur estomac plein !

Et pourtant ils sont en train de mettre leurs vêtements chauds, une demi-heure à peine après avoir fini leur repas, le froid ne les atteint pas du tout tant leurs corps sont protégés par la nourriture, ce qui n'est pas plus mal.

Les deux anciens Griffondors marchent main dans la main, les doigts enlacés et les bras également soudés l'un à l'autre par le pli du coude, faisant fi des regards tantôt méprisants et dégoûtés, tantôt attendris. Mais aussi aux murmures, pleins d'indiscrétions et de venin pour certaines personnes, alors que leurs regards et leurs sourires sont clairement amoureux.

Drusilla et Harry les regardent avec un sourire, dénué de moquerie cette fois, marchant à côté des deux amoureux dont les mines enjouées et heureuses sont illuminées par les décorations urbaines de cette fête de Noël, aux couleurs très chatoyantes contrastant avec les murs gris des immeubles et la neige tombant d'un ciel pâle.

L'ambiance est festive, les enfants jouent et rient bruyamment - courant à droite et à gauche, sautillant sur place - mais Harry ne peut leur en tenir rigueur en ce jour de célébration, dans sa grande mansuétude il aide même une fillette à se relever après une chute spectaculaire, se récoltant par la suite un sourire de remerciement édenté et d'un "Merzi monzieur" zozotant.

Drusilla le taquine alors sur le fait qu'il a maintenant une troisième fiancée, à cela le jeune garçon lui répondit avec une grimace dégoûtée et un regard gêné, arguant que ses deux promis lui suffisent merci bien et qu'il n'est pas du genre infidèle à ses engagements ; de plus cette gamine n'a que cinq ans et elle est sans doute Moldue à 100%

"Hahahahaha, c'est vraiment trop facile de t'avoir Harry !" rit l'Italienne de son rire clair et fort, donnant une boutade à celui qu'elle considère comme son neveu ; tout comme elle considère Remus et Sirius comme les frères qu'elle aurait voulue avoir lorsque à l'âge de cette petite, elle soumettait ce vœu à sa mère.

"C'est parce que mon cerveau est pollué par notre gargantuesque repas, c'est pour ça. Tu n'as aucun mérite sac à puces numéro 3." sourit moqueusement le jeune garçon, riant doucement à la mine faussement scandalisée de la louve, qui lui demande d'un air outré "Comment ça numéro 3 ? Je suis pas ta préférée ?!"

"Mais si tante Drusilla, tu es ma boule de poil préférée ! En plus tu ne sens pas le chien mouillé comme Patmol je parie." déclare Harry, laissant échapper la dénomination familiale, sans même s'en rendre compte ou rattraper maladroitement le coup, une fois qu'il a compris la première partie de sa phrase.

Par contre le regard heureux de la jeune femme, son visage s'illuminant d'un magnifique sourire et même d'une discrète larme de bonheur perlant de son œil, lui prouve que la louve n'a pas fait une impasse auditive sur l'affirmation filiale bien au contraire, ses sens lupins ont bien entendu le mot en question et son cerveau n'a pas tardé à analyser l'information.

"Harry ... euh, whoa, je ... je sais pas quoi dire. Je suis follement heureuse et honorée que tu m'accepte comme une tante, moi qui te vois comme un neveu depuis un certain temps, je n'osais pas te le dire à cause de ton vécu. Oh par Merlin je suis heureuse !" s'exclame Drusilla alliant le geste à la parole, sautillant comme une jeune fille avant de prendre son désormais neveu dans les bras.

Neveu de cœur qui, pour une fois depuis son entrevue avec le vieux fou, fissure son masque de sociopathe afin de rendre l'accolade, désormais plus filiale qu'amicale, en murmurant à la louve que lui aussi est heureux d'avoir enfin une tante digne de ce nom. De leur côté Remus et Sirius sont inconscients de ce spectacle attendrissant, plongés dans leur propre monde.

Leur promenade se poursuivit dans toute la ville, bravant le froid du vent et les flocons de neige atterrissant dans leurs yeux, ils passent leur après-midi à admirer les décorations jusqu'à en avoir mal au jambes et froid au visage, pourtant l'ambiance chatoyante et festive compense largement ces sensations désagréables.

