Hello !
C'est stressée que je publie ce nouveau chapitre vu que je n'en ai plus que 2 d'avance... Ca ne m'était pas arrivé depuis CP, ça ! (et après, j'avais tout écrit sans m'arrêter, donc bon...).
Je suis contente de vous voir toujours là, après tout ce temps, ces chapitres, ces bâtons dans les roues du Dramione. J'aime aussi les histoires où leur relation prend du temps à se mettre en place mais c'est quand même mieux quand on peut lire d'un coup car attendre semaine après semaine, bah c'est parfois (souvent ?) frustrant, j'avoue. Mais sans vos retours qui me poussent et me motivent à écrire, j'aurais abandonné il y a longtemps (raison pour laquelle je suis incapable d'attendre qu'une histoire soit terminée pour la publier).
Sinon, vous avez vu mon nouvel avatar ? Il a été dessiné par la très talentueuse Vekkat (y a un lien vers sa page FB sur ma page de profil... et sur ma page FB aussi, d'ailleurs). Je suis trop contente du résultat ! Donc celui-là, il risque de rester là trèèèès longtemps
Bref ! Trêve de blabla, je sais que ce n'est pas ce que vous attendez.
Après un chapitre où on a pu voir les enfants entre eux, je vous en propose un full dramione. J'espère que vous l'aimerez :)
Bonne lecture !
RARA :
Cecile : Coucou ! Ca hurle de partout, oui... Ce sont un peu mes souvenirs d'enfance avec mon frère, où on se battait tout le temps, mdr. "Juste au cas où". Laissons leur leurs illusions qu'ils sont pas encore dedans jusqu'au cou, ah ah. Contente que tu aies aimé le chapitre, en tout cas. Des petits passages du "quotidien" mais que je trouve importants pour étoffer mes personnages... Bref, merci pour ta review et à tout bientôt !
Merci à Damelith, Kar Ine, Keichi et Mery-Alice Gilbert pour leur relecture, leurs conseils, leurs corrections et leur soutien.
Merci à J.K. Rowling pour toute son œuvre. Sans elle, rien de tout cela n'existerait.
Illustration d'Upthehill : upthehillart sur DeviantArt
L'Autre
2019 - Drago/Hermione
Avril - Drago
Drago était en train de lire un magazine sur le Quidditch prêté par Lincoln lorsque Bonaryen apparut dans la bibliothèque pour le prévenir qu'Hermione se trouvait dans le hall d'entrée.
Surpris par sa présence, Drago se leva pour aller se renseigner sur la raison de sa visite impromptue.
- Salut, dit-il une fois près d'elle. Déjà en manque de moi ?
Il la vit regarder autour d'eux, visiblement inquiète, et la rassura quant à l'absence de Scorpius.
- Il est chez ses tantes, à la Roseraie, ne t'en fais pas comme ça.
- Et comment voulais-tu que je le devine, gros malin ?
- Je ne parlerais pas aussi ouvertement de… nous si nous étions à la portée d'oreilles indiscrètes.
Parfois, elle manquait cruellement de jugeote, pour une sorcière si brillante.
- Il a oublié son livre chez moi, en fait, je suis juste passée le rapporter.
Drago se saisit de l'ouvrage qu'elle lui tendait et un soupir nostalgique lui échappa lorsqu'il constata qu'il s'agissait de l'exemplaire des Contes de Beedle le Barde qu'Astoria lui lisait lorsqu'il était enfant.
- Merci, dit-il. Sa mère lui lisait ce livre sans arrêt, il aurait été dévasté s'il l'avait perdu…
- Je suis ravie de l'avoir retrouvé rapidement, alors…
- Tu veux boire quelque chose ? Il ne devrait pas rentrer avant deux bonnes heures… A moins que tu aies autre chose de prévu.
- Non, pas pour l'instant. Je dois voir ma mère ce soir, mais pas avant 18 heures.
- Parfait !
Il appela Bonaryen pour lui demander de leur apporter du thé à la bibliothèque puis y emmena Hermione.
Cela faisait un moment, déjà, qu'il pensait à lui montrer cette pièce.
