Bonjour tout le monde, mille pardon de poster que maintenant ! Je sais que ça fait longtemps que je ne suis pas passer dans le coin ; mais on a nos occupations personnelles et professionnelles - pour ma part, je suis quelques peu décourager, ce qui risque de se ressentir dans ma manière future d'écrire (et j'en suis désolé.e d'avance les gens ...)

Je vous laisse donc avec la seconde partie de chapitre précédent, rappelant que je ne possède rien et je vous souhaite une très bonne lecture ! ^^

Chapitre 48 - Nouvel An chez les Greengrass, partie 2

Suite à ce petit discours énoncé d'une voix claironnante, les invités applaudissent le chef de table avec un petit sourire et des légers battements de mains, puis ils s'installent de manière plus correcte comme veut leur rang : le dos droit et les avant-bras posés sur la table, près de l'assiette et des couverts.

Interdiction d'étendre ou de croiser les jambes, mais aussi de les écarter comme un pacha en gênant ses , lorsqu'on parle à quelqu'un sur les côtés il faut légèrement tourner le buste, sans avoir un aliment pendu au couvert ou dans la bouche ce qui est évident bien sur !

Pour ce qui est des demandes alimentaires, comme du sel ou un supplément de nourriture ou de boisson, il faut demander à l'elfe en levant un peu la main, et non déranger la personne d'à côté en se levant pour aller chercher la casserole ; s'il serait comique de voir la Douairière Londubat se resservant de la soupe, la concernée lancerait un sort au hooligan lui suggérant une telle idée !

Avant de boire le vin, il faut faire comme chez les Moldus : le sentir et admirer sa robe un petit moment, le goûter du bout des lèvres puis complimenter son goût et le choix de l'hôte en la matière. De même qu'avant d'attaquer le contenu de l'assiette, il faut attendre que tout le monde soit servit.

Mais il y a bien sur d'autres règles de bienséances : utiliser sa serviette en bon escient, manier les couverts correctement pour chaque plat, ne pas avoir des renvois gastriques de manière indiscrète (sauf si l'imprévu en question est dû à une cause extérieure, comme une grossesse par exemple), ne pas hurler ou parler comme un sauvage.

Bref ce genre de chose que Harry a appris au fil du temps, grâce à Tom d'abord, puis avec Sirius et les manuels que Ragnok lui a offert jadis, mais aussi avec de l'entraînement pratique personnel en Irlande - parfois sous la houlette de Bathilda, qui a de l'expérience en la matière.

Le voyant se tenir à la perfection, ses fiancés se sourient d'un air complice et toujours un peu éberlués par son élégance, Harry fait mine de ne pas le voir, mais intérieurement (c'est-à-dire au fond de lui), il apprécie énormément ce type d'attention de la part de ses promis ; même si son côté sociopathe se demande pourquoi ils le regardent autant tout de même !

"Bien mes chers invités, voici la boisson que je vous propose : un bon muscat venant de la cave de Morticia la Harpie, l'une de mes cavistes habituelles. Il se sert avec des glaçons car le froid le rend orange fluo et c'est plutôt joli à regarder - et bon à déguster." sourit Samuel en démontrant le fameux alcool d'un jaune-pâle.

Deux elfes, vêtus d'un uniforme victorien bleu et propre des oreilles jusqu'aux pieds, servent la boisson aux invités en y mettant deux petits glaçons de forme ovale et effectivement, le liquide se teinte petit à petit d'un orange criard ; de quel phénomène il s'agissait, Harry ne le savait pas mais il trouvait cela fascinant.

"Je râle de ne pouvoir goûter à cette boisson mère, elle a l'air délicieuse." dit Blaise, déçu d'être encore trop jeune pour se permettre le privilège de déguster de l'alcool, et disant tout haut ce que les autres enfants pensent tout bas.

"Si cela peut apaiser ton chagrin mon fils, dis-toi qu'Enora ne peut point la goûter également, vu que selon les Lois Moldues, elle est encore mineure. A moins que tu ne veuille briser cette dernière pour ce soir mon ange." susurre tendrement la succube, faisant rougir la jeune femme.

Toute la tablée se racle la gorge, une méchante quinte de toux certainement, tandis que les enfants roulent des yeux - surtout Blaise qui est faussement exaspéré - et qu'Enora accepte effectivement de briser la dite Loi ; voulant faire honneur à leurs hôtes. Carmen Zabini eut un sourire tellement gaga que cela en était presque indécent, ou mignon selon les avis.

"Bien avec ça, voici quelques apéritifs pour ouvrir l'appétit : vous allez vous régaler c'est mon épouse qui a composé le menu de ce soir, ma tendre amie vous avez de l'imagination ! Qui se serait douté que des poires iraient bien avec du fromage de chèvre et des noisettes ? Ou bien les langoustines avec du piment, mes amis je vous laisse déguster tout cela." déclare joyeusement l'homme d'affaire, qui est un épicurien convaincu.

Alma accueille le compliment avec un grand sourire comblé, le couple semble toujours bien s'entendre de manière amicale, Samuel fait un baise-main à sa femme de manière presque chevaleresque et Harry croit voir une étincelle d'envie dans le regard de Enora, Remus et Canton ... intéressant.

Autant pour la jeune Moldue et le loup-garou c'était clair, le jeune Serpentard sait que ces deux-là espère que leur aimé.e fera ce geste un jour prochain, mais pour Canton Avery là c'est une énigme : pour qui le cœur de l'ancien mangemort bat-il ? Il est sur que l'homme aime les femmes, chose qui a rassuré Remus avant le repas.

Non pas qu'il soit jaloux ou possessif, mais il s'est brièvement inquiété de voir son Sirius aussi proche avec l'ancien Serpentard, qui s'est empressé de le rassurer : il préfère amplement les femmes et il a quelqu'un dans son cœur ; même si cette personne ne voudra peut-être pas de lui. Et son regard s'est discrètement tourné en direction de la Juge Bones mystère résolu, c'était rapide !

Harry se coupe de ses pensées lorsque l'elfe lui met quatre aliments différents dans l'assiette : ceux qui ont été présentés par son futur beau-père et deux autres, plus classiques pour un repas de Réveillon : foie gras sur des toasts et du saumon fumé avec du fromage blanc. Cela avait l'air délicieux, même si un peu excentrique.

"Lady Greengras, vos idées sont excellentes. Je suis d'accord avec votre mari, c'est le meilleur apéritif de Réveillon que j'ai eu dans ma vie ..." dit doucement Remus, sous l'aval de son compagnon et des autres invités.

"Merci du compliment Remus, mais appelez-moi Alma, après tout d'ici quelques années on fera partie de la même famille." sourit la maîtresse des lieux, faisant un clin d'œil alors que son mari eut un sourire en coin.