Lorsqu'ils rentrent pourtant, ils ne nient pas à quel point il est agréable pour eux de rentrer dans cet appartement bien chauffé, Sirius propose une grande tasse de thé bien chaud pour tout le monde afin de se requinquer, chose qui fut dûment acceptée et une fois que chacun à sa tasse en main, le maître des lieux invite tout le monde à ouvrir ses cadeaux.

Drusilla ouvre les siens en premier - honneur aux Dames, comme on dit - et elle fut ravie de ses présents vestimentaires, se passant même le blouson faisant aviateur pour l'essayer avec un grand sourire, mais aussi une boucle d'oreille en plaqué or, avec une plume d'Augurey améthyste et noire au bout - cadeau de Remus.

"Merci beaucoup les garçons ! J'adore vos cadeaux, il fallait justement que je refasse ma garde-robe, j'en avais marre d'avoir les mêmes fringues dans mon placard !" remercie la brune, avec un grand sourire en enlaçant ses amis, avec une étreinte d'ours dont elle a le secret.

Puis c'est au tour de Remus d'ouvrir ses présents, l'ancien Griffondor est ravit d'avoir tout ces livres à lire - lui qui adore la lecture -, de la part de Drusilla il a un bon pour un tatouage "spécial couple" afin de se faire faire tatouer quelque chose en particulier ; le couple apprécia le cadeau à sa juste valeur.

"Merci beaucoup pour ce cadeau Dru', même si je suis pas trop porter sur les tatouages, j'ai bien envie de montrer mon amour pour mon Sirius. Tiens, j'ai faillis oublier ce dernier paquet ... oh, oh ! Hem hum ..." rougit soudainement le jeune homme, découvrant le fameux livre à la couverture écarlate.

Le visage des deux anciens Griffondors est aussi rouges que le dit livre, Drusilla prend doucement celui-ci avec un visage emprunt de curiosité, avant de s'écrouler par terre riant à gorge déployée en lisant le titre inscrit sur la couverture du bouquin ; qui est vraisemblablement quelques écrits de nature érotique, comprit lentement Harry - ricanant à son tour d'un air amusé.

Cela explique bien pourquoi les deux amoureux se sont transformés en tomates, raclant sans cesse leurs gorges plein d'embarras et essayant de retrouver contenance avec des bafouillements faussement explicatifs pour Sirius, et un visage subitement intéressé par le plancher pour Remus.

Après cet intermède fait de rires moqueurs et d'embarras, c'est au tour de Sirius de déballer ses cadeaux : de la part de Drusilla il reçoit un manteau en faux-cuir bordeaux à la coupe plutôt classieuse, de la part de Remus il reçoit une bague en or blanc avec un topaze dessus. Ce cadeau-là lui fait particulièrement plaisir, car le solitaire lui fait penser aux prunelles mordorées de son compagnon.

Mais celui de Harry, qui lui paraissait petit et fin, lui fait plus que plaisir ...

"Un voyage bien-être en amoureux à Miami, pendant deux semaines à partir du 10 Février ?! Mais Harry, c'est ... c'est formidable ! Merci beaucoup mon fils !" s'écrit joyeusement le brun, prenant son fils dans les bras avec des yeux tellement pétillants que les étoiles paraissent fades à côté.

Remus jette un coup d'œil au carton d'invitation : ébahi par ce que son aimé vient de dire, n'arrivant pas à analyser la première phrase énoncée. Avant de lui aussi se mettre à sourire, un grand sourire lumineux et presque enfantin le rendant soudainement plus jeune - comme un adolescent à qui sa moitié vient d'accepter de sortir avec lui.

"Oh par Merlin merci Harry ! Merci beaucoup ... merci, merci !" déclare également le jeune loup, prenant lui aussi son futur beau-fils dans ses bras.

Drusilla les regarde tous d'un air attendri, félicitant mentalement Harry de son idée plus que formidable : un voyage en amoureux, le premier de leur vie de couple ! Car à cause de la Guerre ils n'ont jamais pu partir, pour des raisons évidentes, à cause de leurs missions qui venaient à grands nombres et de leurs vies professionnelles.