- Je ne te l'ai jamais dit, mais j'aime beaucoup ce nouveau manoir. Il est nettement moins sinistre que l'ancien…
- En même temps, ce n'est pas vraiment un exploit, vu ce qu'était l'autre… Mon père et moi avons travaillé avec l'architecte pour le bâtiment et ma mère et Astoria se sont chargées de l'aménagement.
- Je suis surprise d'apprendre que tes parents ont activement œuvré à sa transformation, commenta-t-elle.
- L'ancienne bâtisse n'avait pas laissé de mauvais souvenirs qu'à toi, Hermione…, avoua-t-il.
Il sentit qu'elle glissait ses doigts entre les siens et les serra délicatement, signe qu'il appréciait le geste.
Ils arrivèrent peu après à la bibliothèque et Drago eut un sourire amusé en entendant l'exclamation d'émerveillement qui échappa à Hermione en découvrant la pièce.
De nombreuses étagères en bois de noyer s'étalaient le long des murs, supportant d'innombrables ouvrages reliés de cuir, de tissu ou simplement de carton. Quelques hautes fenêtres, encadrées par de lourdes tentures de soie parme, s'intercalaient entre ces étagères, apportant à la pièce une lumière naturelle agréable. Une table du même bois et des fauteuils assortis aux rideaux se trouvaient dans un coin, le thé préparé par Bonaryen déjà prêt à être bu se trouvant dessus, et trois liseuses étaient disposées à travers la pièce, entre les quelques rayonnages qui n'avaient pas trouvé appui sur les murs, afin de permettre à ceux qui le souhaitaient de s'installer confortablement pour lire.
- Cette pièce est incroyable ! commenta Hermione au bout d'un moment. Et ces livres… Comment faites-vous pour y retrouver un ouvrage précis ?
- Il y a un catalogue sur fiches, juste là, précisa-t-il en lui montrant un meuble à tiroir sur leur droite.
- C'est tellement… pittoresque, j'adore !
- Pittoresque ? Je trouve ça surtout pratique ! On n'allait quand même pas engager une bibliothécaire pour nous renseigner, comme à Poudlard ! Comment les Moldus procèdent-ils ?
- Ils ont utilisé des fiches comme celles-ci, mais c'est assez rare, de nos jours. Quant à ce qu'ils utilisent à présent, ce serait trop long à expliquer vu que tu n'as aucune notion de technologie moldue…
- Pas faux, reconnut-il. On va boire ce thé ?
- Je… Je pourrai consulter le catalogue, après ?
Drago ne put s'empêcher de rire. C'était tellement prévisible.
- On verra si tu es assez sage pour ça, répliqua-t-il, amusé par l'air déçu qu'elle afficha.
Ils se dirigèrent ensuite jusqu'aux fauteuils pour s'y installer, mais Drago prit Hermione dans ses bras avant qu'elle ne s'assoie et déposa tendrement ses lèvres sur les siennes.
Un soupir commun leur échappa lorsqu'il s'éloigna d'elle quelques minutes plus tard.
- Ça m'avait manqué…
- C'est vrai que plus d'un mois sans se voir en tête-à-tête, c'est long, confirma Hermione en souriant tendrement.
Drago l'embrassa à nouveau tout en laissant ses mains descendre le long de son dos, tandis qu'Hermione glissait ses doigts dans ses cheveux, au niveau de sa nuque.
Sentant qu'il risquait de perdre le contrôle, Drago s'éloigna d'elle pour mettre fin au baiser et sourit en entendant Hermione grogner de frustration.
- Ce n'est pas que je n'ai pas envie de plus, Hermione, c'est juste que Daphné doit raccompagner Scorp' dans l'après-midi et je n'ai pas envie de prendre le risque qu'ils nous trouvent dans une position… compromettante, dirons-nous.
- J'avoue que moi non plus…, dit-elle alors qu'ils s'installaient dans les fauteuils et que Drago remplissait deux tasses de thé. D'ailleurs, penses-tu que nous devrions dire aux enfants que nous nous voyons régulièrement, quand ils ne sont pas là ?