Harry rougit doucement en pensant à leur future vie conjugale, tandis que Alma regarde les Malefoy en renouvelant la proposition - ce qui embarrasse un peu Drago. Mais celui-ci n'est pas du genre à rougir, plutôt à se cacher dans son verre d'eau - Enora demande d'un air interrogateur et d'une voix timide ce que cela veut dire.

"Et bien mademoiselle, cela veut dire que mon enfant va épouser les jeunes Harry et Daphné lorsqu'il aura 17 ans. Voyez-vous, Drago a des gènes de Véela tout comme moi et à ses 15 ans les dits gènes se réveilleront. Savez-vous à tout hasard que sont les Véelas et leur particularité principale ?" demande Lucius, le visage d'un joueur de poker.

"D'après ce que j'ai lu, les Véelas sont divisés en deux parties distinctes : les 'dominants' et euh ... les 'dominés', il y a également une troisième catégorie, mais elle est rare : celle des 'médiateurs'. Ce sont des créatures magiques qui sont puissantes quand elles sont en colère, et qui attisent la convoitise quand elles ne sont pas liées ..." réfléchit Enora, sous les regards attentifs des invités.

"Et ces convoitises peuvent amener à beaucoup de drames, sachant qu'abuser d'un Véela ou d'une Vélane de n'importe quelle manière est considéré comme un sacrilège. Oh ! Je vois pourquoi vous avez promis Harry à votre fils, vous voulez le protéger par une union, mais cela n'explique pas pourquoi l'Héritière Greengrass est impliquée." dit la rousse, alors que le regard de la succube se peint de fierté.

"Vous avez tout compris et je vous félicite pour votre déduction : en effet mon épouse et moi-même nous voulons protéger Drago des profiteurs et profiteuses, qui en auraient après sa vertu et ainsi, à son futur héritage. Et qui est le mieux placé pour le protéger en le respectant ? Harry Potter, qui est selon moi une personne très forte magiquement et politiquement." explique Lucius, le masque se fendant à la mention de son enfant.

"Et pour vous répondre mademoiselle, ma fille et Harry sont promis par un contrat de mariage depuis leur naissance, c'est un contrat consenti dans les deux sens et il ne tient qu'aux concernés à faire en sorte que cela fonctionne maintenant et plus tard. Cela peut vous paraître choquant, mais notre Monde fonctionne ainsi." explique Samuel, regardant sa fille avec tendresse.

"Je peux comprendre ça Lord Greengrass, mais c'est plus l'union de trois personnes qui m'a étonnée je ne vous le cache pas : chez les Moldus ce serait plus qu'incongru, pour certains ce serait même anormal, voire immoral. Mais je trouve ça bien que vos enfants acceptent cela chacun à leur mesure, et je leur souhaite du bonheur dans leur euh ... future vie conjugale." dit Enora, montant dans l'estime de chacun.

L'entrée est donc servie dans une ambiance encore plus décontractée, les amoureux de la tablée ont soudainement décidé d'être au petit soin pour leur tendre moitié : Sirius faillit renverser le vin blanc en se noyant dans les prunelles de Remus, la succube Italienne gaga-tise en servant sa jeune compagne de caviar, roucoulant en disant que cela est délicieux.

Narcissa trie amoureusement les huîtres dans l'assiette de son aimé, sachant que celui-ci y est allergique, en donnant du supplément de terrine au saumon, Samuel fait goûter ses pommes de terre au citron vert et aux noix de pécan à son épouse ; encore l'une de ses brillantes idées.

Quant à Canton, il pose beaucoup de questions à Susan sur ses intérêts et il lui propose d'échanger son foie gras et ses huîtres contre le contenu de son assiette, sachant que la jeune fille abhorre ces mets, il demande à l'elfe de lui donner le même plat que leur hôte, et il demande ensuite comment se portent les nouvelles lois qui vont passer d'ici quelques mois.

Les enfants, Drusilla et la Douairière regardent ce ménage dans un silence moqueur, même si la vieille Augusta a le regard nostalgique ; Neville a expliqué que malgré leur mariage arrangé à l'âge traditionnel de 17 ans, ses grands-parents se sont aimés d'un amour sincère à l'image de Samuel et Alma ; mais d'une manière plus romantique.

"Hey Harry tu as déjà goûter du caviar ?" demande timidement Drago, étant visiblement influencé par la romance dans la pièce - ou quelque chose comme ça.

"Euh du caviar ? Non jamais, comment ça se mange ?" répond Harry, se demandant sincèrement ce qui se passe dans l'air - rassuré de voir Neville, Théo et Susan aussi perdus que lui. Daphné et Blaise se retiennent de rire par contre, tout comme Drusilla.

"Ben prend une petite cuillerée, pas trop sinon ça masque le goût du saumon. Tu peux le mettre sur les toasts ou la terrine, ensuite une fois en bouche, tu fais un peu fondre. Tiens attend, je vais t'en mettre moi ..." dit Drago, manifestement contaminé par l'ambiance soudainement romantique ; Daphné faisait savoir son amusement avec une toux peu discrète.

En effet le caviar est quelque chose de goûteux, délicieux même mais Harry espère que son autre promise ne va pas se mettre en tête de lui mettre la nourriture directement dans la bouche, comme Carmen Zabini est à la limite de faire avec la pauvre Enora ; qui rougit et sourit de bonheur devant ces attentions.

Remus quant à lui est à deux-doigts de faire plusieurs fausse-routes, devant les prunelles énamourées du beau brun, Lucius conserve son flegme d'aristocrate Britannique malgré ses yeux pétillants.

"Que Merlin bénisse la bienséance, hein les amis ?" ricane Blaise devant tout cet étalage d'affection, alors que les assiettes et les couverts sont changés par les elfes, démontrant que l'heure est au plat de résistance, et heureusement cet instant roucoulade prend fin au grand plaisir des non-concernés.

Il y eut un instant pour la digestion, afin que chacun.e prenne le temps de digérer un peu et même se dégourdir les jambes dans le Grand Salon - afin de se réchauffer près de la grande cheminée - ou aller se soulager aux commodités s'il y a besoin.

Samuel sonne une petite clochette en argent afin de rappeler ses invités à table, puis il présente un vin rouge appartenant à la cave des Avery - Canton ayant proposé d'amener le dit alcool - et deux plats avec un accompagnement assortit ; et au vu de la grosseur des assiettes de nourritures, Harry se demande comment diantre ils éviteront une crise de foie carabinée.

Contrairement à l'apéritif et à l'entrée, chaque couple ne se comporte plus comme de parfaits adolescents énamourés, au plus grand bonheur des autres : Enora semble plus réceptive aux attentions de Carmen - et par-là je veux dire qu'elle ne rougissait plus -, Remus et Sirius ne s'étouffent plus en mangeant, et le dernier couple a reprit contenance.