Le peu de repos qu'ils avaient, ils les ont passés avec leurs amis sorciers - ou Moldus -, avec des sorties ou des repas, ou tout simplement traîner par-ci par-là ... et bien sur, ils se planquent chez eux, entre deux combats magiques éreintants, donc pas de sorties en amoureux dans cette sombre perspective.

Et pour ce qui est de leurs entrevues "Post-Retrouvailles", aucun des deux n'a jamais osé franchir ce pas, retardant la proposition car bien trop hésitant, Sirius accordant du temps à Remus de vouloir avancer sur ce terrain-là ; être seul avec lui sans personne qu'ils connaissent autour d'eux, dans un endroit inconnu et en s'amusant comme de jeunes amoureux.

Du coup, le cadeau de Harry est formidable, absolument fantastique et même attentionné de sa part ! Le jeune garçon arbore un visage presque emprunt de modestie, presque étant le mot clé car en fait, il est fier comme un paon d'avoir eu cette idée et il se fait une note mentale d'aller de nouveau remercier la si gentille commerçante !

"Tu n'as pas eu de problèmes particuliers avec le vendeur ou la vendeuse, quand tu as acheté ces cadeaux ?" demande doucement Drusilla, une fois que tout le monde s'est calmé.

"Non non ça va, elle était juste étonnée mais au final ça l'a attendrie, elle a cru à une histoire que j'ai un peu inventée, apparemment tu es à la fois l'ex-compagne de mon père, et l'amie du compagnon de mon père Drusilla. Ce n'est pas moi qui l'ai dis, c'est la commerçante qui se l'est imaginé." sourit moqueusement le jeune garçon, alors que le visage de la jeune femme se peint d'un embarras teinté d'incompréhension.

"Haha, encore une qui regarde trop les Soap-opera ! Franchement c'est tarabiscoter comme truc !" rit Sirius, de son aboiement canin, alors que Remus se retient de rire devant l'image mentale imaginer par son esprit.

"Aller les enfants on arrête de s'amuser, c'est au tour de Harry d'ouvrir ses cadeaux." ricane Remus, se mettant visiblement en mode "Maraudeur", un sourire en coin et des yeux pétillants le rendant séduisant, tout comme la joie visible sur son faciès illuminé.

De la part du loup-garou, il reçoit un roman de fiction sorcier écrit par Evan Tourdesac - l'arrière petit-neveu de Bathilda -, qui a tout juste 20 ans mais déjà promis au succès, au vu du résumé et de la première couverture Harry sent que cela ne sera pas démérité ; il ressent aussitôt de la curiosité envers le livre et dû repousser l'envie de le dévorer, surtout qu'il fait bien 400 pages !

Drusilla lui offre un brassard en cuir d'hippogriffe blanc, bordé de soie verte et une constellation gravée par de minuscules saphirs incrustés sur le dessus, il est charmé pour résister aux sortilèges allant de "basiques" à "modérés" bien sur, mais aussi à l'empoignade par un adversaire téméraire et c'est là que les bordures en soie agissent .

L'Italienne lui explique que dans son pays natal, au lieu d'employer entièrement des protections en cuir, les sorciers utilisent aussi de la soie provenant d'une espèce de papillon magique appelé "Tissard Vénitien", qui est aussi imposant qu'une télévision mais inoffensif voire indolent ; quand ils se reproduisent ou meurent, ils laissent derrière eux une sorte de grand nid confortable.

Grand nid qu'il ne faut surtout pas toucher à mains nues ! Car les filins le composant contiennent une substance mi-liquide mi-solide qui peut paralyser l'adversaire, et le faire halluciner pendant une bonne heure !

Et cette toile une fois nettoyer, puis transformer en soie et asperger de protection magique, est capable de fournir une défense très efficace : repoussant l'adversaire sur deux mètres de par la potion, et de par ses propriétés initiales transforme le.a malchanceux.e en hippie planant à plusieurs mètres - un peu comme une drogue Moldue.

