C'est l'heure triste des adieux… Je n'en dit pas plus et vous laisse avec ce dernier chapitre. Enjoy !
Point de vue Clarke :
— Vous ne savez pas par où le bateau est arrivé ? demande Luna aux filles.
— Non, lui répond Lindsey, on s'est réveillé allongées sur la plage, ce même bateau complètement défoncé.
— Il manque quelque chose, dit Marie en réfléchissant et en faisant les cents pas sur la plage. Bellamy ?
— Oui ?
Marie s'approche de mon meilleur ami et le fixe dans les yeux.
— Il y a autre chose que ta propre culpabilité et la perte de ta sœur, n'est-ce pas ?
— Comment tu sais ?
Bellamy baisse les yeux et se met à avouer :
— Je m'en veux pour Lincoln… J'ai l'impression de l'avoir arraché à l'amour de sa vie. Déjà qu'il sera difficile de vivre en sachant que j'ai un peu contribué à la mort de ma sœur, mais en plus il va falloir que je vive avec la culpabilité d'avoir tuer l'âme sœur de mon meilleur ami…
— Bellamy…
Lincoln s'approche de lui et pose sa poigne sur son épaule. J'ai la gorge qui se serre devant cette scène.
— Jamais je ne t'en voudrais pour ce qui est arrivé à Octavia. Tu n'étais pas là, ce n'est pas grave. Tu étais où tu devais être. Grâce à Marie j'ai réussi à passer à autre chose. Et puis… Il y a Emori maintenant…
— Emori ? s'étonne Lindsey.
— La fille que Titus a fait retrouver. Je suis allé lui parler l'autre soir après notre dîner. Elle a décidé de rester à Polis. Elle me fait confiance. Et je crois qu'elle me plaît bien…
Lincoln se gratte l'arrière de la tête.
— Je suis heureux pour toi alors, répond Bellamy en lui faisant une accolade amicale.
A ce moment le tonnerre gronde nous faisant tous sursauter.
— Voilà, dit Marie, il nous manquait la tempête.
— T'es géniale ! s'écrie Lindsey.
— Alors, dit Bellamy, ça veut dire que je suis guéri ?
— Que tu es sur la bonne voie en tous cas, lui répond Marie en le prenant dans ses bras.
Ils se détachent et les quatre se sosies se rassemblent.
— Hé bien je crois qu'il est temps pour nous de vous dire au revoir, dit Alycia la voix tremblante.
— Hé oh pas si vite ! interrompt Lexa. Je ne vous laisserais pas partir tant qu'on ne m'aura pas raconté l'histoire autour de ces bonbons !
Un énorme éclat de rire se mêlant au tonnerre retentit.
— Je t'adore Lexa, répond Lindsey en s'approchant. Comment tu peux diriger un peuple en ne connaissant pas ces bonbons ?
— Parce que je n'ai jamais voulu la mettre au courant, dit Titus en s'approchant de Heda, mais je crois qu'il est temps à présent.
Solennellement l'homme joint ses mains en fermant les yeux.
— Tu te souviens de la grande période de baisse de natalité dans l'Histoire de notre peuple ? demande Titus toujours les yeux fermés.
— Oui bien sûr.
— A cette époque des chercheurs ont inventé un médicament permettant, comment dire… De relancer la fertilité. Ce médicament se présentait sous la forme d'une petite boule violette. Ce que les doubles ici présents ont appelé « bonbon ». Ces boules contenaient des produits aphrodisiaques pour aider à remettre l'humanité au travail. Et visiblement, elles ont dû trouver cet aphrodisiaque pendant leur séjour aux Trihous…
Titus rouvre les yeux pour observer la réaction de Lexa.
— Donc, répond Heda en regardant Lindsey, tu t'en es servi à plusieurs reprises si je comprends bien ?
— Il se pourrait que plusieurs personnes ici présentes aient profité des effets de ces bonbons violets, en effet.
— Ahahah ! Et pourquoi tu ne m'en a jamais parlé Titus ?!
— Je voulais protéger ton innocence Heda !
— Allons, depuis Costia tu devais bien te douter que mon innocence s'était envolée depuis longtemps.