Drago sentit la panique le gagner peu à peu à cette idée. Il y avait lui-même pensé, mais il n'était pas sûr d'être prêt à officialiser les choses pour autant…
Cependant, Hermione sembla percevoir son trouble car elle le rassura aussitôt :
- Je ne parle bien évidemment pas de tout le côté… physiquement complexe de notre relation, juste de notre… amitié. Enfin, nous sommes amis, n'est-ce pas ?
Drago se sentit immédiatement plus serein.
- Je ne sais pas ce que nous sommes exactement, Hermione, mais je pense qu'amis serait effectivement ce qu'il y a de plus simple à comprendre pour les enfants. Ça t'embête si on en reparle plus tard et qu'on avise pour les prochaines vacances ?
- Pas du tout, ça nous laissera le temps de planifier les choses…
- Pour une Gryffondor, tu manques cruellement de spontanéité.
- Dans le cas présent, j'estime que c'est plutôt une bonne chose.
- C'est vrai… Alors, cette soirée avec quatre enfants à gérer, tu as survécu ?
- Plutôt bien, oui. Le calme de Scorpius a apaisé pas mal de tensions entre mes deux enfants. Je pense qu'Hugo l'aime beaucoup également, il l'a laissé jouer avec le pitiponk.
- Le pitiponk ?!
- On a fait une partie de Créatures, oui. D'ailleurs, ton fils nous a battus à plates coutures !
- Normal, un Malefoy excelle dans tout ce qu'il entreprend…
- C'est ça, je te rappelle que j'étais en cours avec toi, et si tu n'étais effectivement pas mauvais, tu étais quand même loin de l'excellence…
Il émit un grognement frustré comme seule réponse, ce qui sembla beaucoup l'amuser.
Il remonta ensuite sa manche pour se gratter négligemment l'avant-bras et sursauta légèrement quand il sentit la main d'Hermione sur la sienne.
- Est-ce que… Est-ce que je peux la regarder ? bredouilla-t-elle, le regard sur sa Marque.
- Tu l'as déjà vue…, répondit-il, légèrement sur la défensive.
- Je l'a vue, oui, mais je n'ai jamais pris le temps de l'observer. Mais si ça te gêne, je comprends…
Sa Marque était un sujet assez sensible pour lui et il relevait rarement ses manches en public. Cela faisait plus de vingt ans que la guerre était terminée et les gens avaient arrêté de chuchoter sur son passage ou de le regarder avec mépris depuis longtemps, mais cette horreur le dégoûtait toujours autant.
Cependant, la demande venait d'Hermione et ça changeait tout. Si une personne avait le droit d'y toucher, c'était bien elle. Après tout, cette Marque symbolisait l'aversion qu'il avait ressentie pour elle et ses semblables à une époque, et il trouvait légitime qu'elle ait envie de la voir de plus près.
Elle ne devait pas connaître beaucoup de gens à qui poser cette question et il le lui devait bien. Raison pour laquelle il lui tendit son bras.
Un frisson parcourut son échine lorsqu'elle caressa sa Marque du bout des doigts. Il l'observa en redessiner les traits en silence, le cœur battant la chamade devant l'intimité de ce geste.
- Je pensais qu'elle aurait disparu, avec le temps…, dit-elle au bout d'un moment. Mais elle est encore bien visible.
- Elle est quand même beaucoup plus claire qu'elle ne l'était à l'époque où Voldemort était au sommet de son pouvoir… Durant cette période, j'avais l'impression qu'elle ressortait de ma peau, tant le noir était intense… Et la douleur… Ça faisait un mal de chien ! Au moins, à présent, ce n'est plus douloureux.
- Greg l'a fait recouvrir par un tatouage moldu, l'informa-t-elle.
- Greg… ? Tu veux dire Goyle ?!
Il avait tendance à oublier que son ancien camarade de classe était devenu le bras droit de Weasley dans ce restaurant du Chemin de Traverse.
- Lui-même, oui, confirma-t-elle. Ils appellent ça un cover. Son bras est recouvert d'un mélange de fleurs, depuis… Tu n'as jamais cherché à la masquer ?
Drago se saisit alors de son poignet et caressa à son tour les cicatrices laissées par le poignard de sa tante.
- Et toi, alors ? Tu n'as jamais pensé à les recouvrir ?
