Chapitre 32: La mort n'est pas une fin.
On ne comprenait vraiment pas. Le Lord avait en main la baguette, elle fonctionnait mais pas complètement. Qu'est-ce qu'il se passait ? Pourquoi la dernière fois le Lord s'est vu... finir inconscient dans un lit alors que cette foutue baguette recèle de pouvoirs immenses ? J'étais dans la bibliothèque avec Hermione, qui était de passage, et Draco. Ce dernier laisse tomber le livre sur la table et soupire.
- Bon, ça fait trois heures qu'on est penché sur ces foutus bouquins. Résumons ce que nous avons trouvé, dit Draco.
- La baguette serait celle des reliques de la mort. On l'appelle le "bâton de la mort", "baguette de la destinée" ou "baguette de sambucus". Son immense pouvoir viendrait du fait que c'est la Mort elle-même qui aurait fabriqué cette baguette. Mais mon côté rationnel me fait penser que ce sont les frères Peverell qui ont construit les trois reliques. Elle aurait appartenu à l'aîné des frères, Antioche Peverell. Cette baguette aurait été entre les mains de nombreux mages noirs. Ce qui la rend... désirable, nous raconte Hermione.
- Mais on ne sait pas comment elle est venue entre les mains de Dumbledore.
Un petit silence se fait, puis je pousse un soupire. Je me lève et m'étire alors.
- Je vais annoncer au Lord ce qu'on a appris. Faites pas trop de bêtises, je tiens à mes yeux. Dis-je en un petit sourire.
- Au moins nous n'avons pas utilisé les cachots de MON futur manoir comme lieu de baise, me rétorque Draco.
- Pas encore, mon cœur. Pas encore, taquina Hermione.
J'éclate de rire devant la tête que fait mon "cousin" blond. Sa bouche s'ouvre et se ferme à intervalle presque régulier en regardant sa petite amie. Je secoue la tête de gauche à droite avant de sortir. Maintenant, n'était plus qu'à savoir où était le Lord actuellement. Autant commencer par son bureau, c'est le plus probable. J'eus raison quand un "entrez" tonitruant raisonna à mes coups à la porte. En voyant que ce n'était que moi, il eut ce petit sourire qui me fit légèrement rougir et lever les yeux au ciel. Merlin je me rappelle encore de la discussion qu'on a eue le soir même après notre escapade aux cachots. J'entrais et lui fit mon rapport. Il m'informe qu'il a "rendu visite à Ollivander" et que ce dernier l'aurait envoyé vers Gregorovitch. Mais il reste toujours à savoir comment elle est venue dans les mains de Dumbledore. Il m'envoie donc en Russie immédiatement pour aller faire les recherches. Je le remercie et alors que je passe la porte.
- J'espère ton retour avant ce soir. N'hésite pas à prendre un ou deux hommes... avec toi.
- Bien, mon Seigneur.
Je pris personne avec moi, préférant y aller seule. Je préviens tout de même ma famille et mes amis de mon départ avant de partir. Dire que la Russie est un pays froid c'est totalement vrai, mais je ne m'attendais pas du tout à avoir aussi froid bordel de merde. J'ajuste ma cape autour de moi et me lance un sort de réchauffement avant de me diriger vers ma destination. Quand j'arrive, je me fais accueillir par un vieillard aux cheveux blancs et avec une légère barbe.
- Bonjour Messir Gregorovitch.
- Oh une demoiselle anglaise, bienvenue dans mon antre, dit-il avec son accent slovaque. Que puis-je faire pour vous?
- Je suis en train de faire des recherches sur les baguettes. J'aimerais savoir si... Vous sauriez mieux me renseigner que Ollivander.
Il me fait un sourire accueillant et d'un geste de la main m'invite vers l'arrière boutique.
- Vous voulez quelque chose ? Thé? Café?
- Non rien, je ne peux pas rester trop longtemps, on m'attend ailleurs.
- Bien dans ce cas je vous écoute, dit-il en s'asseyant face à moi.
- J'ai toujours entendu "une baguette choisit son sorcier" chez Ollivander. Mais, comment choisit-elle son porteur ?
- La magie est capricieuse. Mais il y a des milliers de baguette. Elles ne sont pas uniques vous savez. On ne peut pas faire autant de baguettes sans avoir deux semblables. Mais ce qui compte, ce n'est pas que l'association des composants. Ce qui compte c'est le composant même. Certaines baguettes sont plus fidèles que d'autre à cause du bois qui la compose. Une baguette peut délaisser un sorcier pour un sorcier plus puissant.
- Je vois... Mais si une baguette appartient à quelqu'un et que je la veux. Il y a t-il un... moyen pour que je l'ai ?
Je vois le vieillard comme figé légèrement avant de toussoter. il semble comme mal à l'aise et je sens qu'il commence doucement à douter de mes intentions.