Titus se met à rougir. Pour le décoincer Lexa lui envoie une bourrade dans l'épaule. Il râle mais reprend sa contenance. Tout le monde se met à rire. Même Luna, visiblement aussi au courant pour ces aphrodisiaques, a un petit rire.
— Maintenant vous pouvez rentrer, dit Lexa en reprenant son sérieux. Avant que vous ratiez l'orage.
— On va dégager le bateau, dit Lincoln.
Bellamy, Anya et Raven l'aident à décoincer la coque du sable et à l'amener au bord de l'eau. Je m'approche d'Eliza.
— Hé bien, je lui dis doucement, ce fut un plaisir de te rencontrer.
— Une sacrée expérience, hein ?
— C'est sûr ! Je m'en souviendrais longtemps. Surtout…
— De notre baiser ?
Nous sourions toutes les deux avant de nous tomber dans les bras.
Point de vue Alycia :
Je m'approche de Lexa :
— Ça a été un honneur d'interpréter ton rôle Lexa.
— Et tu l'as fait à merveille lorsque j'étais coincée, merci à toi. Grâce à vous un avenir radieux est possible.
— Grâce à vous aussi. Merci d'avoir pris soin d'Eliza dans la Cité.
— C'est plutôt elle qu'il faudrait remercier !
Clarke et Eliza s'approchent de nous.
— Ça va me manquer cette situation, dit Eliza.
— A moi aussi, répond Clarke, merci pour tout. Merci d'avoir sauver Lexa.
— Merci d'avoir veiller sur Eliza, je dis à Lexa.
— Oui on a compris, dit Lindsey qui nous interrompt, merci à tout le monde d'avoir sauver tout le monde !
— Merci à Marie de m'avoir sauvé, intervient Lincoln.
— Merci à Marie de m'avoir montré la voie, ajoute Bellamy.
— Merci à Lindsey de m'avoir donné le courage de parler à Raven, dit Anya.
— Merci à Alycia d'avoir su nous sauver à Azgeda, dit Titus.
— Merci à Lindsey de m'avoir fait goûter ce bonbon, ironise Raven.
— Ah, je l'adore ! s'exclame Lindsey.
Après une séquence rires et émotions, mes amies et moi montons dans le bateau. J'ai l'impression que nous ressemblons plus à Lexa et Clarke que le jour de notre arrivée. Anya et Raven saluent Lindsey avec espièglerie. Bellamy et Lincoln font des poignées de mains reconnaissantes à Marie. Eliza et Clarke se font la fameuse poignée de main. Lexa en face de moi me tend son poignet.
— Puissions-nous nous revoir, dit la jeune Heda.
— Mebi oso na hit choda op nodotaim, je lui réponds avec un sourire en coin.
En finissant la poignée de main elle fait glisser sa paume contre la mienne pour y déposer un objet.
— Tu ouvriras ton poing quand vous serrez loin, me dit Lexa avec un clin d'œil.
J'obéis en gardant le poing serré.
— Pas de bêtises, hein Titus ? dit Lindsey en le regardant alors que lui, Anya et Lincoln s'apprêtent à mettre le bateau à flot.
— Hein, pourquoi ?
— Non, pour rien !
Les trois Trikru poussent la coque et nous nous retrouvons dans l'eau.
— Au revoir, dit Eliza avec une énorme émotion dans la voix.
— Prenez soin de vous, répond Clarke.
Tout le monde perd ses mots. Il n'y a rien a ajouter. Lexa lève la main pour nous dire au revoir et ce sont maintenant Lincoln, Bellamy, Anya, Raven, Titus, Clarke et Luna qui nous font également des coucous de la main. Toutes les quatre nous les imitons. Le bateau bercé par la mer agitée s'éloigne jusqu'à ce que les personnes sur la plage ne soient plus que des petits points inamovibles. J'ouvre mon poing. Au milieu se trouve un des bijoux de front de Lexa. Une larme coule sur ma joue.
— Un souvenir ? me demande Eliza en me regardant.
— Elles vont me manquer, dit Marie.
Avant que Lindsey ait le temps de faire une remarque idiote, une énorme vague secoue le bateau, nous tombons toutes à genoux.
— Ça y est, ça commence, se lamente Lindsey.