- Elles font partie de moi, se contenta-t-elle de répondre, alors qu'il effleurait de son index les mots qu'il avait si souvent utilisés à son encontre.
- Précisément. Je reviens de loin, Hermione, tu es bien placée pour le savoir. Me souvenir de ce que j'ai été m'aide à ne pas le redevenir. Je veux être pour Scorpius le père que j'aurais aimé avoir…
- Tu es un très bon père, Drago, n'en doute jamais…
Il porta son poignet à ses lèvres et embrassa tendrement ses cicatrices en silence. La lueur qui brilla dans les yeux d'Hermione lui réchauffa le cœur.
Ils passèrent ensuite à un sujet moins sérieux et Hermione prit congé juste avant que Scorpius ne rentre, avec la promesse qu'il viendrait dîner chez elle le weekend prochain, une fois les enfants repartis à Poudlard.
Avril - Hermione
Hermione ajusta la petite robe noire qu'elle avait enfilée tout en se maudissant d'agir comme une adolescente à son premier rencard.
Ce n'était pourtant pas la première fois que Drago venait chez elle, loin de là, et ce n'était pas non plus la première fois que leur soirée en tête-à-tête était prévue.
Et s'il se passait un truc plus physique entre eux, ce ne serait pas non plus la première fois.
S'il ne se passait rien de spécial non plus, d'ailleurs.
Alors pourquoi se sentait-elle aussi nerveuse ?
Elle n'en avait aucune idée, ce qui la stressait encore plus.
Ridicule.
En même temps, elle devait quand même avouer que les choses avaient changé, entre eux, depuis qu'ils avaient été sur le point de recoucher ensemble mais que Drago n'avait pas pu. Comme si une sorte de pression nouvelle planait au-dessus d'eux. Une rumeur lancinante qui lui murmurait que ce n'était plus qu'une question de temps avant que ça ne se reproduise. Et que cette fois, ils iraient jusqu'au bout de leur désir.
Et elle pouvait prétendre devant lui que ça ne changerait rien entre eux, elle savait au plus profond d'elle-même que ça changerait tout pour elle.
Car tout était différent depuis qu'ils ne couchaient plus ensemble et qu'ils se parlaient enfin.
Elle n'était pas amoureuse de lui, la situation étant encore bien trop compliquée pour ça, mais des sentiments profonds commençaient indubitablement à naître pour lui de son côté.
Car l'homme qu'elle apprenait à connaître depuis plusieurs mois avait vraiment tout pour la séduire, même s'il n'essayait pas spécialement de le faire. Ce qu'elle trouvait encore plus séduisant, en vérité.
Et même si son mariage avec Astoria n'avait jamais été traditionnel, rien ne lui garantissait qu'il était déjà prêt à aller de l'avant et à se lancer dans une relation plus classique avec elle.
Elle devait donc être vigilante, si elle ne voulait pas finir avec le cœur brisé, mais en même temps, elle n'avait jamais su lui résister.
Ce lien entre eux était inexplicable. Comment étaient-ils passé de cette haine mutuelle, à l'époque de Poudlard, à ce besoin qu'elle ressentait de l'avoir dans sa vie ? Elle n'en avait aucune idée.
Elle connaissait l'adage qui affirmait que de l'amour à la haine, il n'y avait qu'un pas, mais elle avait toujours pensé que ce n'était qu'une figure de style et le vivre ne rendait apparemment pas le phénomène plus compréhensible.
Hermione referma la porte du four après en avoir sorti son gratin de pommes de terre au fenouil et au saumon et inspira profondément à plusieurs reprises pour tenter de se recentrer.
Ne commence pas à te prendre la tête, se sermonna-t-elle.
Un jour à la fois, un pas après l'autre, advienne que pourra.
Elle aimait passer du temps en sa compagnie et c'était tout ce qui devait importer pour l'instant, rien de plus.
Elle entendit le grondement des flammes de sa cheminée redoubler d'intensité, signe que Drago venait d'arriver.
Pas de pression.
Respire.
- Bonsoir, le salua-t-elle en le rejoignant dans le salon, les mains légèrement moites et le cœur battant à toute allure.
