Chapitre 50
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- SALOPARD ! TRAÎTRE ! FAIS-MOI SORTIR D'ICI !
- Désolé, danna, faites-vous de l'autre côté des barreaux derrière lesquels s'agite le patron des yorozuya, mais je n'ai guère le choix. Nous devons pouvoir mettre au point une stratégie avant ce soir, et que vous fassiez de la rétention d'informations nous fait perdre un temps précieux.
- Sougo, tente de vous tempérer Kondo qui est venu vous rejoindre quand il a appris ce que vous avez fait, je te comprends, mais... Tu ne trouves pas que c'est un peu... Excessif ?
- Vous ne voulez pas récupérer la photo d'Otae-dono ?
- Si, mais tout de même...
- C'est une photo que tu veux, le gorille ? intervient Gintoki. Fais moi sortir de là, et je t'en passe une d'Otae sous la douche !
- QUOI ? Comment ça se fait que tu as des photos d'Otae-san sous la douche ? Sougo ! Fais tout ce que tu veux à ce sale type ! Je vais de ce pas lancer une perquisition dans son appartement !
- Attendez ! Je plaisantais ! Ohé !
- Ne vous en faites pas, Kondo-san, il ment. Et comme nous le savons tous, le mensonge est le vernis de la culpabilité.
- De... Qu'est-ce que tu as dans les mains, Sougo ?
- Qu'est-ce que tu comptes faire de ça, espèce de taré ?
- Comme je vous l'ai dit, vous faire cracher le morceau. Dans tous les sens du terme.
- Toushiiii ! appelait à présent Kondo par la porte. Viens vite, je t'en prie, il y a Sougo qui recommence ! Toushiiiii !
- Vous savez, danna, expliquez-vous au yorozuya en vous rapprochant de sa cellule, faisant sauter votre « instrument » d'une main à l'autre tandis que votre chef s'est rué dehors pour aller chercher de l'aide, ça ne me fait pas plus plaisir que ça. Ce que je vous ai dit, ce n'était pas vraiment un mensonge... Plutôt une vérité anticipée.
- Je vais t'en foutre, moi, des anticipations ! Attends un peu que je sorte de là...
- Mettre la main sur ces babioles volées ne nous intéresse pas vraiment, poursuivez-vous. La capture de ce type est notre priorité. Et nous avons besoin de votre coopération.
- C'est comme ça que vous comptez l'obtenir ?
- Si vous nous aidez de votre plein gré, poursuivez-vous comme si vous n'aviez pas été interrompu, nous pourrions, par exemple... Envisager de réellement vous laisser vous charger de la redistribution des biens des victimes.
Gintoki s'immobilise : on dirait que vous avez réussi à éveiller un semblant d'intérêt chez lui.
- Qu'en dites-vous, danna ?
Il tend brusquement le bras entre les barreaux pour saisir le bout de votre écharpe. Vous vous êtes mis sciemment à cette place, assez près pour qu'il se sente en confiance mais trop loin pour qu'il puisse agripper trop de tissu pour vous attirer de force.
- Avise-toi de me prendre encore pour un con, le sale gosse, vous avertit-il avec un regard de dément, et je vais mettre un point d'honneur à te prouver lequel est le plus « S » de nous deux.
- Je n'ai aucun intérêt à vous tromper, danna. Mais j'accepte néanmoins le défi.
Puisque vous en êtes arrivés à un accord, vous ouvrez la porte de la cellule. Il vous lance l'espace d'un instant un regard qui vous rappelle irrésistiblement celui d'Hijikata quand vous savez qu'il se retient de vous étrangler, mais il se contente finalement de remettre en place son kimono et ses cheveux.
- Les vols ont eu lieu sur deux jour, déclare-t-il sans préambule. Ceux qui ont eu lieu la première nuit n'ont pas beaucoup interpellé les gens, ils ont simplement cru avoir égaré leurs trucs. Puis, quand ils se sont mis à discuter entre eux, quand il y a eu la deuxième série de vols la nuit dernière... Ils ont fini par comprendre tous en même temps qu'ils avaient eu de la visite.
- Tout ça est intéressant, danna, lui répondez-vous, songeur, mais sans plus de détail, ça ne nous avance guère...
- J'y arrive. En listant ceux qui ont été volés et à quel moment, nous nous sommes aperçus qu'il avait un plan. Comme un schéma qu'il suivrait pour définir dans quel ordre commettre ses cambriolages...
- Ce qui devrait nous permettre de déduire sa prochaine cible, comprenez-vous.
- Oui... Et non. On ne peut définir qu'une zone assez large qu'il va visiter pendant la prochaine nuit, mais difficile de dire dans quel ordre.
- Ce n'est pas un problème, lui assurez-vous. Nous avons assez d'agents pour couvrir le terrain.
- Parfait, dans ce cas, c'est là que s'arrête mon travail et que commence le vôtre. Moi, je rentre chez moi !
- Un instant, danna, le rappelez-vous, vous ne m'avez pas donné la zone en question !
- J'emprunte un portable et je t'envoie la photo par téléphone, répond-il sans se retourner. Je n'oublie pas ma part du marché, alors n'oublie pas la tienne, Souichiro-kun !
- Je n'oublie rien, danna. Et c'est Sougo.
D'ailleurs, à propos de ne rien oublier, il faudrait que vous alliez rassurer Kondo.
Vous avez enfin ce qu'il vous faut pour lancer une opération, néanmoins la suite ne sera pas aisée pour autant. Peut-être que danna et ses associés peuvent encore se révéler utiles ?
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Pour proposer une alliance à l'agence à tout faire, rappelez le patron au chapitre 59.
Sinon, laissez-le partir et rendez-vous directement au chapitre 22.