Quant à Canton, il propose à Susan de lui servir davantage de purée épicée de patate douce et du homard saucé à la vanille, à la place du chapon aux pommes et à la sauce moutarde ; cela étonne beaucoup la Juge Bones et la concernée, surtout que depuis le début de la soirée le jeune Avery se montre très aimable, voire attentionné.

En effet depuis qu'il connaît les deux Bones, Canton semble avoir deux cœurs à la place des yeux quand il regarde Amélia, pour ce qui est de Susan il semble apprécier la jeune Poufsouffle ; il est vrai que la rouquine a beaucoup de bagout quand elle le veut, elle est intelligente et ouverte d'esprit, et cela donne lieu à des discussions apparemment animées entre les deux sorciers.

Cela est pareil avec Amélia, les deux se sont trouvés une passion indéniable pour les débats divers et variés, mais aussi pour l'équitation - Canton est un bon cavalier apparemment ! - et les randonnées en pleine nature.

De ce fait les deux sorciers, qui semblaient alors opposés, se sont trouvés beaucoup de points communs jusqu'à entretenir une amitié cordiale et emprunte de respect, même s'il est de plus en plus visible que le jeune homme a vraisemblablement eut un coup de foudre pour Lady Bones ; qui le regarde d'un air indescriptible de temps en temps.

Les légèretés verbales s'atténuent pour des sujets plus importants : l'éducation et la vie estudiantine de leur progéniture, Enora et Drusilla écoutent avec attention les discussions sur ces sujets - intéressée car pour l'Italienne, c'est une éducation magique différente, et pour la jeune Moldue c'est évident, pas besoin de faire un dessin.

En tout cas, il semble que le leitmotiv de la soirée est "on ne parle pas des sujets qui fâchent, comme la politique ou autres thématiques du même acabit", ce qui n'est pas plus mal car en ces temps de fêtes, aucuns complots plus ou moins légaux ne sont permis, de même que les disputes ou les débats interminables.

"Mes amis, je vous propose de faire une ballade dans notre majestueux domaine, afin de digérer quelque peu notre gargantuesque repas et laisser le temps aux elfes de nous préparer un bon dessert et de la tisane bien chaude. De plus le village Moldu en face de notre propriété de l'autre du lac, organise un feu d'artifice et cela est magnifique." propose leur hôte, souriant.

Tout le monde est ravi de la proposition, il faut bien digérer ce qu'ils ont dans le ventre et quoi de mieux qu'une bonne ballade dans le froid et la neige pour cela ? Chacun met une boule magique pleine de chaleur dans leur manteau, puis Alma invoque des petites lanternes chinoises flottantes autour d'eux ; afin qu'ils ne trébuchent pas dans l'obscurité.

Samuel enchante la canne de la Douairière, afin que le bout de cette dernière ne dérape pas sur les marches en pierres lisses, verglacées par la pluie hivernale, heureusement il fait meilleur qu'en début de soirée : la neige à arrêter de tomber et le vent impitoyable s'est tu, tout comme les feuilles dans les arbres.

Certes il fait toujours aussi froid, mais le spectacle qu'offre la nature vaut la sortie : la lune fait honneur de sa divine pâleur, illuminant une neige toute aussi immaculée brillante grâce à de timides cristaux de glace, incrustés dans une poudreuse épaisse et faisant concurrence aux étoiles, dont le ciel dégagé permet d'admirer ces astres lointains.

Leur promenade dans le grand domaine du manoir Greengrass leur permet d'admirer cette nature encore en sommeil, ainsi que les statuts du jardin avec ces couleurs fluo plus qui sont festives et moins terrifiantes, sans les flocons et le vent sifflant, mais aussi la fontaine littéralement figée dans le temps.

Le froid glacial a arrêté les jets d'eau en plein vol, ces derniers sont glacés dans des arcs et des stalagmites aux courbes artistiques partant d'un point à l'autre de la fontaine, aux pierres écrues et sculptées recouvertes d'une fine couche de glace, prenant la forme d'un lichen blanc et brillant.

Le petit attroupement continue de marcher vers les marches, passant devant la grande piscine qui ressemble à une grande patinoire, puis ils descendent la côte et les escaliers menant au bord du lac appartenant à l'immense propriété ; la pente et la quantité de neige paraissent idéales pour pratiquer de la luge ou rouler dans la poudreuse comme un.e .

En fait le jardin des Greengrass est parfait pour faire des jeux dans la neige, mais Samuel explique qu'il aplanit le désordre enfantin tous les soirs, afin de pourvoir admirer un terrain enneigé parfaitement lisse.

Une fois les marches prudemment descendues, la troupe de sorciers se dirigent vers le lac, et leur émerveillement est clairement énoncé par un "ooohh" franchement impressionné par le spectacle sous leurs yeux, oubliant par la même occasion leur éducation très aristocratique - même la Douairière Londubat semble revenir en enfance.

Le gigantesque lac ressemble à une patinoire, la glace elle-même est recouverte d'une fine pellicule de neige par endroit, en des formes géométriques complexes et variées, la lueur de la lune se répercute sur des cristaux de glace pailletant d'argenté l'étendue d'eau.

Au loin, on aperçoit sans peine les lumières de la petite ville Moldue, avec les lampadaires et les décorations de Noël multicolores perçant la nuit noire, ne camouflant pas la beauté des étoiles de par leurs lumières ; grâce à elles, on peut voir des gens attroupés sur les quais pour admirer le feu d'artifice.

Samuel invoque des fauteuils à l'aspect confortable avec des couvertures en fausse fourrure, épaisses et pelucheuses, puis il invite tout le monde à bien s'installer, ce que chacun fait avec une légère excitation quant au spectacle imminent.

Bien entendu les couples se mettent côte à côte, Canton et Amélia sont chichement séparés par Susan - qui semble enfin avoir compris les intentions du jeune homme - tandis que Neville tient compagnie à sa grand-mère, qui s'est délestée de sa sévérité habituelle pour un visage plus détendu.

Harry tient compagnie à ses fiancés bien sur, tandis que Théodore s'assoit galamment à côté de Drusilla - dont il semble apprécié le caractère ouvert et pétillant, même si la jeune femme lui parle d'un air posé -, Blaise est avec eux et use de son charme pour amuser l'Italienne et la jeune Astoria.

Pour ce qui est du couple Malefoy, il est assit à côté de leurs hôtes et discute à voix basse, tandis que Sirius et Remus roucoulent ensemble, à côté de la succube et sa jeune compagne ; qui semble à l'aise tant que Carmen lui tient la main et lui parle d'une voix énamourée, mais qui peut la blâmer ?

En tout cas le feu d'artifice est formidable ! Pour une obscure bourgade canadienne, le spectacle est plus qu'honorable, toutes ces explosions fascinent les sorciers que, s'ils connaissent ce type de festivités, ne connaissent rien au domaine de la Chimie.