Il était vêtu d'un simple pantalon noir et d'un pull fin en laine anthracite, ce qui accentuait le gris clair de ses yeux. Elle se sentit rougir légèrement suite au sourire qu'il lui renvoya, mais essaya de ne pas y prêter trop attention.
Après tout, c'était devenu quasiment systématique, quand elle était avec lui.
- Salut, répondit-il en s'époussetant légèrement. Tu as passé une bonne journée ?
- Assez tranquille. On a clôturé quelques dossiers avec Harry, ce matin. Rien de bien transcendant, quoi. Et toi ?
- Juste une livraison aux Trois balais. Ça sent bon…
- Merci, dit-elle en se dandinant légèrement d'un pied sur l'autre. Tu veux boire quelque chose ? J'ai du vin, ou du whisky, du...
- Pas pour l'instant, merci, la coupa-t-il.
Hermione expira un peu trop bruyamment à son goût et se sermonna, une fois de plus, de s'emballer inutilement de la sorte.
Il s'approcha doucement d'elle et glissa une mèche de ses cheveux derrière son oreille.
- Pourquoi sembles-tu aussi nerveuse ? lui demanda-t-il sans la quitter des yeux.
- Je n'en sais strictement rien, avoua-t-elle sans tenter de nier son état.
- Hermione…, insista-t-il, une main délicatement posée sur sa joue.
- Oui ?
- Si je suis là ce soir, c'est juste parce que j'assume enfin mon envie d'être avec toi, tu sais… Tu te souviens ? Aucune obligation...
A ces mots, le cœur d'Hermione eut un loupé.
Venait-il réellement de reconnaître à voix haute ce qu'elle pensait tout bas depuis plusieurs semaines ?
Elle savait bien évidemment qu'il aimait passer du temps en sa compagnie, c'était assez évident de leur part à tous deux, mais ce qu'il venait de lui dire revêtait une toute autre signification.
Il ne venait pas de lui affirmer qu'il aimait simplement être avec elle, non, il venait de lui certifier qu'il avait envie d'être avec elle.
Et cette nuance était particulièrement lourde de sens. Et de conséquences.
Alors Hermione laissa enfin son cœur prendre le contrôle de ses envies et toute trace de tension disparut de son corps lorsqu'elle déposa ses lèvres sur les siennes.
Drago répondit immédiatement à son baiser avec beaucoup de tendresse. Pas de passion dévorante, cette fois, mais quelque chose de bien plus profond et sincère que tout ce qu'ils avaient pu partager jusqu'à présent.
La main qu'il avait posée sur sa joue descendit lentement jusqu'à sa nuque puis il approfondit le baiser, ses doigts se glissant entre ses boucles brunes.
Hermione se hissa légèrement sur la pointe des pieds pour enrouler ses bras autour de son cou tandis que la main libre de Drago se posait chastement sur sa hanche.
Ils restèrent ainsi enlacés pendant une durée indéterminée jusqu'à ce que l'air vienne à leur manquer.
Hermione ancra alors ses yeux dans ceux de son partenaire et le désir qu'elle y lut lui chavira le cœur.
Elle entremêla ses doigts aux siens et le guida nerveusement jusqu'à sa chambre. Il l'y suivit en silence et Hermione se demanda brièvement si ce qu'ils s'apprêtaient à faire avait la même importance pour lui que pour elle.
Mais au final, ça lui importait peu. Elle en avait envie, quoi qu'il advienne par après. Il n'était peut-être pas prêt à se lancer dans une histoire avec elle, et elle le comprenait, mais son envie de lui était bien trop forte pour qu'elle y résiste, d'autant plus quand cette envie était clairement partagée.
A peine le seuil de la porte franchi, Drago l'enlaça par derrière et parsema sa nuque de baisers légers. Des frissons de plaisir remontèrent aussitôt le long de sa colonne vertébrale. Ses mains la caressèrent à travers le tissu de sa robe et s'arrêtèrent à hauteur de ses cuisses pour se glisser sous le tissu.
Herrmione se pencha pour attraper sa baguette, qu'elle avait laissée sur sa table de nuit, et leur lança un sort de protection et de contraception juste avant de la laisser retomber sur le sol.