De ce fait, la présence de ces bordures de 2 centimètres de large ne sont pas faites pour décorer, loin de là ! Quant aux saphirs gravés, ce sont des réserves de Magie, permettant tout simplement d'en avoir un petit stock pour se soigner au cas ou, se défendre sans lancer de sorts ou bien intensifier ses attaques.

"Je savais pas trop quoi t'offrir, mais je me suis dis que tu aurais besoin de ce genre de truc, au cas ou. Certes t'es un peu jeune pour avoir ce type d'équipement, mais ... et bien, je tiens à toi tout comme les deux autres zigotos, donc je pense que tu dois avoir ce brassard. J'ai demandé au vendeur de graver la constellation de l'Hydre." explique timidement la louve.

"Merci beaucoup pour ce superbe cadeau tante Drusilla, il est magnifique !" s'exclame doucement le jeune garçon, passant le bout de son doigt sur la reliure du cuir et l'aspérité provoqué par les petites pierres, évitant de toucher la partie en soie en admirant le tissu vert clair et fin ; il ne voulait pas finir en position latérale de sécurité merci bien !

"Attend une minute ... viens-tu enfin d'appeler Dru' 'tante' ? Ben par Merlin il était temps que tu te décide mon fils !" s'exclame joyeusement Sirius, avec une certaine émotion, approuvé par Remus qui sourit d'un air de celui qui s'y attendait depuis le départ.

Harry passe alors au dernier cadeau, celui de Sirius en toute logique, et quelle ne fut pas sa surprise de découvrir deux billets pour un match de Quidditch qui se déroulera dans trois ans et quelques mois, soit en Août 1994 et comble de la surprise, c'est lors d'un événement particulier ...

"Tu ... tu m'as acheté des places dans la Loge Ministérielle pour la Coupe du Monde de Quidditch ?! Sirius, c'est trop génial ! Merci beaucoup !" dit le jeune garçon, dont les yeux pétillent comme du champagne et dont le visage de marbre est brisé par un sourire sincèrement heureux.

"Et ouais ! Lucius m'a dit que les places sont déjà en vente, du coup je suis allé au Ministère avec mon Glamour pour acheter les billets, le jour où on a fait les achats de Noël. Et évidement on ira dans ton nouvel hôtel et sous déguisement Moldus, Remus et Drusilla iront avec nous, tout comme les Malefoy et les Greengrass. Théodore n'aimant pas le Quidditch, restera dans la chambre." explique le beau brun.

Harry confirme par deux fois à quel point ce cadeau est formidable, tout comme le fait que les deux loups viennent aussi, de même que les familles de ses deux fiancés. Il est heureux de se savoir dans la Loge Ministérielle, là où l'acoustique est meilleure tout comme la vue sur le stade, sans compter que les spectateurs peuvent être assis de par l'installation particulière ...

"Et maintenant, il faut que tu ouvre les cadeaux de tes amis ! Tu commence par qui ? Drago ?" demande Sirius, encore fier de l'effet produit par son cadeau.

Son fiancé lui a offert un magnifique Nimbus 2000, arguant avec un petit mot qu'ils pourront s'exercer au vol chez lui, quand le temps s'y prêtera ... cela n'était ni plus ni moins qu'une invitation, en plus d'un beau cadeau.

Son manche élégant est d'un beau bois clair, vernis d'un liquide foncé avec la marque de l'objet écrite en lettre d'or, sa brosse faite de brindilles courbées est tout aussi élégantes et lisses, son repose-pied est en cuivre clair. La forme du manche garantit sans aucun doute un très bon aérodynamisme, une bonne maniabilité et même une sacrée allure esthétique !

"Joli cadeau ! Le jeune Malefoy doit être un sacré connaisseur en Quidditch." dit doucement Remus, inspectant le bois lissé par une manufacture compétente.

Le cadeau de sa promise est une belle cape de voyage, en tissu gris-foncé et à la coupe semblable à celle de la période Victorienne, avec des arabesques blanches et trois fermoirs en cuir noir classique, au toucher c'était un peu rugueux - sans doute qu'il peut servir en temps de pluie - et épais, idéal pour encaisser la neige et le froid.