Donc ce genre de chose se regarde dans le Monde Moldu, à l'écart bien sur ou dans la foule pour les plus courageux, sachant que certains en ont une peur bleue (surtout des explosions et de leur bruit tonitruant) ou abhorrent bien trop les gens non-magiques, pour s'accorder ce divertissement.

En tout cas ce spectacle sons et lumières, aux couleurs chatoyantes et brillantes sur leurs visages émerveillés, a le mérite de plaire à tout le monde - même la Douairière d'habitude si rigide, a un doux sourire sur son visage usé par le temps ; ce qui est presque miraculeux quand on la connaît !

Les couples se tiennent la main, la tête posée sur celle de l'être aimé et les corps plaqués côte à côte, parfois des regards et des baisers platoniques s'égarent rapidement avant de revenir mentalement vers le spectacle festif ; un sourire en coin et respirant le bonheur par tous les pores de la peau.

Ils remontent la petite côte et rentrent à l'intérieur du manoir, marchant lentement en discutant joyeusement, des souvenirs plein la tête et impatient de poursuivre la soirée - sachant qu'il n'est que 21 h, ils ont bien le temps de s'amuser une fois le dessert finit.

Chacun se rassit à sa place, pas fâchés d'être rentré au chaud tout de même, ils choisissent tous un goût de tisane et une tasse remplie d'eau chaude, qui contient également une potion de Digestion - non pas d'alcool pour cette fois-ci, ce qui n'est pas plus mal, les adultes ayant besoin d'une pause.

Quant à la potion, elle sera sans doute très utile pour leurs foies et leurs estomacs, afin d'éviter d'avoir une indigestion ou une intoxication alimentaire, dans la soirée ou le lendemain au réveil : il serait dommage de vomir sur le beau parquet du Grand Salon ou sur le pavillon de chez-soi ou même de devoir s'allonger, à cause d'une chute de tension causée par une digestion difficile.

Le dessert se compose d'un moelleux au chocolat noir fondant, saupoudré de morceaux de noix de coco sur le dessus, entourer par des morceaux d'ananas, avec du caramel fondu d'une belle couleur miel et mit en spirale sur l'ensemble du plat... cela a l'air délicieux !

"Par Merlin il faut faire attention au diabète ! Alma et Samuel, merci beaucoup pour ce repas, il a été délicieux de bout en bout. Et je tiens à vous remercier d'avoir invité mon compagnon et son amie, mais aussi la jeune Enora, bon là on a de la tisane, mais je souhaiterais tout de même porter un toast à la générosité des nos hôtes." sourit Sirius, levant sa tasse et suivit par toute la tablée.

Ils ont l'air de trouver cette démarche originale, car après tout porter un toast avec une simple tasse de tisane et non une coupe de champagne est quelque chose sortant de l'ordinaire, surtout pour les aristocrates Britanniques - mais cela ne déplaît à personne car après tout, le brun fait cela dans une démarche purement amicale.

De plus l'occasion est festive, ce n'est pas un rendez-vous d'affaire politisé de bout en bout, de plus toute la tablée est d'accord pour remercier leurs hôtes et leur générosité d'avoir inviter ce petit monde, surtout les deux loups-garous et la Née-Moldue - bien que ce soit dans les deux sens car bien sur, iels auraient pût refuser de venir pour X raisons.

Le couple Greengrass accepte le compliment général avec modestie, mais ils promettent que la soirée n'est pas terminer loin de là : Samuel explique que le Grand Salon se métamorphose en piste de danse avec un bar d'appoint et de la musique, afin qu'ils puissent danser et s'amuser ; ce sera bien sur de la musique Anglaise, Irlandaise, Galloise et Écossaise typique du Royaume-Uni.

"Celles et ceux qui voudront faire une pause au calme, le Petit Salon est également disponible avec de quoi lire, s'asseoir devant un feu de cheminée, jouer à des jeux de société sorciers ou moldus. Pour ce qui est du bar d'appoint, il y a tous les cocktails sorciers existants, avec ou sans alcool." explique Samuel, dont le programme plaît à tout le monde.

"Puis ensuite à exactement minuit moins trois, tout le monde se rejoindra au Grand Salon, devant l'horloge familiale avec un verre de champagne pour les adultes, les enfants auront du cidre pétillant. Nous ferons le décompte ensemble et terminerons l'année en trinquant." finit Alma, avec un sourire tout aussi sincère que son mari, appréciant visiblement d'avoir tout ce monde chez elle.

Une fois le succulent dessert avaler, tout les invités se dirigent dans le Grand Salon, qui est pourvu d'un petit bar en forme de "L" où est posé un choix de boissons plus qu'honorable et d'un tourne-disque sorcier : dont l'écouteur en cuivre est deux fois plus gros que celui des Moldus.

Samuel choisit un disque, pour le mettre précautionneusement sur l'engin et il démarre celui-ci d'un coup de baguette, aussitôt une musique entraînante se fait entendre dans la grande pièce, en des tons enjoués de cuivres divers et de trompettes ; cela ressemble curieusement au Jazz par ailleurs.

Narcissa et Alma entraînent leurs maris respectifs sur la piste de danse, Sirius fait de même avec son loup en souriant comme le plus heureux des hommes, pareil pour Carmen Zabini qui eut la surprise de se faire embarquer par sa jeune compagne ; ces couples sont tellement dans leur monde qu'ils ne verraient pas l'apocalypse arriver.

"Lady Amélia, me feriez-vous l'honneur d'être ma cavalière en cette soirée des plus festive ? Si vous acceptez même de ne faire qu'une seule danse en ma compagnie, je serais le plus heureux des hommes." demande humblement Canton, en tendant la main et s'inclinant devant la Juge, attendant sa réponse avec une sourde angoisse.

"J'accepte votre demande avec plaisir Lord Canton, il se pourrait même que je vous offre plusieurs danses en ma compagnie et que nous buvions le champagne côte à côte." accepte simplement la Juge, un de ses petits sourires aux lèvres alors qu'elle prend la main tendue du jeune homme.

Susan regarde sa tante partir danser avec Canton, le regard mi-méfiant mi-heureux pour eux - nul doute que si Avery fait du mal à sa mère de cœur, il en payera le prix fort foi de Susan Bones ! - avant d'accepter timidement une invitation de la part de Théodore ; qui fait preuve d'une galanterie certes précoce, mais au diapason avec le caractère du garçon.

Drusilla accepte que Blaise soit son cavalier en riant, tandis que Neville est réquisitionné par sa grand-mère pour danser ; même si cela l'embarrasse un peu, Harry est certain le rondouillard et timide Poufsouffle n'aurait pas oser inviter l'un.e de leurs tout de suite.