Un grognement satisfait émana de la gorge de Drago lorsque ses doigts touchèrent le haut de ses bas, qui étaient dissimulés par la longueur de sa tenue.
Il la retourna doucement dans ses bras et descendit tout aussi doucement la fermeture éclair de sa robe. Robe qui glissa le long de son corps pour finir à ses pieds, non loin de sa baguette.
Hermione se retrouva donc en lingerie devant lui. Elle portait un simple soutien-gorge de dentelle noire, avec la culotte assortie, et des bas de la même couleur qui s'arrêtaient en haut de ses cuisses.
Le repas étant prévu chez elle, elle n'avait enfilé aucune chaussure, préférant le confort à l'élégance.
Drago la dévora du regard avant d'effleurer sa peau mise à nue du bout des doigts.
- Tu es tellement belle…, souffla-t-il, la voix rendue rauque par le désir.
- C'est toi qui me rends belle, répondit-elle avant de reprendre possession de ses lèvres.
Elle s'allongea ensuite sur son lit, attirant Drago à elle tout en faisant passer son pull par-dessus sa tête. Elle lui mordilla le lobe de l'oreille pendant qu'il parsemait son cou de baisers de plus en plus fiévreux puis, au bout d'un moment indéterminé, il descendit pour parcourir de ses lèvres d'autres endroits sensibles de son corps.
Il joua avec ses tétons à travers le fin tissu de son soutien-gorge puis finit par le retirer pour les savourer sans entrave. La respiration d'Hermione se faisait de plus en plus courte à mesure que le désir gagnait en intensité.
Puis Drago descendit sur son ventre marqué par ses deux grossesses et embrassa lentement les différentes traces qui le parsemaient.
Hermione n'était absolument pas gênée par ce traitement, bien au contraire. Elle était simplement rassurée de constater qu'il aimait son corps, qu'elle ait la vingtaine ou qu'elle approche de la quarantaine.
Il descendit ensuite jusqu'à ses bas et les lui retira, un à un, avec une extrême lenteur, puis ses mains remontèrent le long de ses jambes en une longue caresse enivrante.
Lorsqu'il commença à titiller son clitoris à travers la dentelle de sa culotte, elle décida qu'il était temps pour elle d'échanger leurs places.
Hors de question qu'elle jouisse si rapidement. Pas cette fois.
Elle glissa donc ses doigts dans ses mèches blondes et l'attira jusqu'à elle pour l'embrasser à nouveau avant de faire basculer leurs corps pour se mettre sur lui.
Drago se laissa faire sans émettre la moindre protestation, bien au contraire. Il plaça aussitôt ses mains au creux de ses reins afin de la serrer plus étroitement contre lui.
Ce fut donc son tour de parsemer son corps de baisers gourmands et de caresses tremblantes d'une passion plus ou moins contenue.
Son corps avait également été marqué par les années, mais elle le trouvait toujours aussi séduisant. Ils avaient tous deux vécus et, dans un sens, c'était ce qui rendait cet instant aussi spécial.
A hauteur de pantalon, elle caressa son érection à travers le tissu avant de l'en libérer. Il avait retiré ses chaussures depuis bien longtemps et le vêtement tomba rapidement sur le sol, suivi de près par son caleçon et ses chaussettes.
Son envie d'elle ne faisait plus aucun doute alors qu'ils étaient tous deux allongés, nu pour lui et en culotte pour elle, sur son lit.
Hermione lui caressa doucement les cuisses et embrassa sa zone pubienne, se rapprochant de plus en plus de son sexe. Mais alors qu'elle s'apprêtait à le prendre en bouche, Drago l'arrêta en glissant, à son tour, ses doigts dans ses cheveux.
- Hors de question que tu joues seule, Hermione…
Elle lui rendit un sourire complice, se redressa pour retirer lentement sa propre culotte, sous le regard gourmand de son partenaire, puis se positionna de façon à ce qu'il puisse lui infliger le même traitement que celui qu'elle avait prévu pour lui.
Cette position était, de base, l'une de ses préférées, mais le faire avec lui décuplait indubitablement son plaisir.
Ce n'était pas la première fois qu'elle expérimentait ses aptitudes buccales, mais pouvoir lui rendre la pareille en même temps conférait à la pratique une intimité particulière.