Je ferme les yeux en attendant le pire. Mais je n'ai pas peur. C'est enfin l'heure. Une pluie torrentielle s'abat sur nous, un vent énorme se lève. Nous nous approchons du cœur de la tempête.
Point de vue Lindsey :
Les secousses diminuent, le vent se calme, la pluie cesse. Doucement je relève la tête et ouvre les yeux. Le ciel est d'un bleu immaculé. Sans aucun nuage. La mer est calme. Il fait chaud. Et c'est là que je l'aperçois.
— Regardez ! Le paquebot !
Mes trois amies se relèvent à leur tour pour regarder dans la direction que je leur pointe. L'Explorer of the seas flotte paisiblement sur les flots, l'énorme logo de la Royal Caribeean apposé sur le flanc. Je regarde ma montre.
— A quelle heure nous avions emprunté ce petit bateau ?
— Comment tu veux que je m'en souvienne ?! dit Eliza toute excitée.
— 10h, répond Marie qui avait organisé le voyage.
— Il est 11h sur ma montre et la date n'a pas changé.
— Vous croyez que… hésite Alycia, que c'était un rêve ?
— Certainement pas ! s'exclame Marie. Regarde nos tenues.
Nous nous examinons toutes, Eliza porte les vêtements de Clarke, Alycia ceux de Lexa, Marie et moi des vêtements de Trikru. Alycia ouvre son poing avec le bijou de Lexa dedans, à côté d'elle je montre mon poignet avec la cicatrice. Eliza fouille dans sa poche pour en sortir un rouleau qu'elle déplie. Est dévoilé un dessin représentant Lexa, Clarke, Eliza et Alycia.
— Tout ce qu'on a vécu était vrai, je dis, dans un autre espace temps.
— Alors personne ne serait venu nous sauver ? demande Alycia.
— Non, puisque nous n'avons pas disparu, je réponds.
— On a bien fait de se sortir les doigts du cul alors ! s'exclame Eliza. Bon, on fait redémarrer cet engin ?
Marie se précipite sur le moteur qui se met à ronronner doucement.
— Il fonctionne !
C'est presque si nous faisons une danse de la joie. Je me mets au volant.
— Direction l'Explorer of the seas ! je hurle en faisant un signe de la Marine.
Après quelques minutes à peine nous arrivons au niveau inférieur du paquebot. Nous entrons dans le port intérieur, le même que nous avions quitté officiellement une heure auparavant. Un matelot nous accueille tout sourire. Il nous aide à arrimer l'engin et à nous faire descendre.
— Vous avez fait bonne balade mes demoiselles ?
— Éprouvante ! répond Eliza en nous faisant un clin d'œil.
Nous rions sous le regard du jeune adulte qui ne semble pas comprendre. Nous nous échappons en vitesse avant qu'il ne remarque nos tenues assez spéciales. Nous récupérons les clefs de nos chambres que nous avions laissées dans une boîte prévue à cet effet avant de partir en mer.
— Il fait trop chaud là dedans, je dis en retirant une épaisseur de vêtements, vite allons remettre nos maillots de bain !
— La dernière dans l'eau de la piscine a perdu ! lance Marie en se mettant à courir.
— Hé, c'est pas du jeu ! dit Alycia. Je suis blessée je vous rappelle !
— Tant pis ! crie Eliza en tentant de nous rattraper.
Je me retourne pour regarder Alycia se mettre à courir à son tour. Nous rions dans les couloirs et les escaliers du paquebot. J'arrive la première dans notre chambre, je laisse Marie y pénétrer avant de fermer la porte. Nous nous précipitons dans la salle de bain pour récupérer nos maillots de bain toujours humides.
— On a vraiment disparu une heure… chuchote Marie.
— On se posera des questions plus tard, on a un paris à gagner !
J'attrape mon maillot de bain et je me déshabille en vitesse pour l'enfiler. Marie fait de même. Lorsque j'ouvre la porte, Alycia et Eliza sortent en même temps que nous.
— Bah alors, dit Alycia en se mettant à courir, vous êtes lentes pour vous changer !
— Excuse-nous Heda ! je ris en la poursuivant.