La jeune Astoria le regarde d'un air suppliant, lui demandant silencieusement de l'emmener danser, le jeune garçon hésite et regarde ses fiancés, mais ces derniers lui sourient en lui disant d'y aller avec elle :

"Ne t'en fais pas Harry, je danserais avec Drago en attendant ! Si cela ne vous ennuis pas messieurs, sinon je peux danser avec Astoria et vous laisser profiter de quelques danses." dit Daphné, regardant sa jeune sœur pour la réprimander du regard ; ne la trouvant pas très polie pour le coup.

"Ça ne me dérange pas de danser avec toi Daphné, je suis certain que tu es une bonne cavalière et ça va faire plaisir à Astoria de danser avec son futur beau-frère. Puis au bout de quelques danses on échangera." accepte gracieusement le blond, voulant bien se rapprocher davantage de sa seconde promise.

Le visage de cette dernière se peint aussitôt de joie : elle veut également se rapprocher davantage de Drago, pas seulement pour leur future vie conjugale - si tant est qu'il ne trouve pas d'âme sœur d'ici là - mais ne serait-ce que par respect pour sa personne et leur amitié déjà présente, car elle aime le blond.

Elle trouve qu'il est le garçon parfait pour une vie conjugale : intelligent voire pointu sur beaucoup de sujets, délicieusement sarcastique comme il le faut, avec une forme de loyauté solide et d'une ouverture d'esprit honorable, il a l'air d'avoir une forme de générosité même s'il le cache bien, elle sent qu'il est puissant magiquement parlant.

Puis il faut se l'avouer, il sera un bel homme d'ici quelques années, et ce n'est pas à cause de ses gènes Véela, mais aux caractéristiques physiques que lui ont données ses parents et à sa classe naturelle, sans compter qu'il est extrêmement respectueux et compréhensif, ce qui se ressent dans la plupart de ses actions et paroles !

Car il pourrait tempêter, cracher sur l'union entre Harry et Daphné en déshonorant son titre d'Héritier par un langage de charretier, la traiter comme une gourgandine - malheureusement le jeune âge ne protège pas les jeunes filles de ce mot - et traiter Harry comme s'il était le sien ; alors même qu'il y a des risques que le brun ne le sera jamais.

Mais non, au lieu de tout cela il accepte humblement sa place de Consort - voire même de mari "secondaire", car aux yeux de la Société ce genre de relation est très peu répandu, donc moins reconnu socialement (mais pleinement sur les plans juridique et politique !) - en devenant un bon ami pour Harry et elle.

S'efforçant de respecter les limites indiquées par le brun, les deux fiancés se sont concertés par lettres sur leur comportement vis à vis de Harry : ils doivent être amis avant tout, autant envers le sociopathe qu'entre eux deux, et lorsqu'ils seront plus âgés ils ont convenu de courtiser tous les deux Harry en toute égalité, afin d'éviter jalousies et malaises.

Et même si leur fiancé donne le change en acceptant leur comportement, les deux Serpentards sentent bien que cela le met mal à l'aise, malgré le masque qu'il porte : ils ressentent une sorte de froideur et des aspérités coupantes sous le vernis, mais il y a également de la sincérité et du respect vis à vis d'eux.

Ils savent que jamais Harry ne leur fera du mal sciemment, qu'il acceptera toujours de les avoir dans sa vie, de les écouter et de les soutenir - voire même de les protéger ! -, mais ils savent également qu'ils n'auront peut-être pas d'amour de sa part sur le plan romantique, qu'il ne leur dira jamais "je t'aime", qu'il ne montrera que très peu d'affection.

Mais cela leur va, eux-même ne sont pas des accros au romantisme - éducation de Sang-Purs oblige - et ils savent bien que ce ne soit absolument pas la faute de Harry : mais celle des ces immondes Moldus, qui ont volé la seule chose qu'il manque à leur fiancé et qui ont détruit une grosse partie de lui.

Regardant dans les prunelles claires et métalliques de son cavalier, Daphné Greengrass sut qu'elle n'est pas la seule à penser à tout cela, pour preuve la poigne de Drago se raffermit légèrement sur la sienne, tel un "je sais à quoi tu pense" et une détermination renouvelée ; protéger Harry est leur devoir depuis qu'ils se sont rencontrés.

"Non vraiment Drago, tu es un garçon bien. La personne qui partagera ta vie aura la chance de t'avoir ... Merlin j'espère que tu ne l'as trouvera pas trop tard, et que cette glace autour de ton cœur fondra." Pense Daphné presque tristement.

De son côté, le blond se faisait les mêmes commentaires et son regard s'adoucit, prouvant à sa fiancée que jamais il ne pourra lui en vouloir, et qu'il ne lui volera jamais la place qu'elle a dans le cœur de Harry ; par Merlin on dirait un Poufsouffle tellement cette pensée est mielleuse ! Son père trouverait là, matière à rire gentiment de lui, vu qu'il aime les romans à l'eau de rose.

Oui son père est un fervent romantique ! Il a toujours dit à son enfant de réfléchir avec sa tête certes, mais d'agir et parler avec son cœur, de ne pas jouer au chevalier servant ou au sorcier énamouré si ces rôles l'étouffe, mais aussi de s'accepter lui ou elle-même ; "plus facile à dire qu'à faire !" a pensé furieusement Drago.

Ses parents sont formidables à ce niveau, mais le jeune Serpentard vivait avec cette hantise précoce de ne pas être suffisamment "normal" autant à ses yeux que ceux des autres ; surtout son âme-sœur lorsqu'il croisera enfin sa route.

Il n'ose imaginer - même dans ses pires cauchemars - à quoi ressemblera son corps plus tard, lorsque d'ici deux ans à peine la puberté frappera à sa porte, Drago sait que personne n'est en cause de cela, mais il ne peut s'empêcher à chacune de ses toilettes de couvrir le miroir de sa salle de bain, le temps de pouvoir se rhabiller.

A Poudlard ce genre de manœuvre est plus facile, vu qu'ils sont dans des cabines de douche personne ne le voit, y compris lui-même et le traître reflet du miroir, la seule précaution qu'il devra prendre ce sera de se doucher seul dans les vestiaires, lorsqu'il sera dans l'équipe de Quidditch l'an prochain.

Oh combien il n'arrive pas à supporter la vue de son corps ! Il ne se déteste pas, car il reconnaît avec orgueil qu'il est beau garçon et il est fier d'être un Véela comme son père, il s'avoue qu'il a un visage plaisant, avec des yeux magnifiques et une carrure qu'il arrive à apprécier, mais c'était tout par Merlin !

Un jour peut-être, il trouvera la force de regarder son corps pour l'accepter, car il faudra bien qu'il se confronte lui-même, mais ce n'est pas un Griffondor et il doute que même dans ce cas, il aurait eu cette impulsivité de se poser devant un miroir et de se regarder.