Celui de Neville est un joli petit citronnier, qui fait des citrons non pas jaunes ou verts, mais d'un joli orange, une originalité venant de ses serres familiales que le jeune Poufsouffle adore par-dessus tout, sans compter que contrairement à ses "confrères" méditerranéens le petit arbuste (qui n'a pas encore de citrons) produit les dits fruits d'une belle couleur orangée.

"Original ! Ça ressemblera à des oranges vues de loin, ce serait une bonne idée de farce ça !" dit Drusilla, un sourire et un regard complice envers le second brun de la pièce, tandis que Harry roule des yeux devant ces enfantillages, décidant de poser le petit arbuste dans un coin du salon.

Susan lui a offert un roman sorcier interactif, avec plusieurs choix et fins possibles, faisant apparemment parti d'une saga de sept tomes portant sur le thème de la Chevalerie Sorcière, ce présent intéresse grandement Harry - qui n'a jamais lu ce genre de livres.

Blaise lui a offert une laque non grasse afin de se coiffer les cheveux, et ce de n'importe quelle manière, sachant qu'il protège de la pluie et du froid très intense, la laque en question est bleue aux reflets dorés ; plutôt sympathique comme cadeau, Harry a hâte de l'essayer.

Et pour ce qui est de Théodore, il lui a juste offert une carte de vœux à la prose très poétique, Harry ne s'en offusque pas, car il sait bien que l'Héritier Nott n'est pas du genre à offrir et recevoir des cadeaux, ne sachant pas comment faire car il n'a pas été élevé dans cette optique détendue, en revanche le jeune Serpentard sait très bien écrire des poésies de toutes sortes !

Combien de fois Harry et les autres l'ont vu écrire des pamphlets ou des poèmes (et pleins d'autres écrits du même genre), pendant des heures avec un air mélancolique mais la main sûre d'elle, tout comme sa réflexion d'écrivain ; du coup Harry sait de source sûre que le petit cadeau de son ami est bien écrit - Sirius lui propose de le lire demain, en privé.

"Bien ! Maintenant que nous avons tous déballer nos cadeaux, que diriez-vous que l'on continue notre fête en bas ? Avec de bonne musique et du bon alcool, sauf pour toi Harry, et qu'on danse jusqu'à deux ou trois heures du matin !" Se lève d'un coup Sirius, avec un grand sourire enfantin.

Chacun répondit par l'affirmative, avec un sourire tout aussi identique et une envie de faire la fête toute aussi présente que l'animagus chien, ils descendent en bas où le bar est baigné dans le noir total et pas seulement à cause des rideaux, mais parce que la nuit hivernale est tombée depuis une bonne heure, seul les reflets des lampadaires coupent l'obscurité en tranches.

Sirius se dirige vers le boîtier électrique, afin d'allumer les lumières du bar et les néons rouges et verts de la salle, ensuite il sort des verres différents, allume le juke-box et après une petite réflexion il se décide pour du rock des années 50 ; musiques qu'ils ont souvent écouté lors de leur petite enfance, surtout dans la ville natale de Drusilla qui est restée bloquer dans cette époque.

Harry et Drusilla dansent ensemble le twist, tandis que les deux amoureux dansent une danse typique de l'époque qui se résume à faire des acrobaties, à sautiller et à tournoyer à 20 km/h, les quatre sorciers rient en dansant - surtout qu'au final, leurs pas sont devenus brouillons -, avant de mettre la musique en sourdine pour s'asseoir afin de siroter un peu d'alcool ...

"Alors voilà de l'eau pour toi Harry, Remus je sais que tu aime le Whisky Pur Malt tout comme moi, on est Anglais après tout ! Drusilla je te sers quoi ?" propose le beau brun, derrière le bar et servant les boissons, mettant de la glace dans le verre de Remus et un peu de Gin dans le sien ; il a toujours aimé les alcools forts !

"Moi je prendrais plusieurs shots de Tequila ! J'adore les shots, y a rien de mieux pour se mettre dans l'ambiance !" déclame la jeune femme, les yeux pétillants de gourmandise à la vue des bouteilles.