Cet échange mutuel de pur plaisir était vraiment jouissif. Peut-être même un peu trop, d'ailleurs, et Hermione ne voulait pas venir ainsi.
Pas ce soir, du moins.
Elle se décala donc avant de se retourner pour lui faire face et Drago glissa immédiatement une main dans ses cheveux pour l'attirer à lui afin de l'embrasser avec passion.
Hermione se saisit alors de son sexe tendu pour le placer sous elle et se laissa doucement retomber entre ses bras, son cœur battant à toute allure sous le maelström de sensations qu'elle ressentait actuellement.
Elle avait pris beaucoup de plaisir en couchant avec lui par le passé, mais cette fois, leur étreinte avait une saveur inédite.
Sans doute parce que cette fois, justement, ce n'était pas juste du sexe, entre eux. Non, cette fois ils communiaient réellement.
Cette fois, ils assumaient pleinement ce qu'ils étaient en train de faire.
Cette fois, ils faisaient l'amour. Comme lors de leur toute première fois.
Mais cette fois, elle le savait, il ne fuirait pas.
Leurs corps se mouvaient à l'unisson, en parfaite symbiose.
Hermione était comme déconnectée de la réalité. Elle savait qu'elle gémissait, qu'elle criait peut-être, même, et ça lui était totalement égal.
La seule chose qui lui importait pour l'instant était le fait qu'elle vivait ça avec lui.
Enfin.
Elle finit par avoir un orgasme comme elle en avait rarement eu, même avec lui, et Drago la suivit quelques instants plus tard.
Elle se laissa retomber sur son torse, son sexe toujours en elle, le souffle court.
Toujours sans prononcer le moindre mot, ils s'embrassèrent avec beaucoup de tendresse puis Hermione se décala pour se blottir dans ses bras.
Les doigts de Drago continuaient à parcourir son corps, dessinant des formes abstraites sur sa peau, pendant qu'elle se contentait d'écouter les battements erratiques de son cœur.
Elle aurait aimé savoir à quoi il pensait, si ce qu'ils venaient de vivre et ce que ça impliquait lui faisait peur ou s'il était, au contraire, plutôt serein. Mais en même temps, elle avait conscience que les mots auraient été superflus. Leurs corps avaient parlé d'eux-mêmes et elle savait avec certitude, à présent, qu'ils ne pourraient jamais se défaire de ce lien qui existait entre eux.
Qu'ils vieillissent ensemble ou pas, ils ne parviendraient plus à rester éloignés l'un de l'autre comme ils l'avaient fait par le passé.
Sans pouvoir l'expliquer davantage que le reste, Hermione sentait qu'il avait autant besoin d'elle qu'elle avait besoin de lui.
Pas par prétention suite à ce qu'ils venaient de vivre, non, même si ce rapport lui avait ouvert les yeux sur la nature de leur relation, mais tout simplement parce qu'ils n'y étaient jamais parvenus.
.
Et voilà pour cette fois !
52e chapitre soit environ un an de publication... 20 ans pour eux, vu qu'au tout début on est en 1999. Tout ce temps pour en arriver là... Pfiou, il était temps, non ?
Le prochain chapitre n'était pas totalement prévu en l'état, mais je l'ai ajouté pour avoir le pdv de Drago suite à ce moment particulier qu'ils viennent de vivre. Ressent-il la même chose qu'elle ? Vont-ils se parler ?
Bref, je vous avais promis de stabiliser leur relation avant la fin pour qu'on puisse profiter d'eux en couple après tout ce temps à attendre et je crois qu'on s'en rapproche, mine de rien... Bon, il reste 20 chapitres à cette histoire (quand même) et les enfants ne sont pas au courant (c'est pas rien), mais je crois qu'on peut malgré tout pousser un petit soupir de soulagement à ce stade, non ?
J'ai évidemment très très hâte de lire vos retours à tout ça... parce que mine de rien, malgré tout le temps écoulé, j'ai un peu peur que vous trouviez ça précipité, mdr.
(et y a aussi la première partie, dans la bibliothèque, avec la Marque et tout...)
Cette fois je me tais.