Ses pensées sont aussitôt coupées par la danse qui se termine, avec un sourire sincère, il s'incline devant sa fiancée en lui baisant la main - comme le fait tout cavalier digne de ce nom -, tandis que Daphné le remercie pour cette danse lui proposant d'en danser d'autres, car apparemment, Astoria a décidé de bien coller Harry pour le moment.

Les deux fiancés dansent avec plaisir sur plusieurs autres mélodies, tandis qu'autour d'eux, Blaise et Neville sont maintenant cavaliers, que Susan tient toujours compagnie au solitaire Théodore, que leurs parents respectifs ont intervertis leur .

Sirius buvait un cocktail en compagnie de Carmen Zabini et de la dénommée Drusilla - que les deux préadolescents trouvent fort sympathique -, la Douairière repose ses vieilles jambes en tapant de la canne en rythme, tandis que le charmant Remus accorde quelques danses à Enora ; il se tient de manière si respectueuse que la jeune femme semble détendue.

Quant à Canton et Amélia, ils ont décidé de rester dans leur bulle à eux, leur langage corporel est passé de "cordial" à "plus entiché" et leurs regards se sont bien accrochés l'un à l'autre, tout comme la poigne lâche du jeune homme sur la Juge Bones ; qui semble avoir enfin trouver quelque chose d'essentiel.

Autant dire que leurs danses successives, leur maintien respectif, leurs mains et yeux entrelacés et le fait qu'ils dansent depuis une demi-heure sans se décoller l'un de l'autre, bref tout les regards sont discrètement tourner vers eux ; sans jugement ou curiosité, juste avec de l'étonnement sincère.

"Qu'est-ce que tu en pense de ces deux-là Daphné ?" dit le blond en pointant discrètement le curieux "couple" du regard.

"C'est atypique ça c'est sur : un ancien mangemort avec une Juge ? Oui ça va faire du bruit si ça s'officialise, je plains d'avance notre Susan. Mais étonnamment ils sont plutô je pense, l'Héritier Avery a l'air d'être quelqu'un de bien et il semble déjà attaché à Susan et Lady Bones." Sourit Daphné, regardant-elle aussi les deux sorciers.

Drago signifia son accord d'un petit hochement de tête, non sans regarder la réaction de sa jeune camarade aux cheveux roux : qui semble heureuse pour sa mère de cœur, mais dont le regard dit clairement "s'il s'avise de lui faire du mal, je le transforme en raton-laveur", son cavalier arbore une mine amusée par les contradictions de la Poufsouffle.

Trois danses plus tard, la petite bande d'amis plus Astoria s'est retirée dans le Petit Salon, histoire de se reposer mais aussi laisser les adultes danser de manière plus romantique, sur de la gigue Irlandaise utilisée pour les couples se faisant la cour ; Drusilla est restée pour préparer une série de cocktails et la Douairière "veille" aux mœurs.

Il est 22h30 et pourtant Harry a l'impression de danser depuis des lustres ! Une fois qu'Astoria en a eut assez de sa compagnie, elle a sollicité celle de Drago (qui s'y est plié de bon cœur), ainsi le brun a pût danser avec sa fiancée ; qui s'amuse beaucoup de cette situation rocambolesque.

Théodore a passé sa cavalière à Blaise, qui s'est fait une joie immense de changer de Poufsouffle - décidément leur ami est vraiment extraverti ! - après avoir fait un baise-main à Neville, dont le visage est devenu si rouge que Théo lui a demandé s'il ne voulait pas de la glace ; avec tout le pragmatisme qui le caractérise.

Heureusement cela n'a pas dérangé la Douairière, qui a sermonné son petit-fils de s'embarrasser autant pour une broutille : elle ne l'a pas éduqué ainsi voyons, remercie ce jeune homme pour ces danses, en plus c'est un bon cavalier ! Étrangement, tout le petit groupe d'amis eut une quinte de toux foudroyante.

Un fois leur lot de danse effectué, ils ont traversé le vestibule pour se retirer dans le Petit Salon, où un feu de cheminée les attendaient, puis ils se sont tous affalés sur les fauteuils de cuir en soupirant de bien-être ; sans trop d'égard pour la bienséance car ils sont entre eux.

"Bon sang, j'ai l'impression de peser des tonnes ! Entre ce repas gargantuesque et toutes ces danses, pfffioooou." soupire Blaise visiblement plus aussi fringuant qu'en début de soirée, mais personne ne peut lui donner tort.

"Bon les amis moi j'ai bien envie de faire une Bataille Explosive ! Qui est avec moi ?" propose Daphné, sortant le dit jeu avec un sourire malin.

"Moi je veux bien Daph', Blaise ou Drago, vous venez ? Y parait que vous êtes bons joueurs !" s'exclame Susan, rejoignant déjà son amie.

Drago refuse l'aimable invitation - voulant se reposer en lisant l'un des livres de la pièce -, tandis que Blaise et Neville acceptent avec grand plaisir ; les quatre joueurs décident de faire Blaireaux contre Serpents, puis ils feront "garçons contre filles".

Quant à Théo et Harry, ils suivent l'exemple de Drago en attrapant un livre intéressant et ils se pelotonnent dans le canapé en compagnie du blond, voulant être au calme pour récupérer un peu ; qui aurait cru que la danse de salon serait aussi fatigante ? Même Harry qui a une endurance de duelliste en herbe a mal aux pieds !

Quant à Astoria, elle s'est dirigée droit vers le Jeu d'Échec version Sorcier, afin de se faire des parties en solitaire, prenant les pièces noires et écoutant les minuscules bavardage des pièces du jeu en souriant.

Une demi-heure plus tard, Augusta Londubat les rejoint en arguant que ses vieilles jambes ne tiennent plus comme avant, de plus la surveillance des mœurs sont inutiles au vu de tant de couples amoureux, dansant comme s'ils étaient au Bal de Promotion de Poudlard, organiser pour les septièmes années.

"Par ailleurs Héritière Bones, je dois vous informer que l'Héritier Avery semble tenter de courtiser votre tante, il est probable qu'il vous enverra un courrier pour demander votre permission de lui faire la cour, si mon instinct ne me trompe pas." dit-elle, avec son air de Douairière bien lucide ; on ne peut pas lui reprocher sa compréhension des relations humaines.

A ces mots, les joues de Susan se parent d'un rouge discret, bien qu'intérieurement le cerveau de la jeune fille turbine à plein régime au vu de cette information : non pas qu'elle ait quelque chose contre Canton Avery, le jeune homme est un type bien malgré son passif, mais elle veut recevoir le dit courrier listant ses intentions avant tout espoir pour sa mère de cœur.

En effet, il est de coutume que lorsque la personne A se fiancer avec la personne B, qu'il n'y a pas de contrat de mariage et que les protagonistes sont adultes, alors il faut que le ou la courtisan.e envoie une lettre à la famille du/de la concerné.e afin de commencer la "procédure".