Sirius lui sert cinq shooter remplis de Tequila, avec un peu de jus citronné et de sel dedans, suivant les recommandations de la jeune femme, qui parle par expérience. Les trois autres l'admirèrent absorber le liquide alcoolisé et corsé, béat d'admiration devant la maîtrise de l'Italienne et telle une magicienne, elle fait une révérence sous les applaudissements de ses spectateurs.

"Joli coup, mais je te parie que je peux en faire autant !" se vante Sirius, se servant le même liquide dans les mêmes types de verres, puis ensuite l'avaler de manière toute aussi impressionnante ; malgré les années il a gardé ce don de fêtard - lui, Marlène et James étaient les plus portés sur la fête que Lily, Remus et le Traître.

Et en effet, pendant que Remus se servait d'un autre verre de Whisky, Sirius accomplit son petit pari personnel et comme il n'y a aucun.e gagnant.e, chacun s'offrit mutuellement un verre de Vodka avant de repartir sur la piste de danse, où cette fois-ci le beau brun met de la musique des années 60 - qu'ils ont également écoutés dans leur enfance et leur jeune adolescence.

Après moult musiques rapides et trépidantes, mais aussi celles un peu plus lentes appartenant à la Soul, au Blues et Jazz, Sirius met une chanson romantique - une valse chantée par un groupe d'hommes Afro-Américains, dont le sujet est de garder la dernière danse pour l'être aimé, quand bien même les danses précédentes ont été accordées à d'autres.

Cela étonne beaucoup les trois autres, mais Remus accepte la main tendue de son compagnon avec un air énamouré, alors que le brun le regarde presque hypnotisé et que les premiers mots de la chanson résonnent dans la pièce, doucement chanté par un homme sincère dans ses paroles et au rythme musical doux.

Drusilla et Harry se sont assis sur les tabourets du bar, laissant la piste pour les deux amoureux perdus dans leur monde, se souriant comme si rien ne les avaient séparés durant une grosse décennie, comme s'il n'y avait aucun fantômes du passé hantant Sirius, ou bien l'ombre des conquêtes malheureuses de Remus.

Rien ne pouvait troubler leur danse, parfaitement chorégraphier d'ailleurs ! Le beau brun mène son partenaire de manière énergique mais pas brusque, tandis que Remus se révèle aux yeux des deux autres, un très bon danseur tout en souplesse.

Les deux hommes sont dans un accord parfait, aussi bien avec la chanson en elle-même qu'entre eux de part leurs regards et leurs gestes, et tandis que cette dernière va sur sa fin avec une musique se faisant discrète - disparaissant presque -, la voix du chanteur prend des intonations plus langoureuses, Sirius saisit son compagnon par la hanche d'un bras.

Et sous les yeux impressionnés de Drusilla et de Harry, l'ancien Griffondor soulève littéralement son loup en le faisant tourner, tandis que celui-ci a enroulé une jambe autour de son partenaire et lorsque les dernières notes de musiques envahissent la pièce, les deux hommes partagent un baiser langoureux et tendre, s'arrêtant de bouger au même titre que la chanson.

Sans pouvoir se retenir les spectateurs applaudissent doucement les danseurs, alors que Harry reconnaît en lui-même que cet instant romantique lui a donné d'inattendus frissons et qu'un sourire que l'on peut qualifier d'attendri est apparut sur son visage, Drusilla est dans le même état si ce n'est qu'elle a discrètement essuyé une larme d'émotion.

Même si la jeune femme aime son célibat, et que le romantisme gnangnan c'est pas son truc, son loup intérieur et elle-même ont été littéralement aspirés à la vue de cette scène, une résolution commence à pointer dans son esprit ; chercher plus activement son compagnon ou sa compagne !

Les deux amoureux, qui ont l'air subitement plus jeunes de dix ans, sortent petit à petit de leur monde sous un silence léger et troubler par le vent soufflant à l'extérieur, Drusilla s'est réfugiée derrière le bar pour servir un cocktail sans alcool à Harry et avec pour eux trois ... Sirius est bien gentil avec son bon Whisky et sa délicieuse Tequila, sans compter cette délicate Vodka !