Nous courrons toutes les quatre jusqu'au pont supérieur où se trouve la plus grande piscine. C'est Eliza qui saute la tête la première dans le grand bassin sous les yeux à peine étonnés des autres passagers. Je la suis, puis Marie. Alycia est la dernière. Nous la huons lorsque sa tête ressort de l'eau. Puis je vais me mettre dos contre le rebord de la piscine et je pose mes coudes sur le revêtement du bassin, laissant mon corps flotter à la surface.
— Pfiou, je souffle, ça fait du bien d'arrêter enfin de se prendre la tête.
Dans un petit moment de doute je regarde ma montre. Elle marche toujours. Je souffle encore et ferme les yeux. Je sens mes amies m'imiter. Marie à ma gauche, Alycia à ma droite.
— Il s'en est passé des choses pendant ce séjour, dit Eliza.
— Oui, approuve Alycia. En montant dans ce paquebot nous étions toutes célibataires, à présent nous avons trouvé quelqu'un qui nous correspond.
Je souris et ouvre les yeux en tournant la tête vers Marie. Ses pieds viennent jouer avec les miens dans l'eau. Elle me fait un signe de tête pour que je me retourne vers Alycia et Eliza qui sont en train d'échanger un baiser.
— Ah le Elycia est enfin devenu réalité !
— C'est pas vrai, toi aussi tu utilises ce nom de ship ?!
Nous rions encore une fois et nous nous laissons bercer par l'eau jusqu'à ce que nos doigts de pieds soient fripés et que tous les pores de notre peau soient imbibés de l'odeur de chlore.
— Mais du coup, je dis alors que nous prenons la direction de nos chambre enroulées dans nos serviettes, il nous reste encore presque deux semaines de vacances sur ce paquebot !
— Exactement Lindsey, on va pouvoir finalement tester tous les restaurants et tous les bars qui se trouvent à bord ! Et on commence dès ce soir. Allez mettre votre plus belle tenue !
Point de vue Eliza :
Après nous êtres changées nous retrouvons les filles devant les portes de nos chambres.
— Ah c'est sûr que ça change des tenues natives ! s'exclame Lindsey en nous regardant.
— C'était peut-être plus confortable, je dis.
— Normal, me répond Alycia, être habillée comme Clarke c'est pratiquement être habillée casual. Mais va mettre tout l'attirail de Lexa !
— Bon, ok, moi aussi je préfère te voir en robe verte Alycia…
Elle rougit sous ma remarque.
Nous prenons la direction du restaurant que nous indique Marie. C'est un énorme plaisir de prendre place sur des fauteuils chics, dans une salle qui brille de richesse et de lumière. L'odeur de nourriture connue m'avait aussi manquée.
— On va finir comme dans The 100 si on continue comme ça, dit Marie après que nous ayons passé commande.
— Qu'est-ce que tu veux dire ? lui demande Lindsey.
— Regardez-moi tout ce luxe alors que des milliers de gens dorment dans les rues ou dans des pays en guerre…
— La croisière c'était ton idée chérie, dit Lindsey en essayant de dédramatiser.
— Je sais je sais…
— Allez, je dis à Marie, ne t'en fait pas. Maintenant qu'on est là c'est trop tard. Et puis on vit comme on peut.
— Tu as raison, je me prendrais la tête plus tard.
Nos plats arrivent et nous nous jetons dessus. Fini les poires oranges ou les bonbons violets. Enfin de la vraie nourriture.
— Ça me fait bizarre quand même, reprend Marie, de revenir ici. Comme ça d'un coup.
— Toi aussi elles te manquent, hein ? lui dit Lindsey.
— A moi aussi… répond Alycia.
— Elles nous manqueront toujours, je leur réponds, mais c'est ça aussi la vie. Des chemins qui se croisent pour une courte durée. Bien sûr nous avons vécu quelque chose d'extra ordinaire. Mais je suis sûre que ce sera une expérience enrichissante pour nos carrière. Et rien que pour The 100, Lindsey, Marie et moi on a mieux compris l'essence de nos personnages. Et pour toi aussi Alycia, maintenant que tu connais la survie, tu seras merveilleuse dans ton rôle d'Alicia dans Fear the Walking Dead.