Dans le courrier, la personne doit dire ses intentions bien évidemment, mais aussi décrire une sorte de planning informant la famille des dates des entrevues et précisant les activités plaisant à la personne courtisée, bien sur la famille a droit de veto sur ces rendez-vous pour les réduire ou bien au contraire, donner sa bénédiction.

Le délai pour courtiser une personne est fixé à trois mois, avec bien sur un rythme de quatre entrevues par semaine, sachant qu'il peut se renouveler deux fois et donc, cette procédure dure la moitié d'une année. Elle peut être cassée par les protagonistes ou leur famille, avec des bons arguments comme la présence d'un abus par exemple.

Bien évidemment, la nature relationnelle des concernés se doit d'être platonique : pas amicale (car sinon quel serait l'intérêt ?), ni romantique car il faut partir du principe que cela est destiné pour la future vie conjugale et bien évidemment, pas de relation sexuelle car ... et bien, je ne vais pas faire un dessin là-dessus.

Néanmoins, Susan apprécie l'attention que le jeune Avery porte aux coutumes sorcières car après tout il aurait pût se comporter comme un arriviste, en demandant directement à sa mère de cœur de sortir avec lui en vue de fiançailles imminentes ou en ayant une aventure d'un soir sans égard pour elles deux ; comme beaucoup d'hommes et de femmes avant lui.

Non pas que Susan juge cet aspect de la vie des gens, ça ne la regarde pas - chacun.e fait ce qu'iel veut de sa vie ! - et puis sa tante est quelqu'un d'averti en la matière, donc elle prend toutes les précautions nécessaires, de plus elle n'a pas tant de relations charnelles que ça ; cela dépend de son humeur et du feeling.

Mais la jeune Poufsouffle sait bien que sa mère en a assez de cette vie de célibat, non pas qu'elle déteste cela mais les deux sorcières aimeraient avoir une personne avec qui partager leurs vies : quelqu'un avec qui discuter, jouer, se balader à cheval, étudier même et pour ce qui de sa tante, aimer une personne dont son cœur battra à l'unisson.

Mais aussi qui accepte la jeune rouquine comme sa fille, chose qui est très importante : le nombre des personnes ayant refusé d'adopter Susan comme premier enfant fait grincer des dents, car aucune d'entre elleux ne veulent donner cette place là à la jeune Poufsouffle ; reniant donc son statut aux yeux de la Juge.

Bref, si l'Héritier Avery veut courtiser sa mère de cœur en s'adressant à elle, c'est que ses intentions sont sérieuses et visiblement - de par le geste - il considère pleinement Susan comme sa fille. Un espoir se dessine lentement dans l'esprit de la jeune fille, de même que quelques doutes bien légitimes, qui répond poliment à la Douairière :

"Et bien si cela doit se faire Lady Londubat, j'attendrais son courrier et s'il est convenablement bien écrit, je pense que j'accepterais que l'Héritier Avery courtise celle que je considère comme ma mère." accepte Susan, plissant les yeux face à la vieille dame, qui acquiesce en tapant avec sa canne.

"Oui, mais je vous rassure sur un point : je sens que malgré son ascendance, Canton Avery est un homme bien sur tout rapport, mon instinct de doyenne me souffle qu'il courtisera votre tante avec grand respect. Mais je comprends vos doutes Héritière Bones, néanmoins il me semble qu'il a l'air attaché à vous." rassure la Douairière.

Il est vrai que cet argument est véridique, ce qui semble pousser Susan à accepter avec de meilleurs sentiments le futur courrier de l'Héritier Avery, espérant tout de même qu'il ne va pas trop tourner en rond avant de se décider ! Il ne manquerait plus que l'ancien mangemort se comporte comme un adolescent intimidé par l'Amour.

Quoique qu'il soit vrai que sa mère de cœur peut être intimidante des fois ! Mais ce n'est pas un dragon ou une chimère non plus. Il devra être lui-même en se tenant de manière respectueuse envers elles et leur relation, mais aussi sur les volontés politiques et sociales de sa tante.

"Pour ce qui est de votre mère Héritier Zabini, je suis ravie de vous dire qu'elle et la jeune Enora sont bel et bien éprises l'une de l'autre : elles ne sont pas détachées de la soirée, même pour prendre un verre. Pareil pour votre père et son compagnon Héritier Black-Potter, je n'ai jamais vu des couples non-unis aussi fusionnels."

Les deux concernés roulent des yeux, faussement agacés par l'attitude de leur parent respectif, mais au fond ils sont ravis de cet état de fait : cela prouve que l'ancien Maraudeur et la Succube tiennent beaucoup à leur tendre moitié ; Harry attend toujours la fameuse annonce !

L'ambiance du Petit Salon est feutrée, uniquement perturber par le crépitement du feu et par les petites explosions du jeu, la lumière est suffisamment forte pour lire comme il faut mais n'agresse pas les yeux, les canapés sont d'un confort presque illégal et il règne une douce chaleur dans la pièce ; si ce n'était pas un soir de Réveillon, nul doute qu'il se serait endormi !

La Douairière s'est jointe à la jeune Astoria pour jouer, ce qui est assez cocasse c'est que bien qu'elle n'ait que 9 ans, la petite sœur de Daphné semble déjà avoir hérité de l'esprit stratège de ses parents et de la malice propre au Serpentard : elle se défendait très bien face à la sage Augusta, qui pour sa part est assurément une joueuse aguerrie !

Du coup aucune d'entre elles ne laisse leur position à l'autre, perdant quelques pièces tout à tour dans une revanche posée et avec un regard emplit de stratégie, même Weasley qui est un joueur à la limite de l'exceptionnel aux échecs, pourrait s'élever à leur niveau ; cela Harry devait bien le reconnaître !

"Et bien les dormeurs ? Vous êtes déjà fatigués ? Venez c'est bientôt l'heure de trinquer à la nouvelle année, il faut se réveiller maintenant." les surprend soudainement Samuel, qui est échevelé malgré ses vêtements et ses cheveux visiblement remis en place, le visage un peu rouge et le souffle haletant.

"Très bien père, on arrive dans quelques minutes le temps de ranger." répond sa fille aînée, alors que tout se lèvent pour ranger les livres ou les jeux.

Une fois revenus dans le Grand Salon, il n'y a plus de bar ou de gramophone et la pièce est redevenue un salon, tous les invités se tiennent devant l'imposante et magnifique horloge de la famille ; faite en bois de frêne foncé, ouvragée presque à la perfection avec des courbes et des motifs sculptés à même le bois, avec un peu ferronnerie par-ci par-là.

"Ah venez venez, vous tous ! Tenez Lady Londubat, une coupe de champagne millésime pour vous et pour les enfants, du cidre pétillant bien sur." déclame Alma, avec un grand sourire.