Mais ici c'était elle la pro du shooter, des mélanges et du grand domaine de l'Alcool ! Donc elle va concocter un peu de punch au Rhum bien corsé, avec un peu de liqueur à la fraise et du citron, et une boisson sans gnôle pour Harry, histoire de ne pas perdre la main.

Par ailleurs elle reçoit avec joie les nombreux compliments des trois autres, qui applaudissent son savoir-faire en dégustant leurs boissons avant de repartir danser sur de la musique des années 70, puis 80 en riant comme des bienheureux, le punch dignement honoré.

Surtout Sirius et Drusilla, qui rient à s'en étouffer les bronches tant l'alcool est présent dans leur organisme, ils sont tellement ivres qu'ils dansent le tango sur une chanson d'une certaine Céline Dion ... enfin, du moins ça ressemble vaguement à du tango, selon les avis de Remus - un peu pompette, mais plus lucide - et de Harry ça ressemble à aucune danse connue, tant les gestes sont hasardeux et les pas désordonnés.

La soirée se termine à trois heures du matin, Sirius propose à Harry et ses invités de prendre une douche et de se coucher, quant à lui il rangera tout le bazar dans le bar et le salon, mais aussi ce qu'il y a dans le lave-vaisselle, comme ça c'est fait ! Demain ils pourront tous faire la grasse matinée, sans avoir la joie de devoir tout ranger, surtout qu'ils auront le courage de ne rien faire.

Sirius prend avec plaisir une bonne douche chaude, puis il entre dans sa chambre et regarde son Remus avec un sourire mi-tendre mi-amusé : son compagnon est déjà endormi et enfoui sous les couvertures, la bouche entre-ouverte laissant échapper un petit ronflement, coucher en position fœtale et presque recroqueviller ; avait-il froid ou il sentait juste esseulé dans ce lit inconnu ?

Vérifiant une dernière fois que le chauffage Moldu est bien mis, Sirius avale rapidement une potion anti-gueule de bois, car on peut dire qu'ils ont bien bu ! Pour sur qu'ils auraient eut un gros mal de tête demain, si le beau brun n'avait pas eu la présence d'esprit de préparer la dite mixture.

Silencieusement et doucement, le jeune homme s'assoit dans le lit avec la couverture sur les genoux, regardant son compagnon un moment, avant de finalement s'allonger et après quelques secondes de réflexion, il se blottit - pas trop près mais juste assez pour sentir son odeur - contre son amour en le prenant dans ses bras ; mais sans l'étouffer dans une étreinte malvenue.

Et pourtant, de lui-même dans l'inconscience des ses rêves, Remus blottit tout aussi légèrement contre le beau brun, qui après avoir quelque peu rougi, s'ajuste contre son aimé, s'endormant rapidement en songeant à quel point cette journée avait été formidable.

Il a eu l'impression de vivre un rêve éveillé, lorsqu'il s'est levé dans ce même lit un peu grand pour lui, avant d'être rattrapé par la réalité tandis qu'il a commencé les préparatifs, et encore ! Aucun rêves ou mirages n'auraient pût lui mettre tant de joie dans le cœur et l'âme, que tout ce qui s'est produit en ce jour de fête, non vraiment aucun, pas même ses fantasmes désespérés à Azkaban.

Quel chouette chapitre de Noël j'ai écris, ça colle avec l'ambiance actuelle en plus - mon timing est parfait haha ^^ ! Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

Comment avez-vous trouvé les relations de nos protagonistes ? La décision de Harry d'appeler Drusilla "tante" par exemple, ou bien le fait que la louve considère Remus et Sirius comme ses frères ? La belle relation entre nos amoureux entre eux et avec les deux autre ? On dirait une vraie petite famille n'est-ce pas ?

Et pour ce qui est du reste ça vous a plus aussi ? Les cadeaux que notre Ryry a reçu, le repas gargantuesque (qui rappelle à quel point on mange à Noël par ailleurs !), bref tout le chapitre quoi !

Je vous dis à très vite pour le prochain chapitre, et pour finir je vous souhaite à tous et à toutes de très bonnes fêtes de Noël, prenez soin de vous et de vos familles et à la prochaine ! ^^