- Oui… oui en effet, certaines baguettes ont cette capacité de changer de maître si l'on… si l'on… je ne peux pas vous le dire. Désolé.
- Vous ne pouvez pas, ou vous ne voulez pas Messir Gregorovitch ? Le sens des mots sont différents vous savez, dis-je en soulevant un sourcil.
- C'est que... c'est une chose que l'on ne peut pas dire.
Je sors ma baguette et la plante dans son cou, appuyant légèrement.
- Bien maintenant que nous avons fait le tour de la question. Savez-vous qui a obtenu la baguette de Sureau après qu'elle soit entrée en votre possession ?
- N… non, non je ne sais pas du tout. dit-il en déglutissant.
- Allons vieil homme, ne m'obligez pas à vous lancer un sort, dis-je en appuyant un peu de ma baguette? Allez, soyez un grand garçon et répondez.
- Je… On me l'a volée, je ne sais pas qui l'a fait ! Je vous le jure !
- C'est bien… mais je suis certaine que vous savez qui vous l'a volée. Allez, encore un petit effort et je vous laisse tranquille. Hum?
- Grindelwald… Gellert Grindelwald me l'a volée. Je n'ai rien pu faire.
- Hum… je vois. Merci bien vieillard. Cette petite discussion fut fort sympa.
Je me redresse époussetant ma tenue puis me dirige vers la sortie. Puis je me retourne, baguette toujours en main.
- Par contre, je ne peux décemment pas vous laisser en vie. Avada Kedavra.
Son corps tombe au sol tel une poupée de chiffon. Je renifle de dédain et sort de la boutique pour rentrer au manoir. J'éternue en priant que personne ne m'ait vue et longe les couloirs.
En entrant il regarde l'heure sur la pendule de son bureau.
- Je t'écoute, dit-il en levant à peine ses yeux de son parchemin.
- La baguette fut en sa possession pendant un temps. Mais elle fut volée par Gellert Grindelwald. Il m'a révélé que certaines baguettes peuvent changer de propriétaire. Mais je n'en sais pas plus.
- Dumbledore fut celui qui a vaincu Grindelwald et tu es celle qui a vaincu Dumbledore… Ainsi, la baguette t'appartient.
- Je n'ai pourtant fait que le… désarmer. J'aurais peut-être bien une idée mais vous devez jouer le jeu, mon Seigneur.
- Je t'écoute, me dit-il en murmurant presque, le rendant menaçant alors qu'il lève son regard sur moi.
Je déglutis et m'approche doucement. Ses yeux rouges suivent mes mouvements avec prudence. J'inspire un grand coup, me donnant du courage.
- Si l'on doit vaincre le porteur de la baguette pour obtenir son obtention. Peut-être devez-vous me vaincre. Je ne demande pas à ce que vous me tuiez, mais un simple duel ou, vu votre puissance, vous gagneriez et vous pourriez avoir la baguette.
- Je gagnerais mon temps à te tuer, tu le sais ?
- Sauf que nous savons tout deux que nous somme tous deux immortels. Je ne tiens particulièrement pas à passer quelques dizaines d'années à avoir un nouveau corps, je vous remercie.
- Mais cela m'est égal, tu le sais tout autant de que moi, Lizzy. Mais puisque que tu le décides ainsi, je n'ai pas d'autre choix, me dit-il très sérieusement.
- Mais... que...
Il sort la baguette de sureau, face à moi. Je sens la peur me prendre aux tripes. J'essaye au possible de garder mon calme. Il finit par la retourner et me la tendre avant de me dire de l'attendre dans la salle d'entraînement. J'ai jamais eu aussi peur de ma vie je crois bien.
Ce fut chaotique. La salle aura bien besoin de réparation. Mais il a eut la baguette comme convenu. Elle lui répond bien mieux à présent. J'eus le droit à du repos bien mérité et même quelques vacances ailleurs. Décembre sera un bon moment pour partir. C'est ainsi que plusieurs semaines plus tard, je fus plongée dans mes placards à faire ma valise pour une semaine de vacances dans une résidence secondaire des Malfoy.
La veille de mon départ un journal spécial arriva en milieu de l'après midi. La mort du mage noir Grindelwald fit la une. L'âge, la maladie et le froid avait eu raison de lui dans la grande prison qu'est Nuremberg. Sur la première page deux images se font face. La première à sa défaite, encore plutôt jeune, les yeux emplis de rage avec un petit sourire sardonique. La seconde celle de son corps maigre et âgé étendu au sol, dans la neige.
Je jette le journal sur la table, ne voulant pas en voir plus.
Hello les gens !
Voilà un petit chapitre pour la baguette de sureau.
Il me paraissait logique de l'aborder.
mais aussi de faire un clin d'œil du chapitre précédent
(pour ceux sont qui ont préféré ne pas le lire)
Le prochain chapitre sera calme.
(Le calme avant la tempête)
De bisous les gens et des cœurs sur vous !