Chaque pré-adolescents rejoignit sa famille, qui n'hésitent plus à se mélanger entre elles : les Malefoy et les Greengrass sont avec les Black-Potter - plus Drusilla et Remus évidement -, les deux Londubat tiennent compagnie à l'esseulé Théodore, les trois Zabini (parce qu'il est certain qu'Enora fait partie de la petite famille) et Canton ont visiblement rejoint les Bones.

"Bien, dans trois minutes il sera minuit. Prenons ce petit temps pour remercier Merlin de tous les bonheurs, les obstacles, les réussites et les échecs personnels et professionnels que cette année nous a apportés, puis prions-le de nous en accorder d'autres pour l'année à venir. Énonçons nos vœux à haute voix, puis dans nos pensées mes amis." propose Samuel, prenant la main de sa femme.

Chacun prend la main de son/sa voisin.e, puis une fois les remerciements faits à haute voix chacun.e les font mentalement, cela ressemble beaucoup à une prière Moldue mais évidement ça ne l'est pas : les sorciers ne sont pas croyants pour des raisons évidentes, mais en revanche, ils croient beaucoup en Merlin et à la philosophie de vie qu'avait ce dernier.

Du coup lors du Réveillon, les font ce petit rituel avant que le carillon ne sonne la fin de l'année passée, d'abord en le remerciant de tout - même des choses négatives, parce que pourquoi pas - et ensuite en faisant des vœux en silence, tout en oubliant pas de le remercier d'avance pour ces faveurs.

Soudainement, le premier coup du carillon retentit et tout le monde quitte leurs vœux silencieux pour regarder l'horloge annoncé la fin de l'année avec le ton lugubre propre à ces objets, au fur et à mesure que les douze coups de minuit défilent les visages se font plus exciter et Harry surprend Drusilla entrain de sautiller.

Et finalement, le gong final arriva et un enchantement fait apparaître des étincelles dorées et argentées, tout le monde crient alors "Bonne Année !" d'une voix claironnante en oubliant toutes conventions sociales ; se faisant ensuite la traditionnelle bise de l'amitié, ou quelque chose comme ça, Harry n'a jamais comprit pourquoi les gens faisait cela.

Mais bon la tradition est la tradition, donc il s'y plie de bonne grâce, se faisant bien sur étouffé par Drusilla au passage, qui a déjà étranglé tous ses amis, et qui poursuit par ceux qu'elle voit comme ses frères, avec de finir ses étreintes diaboliques par Enora qui semble surprise par cette étreinte d'ours.

"Bon et si on buvait ce charmant champagne maintenant Samuel ? Il a l'air délicieux !" propose Canton, vivement approuvé par tout le monde ; sauf par les préadolescents qui râlent de devoir boire un simple cidre pétillant.

"Avant que l'on déguste ce fameux breuvage j'ai une annonce à faire : Remus, je sais que ces dix dernières années ont été affreuses pour moi, toi et Harry. Notre histoire a brutalement été coupée par des circonstances que je nommerais plus, alors que notre couple était à ce moment-là fort et solide, car on habitait ensemble et on avait des projets plein la tête." commence Sirius, regardant son aimé.

Tout le monde dans la pièce acquiesce, se souvenant des dires du beau brun à ce propos : combien sa relation avec son loup était forte en cet temps-là, et comme c'est dur de la reconstruire à présent.

"Mais lorsqu'on s'est retrouvés, je n'avais qu'un objectif en tête nous concernant : reconstruire notre relation, repartir de zéro pour pouvoir en revenir où on en était et finir par nous unir comme on aurait dû le faire. Mais je ne me fais pas d'illusions, je sais qu'il y a des choses à revoir avant notre futur mariage, mais je me sens prêt à revenir où nous en étions."

Harry et Drusilla s'échangent un regard entendu : ça y est, c'est pour maintenant, enfin Sirius va proposer à Remus d'habiter chez lui, enfin !

"Bref tout ça pour te demander à toi mon amour : veux-tu habiter avec moi ? Afin que l'on se retrouve pour de bon, et qu'un jour appartenant à un futur proche, on puisse s'unir pour le meilleur et pour le pire devant notre famille et nos amis." propose Sirius avec un regard énamouré et ému.

Pendant ce discours, les prunelles mordorées de Remus se sont mises à pétiller d'un grand bonheur, tel les bulles de sa coupe de champagne ou un feu d'artifice, un grand sourire sur son visage resplendissant de bonheur - tout le monde attend patiemment sa réponse, mais cela ne fut pas très long :

"OUI ! Oui Sirius, je veux habiter avec toi et Harry, oui je veux devenir ton homme, oui oui oui et mille fois oui mon amour !" s'exclame le châtain, prenant son compagnon dans les bras et l'embrassant avec passion ; ce qui est rare chez lui, mais quand ça arrive, ce n'est pas fait à moitié !

Tout le monde applaudit et félicite le couple, sachant bien qu'ils ne vont sans doute pas tarder à se passer la bague au doigt au vu de leurs regards fous amoureux et de ce baiser emplit de passion et d'amour. Non vraiment, on ne leur donne qu'une petite année avant de sauter le pas à ces deux-là !

Chacun porte un toast au couple, mais aussi à Enora et Drusilla qui ont rejoint leur cercle, à leur collaboration fructueuse, à leurs enfants qui sont de brillants étudiants (ce qui fait rougir certains des concernés d'ailleurs) et à la nouvelle année qui commence tout juste.

Alors qu'il déguste son cidre pétillant, qui n'est pas mauvais, mais bon il aurait préféré du champagne quoi, Harry songe à quel point sa rencontre avec Tom a changé sa vie : sans lui, il ne serait pas là avec tous ces gens, ni même en bonne santé (ou même en vie vu comment Vernon se décharnait sur lui), ou bien lucide sur sa vie.

Mais il supprime ces mauvaises pensées en s'ébrouant, revenant mentalement aux festivités qui vont sur la fin, embrassant et serrant des mains, buvant son verre de cidre avant de partir avec son père, Remus et Drusilla - qui lui a rappelé qu'il lui doit trois Galions - pour enfin aller se coucher après cette soirée formidable.

Et voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous aura plu en tout point : le repas et l'ambiance, le passage du feu d'artifice, les danses ... mais aussi la relation entre tout les personnages.

Comme par exemple : Canton qui va courtiser Amélia, Sirius et Remus qui vont habiter ensembles, Enora qui a réussit à sa trouver sa place grâce à Carmen, sans compter la relation entre Drago et Daphné !

Pour le prochain chapitre, vous retrouverez Poudlard et la bande d'amis - mais je ne vous dis pas dans quel contexte ! -, il arrivera sans doute fin de semaine prochaine si tout va bien ... en attendant laissez-moi pleins de reviews, portez-vous bien et à la prochaine bisous ! ^^