— C'est ce que j'aime le plus chez toi, répond Alycia. Ton positivisme.
Elle attrape son verre et le lève.
— A The 100 !
— A The 100 ! nous répondons toutes en cœur en faisant tinter nos verres les uns contre les autres.
Après le repas Marie veut nous traîner dans une boîte mais nous refusons toutes. Nous préférons nous reposer avant de reprendre un rythme de fête insoutenable. Elle est d'accord et propose que nous allions sur le pont supérieur pour admirer la vue. Nous nous collons à la barre empêchant de tomber à l'eau et nous regardons la mer bleue nuit et les étoiles qui s'affichent dans la voûte céleste. Je regarde à l'horizon, dans l'espoir d'apercevoir les lumières de Polis, mais je ne vois rien.
— Vous croyez que Lexa et Clarke vont s'en sortir avec Azgeda ? demande Alycia.
— Ah il va falloir qu'on arrête de se préoccuper de leur sort, dit Lindsey, sinon on n'est pas sorti de l'auberge ! Mais j'en suis certaine cependant. C'est pour ça qu'on devait y aller. Pour ramener la paix, et pour trouver l'amour…
Je vois Lindsey glisser sa main dans celle de Marie. Je pose mon épaule sur celle d'Alycia. Elle a raison.
Nous retournons vers nos chambres pour nous coucher.
— J'ai hâte d'être à demain, dit Marie avant que nous nous quittions, de m'amuser avec vous sans avoir peur de mourir.
— Moi aussi, répond Alycia, je veux profiter de vous avant de ne plus pouvoir vous voir au travail…
Des larmes mouillent ses joues.
— Oh Alycia, viens-là…
Lindsey la serre dans ses bras. Marie et moi rejoignions le câlin. Chacune se met à pleurer en silence. Puis nous nous détachons en nous sourions toutes un peu bêtement.
— Dommage que j'ai utilisé tous les bonbons violets…
— Lindsey !
— Je rigole Marie, je rigole !
— Ahahah je t'adore Lindsey ! je réponds. Bien joué.
— Allez, bonne nuit les filles, répond la fausse coupable, à demain.
— Bonne nuit, à demain, répond Alycia.
Nous pénétrons dans la chambre. J'ai à peine le temps d'allumer la lumière qu'Alycia se jette sur ma bouche.
— Je n'ai pas besoin de bonbons violets moi…
Je ricane sur sa bouche et caresse ses lèvres avec ma langue. Elle tire sur les bretelles de ma robe pour m'attirer au centre de la pièce et me jeter dans le lit.
— Ah ! je fais surprise. Des draps propres et un lit moelleux !
— Ils ne vont pas rester propre très longtemps si tu veux mon avis…
Alycia termine sa phrase en embrassant ma nuque. Je la laisse faire ce qu'elle veut pendant que je m'empresse de descendre la fermeture de sa robe. Je la fait glisser le long de ses épaules puis elle est forcée de stopper ses baisers pour m'aider à la lui retirer. Ne reste plus que sa culotte. C'était effectivement plus simple qu'en tenu native. Je la retourne en la plaquant sur le matelas. Je profite de ma position de force pour retirer à mon tour ma robe et mon soutient-gorge. Puis je me penche pour revenir sur sa bouche. Nous nous embrassons comme si c'était la première fois. Tournent dans ma tête les images de nos baisers dans cet autre univers.
Mes mains se font très vite baladeuses. Elles veulent explorer ce corps qui me semble neuf dans ce nouveau décors. Il a le goût de chlore et en a l'odeur. Très différent de son odeur de sueur qui se sentait plus à Polis. Mais les deux me vont. Je suce un sein, embrasse une côte, retrouve sa bouche. Elle caresse mes reins et glisse un doigt sous ma culotte qu'elle finit par me retirer. Je descends pour enlever la sienne. En remontant je dépose un baiser sur son sexe. Puis je m'arrête face à sa blessure sur sa cuisse. Je la touche. Elle a presque entièrement cicatrisée. Je ne suis pas sûre que le chlore lui ai fait beaucoup de bien alors je l'embrasse pour qu'elle guérisse plus vite. Alycia frémit. Je remonte encore. Je m'allonge totalement sur elle. Je veux que chaque bout de ma peau fusionne avec la sienne. Nous nous serrons fort pendant un moment. Les baisers reprennent. Alycia me pousse et nous nous retrouvons assises sur le lit. Elle glisse une jambe sous une des miennes, pose ses mains sur le bas de mon dos en exerçant une pression qui m'appelle à me coller à elle. Je m'exécute et nous faisons en sorte que nos sexes quémandeurs se retrouvent en contact. Le geste est si bon que je n'arrive pas à réprimer un gémissement plus puissant que les autres. Alycia le capture dans un baiser.
— Je t'aime Eliza.
— Moi aussi…
Elle me laisse à peine le temps de lui répondre qu'elle m'embrasse encore. Je repense au bijou de front que Lexa avait offert à Alycia qui l'avait posé sur la table de chevet juste à côté de nous. Au revoir Lexa. Je repense au dessin offert par Clarke nous représentant toutes les quatre, posé à côté du bijou. Au revoir Clarke… Je reviens à Alycia en essayant de coller encore plus mon corps au sien.
Point de vue Marie :
Lindsey tente de s'approcher encore plus de mon corps. Ses mouvements du bassin entraînent un frottement entre nos deux sexes. Cette fois je suis pleinement heureuse de ne faire l'amour qu'avec elle. Je l'embrasse à pleine bouche pour retenir mes gémissements sonores. J'ai peu envie que nos deux amies à côté m'entendent. Je m'agrippe au dos de Lindsey qui elle a les mains posées sur mes reins. Le silence nous permet d'entendre le bruissement des draps propres sous nos jambes et le léger remous des vagues. Ricky est à présent loin dans mon esprit.
A bout de souffle, Lindsey lâche mes lèvres et vient souffler près de mon oreille. Par moment elle appelle mon prénom dans un chuchotis presque inaudible semblable au clapotis de l'eau. Cela me rend folle. Je croque dans sa nuque par passion. Mes doigts se crispent sur son dos. J'aimerais pouvoir la posséder encore plus. Je ne veux pas jouir loin de son visage. Je lâche ses omoplates pour attraper ses joues et caler son regard dans le mien. Nous ne sommes éclairées que par la lumière de la Lune mais je vois ses prunelles dilatées. Je vois tout son amour dans ses yeux. Mon orgasme est fulgurant, beaucoup plus plaisant que le précédent que j'avais eu en sa compagnie. J'efface Polis et la pauvreté, j'efface Raven et Anya, je jouis en plongeant dans le regard de Lindsey Morgan. Et elle aussi commence à partir. Loin, loin d'ici mais avec moi. Ses mains poussent sur mon dos pour que sa jouissance soit plus forte. Nos haleines se mélangent dans un gémissement très évocateur qui dure une bonne vingtaine de secondes. Une fois libérées du septième ciel, nous pouvons recommencer à nous embrasser. Dans le geste, nous retombons sur le lit, Lindsey se pose sur le côté tout en continuant les baisers. Sa main se pose sur mon ventre. La mienne sur sa joue. Puis nous sommes forcées de nous décoller pour reprendre nos souffles.
— Je ne pensais pas que je tomberais amoureuse de toi un jour Marie.
— Je pense que si on me l'avait prédit je n'aurais pas cru non plus que je pourrais éprouver autant de choses pour toi Lindsey.
Je lui souris en passant mon doigt sur son nez, ses lèvres et son menton. Puis je prends son poignet sur mon ventre et l'amène à mes yeux. Je caresse du bout des doigts sa cicatrice.
— Comment tu vas l'expliquer celle-là ?
— J'inventerais un truc bien rocambolesque. Personne ne me croira, mais de toute façon ils ne croiraient pas la vérité non plus.
Je ris. J'embrasse son poignet avant de le reposer sur mon ventre.
— Non, ça, c'est sûr, personne ne nous croirait…
Je retourne sur sa bouche pour l'embrasser encore et encore.
Et voilà, les filles ont réussit, après cette longue aventure, à retrouver leur vie. Samedi prochain je posterai l'épilogue qui marquera la fin de cette fanfiction…
